Le monde en 2031
À l'occasion des 25 ans de L'Hebdo, voici une fable en forme de futurologie sur le monde dans vingt-cinq ans:
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Qui, il y a vingt-cinq ans, en 1981, aurait prédit la disparition de l’Union soviétique, l’émergence économique de la Chine et de l’Inde, la mondialisation de l’internet?
En 1981, l’Union soviétique paraissait à son apogée et l’issue de la guerre froide incertaine. Contre les Russes en Afghanistan, les Américains soutenaient discrètement les guérillas islamistes: les islamistes étaient les alliés objectifs de l’Occident.
En 1981, les économies occidentales stagnaient et les solutions libérales préconisées par Ronald Reagan aux Etats-Unis, Margaret Thatcher en Grande-Bretagne (tout juste élus), faisaient sourire bien des Européens. En France, le gouvernement socialiste et communiste de François Mitterrand engageait la nationalisation des banques, des assurances et des industries…
De ce rappel, conclura-t-on que parier sur l’avenir est un exercice absurde? Pas tout à fait. Il ne manquait pas d’économistes en 1981 pour annoncer la victoire inéluctable de l’ordre libéral sur la planification soviétique; mais ils étaient minoritaires, presque inaudibles. Et nul parmi ces clairvoyants ne s’aventurait à fixer une échéance; certaines tendances sont donc prévisibles mais pas leur calendrier. Il en va de même pour les sciences et les techniques: l’accumulation des connaissances et la simple augmentation du nombre de chercheurs conduiront nécessairement à des résultats. Seule la science «progresse» réellement: le philosophe Karl Popper a proposé de réserver le terme de «progrès» à la science. Ainsi, d’ici à 2031, de nouveaux modes de production de l’énergie, de nouvelles cures contre les cancers, des plantes OGM «vaccinées» contre la sécheresse sont quasi certains; à quel moment exact? Nul ne le sait.
L’attente du Messie Pour 2031, on proposera donc des tendances plus que des échéances. Mais évitera-t-on de confondre préférences et prédictions? Karl Marx prophétisait la révolution prolétarienne parce qu’il la désirait. Francis Fukuyama, en 1989, annonçait la victoire ultime de la démocratie libérale, tout en souhaitant que les Etats-Unis l’organisent. Et des millions d’êtres, de confessions variées, attendent le Messie parce qu’ils l’espèrent. Comme le disait l’éminent talmudiste Léon Eskenazi, surnommé Manitou: «Le Messie arrive, ça ne devrait plus être long maintenant.»
En 2031, une grande partie de l’humanité vivra toujours dans l’attente du Messie, sur terre un sauveur temporel ou, au ciel, un sauveur spirituel. En d’autres termes, la pensée religieuse, foi et croyances ne disparaîtront pas tant elles sont dans la nature de l’homme. Envisageons plutôt une amplification de la spiritualité.
A l’Ouest tout d’abord. La religion qui, depuis les années 60, se développe le plus rapidement dans le monde est le protestantisme évangélique américain. Il domine déjà les Etats-Unis, il en oriente les comportements personnels et collectifs et il s’exporte: en Amérique latine mais aussi en Europe de l’Est, en Afrique de l’Ouest, la religion américaine supplante progressivement le catholicisme, l’orthodoxie et le paganisme.
En 2031, la plus grande partie du monde sera donc chrétienne mais moins catholique. Cette nouvelle évangélisation renforcera considérablement l’influence culturelle et politique des Etats-Unis, elle radicalisera l’opposition avec deux grands autres blocs religieux, l’islam et la religion chinoise. Car, en Chine, il est probable que la disparition du communisme comme idéologie laissera place à un culte nouveau, une synthèse des traditions anciennes, bouddhistes et taoïstes: la nouvelle religion chinoise. L’Inde qui fut hindoue le restera.
Un pape du Kerala En 2031, le Vatican n’est pas parvenu à enrayer son déclin en Europe, ni à conquérir de nouveaux territoires. La publication, en 2021, de l’encyclopédie de Xavier II, pape originaire du Kerala en Inde, autorisant le mariage des prêtres et l’ordination des femmes n’aura pas suffi à enrayer la crise des vocations ni celle de la fréquentation des églises. Seule la Pologne et le Kerala continueront à former plus de prêtres qu’il ne leur est nécessaire et à les exporter vers les paroisses désertées de l’Europe occidentale et de l’Amérique latine.
On peut donc imaginer le monde de 2031, organisé sur la base de grands ensembles spirituels plutôt qu’en suivant les lignes dépassées des Etats nations ou des civilisations.
Le monde américain comme puissance économique et centre religieux restera dominant: l’accumulation du capital et de la technique aux Etats-Unis rend cette prédiction la plus certaine de toutes. Un empire qui sera renforcé par une alliance matérielle et spirituelle avec le Brésil, la Corée réunifiée, l’Afrique de l’Ouest et du Sud. La Grande-Bretagne et le Japon restent aussi des alliés indéfectibles des Etats-Unis, l’un domine l’Europe et l’autre l’Extrême-Orient.
Il est vrai qu’avant 2031, en 2023, le Japon a gagné la guerre que déclencha la Chine. Le gouvernement communiste de Pékin, confronté à une soudaine stagnation économique, aux révoltes paysannes et aux passions religieuses, avait tenté de rétablir sa légitimité politique en partant à la conquête de Taiwan et de la Corée du Nord. L’alliance militaire entre le Japon et la Corée du Sud a eu raison de l’armée chinoise. Après sa défaite, la Chine est devenue une Confédération d’Etats, certains démocratiques et d’autres tyranniques; Taipei en est la nouvelle capitale. Le Tibet a recouvré son indépendance et le Turkestan oriental s’est fédéré avec la Mongolie.
L’Union Européenne a disparu Autre grande surprise, en Russie: d’ici à 2031 le remplacement du pétrole par d’autres sources d’énergie (hydrogène et fusion nucléaire) aura ruiné le pays. Devenue, comme la Chine, une confédération d’Etats plus ou moins démocratiques, la Russie de 2031 fonde son avenir sur les industries agricoles: son principal débouché est l’Europe de l’Ouest. Celle-ci, il est vrai, ne produit plus rien sur son sol depuis la suppression des subventions agricoles. On se souvient que les subventions ont été supprimées après que l’Union européenne a disparu en 2024, laissant place à une simple zone de libre-échange. La Grande-Bretagne, c’était à prévoir, fit défection dès 2016, lassée par le socialisme rampant de la France, en particulier sous la présidence de Ségolène Royal (2007-2017); au Benelux et en Allemagne, le franc suisse a remplacé l’euro.
Le monde arabo-musulman aussi change de visage, en raison du nouveau rôle de la Turquie. Après avoir essuyé un refus définitif de l’Union européenne, dès 2012, et subi de nombreux attentats islamistes, le nouveau Gouvernement turc (une alliance du Parti musulman et de l’armée laïque) a ressuscité l’empire ottoman: le pouvoir turc s’étend sur le Liban, la Syrie, la Jordanie et le nord de l’Irak (le sud de l’Irak a été rattaché à l’Arabie saoudite après le départ des Américains en 2010).
En 2031, le protectorat est un mode de gouvernement reconnu par l’ONU sous le nom de PSA (Prosperity and Security Area): protectorat turc au Proche-Orient, de l’Afrique du Sud sur le Zim-ba-bwe et la Zambie, du Brésil sur la Bolivie, le Paraguay et Cuba, du Japon sur les Philippines, de l’Inde sur le Pakistan, le Bangladesh et l’Afghanistan. De ce fait, le nombre des membres de l’ONU est revenu à quarante, rendant l’organisation plus opérationnelle. Les peuples arabes ne se plaignent pas de ce protectorat: les Turcs ont rétabli l’ordre et la sécurité et garanti enfin la paix avec Israël. Les entrepreneurs turcs se sont détournés de l’Europe pour investir dans le monde arabe.
Sous la présidence de Condoleezza L’Iran? Après la courte guerre nucléaire de 2014, le pays détruit par Israël est devenu une République laïque proche des Etats-Unis. On rappellera que la présidente des Etats-Unis, Condoleezza Rice, parvint en 2013 à constituer un gouvernement iranien en exil, à Los Angeles; celui-ci, en 2015, a pris le pouvoir à Téhéran. Les ayatollahs se sont ralliés à cette nouvelle République qui leur a laissé leur fortune à condition qu’ils se retirent à Qom. Une Pax americana, structurée par de grands ensembles religieux: stabilisé par des protectorats (PSA), le nouvel ordre mondial de 2031 est-il pacifié? Certainement pas: partout, le centre s’oppose à la périphérie, les tenants de l’ordre aux forces de l’anarchie.
En 2031, l’insécurité est la norme. De vastes régions, sans activité économique et sans Etat comme l’Arabie, l’Afrique de l’Est, les Andes, sont tombées aux mains de milices armées et de sectes millénaristes; la Somalie de 2006 en est une préfiguration. Les tenants de l’ordre, Etats-Unis, Brésil, Japon, Europe, Afrique du Sud, décidant de ne pas s’en mêler, ont dressé un cordon sécuritaire autour de ces peuples abandonnés à eux-mêmes.
Comment le monde de l’ordre réussit-il à interdire l’accès de ses territoires aux immigrants du désordre? Les puces électroniques d’identification que chaque citoyen de l’ordre se voit injecter sous le front à l’occasion de son dixième anniversaire a grandement facilité le contrôle des frontières: des scanners permettent de repérer immédiatement tout individu ou groupe d’individus qui tentent de passer d’un monde à l’autre sans cette identification corporelle; les scanners déclenchent une immobilisation automatique à distance de tout transgresseur.
La montée de la barbarie Mais les Etats de l’ordre ne parviennent pas à contrôler la violence perpétrée dans leur propre société; aucune nation n’est indemne de cette barbarie, pas même la Suisse. Quelle est l’origine de ces bandes brutales qui terrorisent les citoyens des Etats de l’ordre? Les sociologues en discutent à l’infini: excès de consommation de Bollywood Pills (voir plus loin), manque d’idéal ou chômage? Le chômage de masse peut-être?
L’économie hyperproductive, en réduisant sans cesse ses besoins en main-d’œuvre qualifiée, a marginalisé des populations considérables. Désœuvrées, celles-ci ne sont pas pauvres, par la grâce du revenu minimum garanti (RMG). Mais le RMG ne favorise-t-il pas l’abus de BP (Bollywood Pills)? Dans cette population se recrutent des chefs de bande sans idéologie ni morale: la violence pour la violence est leur seule motivation, Les médias les appellent «les déconstructeurs», en mémoire d’un philosophe français célèbre dans les années 1980, Jacques Derrida. Dans les Etats de l’ordre, les grandes villes ressemblent à des forteresses assiégées; São Paulo et Caracas, en 2006, en offrent une préfiguration. La sécurité y est d’autant plus difficile à gérer que le monde nouveau n’est plus qu’une vaste agglomération continue.
La population de la planète en 2031 ne sera pas beaucoup plus nombreuse qu’en 2006 (surtout après l’épidémie mondiale de pneumonie – SARS – de 2020), mais la densité urbaine et l’exaspération qu’elle suscite sont mal tolérées. Pour certains, très fortunés, la colonisation de la Lune reste un espoir; mais la recréation là-bas d’une atmosphère artificielle a pris des années de retard.
Dans ce milieu urbain dense, chacun cherche avant tout à s’éloigner de ses voisins: on craint les virus. Ceux-ci, qui ne cessent de muter, provoquent des épidémies incessantes, des sortes de grippes mortelles qui ravagent les villes. La médecine guérit le cancer, mais reste impuissante face à la grippe. Par conséquent, on sort peu, on travaille chez soi: le télétravail et la téléconférence sont devenus la norme dans tous les métiers.
La production est automatisée, ce qui a ruiné les espoirs de la Chine dont la croissance était fondée sur l’exploitation des bas salaires. L’industrie des loisirs, dont le centre mondial est à Bombay, s’est bien adaptée à ce repli général sur la vie privée. C’est à Bombay que l’on produit les Bollywood Pills: celles-ci se fument ou s’avalent. Mêlées au tabac ou au Coca-Cola, elles produisent chez le consommateur une semaine de film ou de musique. Le loisir s’ingère.
En 2031, bien des évènements que l’on prédisait en 2006 ne se seront pas produits.
Ainsi le climat ne s’est-il pas réchauffé de manière significative: bien que l’industrialisation de l’Inde et de la Chine aient accru la quantité de gaz à effet de serre, les températures moyennes restent identiques à ce qu’elles furent en 2006. Les écologistes de 2031 persistent à expliquer que la catastrophe est au bout du chemin.
