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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Voici les sites qui parlent de Anti-americanism: a French perspective :

Commentaires

Thanks for you article. A few comments:

First, according to you, does the current worldwide increased resentment and mistrust for the US qualify as anti-Americanism? If this is the case, it is obvious that your definition of anti-Americanism as being disconnected from what the US “does or doesn’t do in specific circumstances or locations” does not stand. Are the 70% of Americans that are angry about current US policies anti-American? What is the difference, then, between an “anti-American” as defined by you, and someone who is simply opposed to and resents US policies?

Second, it is misleading, no, absurd, to place the planetary invasion of McDonald’s and the invasion of Iraq by the US army on the same level. Expansionists and isolationists don’t give a damn of whether Mc Donald’s opens 500 restaurants in Indonesia or on the moon. They do give a damn on whether it expands blood and treasure in wars of choice. Even in the case of Iraq, I would not qualify anti-war Americans as isolationists. This would be a gross oversimplification.

Third, are you trying to paint all the people who may resent the US for a reason or another as Sayed Qutbs?

In a single page, you have exonerated the US of any ills, and any responsibility. The US is this misunderstood, benevolent giant that can do no harm…

Dear Mr. Sorman, I think that you are deeply in love with the US, and that as any enamored individual, you fail to see the defects of your beloved. And of course, all those who dare criticize her, are snotty intellectuals, unknowing Marxists, or Islamo-fascists.

L’amour est aveugle, love is blind, and so it seams, you may have become vis a vis the US of A.

Or am I missing something?

you are missing something , I'll elaborate to-morrow; but I never wrote the US were innocent. They are culprit , more than responsible. By essence ? Why did Talleyrand wrote in 1794 that the US had no culture , no cuisine but roastbeef with potatoes and 40 religions? Whom were the US threatening at that time?

I agree with Guy, there is no rational reason for vindicating anti-Americanism :)

If the US were a regular Empire, we would be in a big trouble.

As "le gendarme du monde" because of their incredible power, US are a very kind one.

Just imagine any other country with the same power ...

OK, let me frame the issue again:
- I have no problem with McDonald's opening a fast food in the middle of Montmartre, or anywhere else for that matter. I have big problems with the US invading Iraq, disregarding issues of global warming (this is changing), refusing to ban cluster bombs, etc… Does that make me an anti-American?
- More often than not, I have a nasty urge to slap pet goat obscurantist Georgie boy and darthvador Dick, as do many Americans. I feel that their behavior is an insult to American values. Does that make me an anti-American?
- GS states that: “To a certain extent, the level of anti-Americanism as measured by opinion polls do vary, but not too much.” Oh really? Check out the latest work by Pew Research on the subject. http://pewglobal.org/reports/display.php?ReportID=252
You will find that, for example, in the UK, favorable opinions of the US have gone from 83% in 2000 to 56% in 2006! In Indonesia, from 75% to 30%. Talk about small variations! I wonder what's the intent behind GS’s obviously misleading statement. Does bringing that up make me an anti-American?
- OK, I’ll stop here because this could go on for a while.

In short, when you want to define as a tricky concept as “anti-Americanism”, you have to be far more careful and rigorous (to say the least) than GS has been above. Or else you’re doing nothing more than the biased job of an ideologue. We hold GS in too great an esteem (a bit of flattery always works;) ) to satisfy ourdselves with such a hatchet job. Now let’s wait for his clarifications.

Pour compléter , brièvement, il existe un anti-américanisme structurel ( enraciné dans la nature individualiste des US , fondés contre l'Europe aristocratique) auquel s'ajoute , en tant que besoin , un anti-américanisme conjoncturel , justifié ou expliqué par les événements. Les deux se superposent sans totalement se confondre.

Mouais... c'est plus flou que la physique quantique, mais bien moins efficace.
"Justifié ou expliqué" par les évènements? Et pourquoi pas "causé" par les évènements, ou plutôt, par des actions délibérées des Etats-Unis.
Et pourquoi ne pas parler, dans ce cas, de "ressentiment envers la politique Américaine" plutôt que d'anti-Américanisme?
Voilà une distinction qu'il serait utile d'approfondir.
Le terme "anti-Américain" est bien commode, car il permet à la fois de peindre d'un même trait des postures tout à fait légitimes et d'autres qui le sont moins, et d'exonérer les USA de leurs erreurs.
Amalgame largement utilisé par l"administration en place "qui n'est pas avec nous est contre nous" pour qualifier de traîtres ou d'alliés du terrorisme, les voix dissonantes. Ca c'est du vrai anti-Américanisme.
Ce qui me rassure, c'est qu'avec une définition aussi floue, y a actuellement plus d'Américains anti-Américains que de pro-Américains.

Quand ETF sous entend souvent que c'est l'administration Bush qui est responsable de la montée de l'anti-américanisme dans le monde.

Mais ne demande-t-on pas qu'elle image ils ont des USA aujourd'hui et non de son administration ?

Quand à la haine de Georges Bush et de son administration, je l'aurais compris s'il s'en était pris militairement contre le Canada ou le Japon. Par contre, contre deux dictatures totalitaires franchement...

D.J

P.s. : je remercie Drzz de m'avoir fait un résumé en français du dernier billet de Guy Sorman.

"Dear Mr. Sorman, I think that you are deeply in love with the US,..;"

So shall I, dear ETF. Sans vivre aux USA. Par opportunisme? Que non!
Simplement par lassitude d'observer à quel point nos "bons européens" prennent les USA du président Bush pour cible, depuis 2000-2003. Le comprendre mieux? Plongez-vous plus finement dans le "climat intérieur" du vieux continent (et de l'U.E. actuellement en déglingue profonde sans un plan "B"...), lisez autrement que par ce qu'en disent nos journaleux... notablement anti-américains.
Cherchez donc des raisons plus profondes et autres, si vous ne souscrivez guère à l'approche donnée par G.S.? Car personnellement, et en analyse PSYchosociologie, je serais assez d'accord avec le contenu de son billet. La figure de la "tête de turc" n'est pas que simple expression, la sociologie le prouve sur nombre d'autres faits, hors le contexte BUSH. Voyez comment on blâme d'ici l'économie US qui se tient à 3% de croissance quand nous hésitons entre 2 - 2,7%, avec nos 8% de chômage moyen et nos pointes à 25%, régionalement. Pour excuser le fait que notre concept d'Europe sociale ne tient plus la route depuis 15 à 20 ans? Mesurez autant nos blâmes sur la non-adhésion à Kyoto, puis encore à ceci et encore à cela! Mais Chine, Iran, Corée du Nd de tous les excès? Alors "soyons compréhensifs" est la ligne de conduite de tous les hypocrites que nous sommes!

Que 70% d'amerlocques s'opposent à la vision géopolitique de l'admin. Bush? Interprété bêtement comme à mon habitude : relisez donc mon 02/23 à 23:20 sous le thème L'homme à l'oreille cassée.
C'est pas trop difficile d'identifier: 50,1% de démocrates en espoir de voir s'inverser le profil du pouvoir en place. Et tout y est bon pour arriver à ces fins. J'y ajouterai 19,9% de républicains pas nécessairement au fait de ce que ces géographies lointaines représentent comme enjeux géopolitiques à terme plus éloignés que 2008! Parmi eux des élus inquiets (...) en mal de réélection, des intéressés à voir le "clan" Bush retourné, etc.

Rien à foutre donc avec la religion des uns ou des autres! Qu'ils regardent donc plus finement les gesticulations en cours chez Ahmadinejad avec ses "négociateurs en bras de fer" et l'état de disgrâce interne dont les foules iraniennes tendent à exprimer (enfin) leur ras-le-bol de ces intégristes idiots qui dirigent des zones arriérées! Heureux que là-bas des "réformateurs" puissent gagner un espace d'expression plus difficile à réprimer que par le passé! Ça, ni les démocrates, ni les 19,9% de républicains ne s'en soucient.
NIMBY est un facteur puissant des comportements de tous les pays à taille polygonale importante. L'ancienne France y perd aujourd'hui son rayonnement d'antan, pour ne pas l'avoir compris assez tôt.

People hate America just only because this is the strongest and the most powerfull country of the world !

