Coller sur la société et la vie politique nord-américaines les concepts et les critères propres à l’Europe occidentale condamne à ne rien comprendre aux Etats-Unis. Alors que commence le marathon présidentiel, repérer les candidats de droite et les candidats de gauche serait vain. La gauche américaine, au sens où nous l’entendons en Europe, n’existe pas en dehors de quelques campus universitaires : c’est à Harvard ou Berkeley que l’on trouvera les rares seuls socialistes ou marxistes américains.
Cette inexistence de la gauche socialiste aux Etats-Unis est un grand mystère : on l’explique généralement par l’absence historique d’une aristocratie, par la mobilité sociale et j’ajouterai par la faiblesse du catholicisme. En Europe, les partis socialistes s’inscrivent dans la continuité du catholicisme social ; aux Etats-Unis, le protestantisme incite chacun à améliorer son sort par l’efforts individuel. Aussi suspect que le socialisme est aux Etats-Unis, ce que l’on appelle le libéralisme ; le mot a changé de sens en franchissant l’Atlantique. Un libéral aux Etats-Unis est celui qui croit en l’intervention de l’Etat pour résoudre les incertitudes économiques et sociales. Un étatisme à outrance si peu populaire que les candidats les plus à gauche comme Hillary Clinton ou Barack Obama se défendent d’être libéraux. Un terme si nuisible que les Républicains ne le désignent que par son initiale : L. Être L condamne à l’échec électoral. De manière significative, alors qu’environ quarante millions d’Américains ne bénéficient pas d’assurance maladie, aucun candidat ne propose une assurance nationale de modèle européen ; les plus progressistes, comme Obama, envisagent qu’il soit obligatoire d’adhérer à une assurance privée de son choix.
Si l’on devait replacer tous ces candidats sur un échiquier européen, leur position irait du centre droit au centre gauche ; nul aux extrêmes. De même qu’on ne peut être socialiste ni libéral, il est désormais inenvisageable d’être raciste ou sexiste. La révolution des mœurs et l’immigration multicolore, en quarante ans, ont fait des Etats-Unis la première société occidentale authentiquement diverse : le sexe de Hillary Clinton ni la peau d’Obama ne troublent les électeurs.
Dans cette campage électorale, un Européen, observateur extérieur (au contraire d’un observateur américain engagé), sera frappé par ce qui rapproche les candidats plus que par ce qui les sépare.
Tous tiennent à peu près le même discours : tous se prononcent contre les idéologies qui divisent, tous sont pour l’unité du peuple, tous sont favorables aux valeurs chrétiennes dont ils se réclament avec quelques nuances dans la ferveur, tous sont hostiles à un Etat envahissant, tous font confiance en l’économie de marché, tous considèrent que les Etats-Unis ont une destinée manifeste et un rôle à jouer dans ce monde qui n’exclut pas les interventions militaires (il existe un candidat pacifiste et isolationiste, Ron Paul, dont la marginalité accentue l’interventionnisme de tous les autres). Paradoxe : tous ces candidats qui se ressemblent se déclarent tous en faveur du changement. Le changement est le leitmotiv de cette campagne. Mais que veulent-ils changer ?
Se démarquer de George W. Bush ? Certes, mais aucun candidat ne s’en réclame : la page Bush est tournée depuis que son parti a perdu les élections parlementaires de 2006.
Changer l’économie ? 86% des Américains se déclarent satisfaits de leur travail, il n’y a que 5% de chômeurs.
Changer le crédit ? Mais 95% des Américains souhaitent devenir propriétaires et la crise du crédit hypothécaire n’affecte que 1% d’entre eux.
Se protéger contre les importations chinoises ? Hillary Clinton est plus protectionniste qu’Obama mais les consommateurs se réjouissent du prix bas des textiles et électronique importés.
Le réchauffement de la planète ? On le mentionne mais il est exclu de sacrifier la croissance à l’écologie.
L’immigration ? Même embarras chez les candidats pris en étau entre les protestations des riverains des frontières et la satisfaction de disposer d’une main-d’œuvre bon marché.
L’avortement ? Tous font dans la nuance.
La contradiction entre les candidats est plus nette sur les impôts. Pour les Républicains, des impôts bas accélèrent la croissance tandis que les Démocrates envisagent de faire payer les riches. Mais 1% des Américains, les plus riches, payent 39% du total des impôts contre 17% en 1980. Les 50% d’Américains les plus pauvres ne payent que 3% des impôts. Le débat fiscal est donc plus symbolique que réaliste.
Reste l’Irak. Là encore, les positions sont nuancées, depuis que sur le terrain, il semble que le général David Petraeus retourne la situation. Les candidats ne veulent lâcher l’armée ni se désolidariser de ses succès récents. Nul n’envisage de retrait, pas même Obama ; lui souhaite restreindre l’occupation en Irak, sans y renoncer, tout en renforçant l’intervention américaine en Afghanistan. Chaque candidat, particulièrement les moins crédibles dans ce rôle, Obama et Hillary Clinton, insiste sur sa capacité de devenir commandant en chef, la fonction ultime du Président.
Ces similitudes entre Républicains et Démocrates ne conduisent pas à les confondre pour autant. Mais ce qui partage les deux camps ou familles d’esprits est plus philosophique que strictement partisan : les Républicains incarnent une vision individualiste et héroïque de l’Amérique. Les Démocrates ont plus foi en son esprit communautaire.