Non, l’Europe en 2031 n’est pas devenue musulmane. L’immigration n’a pas cessé, mais elle s’est diversifiée: à Paris, Berlin ou Genève, les Européens de «souche» côtoient des Philippins, Indiens, autant que des Maghrébins et Africains. Des Russes aussi. Les difficultés de la Russie ont provoqué une migration vers l’Ouest, tandis que les nouvelles zones de prospérité turques (PSA) au Proche-Orient et sud-africaines attirent des populations autrefois tournés vers l’Europe.
Pax Americana contre désordre Non, l’Union européenne n’est pas devenue une puissance rivale des Etats-Unis. Elle a éclaté après le départ de la Grande-Bretagne, suivie en 2017 par l’Irlande, la Suède et les pays baltes. L’Espagne s’est tournée vers l’Amérique latine. En Allemagne, on se préoccupe avant tout du déclin démographique; la baisse de population, 100 000 citoyens en moins chaque année, rend le financement du grand âge aléatoire, alors même que l’espérance de vie des Allemands est de 110 ans (dont quinze années de dépendance totale).
Les entrepreneurs polonais investissent dans la nouvelle économie russe; les Italiens se rapprochent de la Turquie pour développer le Proche-Orient. La France? Elle renonce à diriger l’Europe et s’enferme dans un nationalisme hautain. A droite comme à gauche, contester le nouvel ordre mondial, dénoncer les protectorats, reste la vocation de la diplomatie française: la France espère toujours réunir autour d’elle le monde du désordre opposé à la Pax americana.
Mais le départ chaque année de quelque 50 000 jeunes vers des aventures économiques extérieures, aux Etats-Unis, au Japon, en Turquie, affaiblit son influence. Par bonheur, grâce aux investissements turcs et indiens, dans le tourisme et l’immobilier, et grâce au grand nombre de retraités étrangers venant s’établir en France, le pays ne sombre pas.
Des nouvelle sur «Hebdo news» En septembre 2031, on a pu consulter sur Hebdo News, un entretien avec le philosophe chrétien Francis Narayanan. S’interrogeant sur le passé et l’avenir de l’humanité, celui-ci observe qu’il y a vingt-cinq ans, en 2006, il aurait été difficile de prévoir le monde de 2031. Qui, se demande-t-il, aurait envisagé l’effondrement de la Russie et de la Chine ou le déclin du catholicisme? Mais le philosophe ajoute que rien de ce qui se produit en 2031 n’était non plus imprévisible. Par exemple, la progression de l’évangélisme protestant ou les fissures de l’Europe étaient déjà là, mais sous-estimées.
Ainsi, en 2006, nul n’attacha trop d’importance à la renaissance du nationalisme slave en Pologne et Slovaquie; or, il préfigurait l’incendie politique qui saisirait tout le continent. Au cours de ce même entretien, Narayanan s’interroge sur le partage du monde entre ordre et désordre: là encore, il observe que la fracture était visible, en 2006, il y a vingt-cinq ans. Seul un optimisme de façade interdisait de pronostiquer l’aggravation. En revanche, confesse Narayanan, la montée de la barbarie et de la déconstruction dans les Etats de l’ordre aura pris de court les observateurs du passé comme du présent.
Mais d’ici à vingt-cinq ans, en 2056, Narayanan envisage que la barbarie sera guérie par la médecine. «Ne considérons pas comme inhérents à la Nature, dit-il, des comportements pathologiques qui seront soignés.» La violence en 2056 sera donc guérie. Et la misère de masse dans les Etats du désordre? Narayanan hésite: «Il y eut, au XVIIIe siècle, en France et en Grande-Bretagne, des philosophes qui ont réfléchi à cette question et estimé que la réponse était économique. Mais ces penseurs sont oubliés. Faisons confiance, d’ici à 2056, aux manipulations génétiques.» Il faudra attendre 2056 pour vérifier les prophéties de Narayanan; mais d’ici-là, qui s’en souviendra?





L'avenir sera à l'heure chinoise ou ne sera pas.
Rédigé par: m'barek | 14 septembre 2006 at 10:51
Effrayantes prédictions où, pour vous, les acteurs historiques restent les Etats : et si, en 2031, nous étions allés voir derrière l'Etat-nation social démocratique ? Façonnés par les révolutions technologiques, un groupe d'hommes aura-t-il décidé d'organiser sa vie sans le recours à une structure gouvernementale ? Les mouvements de sécession individuelle n'auront ils pas été tenté ?
A voir votre monde, en étant un tant soit peu libéral, il ne reste plus qu'à s'exiler sur une autre planète ;)
Rédigé par: Julien Boyreau | 14 septembre 2006 at 12:30
Je ne suis pas d'accord ! En 2031 l'Europe sera entièrement musulmane. Du coup les productions artistiques et technologiques seront interdites. Du coup, les sociétés européennes seront peuplées de chomeurs qui tiennent les murs de leurs cités.
Tous les entrepreneurs, etudiants et gens intelligents auront tous émigré aux Etats Unis.
De plus avec Internet, des sociétés parallèles se seront crées et vivront en bonne intelligence et en totale autarcie. Ce seront des oasis de liberté, d'intelligence et de progrès fermées au monde exterieur qui sera exclusivement mulsuman.
Avec la baisse du pétrole, il n'y a plus de voitures, plus de bateaux, plus d'avions. Donc plus d'emigration, plus de deplacement de populations. Donc les riches sont tranquilles dans leurs chateaux forts, et il n'y a personne pour venir les envahir...
Rédigé par: Quimboiseur | 14 septembre 2006 at 13:12
comme jean-marie Le Pen sera une deuxième fois qualifié pour le second tour en 2007, comme Ségolène Sarkozy ou Nicolas Royal devront faire face à la faillite inéluctable des caisses de retraites et de l'état-providence en général, avec pour conséquence la double mise sous tutelle de la France par le FMI et la BCE et une violence de rue inconnue dans le pays depuis 1944, comme la Belgique aura implosé et que les wallons demanderont le rattachement à la France, et qu'a contrario certaines provinces françaises auront des envies de sécession, alors le pays est mur pour un coup d'état à la chilienne, c'est la seule solution, reste à trouver notre Pinochet : le pen est imprévisible, Villiers trop bête, personne à droite, donc ca viendra directement de l'armée, reste à savoir si ca sera une dictature de remise en ordre avec thérapie libérale ou une aventure personnelle avec l'émergence d'un dictateur à la napoléon/hitler, dans ce dernier cas une nouvelle guerre européenne est certaine, cette fois-ci contre les anglais et les allemands réunis. date probable 2010/2012, peut-être un sursis de quelques années si en 2009 le nouveau président américain déclenche la troisième guerre mondiale en attaquant l'iran. mais d'ici là comme l'écrit quimboiseur, les plus malins et/ou les plus riches auront émigré aux states depuis longtemps! donc à terme ça ne peut que mal finir, au mieux une guerre civile en France, au pire une guerre conventionnelle de longue durée en europe
Rédigé par: pfr | 14 septembre 2006 at 17:40
Pour ce qui est de la France, je vois l'avenir comme suit: en 2007, Le Pen et Ségolène/Jospin au second tour. Victoire de Ségolène/Jospin. Vers 2010, la situation financière commence à devenir alarmante. Pour continuer à garder la tête dans le sable, le gouvernement commence par réduire les retraites du privé en syphonant leurs caisses pour soutenir les caisses de retraites publiques; dans le même temps, création de nouveaux impôts dits "citoyens", à large base, pour tenir encore un peu plus longtemps. Les privatisations vont jusqu'aux oeuvres arts, prêtées à des musées étrangers, en réalité servant d'hypothèque. Je pense que, plutôt que de voir une révolution en France, ou qu'un courant salvateur fasse les bonnes réformes, nos politiciens vont tenir très, très longtemps avec la même politique. Il suffit de reporter les impôts sur les catégories de personnes le moins susceptibles de se rebeller ou de frauder.
Chaque gouvernement n'aura qu'à tenir deux ans avant de refiler la situation au gouvernement suivant. Lorsque des pans entiers du système auront des fissures telles que, tels les carreaux de l'opéra Bastille, ils tomberont sur la tête des passants, alors certains sortiront la tête du sable, pour accuser le camp adverse de la situation, et proposer enfin la solution miracle: créer des emplois publics pour redonner du pouvoir d'achat. Quoi? Pardon? Ça a déjà été fait ? Eh bien, on ne l'a pas fait assez. Ceux qui proposent des bouleversements du système politique et social, il suffira de continuer à les traiter de fascistes, car ils ne seront jamais aussi nombreux que ceux qui dépendent des largesses ou de la miséricorde de l'Etat. D'ailleurs, le sujet le plus important des années à venir, ce ne sera pas le chômage et la misère, mais (dixit un député UMP ces jours-ci dans un débat face à Jospin!) le réchauffement de la planète. Futurs emplois jeunes, préparez-vous à manier le sac poubelle et le rateau. Et en matière de réchauffement, nous savons tous que les responsables, ce sont les américains. Les tensions de la population immigrée en France, ce sera aussi à mettre sur le dos des américains et leurs campagnes d'Orient. En vérité je vous le dis, la France libre et indépendante s'élevera en porte-parole de la résistance contre l'empire américain. Dans les moments difficiles, il est utile d'avoir un bouc-émissaire, et aux lâches, il en faut un qui les ignore.
Rédigé par: Ksorp | 14 septembre 2006 at 18:27
Monsieur Sorman,
vous êtes hostile, pour des raisons morales, au système chinois actuel (nominalement communiste). Vous êtes également hostile pour des raisons philosophiques (libérales) à la naissance d'une Europe politique.
Votre texte de prospective sur le monde en 2031 est-il basé sur ce que vous souhaitez voir se produire (ce pourrait être un parti pris) ou sur ce que vous anticipez réellement, nonobstant vos jugements de valeurs ?
Je laisserai de côté la question de l'Europe mais s'agissant de la Chine, dont vous souhaitez qu'elle se libère du système actuel, quels indices discernez-vous dans la situation de ce pays vous laissant penser que son régime est plus fragile qu'il ne paraît ?
Merci.
Cordialement.
Rédigé par: Misanthrope modéré | 14 septembre 2006 at 22:47
Sur la Chine , son régime et sa fragilité , ayant consacré un an et un gros livre au sujet , pardonnez-moi de vous y renvoyer : L'année du Coq, Chinois et rebelles , Fayard 2006. Pardonnez-moi aussi de ne pouvoir le résumer en une phrase.
Quant à l'exercice de futurologie , ce n'est qu'un exercice ; on peut , si on veut, le trouver stimulant et/ou rêver d'autres scénarios.
Rédigé par: guy sorman | 14 septembre 2006 at 23:29
Ah effectivement, dans ce cas, je vais me renseigner sur votre livre. Merci pour cette référence.
Rédigé par: Misanthrope modéré | 15 septembre 2006 at 02:43
M. Sorman,
Vous avez à plusieurs reprises prétendu avoir vécu en Chine, notamment pour écrire votre ouvrage sur l'année du coq. Et pour ne pas être pris en défaut, j'ai fait un copié/collé de certaines de vos réponses ci-dessous.
"Il se trouve que j'ai vécu plusieurs années en Chine ; j'ai consacré à ce pays plusieurs ouvrages ( dont L'année du Coq ) , souvent traduits en chinois ; il m' été donné de faire sortir de Chine plusieurs universitaires de Pékin , pourchassés aprés le massacre de Tien Anmen dont le Pr Zhao Fusan. Je ne rêve donc pas la Chine ."
"Sur la Chine , son régime et sa fragilité , ayant consacré un an et un gros livre au sujet , pardonnez-moi de vous y renvoyer : L'année du Coq, Chinois et rebelles , Fayard 2006. Pardonnez-moi aussi de ne pouvoir le résumer en une phrase.
Quant à l'exercice de futurologie , ce n'est qu'un exercice ; on peut , si on veut, le trouver stimulant et/ou rêver d'autres scénarios. "
Or, M. Sorman, vous mentez, vous n'avez jamais vécu en Chine, vous n'avez fait qu'y passer, vous avez fait certe de nombreux voyages dans l'Empire du Milieu, mais toujours dans le confort des grands hôtels internationaux. Et vous ne manquez pas, M. Sorman, de solliciter une aide appuyée des services extérieurs de la France pour rencontrer des officiels mais également des dissidents.