Moreover, you cannot minimize their influence concerning the political situation of many countries around the world.

The cold war was not only a war between USA and Russia but indeed a war in Africa, in East europe and in Asia, in Cuba, in Korea, in South of America.

Cold war was a world wide war.

Quite true about Mc Donald’s and its perceived invasion of the French way of life. My father and his cousin, both older French men wouldn’t step onto its grounds – even for French fries – so as to be able to claim “MacDo? Degueulasse! Je n’y mettrai JAMAIS les pieds!”. A revealing difference between a culture of « give me now, make it quick, practical, and I want it my way » - versus the formality of a French luncheon, gracefully shared in a polished atmosphere, where such things as flavors and nuances of a dish are discussed with a glass of wine… The French viewed these fast foods as an ‘invasion’ of their way of life, Mac Donald’s was boycotted, some were burnt down, but eventually, « quick and cheap » became accepted as a deterrent to the higher prices of a ‘petit bistrot’. Personally, I have never had a burger in my life and don’t intend to – except for a veggie burger - but I do value CHOICE!

As opposed to what many contrarians would say, Anti-Americanism has little to do with this administration, it has been alive and well for many generations. As Guy Sorman noted, by the end of 1945, and after Americans lost 290,000+ to free Europe, “Yankee Go Home” signs were posted all over Paris. Anti-American articles in Le Monde of 10 years ago were prolific and are easily accessible – yet 10 years ago, the Commander in Chief was the ‘buddy’ of everyone…
What the Bush administration has done, is solidify anti-Americanism’s raison d’etre amongst those who harbored anti-American sentiments already. Andre Glucksmann speaks of this hate eloquently is his book – Le Discours de la Haine.

« Le secret de la haine il faut le rechercher chez ceux qu’elle anime et enflamme. La clé de l’antiaméricanisme niche dans les obsessions et les a priori des anti-américains (…) Rien d’étonnant si la terre natale de l’antiaméricanisme, son atelier, son promoteur théorique fut et demeure l’Europe. Le « vieux Continent » conquit et peupla le « Nouveau Monde » sans cesser de se comparer a lui. Tantôt jaloux de la liberté exotique des bons sauvages, des pionniers et des aventuriers. Tantôt dénigrant le primitivisme et l’absence d’histoire des indigènes. Tantôt méprisant la degenerescence d’anciens Européens qui dans la quête du dollar ont perdu les pépites de la culture. Un perpétuel balancement entre l’éloge et la dépréciation dure depuis cinq siècles.”
Thank you Mr. Sorman for this great article, now I will answer your question if I may :
“Where would the anti-Americans go if they lost their best enemy?” Well, they would balk at Israel of course! Anti-Americanism goes hand in hand with anti-Israelism the great SECOND evil empire in the world! Don’t-You-Know!

Pour les (futurs) citoyens suisses ou américains de ce blog : prière de regarder jeudi à 20h 50 l"emission Envoyé Special sur les agissements de Firestone au Liberia . Si vous aimez la vérité, bien entendu...

The problem with Mr Sorman's analysis is that the language used gives it some kind of universal extent whereas one familiar with the situation in France can quickly understand that it is strongly influenced by what can be observed at home.
His quote of Mr de Talleyrand is reinforcing this feeling.
Yes, the reminiscence of the old regime still unconsciously influences France's perception of the rest of the world, America included.
However true, this statement based on a local knowledge has a local extent only.

If we truly want to find a common denominator to all streaks of anti-Americanism around the world we must go beyond those national peculiarities.

I do not pretend being omniscient enough to produce a definitive conclusion, but my understanding is that by not being true to its principles, America is giving all the necessary weapons to destroy its reputation to whomever is willing to do so.

ETF referenced the Pew Research work. I remembered Bill Clinton noticing at the Davos conference that whenever America is positively intervening, the resentment is decreasing. Such thing, said Clinton, can be observed with Indenosia where the favorable opinions jumped from 15% in 2003 to 38% in 2005. In the meantime, American sent significant relief forces to help out this wrecked region after the tsunami.

Understanding a foreign culture is a compex matter. Mr Sorman, a frenetic traveller (any tips for jet lag !) around the globe must certainly have noticed how over-simplified the vision can be from far abroad.

Spain or Italy are, from a North-American point of view, more pieces of a continent than complex cultures deserving a significant amount of time to be understood individually. Of course I am talking about the laymen, not the kind of highbrow intellectuals that potentially Mr Sorman must meet.

America is perceived through the same unwillingness to understand (and accept) the details that make up a nation (Should I quote there Mies Van Der Rohe, "devil is in the details" !). Because it is today's superpower the phenomenom is more visible. Because America is in some kind of culture crisis, it is exaggerated.

To conclude with a more mundane point, I remember this Oprah Winfrey show where she was visiting whith her team the rest of the world. At some point they realize that the perception that the Indian had was more influenced by a TV series like Dallas than by anything else. Let's hope that the rest of the world from now on won't be Desperate (!) about America.

Right , I changed the title

With all due respect, you might as well rename your text:
"Anti-Americanism, a vague perspective",
as it is far more confusing (when not plain inaccurate) than enlightening.
I’ll stick to your book for a more thoughtful enquiry.

A Mendes,

Je sais très bien où vous voulez en venir. Les problèmes sociaux structurels voir de corruption d'où serait mis en cause certaines multinationales sont avant tout une responsabilité des dirigeants des pays pauvres. Vous avez également le cas de la Chine où la syndicalisation ouvrière qui est interdite par l'état.

Néanmoins, cela reste nécessaire que des firmes occidentales investissent dans ces pays. Le contraire serait encore pire.

D.J

Sur le sujet Anti-américanisme en France , deux livres essentiels : Philippe Roger , L'ennemi américain ,Le Seuil 2002 . P.Roger , à coups de citations formidables , fait remonter le phénoméne idéologique à la fin du 18e siècle . Et Jean-François Revel ( 2003 ) , trés en verve , avec L'obsession antiaméricaine ( Plon ) , consacré aux fantasmes contemporains.

Sur le même sujet, on peut lire également, Pierre Rigoulot l'anti-américanisme, Robert Lafont 2004 et également Dinesh D'Souza pourquoi il faut aimer l'Amérique, préfacé de Jean-François Revel, Grasset 2002.

D.J

J'ai lu l'obsession antiaméricaine.
Le livre contient d'excellents arguments, où l’on voit, par exemple, que l’hyper puissance américaine est, pour beaucoup, la conséquence de l’hyper faiblesse Européenne. Mais il tombe inévitablement dans l'excès inverse.
Passons sur la justification de l’intervention en Irak. Sur le simple processus électoral, par exemple (on ne va passer tout l'ouvrage en revue): 
- JFR justifie le système des grands électeurs comme étant un bienfait (ah oui, la proportionnelle), alors qu'il s'agit d'un archaïsme (hé oui, les transports en ce temps-là...) qui débouche sur des absurdités du genre présidentielles 2000, où le candidat arrivé en tête avec plusieurs millions de voix d'avance se retrouve battu. Où seuls quelques états clé décident de l'élection présidentielle (pauvres républicains New Yorkais), et où l'on se retrouve par conséquent avec des taux de participation de 50% à peine. 
- JFR passe totalement sous silence les archaïsmes et magouilles qui aboutissent à des répartitions inégales de machines à voter selon les besoins des candidats en place, l'intimidation de certains électeurs cible, les radiations de listes abusive, etc. 
- Passons aussi sur sa justification d’un système de santé qui laisse 47 Million d’individus sur le bord de la route et d’un système social où 18 Millions de personnes vivent en état de très grande pauvreté dans le pays le plus riche du monde.
Dire cela, est-ce de l'antiaméricanisme? 
Pour moi c'est tout le contraire. Il faut se battre pour que les USA soient la grande démocratie qu'ils prétendent être. 
Qu'il y ait obsession anti-Américaine, en France notamment, indéniablement, mais prenons garde à ne pas défendre, absoudre, voire glorifier les shortcomings des USA au nom du combat contre ses ennemis.