Alors, M. Sorman, cessez de mentir et vous serez plus crédible. En 1989, vous n'étiez ni à Pékin, ni à Hong Kong, vous n'avez donc fait sortir personne de Chine. Je ne citerai qu'un nom, Charles Malo, Ambassadeur de France, en retraite depuis 1990. Ce grand ambassadeur, grand connaisseur de la Chine, celle d'avant Mao, et celle d'après, est l'homme des départs massifs vers la France. La personne qui a Hong Kong, à l'époque des événements de 89, a aidé les dissidents, étant encore en activité, vous m'autoriserez à ne pas citer son nom.
Mais vous, M. Sorman, vous n'avez rien fait en Chine ou à Hong Kong... à l'époque...
Vos opinions m'importent peu M. Sorman, et vous pouvez écrire ce que vous voulez sur la Chine, cela m'est indifférent, mais cessez de mentir sur la longueur de vos séjours, toujours très courts.
Cordialement
Taiping
Rédigé par: Taiping | 15 septembre 2006 at 11:32
Tony Blankley, rédacteur au "Washington Times", a écrit un livre ("The West's last chance", Regnery, 2005) sur le conflit de civilisation etnre l'Occident chrétien du XXIe siècle et la civlisation islamique bloquée depuis le VIIe siècle.
Ses conclusions : il faut oublier ce que nous vivons actuellement. Depuis le 11 septembre, tout a changé. Plus jamais l'Europe ne vivra dans la période fase qu'elle a eu depuis 1945, où les conflits restaient à sa porte. Soit l'Europe réagit et défend ses acquis culturels et moraux, soit elle s'effondre et en 2031, il vaudra mieux ne pas habiter en Europe.
Depuis 2006, les choses s'accélèrent. L'Islamisation radicale gagne du terrain. Comme l'écrit Blankley dans son introduction : "Les nazis n'ont jamais réussi à s'emparer de toute l'Europe, l'Islam radical pourrait le faire."
Drzz
http://drzz.over-blog.org
Rédigé par: drzz | 15 septembre 2006 at 11:33
En Chine , c'est l'honneur des diplomates français que d'avoir toujours entretenu des relations avec tous les milieux , y compris les démocrates . Nombre d'entre ceux-ci ont pu quitter la Chine en 1989 , gràce ( entre autres ) à l'ambassadeur de l'époque , Charles Malo . Malheureusement , l' Université française n'a pas su retenir de grands savants , tel Zhao Fusan , qui ont été attirés par les Etats-Unis.
Sur les blogs , les commentateurs peuvent rester anonymes, ce qui est bien commode pour régler des comptes personnels; Taiping est tout de même un curieux pseudo qui s'en réfère à un des pires moments de l'histoire chinoise .
Rédigé par: guy sorman | 15 septembre 2006 at 11:48
2031...
L'UE dissloquée, les Etats-nations reprendront leur rôle. Se formeront une alliance atlantiste avec l'Allemagne, l'Angleterre et la Pologne, qui défendra les valeurs démocratiques de l'Occident sur le continent. Les pays islamiques tels que la France, la Hollande, la Belgique, l'Espagne et l'Italie se rebelleront et deviendront les principales bases terroristes du monde. Les pays scandinaves fermeront leurs frontières à tous les musulmans, ce qui sera également le cas de la Suisse et de l'Autriche, préférant miser sur une immigration massive d'Européens fuyant les pays islamiques précités. Ruinée, la France deviendra une bande de Gaza géante où la liberté d'expression s'éteindra. Une guerre européenne éclatera entre l'alliance islamique et l'alliance atlantiste en 2025. Vaincus par les forces américaines, allemandes, polonaises et britanniques, l'extrémité ouest du continent européen sera occupé pendant toute la durée du XXIe siècle.
Dans le même temps, le conflit européen s'élargira à un quatrième conflit mondial, chaud celui-ci, où Israël utilisera l'arme atomique pour se défendre des tirs de l'Iran et renversera le régime des mollahs. Une corps expéditionnaire américain envahira le Liban, alors que les forces américaines de l'Irak renverseront les bribes du régime Assad en Syrie. Ce conflit s'envenimera lorsque l'Irak entrera en guerre avec l'Arabie Saoudite. A terme, les dictatures moyen-orientales épuisées seront renversées, le pétrole saoudien sera en mains américaines et le Moyen Orient, à l'exception du Maghreb, sera libre. Les musulmans seront étroitement surveillés et l'accès à la Mecques sera interdit pendant dix ans.
Profitant du conflit mondial, la Chine envahira le Japon en décrépitude, lequel répondra en lançant une attaque nucléaire qui rayera Shangaï de la carte. Supporté par l'Australie, la Corée du Sud et l'Indonésie, le Japon contre-attaquera. En même temps, une crise économique fera imploser le régime chinois, et Hong-Kong se rebellera. Le régime chinois s'effondrera et ses leaders seront pendues place Tiananmen par la foule hystérique. Un nouveau régime chinois démocratique, avec pour capitale Hong-Kong, sortira des cendres de l'ancien empire.
Horrifié par la quatrième guerre mondiale, le monde ne se doutera pas de la montée du populisme en Amérique du Sud, lequel, financé par le pétrole vénézuélien, attendra son heure pour pratiquer le terrorisme à grande échelle chez son voisin yankee.
L'humanité sortira de la quatrième guerre mondiale en ayant perdu le septième de sa population, soit un milliard de personnes, l'Europe sera exsangue, la Chine ectoplasmique, le Moyen Orient timide, et les Etats-Unis seront, encore et toujours, la première puissance du monde dans tous les domaines.
Drzz
http://drzz.over-blog.org
Rédigé par: drzz | 15 septembre 2006 at 12:04
2031.
"Le pire n'est jamais certain" ( Paul Claudel )
Rédigé par: guy sorman | 15 septembre 2006 at 12:12
Merci pour ce petit carré d'anticipation. Je crains tout de même que votre optimisme sur les questions climatiques ne soit, et dès à présent, désavoué par les faits. A moins qu'une intervention divine (évangéliste américaine ou autre) ne vienne rompre les lois causales qui gouvernent ce bas monde, le Global Warming sera très probablement en 2031 l'un des principaux ingrédients de la grande cuisine humaine. Je serais d'ailleurs curieux de savoir ce qui vous persuade du contraire?
Rédigé par: etienne franck | 15 septembre 2006 at 14:00
Sur le réchauffement , voir Le progrés et ses ennemis , Fayard 2001 .
Rédigé par: guy sorman | 15 septembre 2006 at 14:05
Merci de votre réponse.
Je vais lire votre ouvrage, mais d'après quelques synthèses certainement réductrices, je trouve que mettre dans le même sac le mouvement anti-OGM, l'altermondialsime, l'anti-clonage d'un côté et le problème du Global Warming, scientifiquement démontré aujourd'hui et aussi inextricable que le sont le célèbre couple "Death and Taxes", ce serait mélanger, comme on dit ici, les pommes et les oranges. Vous en conviendrez, le point de vue de la communauté scientifique sur le sujet à beaucoup évolué depuis 2001, dans le sens d’une reconnaissance et même d’une angoisse grandissante face au problème.
Résidant moi-même à New York, je vous invite, si vous ne l’avez pas vu, à une projection du film, d’Al Gore, « An inconvenient Truth ». Et si cela vous semble trop politique (ce qui serait dommage), les articles scientifiques alarmants et sans ambiguïté s’empilent dangereusement ces jours derniers (dans le Figaro d’hier, par exemple), et je me ferais un plaisir de vous en faire une compilation, si ça peut vous intéresser.
D'ici là, je vais me pencher sur "Le progrés et ses ennemis".
Cordialement.
Rédigé par: etienne franck | 15 septembre 2006 at 16:32
Sur le réchauffement , pour faire vite:
1 / Sans doute , le climat se réchauffe-t-il , mais pas de manière uniforme sur toute la planéte , ni constante ; les mesures sont difficiles , le mouvement trés lent.
2 / Le réchauffement a des effets positifs ( agriculture en Russie et au Canada ) et négatifs.
3 / L'activité humaine contribue au réchauffement , mais sans doute trés peu .
4 / Toute action sur le réchauffement sera donc marginale. L'effet du traité de Kyoto s'il était appliqué serait non quantifiable parce qu'insignifiant .
5 / Il faut comparer les bénéfices escomptés d'une lutte contre les gaz à effet de serre avec les conséquences négatives , en particulier sur le développement ( voir Inde et Chine ) .
6 / La plupart des postures sur le climat sont... des postures : idéologie , quête de pouvoir ( Al Gore ) et d'argent. Pourquoi pas ? Toute idéologie avance masquée par la pseudo -science .
7 / Toute recherche sur des énergies nouvelles est justifiée.
Rédigé par: guy sorman | 15 septembre 2006 at 17:54
imaginons en 2031, il n'y a plus que quelques milliers de barils extractables quotidiennement, puis le 4 mars 2031 à 14 heures, l'opep annonce tranquillement que les stocks sont épuisés, m'sieur dame y'en a plus, merci d'être venu, et les acheteurs rentrent chez eux tranquillement se coucher. du délire total! ça ne peut que finir de la manière la plus violente qui soit, de par les producteurs qui exerceront des pressions intolérables sur les clients, ou au contraire des clients qui voudront s'approprier par la force les dernières réserves disponibles! c'est un scenario à la MAD MAX qui se profile, pretendre qu'on assistera tranquillement à la fin du pétrole est d'une crétinerie absolue!!! ce seront des conflits régionaux ultra-violents, très certainement même une guerre mondiale! il est donc vital de sortir du pétrole à marche forcée, nous avons absolument tout à y gagner : 1. diminution réelle et sérieuse du réchauffement climatique, 2. accélération des politiques de recherche et developpement sur les énergies renouvelables, donc un bond en avant technologique profitable à notre économie, de la croissance et donc de l'emploi 3. réduction de la facture pétrolière, donc la aussi effet totalement bénéfique pour l'économie et notre balance de paiement, tant pis pour le dollar, l'euro atteindra des sommets, 4. réduction du risque d'exposition à des conflits pétroliers, 5. effondrement accelérée des dictatures pétrolières qui verront leurs revenus pétroliers s'effondrer, de l'algérie à l'iran, donc disparition des etats-voyous, ensuite ce sera aux peuples de s'organiser, tant pis pour ceux qui n'auront pas su se préparer à temps comme par exemple le quatar. je le répète, et j'espère que ces arguments incontestables ne resteront pas cantonnés chez les verts, sortir du pétrole, c'est vital et c'est une formidable opportunité de développement! si nous ne faisons rien, alors oui le 4 mars 2031 à 14 heures précises 15 divisions chnoises envahiront la sibérie russe avec comme objectif de s'emparer des champs pétrolifères
Rédigé par: pfr | 15 septembre 2006 at 18:44
C'est intéressant, mais votre prospective est dores et dejà dépassée par le présent.
Les Etats-Unis resteront dominants : regardez à 2 fois du coté de la puissance chinoise en terme d'investissements, et en Inde en terme d'éducation et de formation.
Fin du pétrole : si l'on se fie aux meilleurs analystes (et au patron de total), alors le pétrole aura disparu en 2025, donc plus question de transports rapides par avion même avec les énergies de substitution. Donc redistribution de la carte des productions, industrielle mais aussi agricole. L'Europe n'est pas devenu musulmanne, mais vous la faite rimer avec immigration. Pourtant, de plus en plus de "petits blancs" se convertissent en France; quel mal y-aurait-il ? L'UE a disparu, Londres s'étant "lassée" du socialisme de Mme Royal. Qu'on m'explique ce que cette dame a de socialiste, si ce n'est la "brand".
Par ailleurs, vous faites l'impasse sur Internet, sur la constitution de grands groupes mondiaux de media type Fox, qui sont tout sauf indous. Vous faites aussi l'impasse sur les nanotech, les thérapies géniques, la propriété intellectuelle, les désordres liés au dérèglement climatique dont vous ne semblez pas avoir saisi le sens (migration massive, maladies endémiques) et accumulez les contre-verités (pas de manière uniforme). Eh bien evidemment vous nous resservez l'antienne de l'émigration française pour des aventures économiques.
Enfin, vous passez sous silence le "retournement" des etats d'amérique du sud, qui comptent bien agir en partenaire et non plus en vassal du grand frère du nord. Vous êtes bien palot, Mr Sorman.
Rédigé par: julienb | 15 septembre 2006 at 19:14
Le bon côté de la futurologie est son caractère démocratique : nul ne connaissant le futur- par définition- tout un chacun a la même légitimité pour l'inventer . Rendez-vous dans 25 ans , donc.
Rédigé par: guy sorman | 15 septembre 2006 at 20:17
"Toute recherche sur des énergies nouvelles est justifiée."
Certainement, Monsieur Sorman, mais doit-elle pour autant etre subventionnee par l'argent public? Pas pour l'affreux liberal que je suis...
Par ailleurs tout a fait d'accord avec les points 1 - 6.
Rédigé par: Laurent | 15 septembre 2006 at 22:52
Merci encore de votre réponse et du temps que vous y avez consacré.
Je ne vais pas monopoliser votre blog sur ce sujet, mais permettez moi de réagir tout de même:
D'accord globalement avec votre point 1. Mais pour ce qui est de la lenteur, nous risquons d'avoir des surprises compte tenu des différents effets de feedback, albedo et autres. L'évolution du climat est non linéaire. On ne peut donc pas parier sur une belle courbe régulière. Il se pourrait par exemple que l’Europe perde 10 degrés de moyenne si le Gulfstream est perturbé, conséquence de la fonte de l’Antarctique. Ou que les pôles prennent rapidement 6 degrés en perdant leur pouvoir réfléchissant suite à le diminution de la calotte glacière. Donc rien n’est simple, mais il faut s’attendre à de sérieuses secousses.
D’accord avec votre point 2.
Par contre, votre 3 - troisième - point est à mon avis, non seulement discutable, mais il est maintenant avéré, si l'on veut bien s'en référer à la science, qu'il est inexact.
A ce propos, je me permets d’attirer votre attention sur l’article suivant dont j’ai retrouvé une version ici:
http://www.nzherald.co.nz/section/story.cfm?c_id=5&objectid=10399941
“The rapid rise in greenhouse gases over the past century is unprecedented in at least 800,000 years, according to a study of the oldest Antarctic ice core which highlights the reality of climate change.” Air bubbles trapped in ice for hundreds of thousands of years have revealed that humans are changing the composition of the atmosphere in a manner that has no known natural parallel. "Over the past 200 years, human activity has increased carbon dioxide to well outside the natural range and we have no analogue for what will happen next”
Je sais bien que corrélation ne veut pas dire causation, mais il n’est plus possible aujourd’hui d’ignorer le rôle prépondérant et sans précédents de l’être humain dans le réchauffement de la planète. Par conséquent, votre point 4 qui s’appuyait sur votre point 3, s’effondre de lui-même. Ce qui ne signifie pas que Kyoto soit une panacée. Le protocole est probablement obsolète, dépassé qu’il est par les évènements.
Vos points 5 et 7 sont le bon-sens même, par contre votre point 6 m’a beaucoup surpris.
Il serait dommage de laisser la politique prendre le pas sur le vrai débat. Il faudrait au contraire le dépolitiser (dans le sens de politique politicienne, pouvoirs et idéologies). Ceci est d’ailleurs en train de se produire aux USA, ou les mouvement évangélistes qu’on ne peut taxer d’être des écolos socialistes et primaires, viennent prêter main forte dans ce domaine aux « écologistes”.
Vous dites enfin “Toute idéologie avance masquée par la pseudo–science »... Est-ce à dire que les dernières découvertes en matière de Global Warming, dont l’article précédent, sont de la pseudo-science?! La science ne serait-elle donc crédible que lorsqu’elle sert notre vision du monde et charlatanesque et politisée lorsqu’elle s’y oppose? Je ne peux pas penser que vous souscriviez à une telle approche et ne comprends donc pas votre point 6.
Quoi qu’il en soit, je vous suis reconnaissant pour cet échange d'idées. Mon invitation au cinéma tient toujours, car justement, il ne s’agit pas de cinéma. Et puis Al Gore est somme toutes moins soporifique dans ce rôle qu’il ne le fût en d’autres temps et en d’autre lieux.
Cordialement
Rédigé par: Etienne Franck | 15 septembre 2006 at 23:03
Comment sera la France en 2031?
La dernière publication du British College of demography de l’Université de Bristol nous éclaire là dessus. Les auteurs de ce rapport étudie l’évolution ethnique de la France au cours des années à venir. Qu’en ressort-il? Si la politique d’immigration zéro actuellement en vigueur en France se perpétue, la part des non-blancs dans la population française tombera sous la barre des 500 ou 600 milles d’ici 2030-2040. Cela a un nom: le nettoyage ethnique.
Rédigé par: Joël Monpère | 16 septembre 2006 at 00:55
"Taiping est tout de même un curieux pseudo qui s'en réfère à un des pires moments de l'histoire chinoise "
Ah, ces langues !
Taiping pour la rebellion, effectivement, mais aussi Taiping, pour le Victoria du Peak, ou Taiping pour pacifique comme l'océan. Libre à vous de choisir l'interprétation... les caractères sont effectivement identiques...
Mais vous avez raison quand vous dites :
" Malheureusement , l' Université française n'a pas su retenir de grands savants , tel Zhao Fusan , qui ont été attirés par les Etats-Unis." Les Etats-Unis sont bien plus pragmatiques que la France, ils forment des élites ou ils les récupèrent, tout simplement ils donnent à ces savants les moyens de vivre et de travailler en leur délivrant un titre de séjour "green card". La France redoute tellement l'étranger qu'elle laisse échapper les "beaux esprits" même si elle les a formés car elle ne leur donne pas l'autorisation de travailler après l'obtention du diplôme. C'est peut être une des raisons pour laquelle la France attire peu d'étudiants étrangers même si le coût des études, au nom de l'égalité, est le même pour tous, français ou étrangers, ce qui n'est pas vrai ni aux USA, ni en Grande Bretagne. Mais c'est là un autre débat, qu'il serait intéressant de voir apparaître dans les programmes des candidats à la présidentielle, mais qui pour des raisons populistes ne sera probablement pas abordé.
Cordialement,
Taiping
Rédigé par: Taiping | 16 septembre 2006 at 02:07
Les prédictions de M Lune (cousin de madame Soleil):
En 2012 les USA auront réussi à renouveler leur parcs d'armes de destructions massives, grâce à la technologie Magnéto-Hydro-Dynamique de fusion propre dont le potentiel fut révélé par accident au laboratoire de Sandia. La Z-machine de Sandia à permit la réalisation de températures de plus de trois milliards de degrés !!
Ils disposeront alors d'une avancée technologique et de moyens de pressions sur les autres états sans commune mesure avec la situation actuelle: Destruction totale du vivant sans abimer les infrastructures, l'outil idéal pour "la colonisation express".
Voici une petite contribution dans le domaine de la prospective en direct de l'empire du mal, du satan Américain :-)
D'après un des plus grand scientifique Français à la retraite:
"Qui est par exemple le personnage de Gerold Yonas, que j'avais rencontré au laboratoire Sandia, Nouveau Mexique, en 1976 ? Il a une trajectoire scientifique bien remplie, a été par exemple un des principaux conseillers de Ronald Reagan pour le projet "Guerre des Etoiles". Normal quand on est un as en matière de systèmes à énergie dirigée. Avec le temps il est devenu directeur scientifique des laboratoires Sandia, ce qui peut être considérer comme la position scientifique la plus forte aux Etats-Unis. En effet ce labo, en fait un vaste complexe où furent mises au point les armes thermonuclaires américaines est au coeur du "complexe militaro-industriel" décrit par Einsenhower dans son discours d'adieu . On pourrait dire sans risque d'erreur qu'il y a aux USA un homme qui est au courant des projets les plus sophistiqués et les plus secrets aux Etats Unis, c'est bien Yonas.
A côté de cela il anime un groupe d'études de "Concepts Avancés" ( Le Advanced Concept Group, implanté dans les laboratoires Sandia eux-mêmes ). Voici ce rapport daté de mai 2005"
Sandia est un laboratoire polyvalent dépendant de la Sandia Corporation, une filiale de Lookheed Martin travaillant pour ld Département de l'Energie des Etats Unis et la Sécurité Nucléaire sous le contrat DE-AC04-94AL85000.
SAND 2005-3093C May mai , 2005
Introduction
Dans cette courte note nous allons passer en revue les interactions entre la technologie et la société ainsi que le rôle que peuvent jouer ces interactions vis à vis de mouvements idéologiques et de conflits violents. Nous nous fondons sur les hypothèses suivantes que nous considérons comme plausibles - sans les défendre - et qui suppose que notre monde va évoluer vers le pluralisme, la liberté des marché. On pose que les société démocratiques sont et seront plus et moins violentes que des sociétés qui seraient moins tolérantes, moins capitalistes et moins démocratiques. Nous posons que des sociétés interdépendantes, liées par des liens étroits sont a priori moins enclines à initier des conflits violents avec leurs voisins. La nanotechnologie, la biotechnologie, la technologie de l'information et les sciences cognitives désignées collectivement sous l'appellation NBIC1, et la sociotechnologie de seconde génération seront des siège d'avancées technique durant les décennies à venir. L'aspect le plus significatif sera la convergence de toutes ces technologies ainsi que l'usage qu'en feront les peuples et les sociétés. Le fait qu'apparaîsse des mouvements idéologiques violents, en tant que conséquences directes de ces avancées technologiques - ou en réaction contre celles-ci - est une chose à envisager dans les décennies à venir.
Les effets directs de la technologie sur les idées, les mouvements et les fractures politiques seront beaucoup plus insidieux. Les technologies vont profondément modifier, affermir ou affaiblir les sociétés et représenteront des possibilités de menaces contre les individus, les factions et les nations.
Explorons d'abord à travers un scénario représentant la pire des évolutions possibles l'impact des interactions entre la technologie et la société. Nous noterons différentes tendances dont nous estimons qu'elles seront importantes dans les décennies à venir et nous examinerons leurs implications. Nous mettrons en lumière un impact potentiel se référant à la capacité que pourraient présenter des technologies pour "humaniser" ou "déshumaniser" des individus et des sociétés, selon les usage qui pourront en être faits.
Finalement nous explorerons la science de la complexité et le rôle de celle-ci au moment où nos sociétés, du fait de leur interaction étroite avec la technologie se trouvent au bord du chaos.
Le scénario du pire.
Dans ce scénario du pire, au plan des applications militaires nous envisagerons le déploiement à distance d'essaims de microrobots qui seront à même de localiser, des prendre pour cible et de détruire des personnes et des machines avec une intervention humaine très limitée. Pour des applications plus complexes ces essaims seront guidés par des gens dont les capacités mentales pourront être accrues à l'aide de prothèses et d'outils de communication et d'analyse qui les rendront capables de prendre des décisions en collaboration de manière exceptionnellement rapide dans des situations dynamiques dominées par la confusion et l'ambiguité.
Ce système de symbiose homme-machine migrera du secteur militaire au secteur civil, le but étant de maintenir la paix et de faire appliquer la loi ainsi que vers d'autres secteurs tels que la surveillance, la sécurité et la maintenance d'ensembles complexes et d'infrastructures.
Un petit nombre de terroristes et de criminels seront en état de provoquer des dommages massifs à nos sociétés, ceci incluant l'usage de l'introduction de maladies créées par bio-engineerie pouvant résister à tout traitement ou capables de n'affecter qu'un population ciblée.
Les infractions liées à l'information et les mesures des défense progresseront rapidement de telle manière que les attaques sur les systèmes deviendront chroniques et à large échelle en conduisant à de fréquents emprunts d'identités et à une perte de confiance du public envers son gouvernement et ses structures financières.
Des méthodes des défense par missiles seront facilement dépassées ou surclassées à une époque où notre société, en symbiose avec sa technologie sera au bord du chaos. Des missiles tirés depuis de courtes distances représentant des systèmes d'attaque avec motorisation aérobie sous faible signature pourront délivrer des WMD ( weapons for massive destruction, ou armes de destruction massive ) en n'importe quel endroit de la planète.
Du fait de la peur de la mort et de la destruction nos sociétés se tourneront vers des protecteurs forts et leurs chefs politiques seront en situation d'accepter une tutelle totalitaire en échange de la promesse que ceux-ci prendront en charge leur sécurité.
Des combats non-sanglants apparaîtront également, où des faisceaux d'énergie ainsi que des agents chimiques ou biologiques conçus pour des attaques permettront de manipuler les cerveaux et le système nerveux des individus ou des groupes en leur infligeant de dommages temporaires ou permanent plus ou moins sérieux. Ceci permettra de remporter des victoires sans endommager les infrastructures de l'ennemi; ceci représente un moyen d'exercer une action politique d'une façon extrême en utilisant un autre moyen que la guerre : c'est à dire en agissant directement sur le mental des populations.