Le systeme americain est un systeme qui donne l'apparence d'avoir des imperfections (candidat avec plusieurs milliers de voix d’avance dans certains états ne gagne malgré tout pas la présidence, ce qui est arrivé 2 fois en 230 ans…) – ce système est conçu pour servir et représenter le peuple de chaque état, et non pas seulement ceux qui ont une population dense. Malgré ses territoires vastes, tous les états américains doivent être représentés, afin d’éviter l’oppression par la majorité électorale de droite ou de gauche dans certains territoires. C’est un système qui marche depuis plus de 200 ans, outre ment mieux que bien des démocraties européennes. ETF nous parle de certaines magouilles avec les machines a voter, ainsi que de listes abusives, celles-ci sont documentées multe fois durant l’élection de Kennedy dans les états du Midwest. Quant à l’an 2000, après que les votes furent comptés a Tallahassee (Floride), et que le brouhaha des presses se turent – il restait malgré tout 537 votes DE PLUS POUR Bush (dont le mien) – n’en plaise au parti démocrate. C’est ça la démocratie, des fois on perd…
Quant au système de santé américain, pleeeaaase, ETF, referes toi a un article récent sur 4V auquel j’ai déjà répondu. Ne mélangeons pas le boudin avec le couscous…

Retour sur la scène électoral(ist)e aux US:

La presse européenne commente un fait de gloriole-CINEMA.
Titrage exact, repris du journaliste:
""
Et le vainqueur (en 2008) est...
Un Oscar pour 'Une vérité qui dérange' et l'idée d'une candidature présidentielle d'AL GORE est relancée.
Tout le monde y croit. Sauf l'intéressé. Apparemment...
""

Eclairant? Le show-buzzzinessss à l'oeuvre!
Hillary n'a qu'a bien se tenir!
Après ceci il y en a qui nous parlerons d'honnêteté intellectuelle?

Merci Annika pour le dernier commentaire relatif au système électoral US. J'en pense de même. Mais il faut pour ceci pouvoir admettre que les USA sont fédéraux et que le vote est LIBRE. Ce que ETF oublie parfois. Qu'il se livre donc à une analyse comparative avec divers systèmes électoraux pratiqués en U.E.?

SANTE: Boudin ou couscous, j'aime les deux.
Je me rappelle avoir déposé un commentaire récent sur un billet en parlant (avec D.J.?) de cette situation burlesque où notre ministre de la santé belge était "admiré" par les autorités (démocrates) US.
Il - ministre fédéral socialiste - agit pour couper dans les budgets (à tort et à travers, nous disent les spécialistes belges). Comme quoi...

Ah... que les états soient fédéraux et que le vote soit libre justifierait donc qu'on n’élise pas le président au suffrage universel et que par conséquent, un président minoritaire en voix puisse être élu (ce qui est arrivé 3 fois dans l’histoire). Que le vote à la présidentielle, d’un républicain dans un état fortement démocrate (ou vice versa) n’ait aucune valeur, ne vous pose pas de problème ? Moi si. C'est tout simplement absurde et contraire aux fondements même de la démocratie : one citizen, one vote and every vote counts equally. Par ailleurs, ce n’est pas bon pour la participation aux élections présidentielles, où je vous rappelle que les 50% de votants sont péniblement atteints.
Une démocratie dans laquelle seule la moitié des citoyens participe à l’élection la plus déterminante est une démocratie malade (j’en reste là, car il y a bien d’autres causes et symptômes de cette maladie).
Pour ce qui est de l'équilibrage fédéraliste, ce sont les sénatoriales qui s'en chargent, puisque chaque état, quelle que soit sa taille, élit deux sénateurs. Et lorsqu'on sait qu'au sénat il faut 60 voix sur 100 pour qu’une loi passe, cela donne un fort pouvoir aux états, même les plus petits.
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas parce que l’on soutient l’une ou l’autres des positions, que cela fait de vous un anti-Américain. Ce n’est pas parce que l’on est contre l’intervention en Iraq (ou au Vietnam, en son temps) que cela fait de vous un anti-Américain. Ce n’est pas parce qu’on souhaite la mise en place aux US d’une couverture maladie universelle que cela fait de vous un anti-Américain. L’on jette bien trop facilement (y compris en politique intérieure américaine) cet anathème sur ceux dont les opinions divergent. Et ça c’est précisément et par essence, anti-Américain.

Pour ETF,

En Suisse pour les votations populaires quand il s'agit de voter pour une initiative, c'est-à-dire l'introduction d'une nouvelle loi (contrairement à un référendum qui a pour but d'annuler une loi votée par le parlement).

Donc pour l'initiative, il faut la double majorité (canton, peuple), ce qui fait que si la majorité populaire dit oui et que la majorité des cantons dit non l'initiative est rejetée, ça paraît absurde, mais c'est la démocratie Suisse.

Les taux de participation sont régulièrement en dessous de 50 %. C'est pire pour les élections.

Les règles démocratiques américaines ou suisses sont bien seulement quand on gagne et stupident quand on les perd.

D.J

Et en Belgique ...
le VOTE est OBLIGATOIRE, quel que soit le niveau local, régional, fédéral ou européen. Le contrevenant s'expose à des poursuites judiciaires et/ou amendes. Le taux de participation passe ainsi à près de 92-95%, mais avec un nombre de bulletins blancs ou non valables qui peut être de l'ordre de 10%. Ce qui laisse +- 85% de voix.
Il n'y a pas de système à deux tours, mais des règles avec des ratios parfois alambiquées selon les instances!

On n'enlève que rarement des lois et décrets (c'est trop fastidieux à discuter aux parlements); donc les réformes législatives sont traînantes et largement inadaptée... cfr le Droit, toujours en retard sur les nouvelles réalités.
Par contre, la proliférations des pouvoirs en mesure de légiférer entraîne une croissance exponentielle de textes dans lesquels les administrations sont assez paumées! Seuls les avocats apprécient d'y jouer au plus finaud...

Comme quoi sous ce vocable flou de DEMOCRATIE, toutes les combinaisons existent et le rationnel "1 citizen 1 vote" est fait pour les contextes simplistes.

Les USA sont un pays qui releve de la psychiatrie.
La plupart des autres analyses sont interessantes mais a mon avis secondaires. Seule la psychologie clinique peut reellement expliquer ce qui se passe dans cette population (paranoia, brutalisation des psychees, depersonnalisation et destructuration, la liste est longue, helas).

N'allez pas croire que ce pays va s'effondrer pour autant. Leurs ressources sont immenses. Il importe peu aux dirigeants ricains que leur population se porte bien, le but n'est plus la, s'il l'a jamais ete...

Maintenant question simple. Avec quoi fait-on avancer un avion de chasse, un bombardier furtif ou un tank Abraham? Avec de l'eolien? Avec de l'hydrogene?

La strategie ricaine est de sucer le Moyen-Orient (les ouvertures de bases permanentes se multiplient dans la region...), quitte a le detruire et quels que soient les risques... puis de se replier sur les sables bitumeux du Canada et les ressources nouvelles de l'Arctique.

Parce que dans trente ans les avions voleront encore avec du petrole. Surtout les avions militaires.

Alors le bien-etre des pauvres...

Bien a vous

Leon

(Et qu'on ne parle pas de la dette, avez-vous deja reclame votre du a la mafia ? Avec quels arguments? Les chinois pourront s'assoir sur leur dette le jour ou les ricains leur diront d'aller se f... Ils se reveilleront plumes... La tronche en biais des dictateurs chinois ce jour-la, quel delice ! je reve de voir ca...)

Pauvre Kim Jong Ilien

votre commentaire ne mérite qu'une prescription:
Allez donc vous faire soigner chez un des bons psychiatres français, marqué du sceau des enveiux de la gauche, comme il se doit.
De préférence avec de la chimiothérapie qui ne soit pas à base d'extraits de pétrole car vous pourriez alors contracter le virus de l'AMERICANUS VULGARUS (paraît que c'est redoutable pour les cerveaux d'européens)!

Merci Kim / Leon,
Enfin un exemple concret d'anti-Américanisme!

"How could a scholar not despise a society which does not put scholarship at the top of its social values?"

Crystal-clear demonstration by Guy Sorman that, like beauty or any ideology, anti-Americanism is indeed in the eye of the beholder.