Au moment où j'écris ces lignes les gens sont en train de se préoccuper de la façon dont l'électronique empiète sur leur vie privée sans se rendre compte qu'en s'équipant eux-mêmes de capteurs, de GPS, et de systèmes de communications ceci permet de les suivre à la trace et de prélever nombre d'informations concernant leur vie privée. Nous émettons l'hypothèse que ce phénomène ira en s'amplifiant en accroissant du même coup le contrôle de l'information opéré par le gouvernement. En dépit de cette perte des libertés civiles les gens préfèreront perdre sur la confidentialité de elur vie privée au bénéfice de la commodité d'usage de tels gadgets et de la facilité de communication qu'ils offrent.
Les progrès réalisés dans le domaine de l'électronique, des ordinateurs, et des communications rendront possible le déploiement et la mise en place de dizaine de millions de capteurs permettant de suivre à la trace n'importe qui ou n'importe quoi à l'aide de technologies à la fois bon marché et discrètes.
De tels systèmes seront à même d'analyser, de comprendre ( évocation de l'émergence de l'intelligence artificielle ) des situations émergentes et de dispenser des rapports ou de prendre des mesures appropriées. De tels réseaux auront un champ d'application universel, allant depuis la conduite de frappes à l'aide d'armes évoluant à des vitesses très élevées à la détection de conduites déviantes chez des adolescents.
Les réseaux de capteurs ( puces Fritz des ordinateurs ou puce implantables dans le corps humain ou n'importe où ) altéreront évidemment la frontière entre vie publique et vie privée, réduisant l'individualité, la créativité et conduisant à des sociétés axées sur le contrôle et la manipulation ( type fourmilières ). Dotés de ces nouveaux moyens de contrôler les populations des dictateurs exerceront un pouvoir auquel il sera bien difficile d'échapper et où ces gens seront aussi difficiles à renverser. .
De nouveaux systèmes d'ordinateurs portables et portatifs procureront à la fois de l'information, un plaisir artificiel et intsruiront les gens. De telles technologies pourront donner naissance soit à des sociétés où les individus seront plus étroitement liés les uns aux autres, soit au contraire créer des individus vivant en état d'isolement, chez eux, complètement décérébrés et hypnotisés.
Des prothèses neurales pourront être utilisées soit pour atténuer des douleurs insupportables soit pour procurer du plaisir et ces systèmes auront pour effet de réduire la productivité et la motivation des individus ( en les "légumisant" ). Celui qui pourra exercer un contrôle de tels systèmes se rendra maître de ceux qu'il asservira ainsi.
Les biotechnologies permettant de prévenir les maladies permettront de prolonger la vie des personnes âgées ainsi que des personnes gravement malades, en accroissant les dépenses de santé, ceci ayant pour conséquence une réduction drastique des capacités de soins et de suivi pour les jeunes générations.
De nouvelles méthodes de reproduction ou de clonage produiront des êtres humains coupés de toutes racines familiales qui seront peut être dépourvus de sentiments ou de sens des responsabilités ( faute d'avoir reçu une éducation dans un cadre familial ). Ils auront ainsi perdu ce qui faisait d'eux des êtres humains.
Des machines capables de se reproduire elles-mêmes ainsi que des machines conduites par bio-engineering pourront échapper à tout contrôle naturel, croître sans limite et créer des dégâts imprévus à l'environnement. Les technologies nucléaires ne feront que se déveloper et des explosifs de type nucléaire seront disponibles pour qui voudra, permettant des extorsions de fonds et des attaques occasionnelles.
Comme le climat terrestre est en train de changer rapidement pour des raisons que nous comprenons mal, les sociétés les plus fragiles ne seront pas capables de s'adapter, connaîtront un collapse économique, seront ravagées par des maladies infectieuses tandis qu'on assistera à des migrations massives à destination des pays voisins.
La peur de telles migrations porteuses de maladies incurables amènera les pays encore sains à opérer de véritables génocides sur des populations voisines, par simple exercice de leur instinct de conservation. Beaucoup de nations qui n'auront pas une stature économique suffisante retourneront au stade tribal.
Les fluctuations climatiques rapides amenuiseront les réserves d'eau et, conduisant à la réduction des récoltes se traduiront par des famines. On construira alors des réacteurs nucléaires compacts et on les déploiera de manière à tenter de subvenir aux besoins en énergie et en eau ( dessalement de l'eau de mer ). Mais ceux-ci seront l'objet de sabotages et leurs composants seront acquis par des états-voyoux, des groupes criminels et des terroristes de manières à être convertis en armes nucléaires aux fins de menacer et de prendre en otage les anciennes superpuissances dont le déclin s'amorcera rapidement.
Vers quoi pourraient tendre les sociétés en forte interaction avec leur technologie.
Certains de ces idées peuvent nous paraître assez probables, voire pratiquement inévitables tandis que d'autres peuvent nous sembler d'un coût prohibitif ou même totalement absurdes.
La prédiction la plus favorable serait que la tendance actuelle se maintienne et nous proposons le scénarion ci-après :
1 - Les techniques de communication et celles de l'information modifieront profondément notre conception de la vie privée ainsi que les différentes interactions au sein de nos sociétés.
2 - Les avancées qui seront opérées en neuroscience, nanoscience et en génétique nous amèneront à remettre en question notre conception de ce qui est humain et ce qui ne l'est pas. Ceci conduira à de nouveaux moyens pour influence et manipuler les pensées et les sentiments des autres êtres humains, éventuellement à notre insu.
3 - Des technologies permettant à un petit nombre d'individus d'exercer leur pouvoir sur des masses continueront d'apparaître.
4 - La technologie jouera un rôle croissant dans la mesure où elle sera à la fois la cause des futures crises économiques, environnementales, démographiques, politiques et sociales, ainsi que la manière d'y apporter remède.
Des moyens nouveaux permettront à des groupes très restreints de créer des perturbations très importantes dans le sens de comportements criminels et terroristes et représenteront un défi sérieux pour des gouverments quant à leur capacité de maintenir l'ordre et de faire appliquer les lois. Ces nouveaux moyens de coercition permettront le développement de systèmes totalitaires à une échelle jamais envisagée jusqu'ici ( penser à la Chine ). En même temps ces nouveaux moyens d'action changeront la façon dont le pouvoir politique sera en mesure de s'exercer.
La technologie rendra possibles les choses suivantes : permettre d'accroître la communication entre les individus et les peuples. Accroître les possibilités d'expression, à la fois individuelles et à travers des groupes. Procurer une sens accru de l'identité, développer la curiosité, l'enseignement, l'innovation et la créativité, la compréhension globale ainsi que la productivité. Une etchnologie donnée pourra soit "déshumaniser" les individus, les rendre abouliques et hébétés, soit au contraire les "humaniser" en les rendant plus souples et en les dotant d'une plus large faculté d'adaptation. Les machines peuvent donner aux hommes l'impression d'être surhumains ou au contraire de n'être plus rien. Elles peuvent nous donner accès à des expériences nouvelles et merveilleuses ou au contraire nous transformer en simples spectateurs vis à vis d'expériences vécues par d'autres.
Les application "humanisantes" de la technologie renforcent tissu humain, rendent nos sociétés plus stables, plus ouvertes vers le pluralisme, l'économie de marché (...) et les gouvernements démocratiques (...). De telles applications s'opposent également au développement du totalitarisme. Des réactions vis à vis de technologies déshumanisantes peuvent donner naissance à de nouvelles et nombreuses idéologies et ce mouvement créera certainement un brassage d'idées au sein desquelles celles-ci pourront recruter de nouveaux adeptes.
Mais dans le même temps ces technologies déshumanisantes hypnotiseront et anesthésieront les malheureuses victimes de terroristes et de dictateurs de régimes totalitaires. Le renforcement d'une telle dichotomie suggère un point de vue nouveau. Le choc tedchnologique futur pourrait donner naissance à une convergence des tendances sociales, économiques et politiques qui se trouveraient amplifiées par les révolution technologiques émanant de la nanotechnologie, de la biotechnologie , des technologies de l'information et cognitives.
Mais un futur différent pourrait se profiler où pourraient être exploitées les possibilités offertes par ces technologies, tandis qu'un certain bénéfice pourrait être retiré d'un certain désordre et de la complexité des systèmes humains.
Il existe des systèmes naturels qui se présentent souvent comme s'ils se trouvaient à la frontière du chaos. Or ces systèmes s'avèrent assez résistants vis à vis d'agressions données. Ils présentent un haut degré de différenciation, sont dynamiques et s'avèrent stabilisés par un grand nombre de variables indépendantes. Ils présentent une grande variabilité vis à vis de l'emploi, tout ceci faisant qu'il est très difficile d'anticiper sur leur évolution, ni même d'agir sur eux avec précision. Ces systèmes peuvent supporter une quantité innombrable de dommages mineurs et de catastrophes occasionnelles et présentent de surprenantes capacités de récupération.
Les marchés financier et Internet sont deux exemples de systèmes artificiels qui possèdent en commun cette propriété. Ce sont des systèmes très souples, réagissant rapidement, capables de s'auto-organiser et de s'auto-corriger. Des tels systèmes peuvent être capables d'éviter l'émergence des quatre conséquences les pires de notre scénario-catastrophe.
Trop d'ordre est efficace mais alors totalement tourné vers une homéostasie complète. Cet excès d'ordre rend ces structure fragiles, sensibles à une modification de leur environnement. Ces systèmes trop ordonnées perdent de variété et de leur capacité à encaisser des coups. Ils deviennent ainsi vulnérables à un dommage ponctuel. Leur comportement peut être anticipé et influencé de manière prévisible par un attaquant-manipulateur suffisamment avisé. Dans les sytèmes humains dotés d'une trop forte organisation ( en fait de type totalitaire ) cet excès d'ordre, cette structure hiérarchique tend à rendre les leaders corrompus, lesquels auront alors toute la panoplie des armes technologiques modernes à leur disposition.
Une société plus souple, dotée de facultés d'adaptation, et éventuellement plus désordonnée rendraient possibles de adaptations constantes permettant de déboucher sur un quasi-équilibre, lié à une élasticité sociale préférable aux instabilités soudaines et de vastes ampleur qui peuvent survenir dans des sociétés à pensée unique dépourvues des forces permettant à ces ensembles de retrouver leur auto-contrôle naturel, de restaurer les lois et les institutions démocratiques. De telles sociétés devraient être capables de négocier les vagues des bouleversements technologiques sans subir des dommages cataclysmiques. Ces sociétés resteraient troubles et désordonnées, difficiles, sinon impossible à diriger. Elles seraient le siège d'un nombre inévaluables d'injustices et d'incohérences. Mais elles s'avéreraient résistantes vis à vis des tentatives de déstabilisation émanant de groupes terroristes, de mafias ou de quelque dictateur fou.
Conclusion
Il nous semble que la technologie et la société sont des objets complexes, en interaction. Dans cette note nous avons présenté une vision affligeante en insistant sur la façon dont des applications mal gérées de la technologie pourrait s'avérer dommageable et nuisible au bien-être des êtres humains. Mais ces mêmes technologies pourraient être utilisées par des sociétés capables de s'adapter, de manière à en accepter le défi et à converger vers un mieux-être.
L'histoire qui est présentement en train de se déployer ne sera propbablement ni tout à fait noire, ni tout à fait blanche. Il s'avérera peut-être possible de contenir la montée de la criminalité et du terrorisme tout en préservant les libertés individuelles. Les technologies de la santé pourraient non seulement accroître l'espérance de vie, mais aussi rendre nos vies plus productives. Dans le passé beaucoup d'innovations technologiques ont engendré à la fois un mieux être et un malaise social. Certains sociétés feront un meilleur usage des innovations que d'autres. Une issue positive me semble plus probable pour des sociétés coomplexes, à forte capacité d'adaptation, surfant à la frontière d'une situation chaotique.
Références :
1 Converging Technologies for Improving Human Performance - Nanotechnology, Biotechnology, Information Technology and Cognitive Science (NBIC) Workshop Report, Mihail Roco and William Sims Bainbridge (ed.), NSF/DOC-sponsored report, June 2002
2 G. Yonas and J. Glicken Turnley, "Socio-Tech...The Predictive Science of Societal Behavior," in Mihail Roco and William Sims Bainbridge (ed.), Converging Technologies for Improving Human Performance Workshop Report, June 2002, pp. 140-142
Contact:
Gerold Yonas Vice President & Principal Scientist
505-845-9820
e-mail : gyonas@sandia.gov
Rédigé par: M Lune | 16 septembre 2006 at 10:07
Réchauffement encore : le Herald Tribune ou les Eglises américaines ou Al Gore , ni même Nicolas Hulot , ne sont des sources incontestables pour un débat en principe scientifique . Mieux vaut s'en référer aux revues spécialisées ou au site de l'IPCC qui sont plus nuancés que les idées reçues sur le sujet. La science procède par hypothèses falsifiables , pas par affirmations , au contraire de la politique .