And also, in its intellectual variety, a matter of social hierarchy: how can you love a country that doesn’t put you at the top of its pecking order where you think you belong?

Which helps to explain the otherwise incomprehensible fact that some of the worst America-haters (such as a Noam Chomsky or, before him, an Ernest Hemingway and his so-called “lost generation”) could be found in America itself and among some of its best and brightest minds.

And why they could be so cherished by America’s intellectual arch-rivals: the French, bien sûr!

http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2007/03/03/anti-americanism-101-by-guy-sorman/

As for those with the promised land agenda, guess who gave America… its greatest "hommages": "Democracy in America" and the Statue of Liberty?

ETF demande si l'opposition à guerre en Irak fait de vous un anti-Américain (en ajoutant que "ce n’est pas parce que l’on soutient l’une ou l’autres des positions, que cela fait de vous un anti-Américain. Ce n’est pas parce que l’on est contre l’intervention en Iraq (ou au Vietnam, en son temps) que cela fait de vous un anti-Américain. Ce n’est pas parce qu’on souhaite la mise en place aux US d’une couverture maladie universelle que cela fait de vous un anti-Américain")

La réponse, c'est : "Ça dépend." Ça dépend du contexte.

Comme je l'écris dans mon livre, "La Bannière Étalée"
http://underbahn.gorillaguerilla.com/0977422410.html
l'anti-américanisme, cela peut être résumé ainsi :
deux poids deux mesures.

Voici un extrait:
http://www.eriksvane.com/banniere.htm

…la lutte anti-Bush s'intégre, contrairement à ce qu'on proteste, dans l'anti-américanisme ambiant. La lutte contre les ogres de Washington nourrit l'anti-américanisme et s'en retrouve, à son tour, nourrie. Et quand ceux qui ont grandi dans une société, qui se définit par rapport à son opposition à Washington, se retrouvent journalistes, ils pensent rarement à remettre cet anti-américanisme en question ; et si, comme Alain Hertoghe [l'auteur de "La Guerre à Outrances : Comment la presse nous a désinformé sur l'Irak"], ils essaient de le remettre en question, ils se retrouvent vite remis à leur place …ou mis à la porte.

On ne s’étonnera donc pas que dans une telle société, les supporters de la guerre pour renverser Saddam, voire les supporters de Bush lui-même, de l’Amérique, ou du capitalisme — journalistes ou simples citoyens — ne se sentent absolument pas libres de s’exprimer ou alors ils en ressentent les conséquences amères. Alors qu'il ressort régulièrement comme la personnalité du PS la plus populaire dans les sondages, Bernard Kouchner a été complètement marginalisé par son parti parce qu'il a osé se prononcer en faveur du départ de Saddam Hussein (l'ancien président de Médecins sans Frontières et de Médecins du Monde — qui fréquentait "les bombes et les fosses communes de Saddam Hussein depuis 1974" et qui s'y connait donc peut-être un peu plus en "chaos", en "tragédies", et en "massacres" que les experts auto-proclamés en droits de l'homme — a depuis écrit la préface du Livre Noir de Saddam Hussein). L’un des rares intellectuels (avec André Glucksmann, Ivan Rioufol, Yves Roucaute, Maurice G Dantec, et Romain Goupil, entre autres) à avoir ouvertement soutenu la guerre, Pascal Bruckner, racontera plus tard ce que lui coûta sa franchise dans le pays cartésien, dans le pays vantant l'ouverture, le dialogue, le respect, et la tolérance.

«J’ai connu les insultes dans la rue, les menaces téléphoniques. Mes copains beurs qui me disaient : “Tu es tombé sur la tête” … Ceux de la revue Esprit m’ont lâché … Je me suis senti très seul.»

Il est flagrant qu'on ne peut trouver aucun bon côté à la politique de George W Bush, et si, par hasard, on peut lui trouver un côté positif, il doit aussitôt être qualifié par un point de vue cynique. On ne peut parler calmement de la politique américaine sans que l'on vous demande, horrifié, "Est-ce que vous êtes pro-Bush ?"

Pour ceux qui prétendent qu'il n'est aucunement question ici d'anti-américanisme, il est tout aussi flagrant que l'on ne vous demande jamais (avec horreur ou de toute autre façon) si vous êtes pro-Merkel, pro-Poutine, pro-Hou (le président chinois), pro-Mugabe, ou encore pro-Saddam. De même, il est flagrant que l'on ne se pose jamais la question (pas de façon durable, en tout cas) si l'on est, ou si l'on peut être perçu comme, le vassal des Allemands, des Russes, des Chinois, des Vénézuéliens, des pays arabes, ou des Irakiens (sous Saddam). Des commentaires populaires comme “au moins, Chirac a eu les couilles de s’opposer à Bush” n’existent pour aucun autre pays, pour aucun autre peuple, pour aucun autre dirigeant. À tous ces pays, à tous ces peuples, à tous ces dirigeants, on ne leur fait pas plus savoir — contrairement aux Américains — que les bons amis n'exigent pas d’être suivis aveuglément. (Quel besoin de ce faire puisque l’idée de s’opposer à un des ces pays — ou à son dirigeant — ne se pose même pas ?!)

Ainsi, bien peu de gens songent à émettre la moindre protestation quand, en mai 2005, on apprend que la position de la France vis-à-vis de Moscou consisterait à (continuer de) “ménager les sensibilités officielles russes” (et à Chirac de délivrer un satisfecit au régime de Poutine qui mène, selon lui, des réformes “positives”). À vrai dire, l’idée ne leur est même pas entré dans la tête ! Il n’y pas eu beaucoup plus de protestations quand Paris, pour ménager les sensibilités officielles chinoises, a illuminé la Tour Eiffel en rouge, a refusé d'inviter le Prix Nobel Gao Xingjian au Salon du Livre 2004, et a interdit les manifestations lors de la visite du président Hou en décembre 2005. N'évoquons même pas la tentative des pacifistes France et Allemagne de vendre des armes à Pékin.

ETF demande si l'opposition à guerre en Irak fait de vous un anti-Américain (en ajoutant que "ce n’est pas parce que l’on soutient l’une ou l’autres des positions, que cela fait de vous un anti-Américain. Ce n’est pas parce que l’on est contre l’intervention en Iraq (ou au Vietnam, en son temps) que cela fait de vous un anti-Américain. Ce n’est pas parce qu’on souhaite la mise en place aux US d’une couverture maladie universelle que cela fait de vous un anti-Américain")

La réponse, c'est : "Ça dépend." Ça dépend du contexte.

Comme je l'écris dans mon livre, "La Bannière Étalée"
http://underbahn.gorillaguerilla.com/0977422410.html
l'anti-américanisme, cela peut être résumé ainsi :
deux poids deux mesures.

Voici un extrait:
http://www.eriksvane.com/banniere.htm

…la lutte anti-Bush s'intégre, contrairement à ce qu'on proteste, dans l'anti-américanisme ambiant. La lutte contre les ogres de Washington nourrit l'anti-américanisme et s'en retrouve, à son tour, nourrie. Et quand ceux qui ont grandi dans une société, qui se définit par rapport à son opposition à Washington, se retrouvent journalistes, ils pensent rarement à remettre cet anti-américanisme en question ; et si, comme Alain Hertoghe [l'auteur de "La Guerre à Outrances : Comment la presse nous a désinformé sur l'Irak"], ils essaient de le remettre en question, ils se retrouvent vite remis à leur place …ou mis à la porte.

On ne s’étonnera donc pas que dans une telle société, les supporters de la guerre pour renverser Saddam, voire les supporters de Bush lui-même, de l’Amérique, ou du capitalisme — journalistes ou simples citoyens — ne se sentent absolument pas libres de s’exprimer ou alors ils en ressentent les conséquences amères. Alors qu'il ressort régulièrement comme la personnalité du PS la plus populaire dans les sondages, Bernard Kouchner a été complètement marginalisé par son parti parce qu'il a osé se prononcer en faveur du départ de Saddam Hussein (l'ancien président de Médecins sans Frontières et de Médecins du Monde — qui fréquentait "les bombes et les fosses communes de Saddam Hussein depuis 1974" et qui s'y connait donc peut-être un peu plus en "chaos", en "tragédies", et en "massacres" que les experts auto-proclamés en droits de l'homme — a depuis écrit la préface du Livre Noir de Saddam Hussein). L’un des rares intellectuels (avec André Glucksmann, Ivan Rioufol, Yves Roucaute, Maurice G Dantec, et Romain Goupil, entre autres) à avoir ouvertement soutenu la guerre, Pascal Bruckner, racontera plus tard ce que lui coûta sa franchise dans le pays cartésien, dans le pays vantant l'ouverture, le dialogue, le respect, et la tolérance.

«J’ai connu les insultes dans la rue, les menaces téléphoniques. Mes copains beurs qui me disaient : “Tu es tombé sur la tête” … Ceux de la revue Esprit m’ont lâché … Je me suis senti très seul.»

Il est flagrant qu'on ne peut trouver aucun bon côté à la politique de George W Bush, et si, par hasard, on peut lui trouver un côté positif, il doit aussitôt être qualifié par un point de vue cynique. On ne peut parler calmement de la politique américaine sans que l'on vous demande, horrifié, "Est-ce que vous êtes pro-Bush ?"

Pour ceux qui prétendent qu'il n'est aucunement question ici d'anti-américanisme, il est tout aussi flagrant que l'on ne vous demande jamais (avec horreur ou de toute autre façon) si vous êtes pro-Merkel, pro-Poutine, pro-Hou (le président chinois), pro-Mugabe, ou encore pro-Saddam. De même, il est flagrant que l'on ne se pose jamais la question (pas de façon durable, en tout cas) si l'on est, ou si l'on peut être perçu comme, le vassal des Allemands, des Russes, des Chinois, des Vénézuéliens, des pays arabes, ou des Irakiens (sous Saddam). Des commentaires populaires comme “au moins, Chirac a eu les couilles de s’opposer à Bush” n’existent pour aucun autre pays, pour aucun autre peuple, pour aucun autre dirigeant. À tous ces pays, à tous ces peuples, à tous ces dirigeants, on ne leur fait pas plus savoir — contrairement aux Américains — que les bons amis n'exigent pas d’être suivis aveuglément. (Quel besoin de ce faire puisque l’idée de s’opposer à un des ces pays — ou à son dirigeant — ne se pose même pas ?!)

Ainsi, bien peu de gens songent à émettre la moindre protestation quand, en mai 2005, on apprend que la position de la France vis-à-vis de Moscou consisterait à (continuer de) “ménager les sensibilités officielles russes” (et à Chirac de délivrer un satisfecit au régime de Poutine qui mène, selon lui, des réformes “positives”). À vrai dire, l’idée ne leur est même pas entré dans la tête ! Il n’y pas eu beaucoup plus de protestations quand Paris, pour ménager les sensibilités officielles chinoises, a illuminé la Tour Eiffel en rouge, a refusé d'inviter le Prix Nobel Gao Xingjian au Salon du Livre 2004, et a interdit les manifestations lors de la visite du président Hou en décembre 2005. N'évoquons même pas la tentative des pacifistes France et Allemagne de vendre des armes à Pékin.

@ Erik:

Il manque quelques fondamentaux dans votre analyse (en tout cas dans ce court passage). D’une part, et essentiellement, et c’est ce que je reproche aussi à d’autres, on ne peut même pas commencer à définir ce qu’est l’anti Américanisme si on ne définit pas auparavant ce que sont l’Amérique, et l’Américanisme.
L’Amérique serait-elle donc cette masse uniforme et invariable ?
Non, bien évidemment. C’est tout le contraire.
Donc j’espère que dans votre ouvrage, vous passez à bon moment à élucider cette question.

Ensuite, vous dites : …”la lutte anti-Bush s'intègre, contrairement à ce qu'on proteste, dans l'anti-américanisme ambiant.”
Excusez-moi, mais c’est très imprécis et peu scientifique. Où se trouve donc la relation de causalité?
Vous avez certainement lu les résultats de l’enquête de Pew (entre autres), où l'on voit que l’image de l'Amérique dans le monde s'est globalement dégradée, souvent de manière dramatique, depuis 5 ans. Le monde est-il pour autant devenu anti-Américain, ou encore, est-ce un anti-Américanisme latent et quasi universel qui a profité de l’occasion pour sortir, tel un diable, de sa boîte?
Et que dire, enfin, de la majorité d’Américains qui est maintenant viscéralement opposée à la politique de l’administration en place ? anti-Américains, eux aussi ?

Puis vous critiquez, à juste titre, l’opprobre que l'on a jeté en France sur les quelques partisans de la guerre en Irak. Je vous rappellerai simplement qu’il s’est produit le phénomène inverse aux USA, où s’exprimer contre la guerre en Irak fut, durant les premiers mois au moins, qualifié de trahison, ou tout au moins, sujet à cette même opprobre. Donc là dessus, il y a des progrès à faire des deux côtés de l’Atlantique.

Enfin, vous critiquez le fait qu’on se dise anti-Bush et pas anti-Merkel. Mais c’est absurde. Si Merkel avait le pouvoir d’un Bush, si la moindre de ses décisions pouvait avoir des conséquences planétaires, il est évident que l’on parlerait en termes de pro ou anti-Merkel. De par sa puissance unique dans le monde, il est tout à fait légitime, et inévitable, que les Etats-Unis soient passés au crible par les citoyens du monde.

Alors, cher Erik, c’est quoi, cette Amérique dont vous raillez les opposants?

Je recommande au passage le bouquin de Sorman (vous connaissez ?) "Made in USA", qui s'il pose plus souvent de questions qu'il n'apporte de réponses (une des caractéristiques des méthodes de l'auteur, y-compris sur ce Blog) a le mérite de dresser un portrait (qui m'a semblé) fidèle du pays.

Non, il n'y a pas des progrès à faire des deux côtés de l'Atlantique. Ce n'est même pas comparable ; les Américains sont censés être des abrutis aveugles et sans cœur, on ne le sait que trop bien. C'est *vous*, les Francais, les Européens, qui êtes censés être éternellement lucides, ouverts à toutes les opinions diverses, amoureux de la discussion et du dialogue, d'une tolérance à faire se pâmer de soupirs le reste de la planète.

Primo: Alors que les Démocrates sont (à tort ou à raison) en train de fustiger la politique étrangère de Bush, la politique étrangère en France est rarement un sujet de discussion, voire de discorde (sauf en période électorale).

Secundo: À tort ou à raison, l'Amérique a agi, Bush a pris des risques, Washington a envoyé des soldats au casse-pipes. Qu'on s'abstienne de lancer des insultes durant cet acte n'est peut-être pas si anormal que ça. Qu'un pays, par contre, qui a priori, n'était pas concerné (pas directement, en tout cas) et qui n'a pas pris des risques, ait à ce point fustigé les personnes qui pouvaient être pour cette politique, qu'ils soient français, américains, ou autres (voir le mépris pour les caniches anglaises, danoises, est-européennes, etc, qui "feraient mieux de se taire") — et le comble (voir "tertio"), c'est que ça continue aujourd'hui — ne peut en aucun cas être comparable (surtout lorsqu'on sait que ces prises de position extrêmes ne sont jamais prises pour les combats en Tchétchénie, la peine de mort en Chine, etc).

Tertio : Enfin, et c'est le comble, personne n'a fait de mea culpa pour le fait qu'en France, les personnes pro-Bush aient été baîlonnés, ce qui n'est que normal, puisqu'il est toujours impossible de se permettre de louer Bush ou même de parler de lui de façon neutre (si ce n'est qu'en le présentant comme un fou furieux)!!!

"vous critiquez le fait qu’on se dise anti-Bush et pas anti-Merkel."

Non, je critique le fait qu'on se dise, qu'on se vante d'être, qu'on s'honore d'être, anti-Bush, et qu'on se fiche éperdument de Poutine ou de Hou (voire de... Saddam à l'époque où il était au pouvoir).

Vous parlez de la puissance unique des Etats-Unis au monde. Est-ce Bush (ou l'Amérique) qui a coupé le gaz à l'Ukraine ou qui empoisonne des "traîtres" au Royaume-Uni?