Rédigé par: guy sorman | 16 septembre 2006 at 14:18
Récemment, j'entendais un géologue à propos du réchauffement. Il avait l'air tout sauf catastrophé!
Les variations climatiques sont inhérentes à l'histoire de notre planète, et, comme M. Sorman l'a dit plus haut, sans activité humaine, la différence ne serait pas bien grande.
Ce qui est plus préoccupant, et dont personne n'a parlé ici, c'est la pollution. C'est le vrai problème de l'activité humaine. Vivement que de nouvelles sources productives d'énergies soient développées, et surtout, soient utilisées en Chine, en Inde et aux Etats-Unis!
Rédigé par: Samuel | 16 septembre 2006 at 14:48
J’avais décidé d’en rester là, mais puisque d’autres bloggers sont venus s’ajouter au débat, je me dois d’insister.
Bien que je ne saisisse pas bien en quoi les dernières recherches dont je vous ai fait part ne seraient pas crédibles (le fait qu’elles soient reprises pour les lay-people par les grands medias n’enlève rigoureusement rien à la solidité de leurs fondements scientifiques et expérimentaux), mais puisque vous semblez accordez meilleur crédit à l’IPPC, je vous transmets les conclusions intermédiaires du Groupe de travail 2 de l’IPPC, datant de fin 2003. Car leur dernier grand rapport officiel date de 2001, une éternité dans ce domaine en pleine ébullition, et le prochain sera publié en 2007.
Si l’on en croit ces conclusions préliminaires que je recopie verbatim ci-dessous et qui seront vraissemblalement reprises et renforcées dans le rapport officiel de 2007, nous allons peut-être enfin pouvoir élever le débat, cesser de polémiquer sur le rôle ou non de l’être humain dans le réchauffement planétaire, et se consacrer pleinement à chercher des solutions et à faire pression sur nos élus dans ce sens.
Je vous soumets donc ces conclusions préliminaires du Groupe de travail 2 de l’IPPC, que vous retrouverez Slide 26 dans le fichier Powerpoint d’origine:
http://www.cbsnews.com/stories/2003/09/23/tech/main574644.shtml
• Emissions of greenhouse gases and aerosols due to human activities continue to alter the atmosphere in ways that are expected to alter our climate
• There is new and stronger evidence that most of the warming observed over the last 50 years is attributable to human activities
• Human influences will continue to change atmospheric composion throughout the 21st century
• Global temperatures and sea level are projected to rise under all IPCC SRES scenarios
• Anthropogenic climate change will persist for many centuries
Cordialement
Rédigé par: etienne franck | 16 septembre 2006 at 17:17
Quand le sage montre la lune l'idiot regarde le doigt.
Je n'avais jamais remarqué à quel point cela pouvait être vrai.
Recto:
La Z-Machine, possible source d'énergie propre et illimitée pour la planète entière.
Verso:
La Z-Machine, première technologie utilisée pour le renouvellement des 6000 têtes nucléaires Américaines.
PS: 3 milliards de degrés c'est bien plus que la température au centre du soleil.
Les protagonistes en lice:
- USA en tête
- Russie juste derrière à un poil de..
- Chine ???
- France (expérimentations)
Rédigé par: fautpasrrever | 16 septembre 2006 at 18:10
La culture scientifique des commentateurs de ce billet me semble bien pauvre. Ce qui ne les empêche nullement de clamer haut et fort que la cause humaine du réchauffement climatique est un fait scientifique. Comme je suis moi même chercheur je vais vous expliquer de qui il retourne. Seulement, tentez donc d'obtenir de l'argent de la part des différents fonds qui financent la recherche lorsque vous êtes un adversaire de cette thèse. Tentez donc de publier un article qui démontre que le réchauffement climatique n'a pas d cause humaine lorsque les éditeurs des grands journaux scientifiques soutiennent la thèse inverse... Eh oui, c'est comme ça la science, les jeux de pouvoir et de carrière n'y sont pas moins puissants qu'ailleurs. En résumé, si vous soutenez que le réchauffement a une cause humaine vous serez fianancé et publié. Dans le cas contraire votre carrière sera bloquée.
Rédigé par: Nono | 17 septembre 2006 at 10:37
Je viens de m’apercevoir que le lien précédent au document de l’IPCC était erroné. Vous pouvez le récupérer au:
http://www.gtp89.dial.pipex.com/pub/CA1.ppt
Quant à savoir si le réchauffement planétaire causé par l’activité humaine est un « fait scientifique », il faudra définir cette notion. Quand une thèse scientifique devient-elle un fait? Quoiqu’il en soit, il existe maintenant un large et assez récent consensus sur la question. Ce n’est pas moi, muni de ma pauvre culture scientifique qui l’affirme. Et ce consensus est basé sur des données expérimentales assez solides, objectives et reproductibles, me semble-t-il.
Les défenseurs de cette thèse ont eu, peut-être comme vous aujourd’hui, à faire face au scepticisme de leur pairs pendant de nombreuses années. Mais j’ai cet optimisme envers la science, peut-être naïf, que de par sa méthode même, la vérité finit, peut être plus tard qu’il n’eut fallut, par triompher. Le problème ici, c’est que le temps nous est compté et qu’il faut agir de manière préemptive (vaste débat, qui nous emmènerait sur d’autres terrains).
Pour ce qui est du fonctionnement de la recherche, j’ai suffisamment d’amis intimes dans le domaine de la recherche médicale pour savoir que la politique n’est jamais loin et que les iconoclastes ont la vie dure. Je suis désolé si tel est votre cas. Mais si vous avez une thèse solide à défendre qui va a l’encontre de la thèse du réchauffement, je suis surpris que vous ne parveniez pas à vous faire financer par un des nombreux lobbies qui cherchent encore pour un temps à discréditer le réchauffement. Venez faire un tour aux USA.
Si vous voulez commencer par expliquer en quoi les dernières découvertes citées ici
http://www.nzherald.co.nz/section/story.cfm?c_id=5&objectid=10399941
sont erronées et ne montrent rien, je suis tout ouie.
Encore une fois, j’aimerais comme vous je pense, que ce domaine soit dépolitisé. Et que l’énergie soit maintenant consacrée à choisir des solutions concrètes, même s’il y a 5% de chances que l’homme n’y soit pour rien, pour limiter la casse. James Lovelocke, un pionnier et certainement un iconoclaste dans le domaine, défend une thèse intéressante dans son dernier ouvrage « The Revenge of Gaia », que je conseille d’ailleurs. Les écolos en prennent pour leur grade. En deux mots, il soutient que seul le nucléaire est capable de remplacer à court terme une partie des énergies fossiles et qu’il faut donc accélérer fortement le déploiement de centrales. Les récentes annonces du gouvernement britannique dans ce domaine se font d’ailleurs l’écho de sa thèse.
Voilà un débat passionnant et utile. Que faire face au danger. Et Monsieur Sorman, que je remercie encore de l’initiative de ce blog, aurait donc pu peupler son ouvrage d’anticipation de belles centrales fumantes…
Cordialement.
Rédigé par: etienne franck | 17 septembre 2006 at 14:39
Cher M. Franck,
1) La réponse est contenue dans le texte auquel vous faites référence : "we have no analogue for what will happen next". Donc ils n'en savent rien et l'avoue.
2) 800 000 ans c'est rien du tout à l'échelle des temps géologiques et climatiques. Qui vous dit qu'il y a 1000000 d'années la concentration de CO2 n'était pas de 2000 ppm?
3) Les concentrations citées n'ont pas d'incertitude associée. Or une mesure expérimentale sans son incertitude ne vaut rien.
Bien à vous
Rédigé par: Nono | 17 septembre 2006 at 19:30
Merci d'avoir pris le temps de participer à cette discussion.
1) La question de base ici n'est pas de prédire avec certitude "what happens next", mais de savoir si oui ou non, les activités humaines sont responsables du réchauffement climatique. Pour les auteurs de cette étude, cela ne fait plus aucun doute, et c'est avec un certain effroi qu'ils présentent leurs conclusions.
2) La question n'est pas de savoir si une telle concentration de CO2 est unique dans l'histoire de la planète, mais d'en cerner l’évolution dans le temps, les causes et d'en évaluer les risques potentiels pour l'humanité. Je ne souhaite pas à mes petits-enfants d’avoir à lutter pour survivre dans un environnement hostile parce que nous n’aurons pas su réagir à temps.
Là encore, je vous renvoie aux conclusions des auteurs, notamment:
- "The rate of change is probably the most scary thing because it means that the earth systems can't cope with it," Wolff told a British Association meeting.
- "We have little capacity to adapt to changes that are much faster than anything in human experience."
Enfin, je vous renvoie au rapport assez alarmant de l'IPCC, posté ci-dessus. Je pense que la sortie du rapport de 2007, si vous voulez bien lui accorder crédit, aidera à élever le débat vers de nouveaux horizons où la question centrale sera: “what the heck do we do now!"
3) L'article reproduit est un article "grand public" dans lequel ils n'allaient certainement pas rentrer dans ce genre de considérations. Avant de le disqualifier pour erreur méthodologique, vous devriez peut-être vous adresser à la British Antarctic Survey et leur poser la question directement au: http://www.antarctica.ac.uk/About_BAS/Cambridge/Contact/index.php
Tenez nous au courant de leur réponse!
Et s’ils ont effectivement commis une erreur, vous nous aurez rendu service.
Bonne chance pour vos propres recherches.
Cordialement
Rédigé par: Etienne Franck | 17 septembre 2006 at 20:08
Posez-vous cette simple question. Est-ce le l'augmentation du CO2 qui est à l'origine du réchauffement climatique ou le rechauffement climatique qui est à l'origine de l'augmentaion de CO2? La vérité est que nul ne connait la réponse à cette question.
Rédigé par: Nono | 17 septembre 2006 at 21:29
Vous ne répondez pas aux points précédents. Difficile d'avancer dans ces conditions.
Nos amis climatologues anglais sont-ils des charlatans? Des politiciens menteurs? Les sous-marins d'un lobby anti-énergies fossiles?
Comme je l'ai dit plus haut, corrélation ne signifie pas causation, certes.
Donc selon vous, l’accroissement en CO2 n’aurait pas d’impact sur le réchauffement climatique mais n’en serait qu’une conséquence? Intéressant et certainement iconoclaste (il peut bien entendu y avoir des effets de feedback).
Quelle autre théorie rigoureuse et scientifique avancez vous donc pour expliquer la cause des récentes accélérations de l'accroissement en CO2 et du réchauffement planétaire, telles qu’elles sont décrites dans les articles et fichier ci-dessus (et partout ailleurs)? Et que dire de leur curieuse corrélation avec l’activité humaine? Le hasard?
Examinons la question, si vous le voulez bien, sans à-priori idéologique, sans hidden agenda. Seule la vérité importe.
Cordialement
Rédigé par: etienne franck | 17 septembre 2006 at 22:24
je crois que ce blog s'appelle "Le futur, c'est tout de suite", n'est-ce-pas? peu importe que la menace du rechauffement climatique soit VIRTUELLE ou REELLE, il nous faut appliquer le PRINCIPE DE PRECAUTION, et je souhaite exprimer un point de vue libéral, économique, purement "business" : il faut sortir du pétrole à marche forçée car nous occidentaux avons absolument tout à y gagner ECONOMIQUEMENT POLITIQUEMENT MILITAIREMENT! nous avons déja atteint un niveau de technologie qui peut être décuplé, ne manque qu'une impulsion politique forte! continuez tous à expliquer que c'est l'oeuf qui a fait la poule ou le contraire, et nous perdons du temps, de l'argent et notre santé, sans parler de nos enfants qui seront en première ligne et qui en cas de catastrophe nous étriperons.
Rédigé par: pfr | 18 septembre 2006 at 00:23
Peu importe pour vous, personnellement. Votre décision est prise. Tant mieux. Mais cela aura un impact déterminant sur les choix politiques et économiques à venir au niveau mondial. Alors ne prenons pas la chose de haut ou à la légère. Pourquoi pensez vous que l'administration Bush ait tout fait pour étouffer les dernières conclusions en ce domaine, allant jusqu'à falsifier des documents officiels?!