Comme je l'explique (comme j'essaie en tout cas de l'expliquer) dans mon livre, l'obsession française (qui, selon les Français est lucide et objectif et un fait et partagé par le monde entier) reçoit bien peu de sympathie, par exemple, dans les pays de l'Est. Par ailleurs, on ne risque pas d'y trouver beaucoup de sympathie pour toutes les souffrances que les Français ont souffert sous Coca-Cola, McDonald's, Hollywood, et une souris nommée Mickey.

Par ailleurs, je vous recommande la lecture de cet extrait du blog de Stéphane :
http://lemondewatch.blogspot.com/2006_09_03_lemondewatch_archive.html

Quant à la mauvaise réputation des USA dans le monde, n'est-elle pas des plus normales quand des chefs comme Chirac, des télévisions comme France 2, et les intellectuels de tous bords sont sans cesse en train de décrier le même ennemi, l'éternel bouc émissaire? (Ce qu'on retrouve ailleurs, y compris dans ce que les Américains appellent the mainstream media, traditionnellement anti-républicain?)

Permettez-moi de citer au autre extrait de mon livre:
http://underbahn.gorillaguerilla.com//0977422410.html

La presse est parsemée de mots et d’expressions qui
dépeignent les Américains comme intransigeants, cyniques,
sournois, fourbes, insensibles, durs, menaçants, guerriers,
lanceurs d’ultimatums, et semeurs de zizanie : "Les Français
ont regretté l'intransigeance américaine" expliquait une
présentatrice sur France 2 un soir (la deuxième utilisation de
l'expression "intransigeance" en cinq minutes) tandis que
France 3 évoquait "l'appétit glouton des Américains" ;
"Washington menace la CEE" avertit Le Figaro et "Les Etats-
Unis durcissent leur attitude" titrait Le Monde, qui évoquait
ailleurs le "camouflet" américain ; "Les Américains déterrent
la hache de guerre" et "L'Amérique divise l'Europe" s’indigne
Le Quotidien de Paris qui évoquait aussi "l'extravagance des
demandes américaines". Quant à Libération, on peut y lire
que "«l'agression» américaine a, cette fois, été mal supporté"
chez les Européens (le quotidien a tout de même fait l’effort
de mettre le mot entre guillemets). Comme d’habitude, la
palme des expressions anti-américaines revient au Monde
Diplomatique avec ses (omniprésents) "intransigeance
américaine" et "instrument de l'hégémonie américaine".
Enfin, la première phrase d'un article dans La Tribune de
l'Expansion faisait état d’une glorieuse résistance fraternelle
naissante en réaction à la perfidie des vils Yankees : "Un seul
point d'accord les rassemblait : «Non au Gatt, non au diktat américain»".

Pendant ce temps, l’Europe est dépeinte comme débordante
de bon sens (en tout cas, quand ses positions s’alignent sur la
politique française), et ici la France jouit d’une attitude
particulièrement saine, raisonnable, lucide, tolérante, adulte,
vigilante, et souvent visionnaire. “La France veille aux
intérêts de ses... (choisir le groupe selon les circonstances)",
"la France entend faire prévaloir ses intérêts", "La France fait
preuve d'extrême prudence".

… examinons quelles sont les
expressions que l’on utilise à propos du système économique
américain par excellence (la plupart proviennent de
journalistes — censés nous apporter une description objective
et non partisane d’une situation, quelle qu’elle soit —, quand
elles sont de politiciens, leurs noms sont ajoutés entre
parenthèses après la citation) : le “credo néolibéral”, “la
mondialisation ultralibérale”, le “dogme libre-échangiste”, “la
logique néolibérale poussée jusqu’au bout”, le "libéralisme
débridé", "la logique glacée du marché", “la mondialisation et
ses effets dévastateurs”, l’"aseptisation rampante", "une
volonté d'uniformisation", “l’agression impérialiste”, “un
hold-up marchand planétaire”, "une agriculture — et plus
généralement ... une économie — qui voit la mondialisation
s'immiscer sournoisement au cœur même des traditions
villageoises" ... "une certaine filiation avec l'Amérique
apparait", l’"ultra-capitalisme" (Lionel Jospin), “au nom de la
rentabilité, au nom de la concurrence sauvage” (Noël
Mamère), “L’hyper-agressivité de la puissance américaine”
(Henri Weber), “Le naufrage de l’Argentine constitue un
véritable cas d’école des ravages de la mondialisation libérale ... Dans le monde où nous vivons, il n’y pas de place
pour les néolibéraux qui ont conduit l’Argentine à la faillite”
(Bernard Cassen, le président d’Attac).

On ajoute l’adjectif “sauvage” ou le nom “jungle” derrière
les mots “capitalisme” et “privatisation”, ou on y associe les
expressions “excès” ou “ravages” ou “la logique infernale” à
chaque mention de la mondialisation, et bientôt, les concepts
du capitalisme et de la privatisation ne sont plus abordés, dans
le discours politique comme dans l’esprit de chaque individu,
que comme des choses infiniment perfides contre lesquelles la
résistance est un devoir sacré de la plus haute importance. On
ajoute les mots “justice”, “égalité”, “solidarité”, et
“résistance” à chaque mention de mouvement de militants, et
bientôt il suffit que l’on évoque des militants dans la presse ou
à la télévision pour que le lecteur ou le spectateur “sache”
immédiatement qu’il se trouve en présence de redresseurs de
torts dont l’amour pour la justice et ses prochains surpasse
celle de M. Tout-le-monde et surtout celle de John Doe (le M.
Tout-le-monde américain).

Taxez la politique étrangère de l’Oncle Sam suffisamment
de fois de malicieux, de sournois, de fourbe, et des faits et
gestes d’une “hyperpuissance”, et il suffira qu’un dictateur de
pays du Tiers-Monde proteste contre “l’ingérence” et
“l’arrogance” américaines — ou qu’il envoie des milliers de
ses concitoyens scander dans les rues de la capitale — pour
qu’on se sente un noyau de solidarité avec le peuple de
quelqu’un qui emprisonne, torture, et assassine des pans
entiers de sa population. Ajoutez les expressions “cow-boy”
et “ils croient que la guerre est un film de John Wayne”, et
voilà, la responsabilité d’un conflit est mise entièrement, ou
presque, sur le dos des Yankees. Tandis qu’on associe les
mots “justice”, “égalité”, “solidarité”, et “compréhension”
avec les efforts des pays européens, ou ceux des Nations
Unies, et hop ! on est tout de suite du côté de ces pays ou de ces organisations.


Enfin, je vous recommande le Best of de Le Monde Watch
http://lemondewatch.blogspot.com/2006_03_12_lemondewatch_archive.html

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“Ce n'est même pas comparable ; les Américains sont censés être des abrutis aveugles et sans cœur, on ne le sait que trop bien. C'est *vous*, les Francais, les Européens, qui êtes censés être éternellement lucides… ”
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La caricature ne fait pas avancer le débat. Si le “vous” s’adresse à moi, c’est raté, je vis aux US depuis belle lurette, mes enfants sont américains et je suis en passe de le devenir.
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« Primo: Alors que les Démocrates sont (à tort ou à raison) en train de fustiger la politique étrangère de Bush, la politique étrangère en France est rarement un sujet de discussion, voire de discorde (sauf en période électorale).:”
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D’une part, la fustigation va bien au delà des cercles démocrates; d’autre part, si c’était le gouvernement Chirac qui avait décidé d’attaquer l’Irak (ou ailleurs), il y aurait eu des sujets de discussion et de discorde à la pelle.
Je vous rappelle par ailleurs que la discussion et la discorde ont été vues d’un mauvais oeil et pas du tout encouragées aux US avant le déclenchement de la guerre d’Irak, et que les medias ont servi sans discrimination de porte-voix à l’administration. Période noire s’il en fut pour la presse américaine notamment (qui le reconnaît aujourd’hui). Cessons donc d’idéaliser les US et de diaboliser la France et l’Europe. Cela ne sert pas votre argument.
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“Secundo: À tort ou à raison, l'Amérique a agi, Bush a pris des risques, Washington a envoyé des soldats au casse-pipes. Qu'on s'abstienne de lancer des insultes durant cet acte n'est peut-être pas si anormal que ça”
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Mais qui parle de lancer des insultes? Débattre n’est pas insulter, et ce genre d’arguments (débat=insulte) est justement utilisé pour bloquer tout débat. De plus, vous contredisez ici votre désir exprimé plus haut de voir plus de discussion et de discorde. S’il ne peut y avoir discussion et de discorde au moment où son pays s’apprête à aller en guerre dite préventive contre un pays qui ne l’a pas agressé, quand donc faut-il débattre?!
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"Quant à la mauvaise réputation des USA dans le monde, n'est-elle pas des plus normales quand des chefs comme Chirac, des télévisions comme France 2, et les intellectuels de tous bords sont sans cesse en train de décrier le même ennemi, l'éternel bouc émissaire?"
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Je ne pensais pas que Chirac avait une telle emprise sur l’opinion publique mondiale. Et vous faites bien peu de cas de l’opinion d’individus tout à fait respectables et informés à travers le monde. C’est vous, ici, qui tombez dans la caricature et la paranoïa. C’est une posture bien commode puisqu’elle permet de ne pas se remettre soi-même en cause.