Notre intérêt économique, politique et militaire? Celui du réserviste coincé en Iraq, certainement. Le votre, le mien, celui de nos enfants oui indéniablement. Mais l'intérêt d'Exxon, de Raytheon, de GE, du Carlyle Group? Rien n'est moins sûr. Sans vouloir vous offenser, je pense que vous avez une vision un peu naïve du libéralisme actuel et des coulisses mondiales du pouvoir. Il est des dirigeants que l’état de guerre ne dérange pas le moins du monde. C’est un classique.
Je ne veux pas entrer ici dans des polémiques politiques.
Mais s’il y a une chose qui peut éventuellement nous mettre tous d'accord: c'est la survie de notre espèce, notre responsabilité envers nos enfants. Et c'est là que ce débat est essentiel et qu'il faut, à mon avis, tordre le cou, à la régulière, bien entendu, à la désinformation ou à la passivité dans ce domaine.
Si le futur, c'est tout de suite, ne pas y projeter ces questions climatiques me semble être une grave distorsion... et c’est ce qui a motivé mon intervention sur ce site.
A part cela, je suis d’accord avec tout ce que vous dites.
Cordialement.
Rédigé par: etienne franck | 18 septembre 2006 at 01:00
Sans parler de charlatanisme, les chercheurs fonctionnemt comme tout le monde, ils ont des à priori et cherchent à les défendre. La seule différence est que la science use de la raison et de la logique pour accepter ou infirmer ces à priori (ou théories), même si cela peut prendre des dizaines d'années.
Role du rechauffement sur les concentrations en CO2: c'est de la physique de base. Les oceans contiennent une grande quantité de CO2 dissous. Or la solubilité d'un gaz dans un liquide est fonction de la température. Augmentez la température d'un liquide et celui-ci relachera une partir du gaz qui y est dissous.
Mais plus encore, le volcanisme emet aussi de grandes quantités de gaz à effet de serre, et quid des hydrates de méthane très instables tapis au fond des océans?
Rédigé par: Nono | 18 septembre 2006 at 11:15
Vous semblez avoir des à priori tout à fait infondés voire diffamatoires sur ces chercheurs qui n'ont fait que présenter le fruit de leur recherche. Par ailleurs, vous ne répondez pas aux questions posées sur ce qui pourrait expliquer cette corrélation entre l"accélération sans précédents de la teneur en CO2 avec l'activité humaine de ces 200 dernières années.
Il existe par ailleurs de nombreuses réponses à votre objection, dont la suivante:
The recent CO2 increase—280 to 380 parts per million by volume between 1800 and 2005—is accompanied by three phenomena that completely rule out ocean warming as the main cause:
Parallel decline of the 14C/12C ratio of atmospheric CO2. Strictly speaking, this is the "Suess effect," first observed, and correctly interpreted, by Hans Suess of the University of California, San Diego, in the early 1950s. The Suess effect occurs because fossil fuels do not contain 14C precisely because they are fossil—much older than 10 half-lives of 14C.
Parallel decline of the 13C/12C ratio of atmospheric CO2. This phenomenon is linked to the fact that fossil fuels, forests, and soil carbon come from photosynthetic carbon, which is strongly depleted in 13C.
Parallel decline in the oxygen concentration of the atmosphere, which is the inescapable signature of an oxidation of carbon. If ocean warming were responsible for the CO2 increase, we should also observe an increase in atmospheric O2.
Quant au méthane, il représente effectivement un immense réservoir de gaz à effets de serre et c’est un grand sujet de préoccupation puisque le réchauffement actuel a déjà commencé à en libérer une partie et que cela risque de s’accélérer.
C'est bien pour cette raison que je notais plus haut que le réchauffement n'est pas un phénomène linéaire et qu’il pourrait bien s'accélérer par effets de feedback bien plus rapidement que nous le pensons. Il faut donc agir sans plus attendre.
Les articles et les ouvrages sur la question pullulent aux Etats Unis ("the weather makers" de Tim Flannery, que je recommande) et sur Internet, ici par exemple, http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/5321046.stm.
Je n’ajouterai rien ici à ces questions. Chacun s’il le souhaite peut et doit se faire sa propre idée. Pour ma part, je pense qu’il y a danger et c’est maintenant le consensus dans la communauté scientifique. Et je pense que le temps du débat touche à sa fin, et qu’il est maintenant temps d’agir. `
Cordialement
Rédigé par: etienne franck | 18 septembre 2006 at 13:57
S'il y a bien un pays pour lequel le futur semble clair, c'est bien la France.
Aujourd'hui, Chirac est le premier dirigeant occidental à vouloir lever la première condition pour négocier avec l'Iran, cd'est-à-dire l'enrichissement d'uranium. Aucun pays responsable ne lèverait des conditions alors que l'Iran n'a rien fait - rien fait ! - pour obéir aux injonctions précédentes. L'Iran a gagné une manche sans rien céder.
Une chose est sûre, en 2031, la France n'existera plus vraiment. Un pays ne peut pas accumuler autant d'erreurs sans remise en question et suivre le train de l'histoire.
Drzz
http://drzz.over-blog.org
Rédigé par: drzz | 18 septembre 2006 at 18:18
et si FRANCOIS MITTERRAND OEUVRAIT SECRETEMENT POUR LE MESSIE ATTENDU PAR 7 MILLIARDS DE GENS????
réponse sur ce site
http://perso.nnx.com/ianaywon et lire alors le livre de nicolas bonnal "mitterrand le grand initié" editions albin michel cet ouvrage soutient cette these et presente mitterrand comme la reincarnation du pharaon sethi 1er qui regna 14 ans et imposa le grand ramses 2
voir alors les photos de sethi 1er sur ce site
http://sethy1.free.fr
amitiés à tous
Rédigé par: katinis | 18 septembre 2006 at 18:30
Mr Sorman, pardonnez cette dernière question peut être un peu naïve mais sincère: si comme cela est probable, le rapport de 2007 de l'IPCC va à l'encontre des thèses que vous avez défendues en toute bonne foi, j'en suis certain, sur la question, changerez vous votre position?
Si oui, alors je me réjouis d'avance. Non parce que j'en tirerais quelque stupide autosatisfaction, mais parce que s'il est bien un domaine qui mérite qu'on laisse ses certitudes et idéologies au placard, comme on laisserait tomber les armes, c'est celui-ci.
Très cordialement.
Rédigé par: Etienne Franck | 19 septembre 2006 at 05:08
Nul ( pas moi en tout cas ) n'est pour ou contre le réchauffement climatique en soi . Il convient seulement d'adopter , si nécessaire , des mesures dont les bénéfices espérées ne seraient pas pire que les drames annoncés. Pour l'instant , le débat ressemble plus à une croisade millénariste qu'à une réflexion scientifique ou économique .
Rédigé par: guy Sorman | 19 septembre 2006 at 13:10
Merci encore de votre réponse.
Avouez que nous sommes dans une situation toute particulière, et que les preuves s’accumulent, d’un point de vue scientifique, indiquant l’émergence d’un réel danger, d’une magnitude potentiellement sans précédents dans notre courte histoire. L’IPCC, comme vous le lirez ci-dessous, ne donne même plus de fourchette haute du réchauffement à venir. En quelque sorte, « All bets are off ».
Il me semble par ailleurs que le terme de millénarisme est aujourd’hui un peu injuste dans ce contexte.
Car il ne s’agit pas d’une adhésion aveugle à quelque prophétie apocalyptique. Plutôt d’une communauté scientifique, qui, à partir de données expérimentales et d’observations récentes, est de plus en plus inquiète et tente maintenant "frantically” de sonner le tocsin. Qu’il y ait encore des incertitudes, certes, mais elles s’amenuisent chaque année. A ce propos, je vous laisse lire ci-dessous ce qui sera au coeur du prochain rapport de l’IPCC.
Et si je me suis permis de vous poser cette question précédemment c’est parce que (je ne cherche pas à être obséquieux) vous êtes une voix, une plume, une pensée qui comptent, notamment dans les milieux libéraux, et que sitôt vos réponses à mes questions ont-elles été publiées sur votre blog, qu’elles ont été reprises ailleurs, en soutien à une attitude sceptique, voire un peu goguenarde envers le phénomène.
Je ne suis pas un écolo, un gauchiste, ou je ne sais quel “iste” à la Française qui vous enfermerait dans un carcan d’idées prédéfinies. J'aspire simplement à être un "pragmatist".
J’ai donc espoir, en tant que citoyen de France, des USA (dans quelques mois) et forcément du monde, que des voix raisonnables, toutes idéologies politiques confondues, auront le courage et la modestie de s’asseoir à la même table pour envisager des solutions concrètes à ce nouveau challenge, mondial par essence.
Et si, dans quelque temps, j’apprends que Guy Sorman s’est assis à cette table, non plus pour remettre en doute la pathologie qui afflige le patient, ses origines et son développement, mais pour chercher le meilleur remède qui justement, ne tue pas le patient tout en voulant le soigner, je me réjouirais et lèverais à votre santé un verre de bon Bordeaux, ou de Pinot de la Napa Valey (car j’ai goûté hier un pseudo Bordeaux assez cher de Long Island, et il leur manque de toute évidence une petite touche de Global Warming).
Très cordialement.
Avant-goût du rapport 2007 de l'IPCC.
Climate scientists issue dire warning
Source: Copyright 2006, Guardian
Date: February 28, 2006
Byline: David Adam
Original URL
The Earth's temperature could rise under the impact of global warming to levels far higher than previously predicted, according to the United Nations' team of climate experts.
A draft of the next influential Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) report will tell politicians that scientists are now unable to place a reliable upper limit on how quickly the atmosphere will warm as carbon dioxide levels increase. The report draws together research over the past five years and will be presented to national governments in April and made public next year. It raises the possibility of the Earth's temperature rising well above the ceiling quoted in earlier accounts.
Such an outcome would have severe consequences, such as the collapse of the Greenland ice sheet and disruption of the Gulf Stream ocean current.
The shift in position comes as Tony Blair is expected to pledge today to work towards a date for stabilising international greenhouse gas emissions when he meets Stop Climate Chaos, the climate change equivalent of Make Poverty History. The group is campaigning for a target date of 2015 for stabilisation, saying a later date would endanger the planet.
The new IPCC report will underpin international talks on how to cut greenhouse gas emissions when the first phase of the Kyoto protocol expires in 2012.
Set up in 1988 by the UN, the IPCC brings together hundreds of experts to summarise the state of climate science for policymakers. It has produced three reports since 1990, each of which has been instrumental in establishing national and international strategies to address global warming. Government officials have until June to comment on the new draft, when scientists will gather in Bergen, Norway, to produce a final version.
The IPCC's removal of the upper temperature estimation is posited on new predictions about how the atmosphere would react to the carbon blanket wrapped around it. The three previous reports assumed that a doubling of carbon dioxide in the atmosphere would increase average global temperature by between 1.5 and 4.5C. Since then, computer models have foreseen increases as high as 11C, and some scientists wanted the naturally conservative IPCC to raise the upper end of the range. Others said such a move would be increase would be misleading and alarmist.
According to sources who have seen it, the draft now assumes a doubling of carbon dioxide would cause a likely temperature rise of between 2 and 4.5C, but says higher increases are possible.
The shift follows several high profile studies convincing some scientists the atmosphere may be much more sensitive to greenhouse gases than they had thought. Peter Cox, a leading climate expert at the Centre for Ecology and Hydrology in Winfrith, Dorset, said: "The scientific agenda has moved from improving the predictions to thinking about what are the chances of something awful happening."
Dr Cox said the IPCC's move is significant because it will force governments to seriously consider extreme scenarios that are unlikely but potentially devastating. "The most probable thing is not the most important thing to worry about. The upper end is where the big problems are, because the impact rises as the temperature does."
If we continue to burn fossil fuels at current rates, levels of carbon dioxide in the atmosphere will reach 550 ppm (parts per million) - double pre-industrial levels - by around 2050. The most recent IPCC report, published in 2001, said this would increase global temperatures by between 1.4 and 5.8C by 2100, and that sea levels would rise by between 0.09 and 0.88 metres.
Climate scientists remain divided about the likelihood of the worst-case scenario being realised. James Annan, a British climate scientist who works on the Japanese Earth simulator supercomputer in Yokohama, says the risks of extreme climate sensitivity and catastrophic consequences have been overstated. He is about to publish a study showing that the chance of climate sensitivity exceeding 4.5C is less than 5%. He said: "It seems to me that some people seem to be talking up the possibility of disaster in order to scare people into doing something."
Dave Stainforth, a climate modeller at Oxford University, said: "This is something of a hot topic but it comes down to what you think is a small chance - even if there's just a half per cent chance of destruction of society, I would class that as a very big risk."
The IPCC findings mirror a British report on avoiding dangerous climate change published last month, in which Mr Blair admitted that the risks may be more serious than previously thought. It included a warning from Chris Rapley, head of the British Antarctic Survey, that the huge west Antarctic ice sheet may be starting to disintegrate, an event that would raise sea levels around the world by five metres. "The last IPCC report characterised Antarctica as a slumbering giant in terms of climate change," he said. "I would say it is now an awakened giant. There is real concern."
Rédigé par: Etienne Franck | 19 septembre 2006 at 15:52
pour avoir une idée du monde en 2031, je conseille vivement le livre de Jean-luc Wingert intitulé "la vie après le pétrole", l'auteur y décrit les scénarios et les conséquences de la dépletion du pétrole qu'il annonce pour demain, cad 2015. on notera d'ailleurs qu'il y aura conjonction de deux phénomènes historiques : fin du pétrole et réalité criante du réchauffement climatique, réchauffement qui pourrait dégénérer en extinction de masse en cas de recours massif au charbon. je suis bien plus pessimiste que l'auteur sur le scenario MAD MAX qu'il n'exclue pas mais fixe plus tard au XXIIème siècle. pour répondre à Etienne Franck, je crois que de toute façons les intérets des compagnies privées devront s'effaçer de gré ou de force devant les intérets nationaux voir supra-nationaux, et je pense que les derniers stock de pétrole seront réservé à une utilisation exclusivement militaire, en clair ce seront les gouvernements qui réquisitionneront tous les derniers stocks et les réserveront aux armées, en particulier les armées de l'air pour lesquelles le kérosène est vital. on peut même penser qu'il y aura nationalisation des compagnies et/ou mise sous tutelle des réserves prouvées, l'exemple parfait en est l'Iraq, la deuxième guerre du golfe n'était motivée comme la première que par le pétrole, Bush n'a fait que joindre l'utile (mise sous tutelle du pétrole irakien) à l'agréable (faire payer un état puisque qu'al-quaida est trans-étatique).
Rédigé par: pfr | 19 septembre 2006 at 18:50
PFR, comme vous le dites, la situation est bien mal engagée et le scénario catastrophe charbon est déjà en pleine production:
http://www.nytimes.com/2006/06/11/business/worldbusiness/11chinacoal.html?ex=1307678400en=e9ac1f6255a24fd8ei=5088partner=rssnytemc=rss
Et il reste malheureusement assez de pétrole pour que nous tergiversions encore dans la recherche d’énergies alternatives. Pourtant, le temps nous est compté, c’est en tout cas ma conviction.
Franchement, je suis assez pessimiste. Chaque pays se développe à bâtons rompus, chacun dans son coin et avec toutes les bonnes raisons du monde… La Chine, l’Inde, et l’Indonésie vont faire exploser les compteurs. Et comment leur en vouloir?
Comment imposer une discipline énergétique au niveau mondial alors que c’est chacun pour soi, que la moitié de la planète ne mange ni ne boit à sa faim. Il faudrait une réelle gouvernance mondiale, mais ce n’est pas demain la veille.
Et on perd son temps à écrire (comme moi aujourd’hui) sur les maladresses du pape, les musulmans offensés, alors que tout cela, c’est peanuts face à ce qui nous attend. L’arbre qui cache la forêt. Les années et les siècles (si siècles il y a) à venir s’annoncent pour le moins difficiles.
Faisons notre possible et gardons l'espoir.
Cordialement
Rédigé par: Etienne Franck | 20 septembre 2006 at 04:51
déplétion du pétrole en 2015, déplétion du gaz en 2030, mort de l'humanité quasi-certaine en cas de recours au charbon (+73% émission gaz carbonique par rapport au gaz naturel!) ou en cas de recours massif au bois (déforestation massive en particulier dans les pays sous-développés). LA MENACE EST REELLE ET GLOBALE : si le bateau coule, tout le monde coule. conséquence: la réponse doit être EFFICACE ET GLOBALE. il faudra très vite mettre sous tutelle tous les pays producteurs de pétrole non-démocratiques comme l'iran et l'arabie saoudite, limiter la production pour la réserver aux secteurs stratégiques (aéronautique), ce qui aura comme effet de rétarder la fin du pétrole. il faudra ausi empecher DE GRE OU DE FORCE le recours au charbon ou au bois. et bien sur il faudra mettre le paquet sur les énergies renouvelables. en conclusion, des mesures autoritaires sont inéluctables et inévitables, tant au niveau des Etats que des continents. nous aurons des guerres pétrolières très violentes et très longues, des mises sous protectorat, voir des recolonisations intégrales, de pays du tiers monde qui seront tentés d'utiliser le bois et le charbon, ce qui serait un casus belli à l'humanité toute entière. du bel avenir de la guerre et de la dictature... s'il faut un Pinochet vert pour éviter la catastrophe, tant pis, les vrais coupables seront les politiciens incompétents qui se sont succédés depuis au minimum le premier choc pétrolier de 1973.
Rédigé par: pfr | 20 septembre 2006 at 12:54
http://www.reporterherald.com/Top-Story.asp?ID=6894
Link montrant que si effectivement de nombreux scientifiques disent qu'il y a Global Warming et qu'il est bien provoque par l'homme, il en existe aussi qui disent que ce Global Warming n'est pas cause par l'homme.
Mais , ce n'est pas mon point:
Je crois que Monsieur Sorman a raison quand il ecrit: "Il convient seulement d'adopter , si nécessaire , des mesures dont les bénéfices espérées ne seraient pas pire que les drames annoncés."
Que nous proposent les monsieur franck? De reduire notre consommation d'energies fossiles? S'il est bien sur souhaitable et faisable de reduire la consommation (moins de Hummer, plus de flexfuel bresilien par example), il n'est pas realiste d'envisager une reduction drastique. Personne ne veut retourner a l'age de pierre et ni la Chine ni l'Inde ne feront d'efforts de reduction. Cela ne servira donc a rien, a savoir: si tant est que ce Global Warming est provoque par l'homme, il continuera a s'accentuer.
Alors arretons de rever et de debattre pendant des heures sur des idees irrealistes avec des gens qui ont un agenda ideologique ou autre (par forcement monsieur franck).
Il me semble que la question n'est pas d'arreter ou de baisser drastiquement notre production de chaleur, puisque cela est utopique, mais plutot de reflechir a des solutions pour creer du froid qui viendra contrebalancer la creation de chaleur.
Or personne, ou pas grand-monde ne parle de ce sujet sous cet angle. C'est toujours un peu la meme discussion un peu sterile.
J'ai lu recemment a propos d'une idee de tres grands panneaux solaires en orbite faisant de l'ombre, et surtout, reflechissant les rayons solaires par example. Un espece de thermostat pour la planete... Surement tres cher, mais le jour ou nous sentirons que la temperature est vraiment tres elevee, nous trouverons l'argent. Et je suis sur qu'il y a d'autres idees de ce type.
Rédigé par: Edouard | 20 septembre 2006 at 23:17
Edouard écrit : "le jour ou nous sentirons que la temperature est vraiment tres elevee...", il sera déjà trop tard! le probleme français de l'écologie, c'est qu'elle est dévoyée par une bande de gauchistes attardés, des types refusés par le ps car jugés trop nuls, des écolos rive gauche de salon. l'écologie est de droite, si on se prétend nationaliste, on est nationaliste intégral, et on notera au passage l'amateurisme de le pen qui, s'il intégrait vraiment l'écologie radicale dans son programme, arriverait en tête au premier tour en 2007, n'en doutez pas un instant! je reste sur ma position LIBERALE : la préservation de l'environnement, c'est une nécéssite vitale pour notre survie mais aussi un gigantesque potentiel de croissance. faudra juste être capable intellectuellement d'imaginer par exemple des voyageurs sortant du tgv pour prendre un taxi, taxi qui ne sera plus un véhicule à moteur mais... une caleche avec des chevaux! ne riez pas c'est non seulement plausible mais économiquement efficace. pour parler sans langue de bois, les milliards d'euros qui servent à acheter cette m.... de pétrole peuvent rester chez nous et nous permettre un bond en avant technologique d'une ampleur jamais atteinte dans l'histoire de l'humanité,certains experts parlent d'un taux de croissance continu de 5 % et plus!!! 5 % en france il n' y aurait plus de chomage en moins d'un an!!!
Rédigé par: pfr | 21 septembre 2006 at 07:55
2031 looks bleaker and bleaker.
Je crains, Monsieurs Sorman qu'il soit urgent de revoir votre position et de modifier le scénario de votre "Le monde en 2031".
http://commentisfree.guardian.co.uk/george_monbiot/2006/09/post_411.html
There are three things on which almost all climate scientists are now agreed. The first is that man-made climate change is real. The second is that we need to take action. The third is that, to avert catastrophic effects on both humans and ecosystems, we should seek to prevent global temperatures from rising by more than 2C above pre-industrial levels.
Two degrees is the point at which some of the most dangerous processes catalysed by climate change could become irreversible. This includes the melting of the west Antarctic and Greenland ice sheets, which between them could raise global sea levels by seven metres. It includes the drying out of many parts of Africa, and the inundation by salt water of the aquifers used by cities such as Shanghai, Manila, Jakarta, Bangkok, Kolkata, Mumbai, Karachi, Lagos, Buenos Aires and Lima. It also means runaway positive feedback, as the Arctic tundras begin to release the methane they contain, and the Amazon rainforest dies off, turning trees back into carbon dioxide. In other words, if the planet warms by 2C, 3C or 4C becomes almost inevitable.
So by how much do we need to cut carbon emissions if we are to stop this from happening? The most persuasive analysis I have seen was compiled by a man called Colin Forrest. He is not a professional climate scientist, but the figures he uses have been published in peer-reviewed journals. He argues his case as follows.
Researchers at the Potsdam Institute for Climate Impact in Germany have estimated that holding global temperatures to below 2C means stabilising concentrations of greenhouse gases in the atmosphere at or below the equivalent of 440 parts of carbon dioxide per million. While the carbon dioxide concentration currently stands at 380 parts, the other greenhouse gases raise this to an equivalent of 440 or 450. In other words, if everything else were equal, greenhouse gas concentrations in 2030 would need to be roughly the same as they are today.
Unfortunately, everything else is not equal. By 2030, according to a paper published by scientists at the Met Office, the total capacity of the biosphere to absorb carbon will have reduced from the current 4bn tonnes a year to 2.7bn. To maintain equilibrium at that point, in other words, the world's population can emit no more than 2.7bn tonnes of carbon a year in 2030. As we currently produce around 7bn, this implies a global reduction of 60%. In 2030, the world's people are likely to number around 8.2bn. By dividing the total carbon sink (2.7bn tonnes) by the number of people, we find that to achieve stabilisation the weight of carbon emissions per person should be no greater than 0.33 tonnes. If this problem is to be handled fairly, everyone should have the same entitlement to release carbon, at a rate no greater than 0.33 tonnes per year.
In the rich countries, this means an average cut by 2030 of around 90%. The United Kingdom, for example, currently releases 2.6 tonnes of carbon (9.5 tonnes of carbon dioxide) per capita, so would need to reduce its emissions by 87%. Germany requires a cut of 88%, France of 83%, the United States, Canada and Australia, 94%. By contrast, the Kyoto Protocol - the only international agreement that has been struck so far - commits its signatories to cut their carbon emissions by a total of 5.2% by 2012.
These could be underestimates. The Potsdam Institute calculates that with the equivalent of 440 parts of carbon dioxide per million of air in the atmosphere, there is a 67% chance of holding the temperature rise to below 2C. Another study suggests that to obtain a 90% chance of stabilisation below 2C, you would need to keep the concentration below 400 parts per million - 40 or 50 parts below the current level. Because the carbon released now stays in the atmosphere for some 200 years and causes climate change many years into the future, there is perhaps a 30% chance that we have already blown it. We might already be committed to 2C.
But to use this as an excuse for inaction is like remaining on a railway track while the train is hurtling towards you. We might not have time to jump out of the way, but if we don't attempt it, the disaster is bound to happen. If we in the United Kingdom are to bear our fair share of dealing with climate change, we must cut our emissions by 87% in 24 years.
Rédigé par: etienne franck | 21 septembre 2006 at 14:59