Dans le passage de votre livre que vous citez ensuite, il y a de propos que je trouve tout à fait légitimes (de la part des Français), contrairement à ce que vous pensez, et d’autres qui le sont moins (notamment en matière d’économie). Je ne vais pas entrer dans le détail. Je peux vous dire que de mon côté, j’en ai entendu pas mal aux US à propos des Français, surtout chez Fox News and co.

Maintenant que les médias Français, et plus généralement, tout le système éducatif public Française soit essentiellement de gauche, je n’en doute plus une seconde. On le perçoit mieux quand on vit aux US pendant un certain temps. Mais c’est un autre débat.

Tant que vous n’aurez pas défini ce qu’est cette Amérique que vous prétendez défendre, nous n’y verrons pas plus clair.
Et vouloir faire passer le rejet massif de la politique de l’administration Bush pour de l’anti-Américanisme, c’est faire, comme un dentiste débutant, un amalgame qui ne tient pas, ou comme un oribusier (joli, non ?) une bougie qui n’éclaire pas.

Quand je parlais de Chirac et de France 2, je parlais évidemment de la société française, les autres pays ayant leurs propres équivalents — politiciens, médias, et establishments avec leurs messages tout aussi auto-congratulatoires — qui voient en l'Amérique l'heureux bouc émissaire. (Chirac, lui, était symbolique de tous les dirigeants de l'Hexagone, et avant que vous ne traitiez ça de généraliste, les seuls leaders qui ont pu se rapprocher de sa position ont soit dû se retracter (Sarkozy) soit ont été effectivement évincés de tout rôle décisif (Kouchner, le membre le plus populaire du PS il y a encore une semaine).) C'est pour cela que j'ai ajouté : "Ce qu'on retrouve ailleurs, y compris dans ce que les Américains appellent the mainstream media, traditionnellement anti-républicain".

À propos de Fox News, allez sur le site de John Kerry ; le sénateur démocrate a choisi de faire des liens à seulement (sic) quatre (!) interviews récents qu'il a fait avec la chaîne, interviews qui ne sont pas des sound bites d'une quinzaine de sécondes, mais des entretiens qui varient entre 6 et 14 (!) minutes.

C'est par ailleurs effarant qu'avec ABC, CBS, NBC, CNN, the New York Times, the Los Angeles Times, etc, les conservateurs n'aient pas le droit d'avoir une seule chaîne qui ne leur soit pas systématiquement opposé. Comme le rappelle Patrick Jarreau du Monde : «En général, ce sont … les républicains qui accusent les grands journaux et les principales chaînes de télévision — à l'exception de Fox News — d'être "biaisés".»
http://lemondewatch.blogspot.com/2004_09_12_lemondewatch_archive.html#109526001351836088

Mais le mot de la fin appartient à Stéphane, post qui en apprend autant sur l'image de Fox News que sur l'image de l'Amérique :
http://lemondewatch.blogspot.com/2004_09_26_lemondewatch_archive.html#109635626136829681

"…bizarrement, tous les médias de France abordèrent le sujet Fox News comme un seul homme pour en dire la même chose: il-ne-fallait-pas-regarder-cette-chaîne. Tout en dévoilant son existence, il s'agissait surtout de la présenter immédiatement comme un média marionnette du gouvernement américain, à la botte de George W. Bush, donnant des informations déformées à l'extrême et souffrant d'un biais que même la Pravda n'osait afficher au plus fort de l'époque soviétique. Rien que ça! Tous ceux qui osaient la regarder étaient naturellement des crétins, des introvertis et des abrutis à divers degrés.

"… Les auditeurs français furent appelés à se méfier de Fox News et à considérer tout ce qui en sortait comme des mensonges sans même l'avoir vue une seule fois de leurs propres yeux.

"…Certains de ces arguments ont l'apparence du vraisemblable sans pour autant être scandaleux: après tout, rien n'empêche une chaîne pro-gouvernementale d'exister, ce n'est pas un crime.

"Mais c'est en prenant du recul que chacun peut s'apercevoir de leur mauvaise foi totale. Jamais un discours aussi extrémiste ne sera tenu face à d'autres médias étrangers biaisés d'une façon qui sied aux médias français. Si vous avez jamais entendu du mal d'Al-Jazeera, ce sera sans proportion avec ce que reçoit la chaîne américaine.

"L'argument d'une chaîne indigne parce qu'inféodée à un gouvernement ne tient pas debout, lorsque cet argument sort de la bouche d'un spectateur régulier de France2 et France3 — chaînes d'autant plus soumises au pouvoir qu'elles sont carrément nationalisées."

Quand je parlais de Chirac et de France 2, je parlais évidemment de la société française, les autres pays ayant leurs propres équivalents — politiciens, médias, et establishments avec leurs messages tout aussi auto-congratulatoires — qui voient en l'Amérique l'heureux bouc émissaire. (Chirac, lui, était symbolique de tous les dirigeants de l'Hexagone, et avant que vous ne traitiez ça de généraliste, les seuls leaders qui ont pu se rapprocher de sa position ont soit dû se retracter (Sarkozy) soit ont été effectivement évincés de tout rôle décisif (Kouchner, le membre le plus populaire du PS il y a encore une semaine).) C'est pour cela que j'ai ajouté : "Ce qu'on retrouve ailleurs, y compris dans ce que les Américains appellent the mainstream media, traditionnellement anti-républicain".

À propos de Fox News, allez sur le site de John Kerry ; le sénateur démocrate a choisi de faire des liens à seulement (sic) quatre (!) interviews récents qu'il a fait avec la chaîne, interviews qui ne sont pas des sound bites d'une quinzaine de sécondes, mais des entretiens qui varient entre 6 et 14 (!) minutes.

C'est par ailleurs effarant qu'avec ABC, CBS, NBC, CNN, the New York Times, the Los Angeles Times, etc, les conservateurs n'aient pas le droit d'avoir une seule chaîne qui ne leur soit pas systématiquement opposé. Comme le rappelle Patrick Jarreau du Monde : «En général, ce sont … les républicains qui accusent les grands journaux et les principales chaînes de télévision — à l'exception de Fox News — d'être "biaisés".»
http://lemondewatch.blogspot.com/2004_09_12_lemondewatch_archive.html#109526001351836088

Mais le mot de la fin appartient à Stéphane, post qui en apprend autant sur l'image de Fox News que sur l'image de l'Amérique :
http://lemondewatch.blogspot.com/2004_09_26_lemondewatch_archive.html#109635626136829681

"…bizarrement, tous les médias de France abordèrent le sujet Fox News comme un seul homme pour en dire la même chose: il-ne-fallait-pas-regarder-cette-chaîne. Tout en dévoilant son existence, il s'agissait surtout de la présenter immédiatement comme un média marionnette du gouvernement américain, à la botte de George W. Bush, donnant des informations déformées à l'extrême et souffrant d'un biais que même la Pravda n'osait afficher au plus fort de l'époque soviétique. Rien que ça! Tous ceux qui osaient la regarder étaient naturellement des crétins, des introvertis et des abrutis à divers degrés.

"… Les auditeurs français furent appelés à se méfier de Fox News et à considérer tout ce qui en sortait comme des mensonges sans même l'avoir vue une seule fois de leurs propres yeux.

"…Certains de ces arguments ont l'apparence du vraisemblable sans pour autant être scandaleux: après tout, rien n'empêche une chaîne pro-gouvernementale d'exister, ce n'est pas un crime.

"Mais c'est en prenant du recul que chacun peut s'apercevoir de leur mauvaise foi totale. Jamais un discours aussi extrémiste ne sera tenu face à d'autres médias étrangers biaisés d'une façon qui sied aux médias français. Si vous avez jamais entendu du mal d'Al-Jazeera, ce sera sans proportion avec ce que reçoit la chaîne américaine.

"L'argument d'une chaîne indigne parce qu'inféodée à un gouvernement ne tient pas debout, lorsque cet argument sort de la bouche d'un spectateur régulier de France2 et France3 — chaînes d'autant plus soumises au pouvoir qu'elles sont carrément nationalisées."

Cher Erik Svane,

Si vous n'êtes pas au courant je vous recommande l'excellent blog Drzz, le blog français le plus américain : Http://leblogDrzz.over-blog.com

Américanement vôtre.

D.J

Cher Erik Svane,

Si vous n'êtes pas au courant je vous recommande l'excellent blog Drzz, le blog français le plus américain : Http://leblogDrzz.over-blog.com

Américanement vôtre.

D.J

Intéressant de référencer Al Jazeera et Fox News dans une même phrase… ça me rappelle le Canada! The Canadian Radio-television and Telecommunications Commission (CRTC) a permis la diffusion de Al Jazeera en Juillet 2004 – tout en refusant depuis longtemps l’arrivée de Fox News. Ce n’est qu’après maintes complaintes à la commission que leur biais fut repris par la presse et fit scandale. Imaginez ça, une station ‘conservative’ et pro américaine en territoire gauchiste…Impensable! Al Jazeera OUI, Fox News NON ! http://www.cbc.ca/news/story/2004/11/18/fox_crtc041118.html
Un point de plus pour la France qui elle permis la diffusion de Fox News – il est important d’entendre et de lire les opinions des deux cotes pour se former une opinion intelligente.
P.S. tout a fait d'accord avec DJ, drzz est une tres bonne source d'info.

Merci, DJ et Annika

Merci, DJ et Annika

Renoir said that if it were not for the Americans, we (he and his fellow Impressionists) would have starved to death. Also, it was the Americans who discovered and promoted Matisse, Picasso, Soutine, to name just a few. So much for lack of haute and recherche culture. On the other hand, those who (like me) do indeed find the pop American culture, Hollywood and all that, rather vulgar and who way prefer Closerie des Lilas to the McDonald's, need to ask themselves (ourselves) the terrible question, to wit, why those billions of our fellow contemporary humans do not share in our taste and prefer the Hollywood and the McDonald's. If the pop American culture knows, through the market test, how to cater to the tastes of the average (or rather the median) contemporary human, the lovers of Utrillo's Montmartre (like me) can take it or leave it. Which brings me to the point. What M Sorman is saying, in my view, is that the fundamental cause of anti-Americanism is the loss to the competition.

Hello Michel! I have lived in Florida for 25 years and DESPISE American pop (mindless) culture, Hollywood’s insipid-gory-morally grotesque productions revolt me, and I have never had a Mac Do (or a burger for that matter) in my life. So I agree with you on all these points as well as ‘the loss to competition”. But America has changed a lot in 25-30 years, and along with it, restaurants’ quality. Side by side with McDonald you may now find Southwestern Gourmet, Mediterranean inspired nouvelle cuisine, Tex-Mex with a twist, Panini gourmet sandwiches made to order, Italian-American bistros with spacious tables et decor to regale, Creperies to rival those in Brittany (well, almost!) just to name a few. Your lunch may be served promptly on tablecloth with a charming hostess (which you will complement by leaving a non-mandatory tip), or it may be given ‘to go’ if you so desire. Cost will be $6 to $10 + tip.

There is choice – loads of choice – and this very fact exemplifies how Americans have developed their ‘palate’. McDonald is not the staple diet, but a practical food for people on the go, or cheap food for some poor. As in many other avenues, America offers choice and the freedom to choose. Nothing wrong with that.

Je vous remercie de l'avoir trouvé.

As a token of my appreciation, herewith

http://www.monetspalate.com/mp.htm

A l’aune d’Auschwitz
© François Celier (1)

"Si la liberté à vraiment un sens, c'est le droit de dire aux gens ce qu'ils ne veulent pas entendre." George Orwell

23 décembre 2006. Avec mon épouse et mon fils aîné, nous nous sommes rendus à Auschwitz. Ce jour-là, seuls quelques rares visiteurs s’étaient hasardés dans ces lieux de la plus grande déréliction de l’histoire. Cet immense laboratoire génocidaire fut édifié par des hommes cultivés mais hélas, idéologiquement envoûtés dans leur conscience par un voile mortifère d’ordre irrationnel.
Durant quatre heures, nous avons arpenté cette frontière de l’enfer, gorges nouées et yeux gonflés de larmes. Tout ce que nous savions jusqu’alors n’était que livresque, films et photos d’horreurs abstraites, inassimilables à notre entendement. Ce jour-là… nous avons vus et sentis dans nos coeurs les cris de souffrance sourdant des baraquements aux briques rouges maculées du sang et des cendres des corps brûlés.
Toute personne qui veut connaître la mesure de sa propre humanité devrait s’y rendre, notamment les dirigeants des nations, les maîtres à penser et tout homme de bonne volonté. Les prétendants à la Présidence de la République française en particulier. S’ils manifestaient ce courage, les candidats pourraient alors y découvrir l’aune de l’éthique occidentale à son plus bas degré d’inhumanité. Ils pourraient y mesurer leur propre niveau de conscience morale personnelle, avant de continuer d’haranguer et promettre monts et merveilles à leurs électorats potentiels.
Le bourreau d’Auschwitz fut pendu, Hitler se suicidera, Saddam Hussein a été pendu. Mais en dépit des solennels plus jamais ça, les vociférations des génocidaires retentis toujours avec des Ahmadinejad et autres prédicateurs de haine. Pour tout croyant en Dieu, cette filiation criminogène ne sera brisée qu’à la venue du Messie qui jugera les nations et les hommes ; pour ceux qui demeurent hors la foi, l’intelligence de leur combat contre la barbarie n’en sera que plus éclairée.
Il m'a paru utile que l’exercice de haute conscience que je propose puisse toucher certains candidats, susciter soit l’indifférence du silence, l’irritation du haussement d'épaule ou le courage de savoir ce qu’ils valent foncièrement. Il arrive parfois que des idées simples ou singulières ouvrent des perspectives ontologiques inattendues. Mon propos interpellera-t-il ceux qui aspirent à exercer de hautes responsabilités politiques ?
Cet appel « A l’aune d’Auschwitz » est proposé à tous les candidats aux Présidentielles, aux Parlementaires français et européens et aux hommes de pouvoirs en général.
Après tout, Varsovie n'est qu'à deux heures d'avion de Paris.

« A la veille des élections présidentielles françaises, se trouvera-t-il un homme (ou une femme) qui osera affronter sa mesure d’humanité à l’aune d’Auschwitz ? Cette expérience d’humanisme, d’éthique et d’équité, présente l’opportunité non d’évaluer ou de juger tel ou tel candidat, déjà tendu dans l’effort mobilisateur de ses forces et de son talent politique mais, au-delà de son ambition légitime, de l’éclairer lui-même sur sa valeur personnelle, son intelligence de l’Histoire, de la condition humaine en général et de sa conception démocratique républicaine en particulier.
Qu’il (ou elle) veuille bien se manifester d’un commentaire par email à Francelier@tele2.fr, et mieux encore, aller à Varsovie, auquel cas je pourrais lui être de quelque utilité pour se rendre à Auschwitz, sous le regard de Dieu ».

(1) Ecrivain. Scénariste. Conférencier. Pasteur/Evangéliste depuis 1976.
Fondateur du mouvement : Les Amis de Jésus le Juif.
Dernier livre : « Le choc des religions ». Ed. Presses de la Renaissance.

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