Est-ce à dire que l’élection de 2008 ne changera radicalement ni la société américaine, ni son économie, ni sa diplomatie ? Au cours de l’histoire, certaines présidences marquèrent des ruptures fondamentales : en 1932, Franklin Roosevelt fonda une sorte de social-démocratie ; en 1964, Lyndon Johnson mit un terme aux discriminations ; en 1968, Richard Nixon inaugura une diplomatie réaliste ; en 1980, Ronald Reagan conduisit une Révolution conservatrice. Celle-ci reste la norme qui dicte implicitement les comportements de tous les candidats : un franc capitalisme fondé sur des impôts modérés, une constante référence aux valeurs judéo-chrétiennes, une diplomatie active de soutiens aux démocraties. Cette Révolution conservatrice a été infléchie par George W. Bush, qui a renforcé le rôle de l’Etat au nom de la lutte contre le terrorisme islamique. Il est envisageable que le futur Président des Etats-Unis ne rompe pas avec cet héritage, sauf en paroles ; sur le fonds , rien pour l’instant ne laisse présager une nouvelle ère, de type New Deal ou autre.
Une femme Président ? Un Noir Président ? La nouveauté là encore ne serait que relative : cela fait trois ans qu’une femme Noire est à la tête de la diplomatie américaine, dans un gouvernement conservateur.
Texte pour ABC , Madrid ,
Guy Sorman





IMHO, vous passez trop rapidement sur la politique étrangère, sur le changement radical qui s'est opéré sous Bush II par rapport au Reaganisme via l'influence néoconservatrice, et sur les grosses différences qui existent entre les candidats à ce sujet. L’on retrouve cette forte influence néoconne chez Giulianni. Il y a, parmi les candidats, des va-t-en guerre-roule des mécaniques unitéralistes à la Bush et d’autres qui ne le sont pas. Un Crétinus à la place de JFK, et nous ne serions sans doute pas là pour blogger aujourd’hui. Donc, la personnalité, le parcours, la vision du monde, l’intelligence du candidat sont fondamentaux pour l’avenir des USA, et au-delà, du monde.
Nous avons frôlé l’incident avec l’Iran il y a quelques jours, et dans le camp Républicain (en écho à Crétinus), on s’est empressé de faire de la surenchère. Alors qu’on apprend aujourd’hui qu’il n’est même pas certain que les soi-disant menaces proférées par les Iraniens provenaient bien des vedettes en question
« A voice on the audiotape is heard to say in accented English: "I am coming to you ... You will explode in a few minutes." But Pentagon officials now say they do not know the source of the radio transmission, backing off a previous claim that it came from one of the boats. »
http://afp.google.com/article/ALeqM5hpHJ5FXAcdCw7mukNgPD5wGAZJcA
Les discours multilatéralistes d’Obama et à un degré moinde, de McCain, sont rassurants sur ce point. L’hypocrisie Clintonienne brouille la mise.
Il y aurait beaucoup à dire aussi sur l’économie, le pessimisme inhabituel qui affecte une grande majorité d’Américains. L’absence de mobilité sociale (contrairement à ce que vous écrivez), le décalage croissant entre les super-riches et les autres, les déficits béants, l’anxiété croissante face à la mondialisation et à l’immigration, etc, etc, etc. L’Amérique, sur ces points, n’est pas si différente de l’Europe. Elle est soumise aux même tourbillon, aux mêmes incertitudes, et aux mêmes challenges. Et les Américain les ressentent tout autant que les Européens.
Rédigé par: ETF | 12 janvier 2008 at 05:28
Je préfère Obama aux autres candidats ...
Rédigé par: Geneviève | 12 janvier 2008 at 11:29
Pourquoi ?
Rédigé par: Doc38 | 12 janvier 2008 at 12:35
toujours est-il que "crétinus" est en train de gagner son pari en Irak et cette fois ce sont les néocons comme Drzz qui auraient dû pariés avec vous.
Ce qui m'étonne chez vous ETF c'est de contredire systématiquement Sorman concernant la politique et la société américaine ce qui est de votre droit et qui est bon pour le débat, mais je me souviens que vous décriviez l'ouvrage de Guy "Made In USA" comme une description très fidèle de l'Amérique.
D.J
Rédigé par: D.J | 12 janvier 2008 at 16:17
Je ne contredis pas systématiquement Sorman. Mais il va trop loin lorsqu’il relativise les conséquences de l’élection présidentielle aux USA, notamment sur le plan de la “diplomatie”. Pensez-vous réellement qu’un Gore aurait tenu la politique d’un Bush? Il y a des différences fondamentales entre un Obama et un Giulianni. Comment prétendre que Bush Junior et Bush Senior, c’est à peu près la même chose, soit “une diplomatie active de soutien aux démocraties (caractérisation qui est, en soi, hyper-tendentieuse - Arabie Saoudite, Egypte, Pakistan, et j’en passe, soutenus pas les US, et de véritables modèles de démocratie). C’est rigoureusement inexact, et l’affrontement entre les “réalistes” et les “néocons/idealistes” n’est pas un détail de l’histoire. Ce que je reproche à l’analyse de GS, c’est qu’à trop vouloir défendre l’idée d’un Reaganisme triomphant et omniprésent, il relativise des contrastes qui sont pourtant essentiels. Je lui reproche, en fait, de partir d’une thèse: “le Reaganisme triomphant” et de choisir ou de caractériser les faits pour les faire correspondre à cette thèse, ce qui à l’inverse d’une démarche objective.
Pour l’Irak, vous plaisantez, cher DJ. Bush vient de déclarer qu’il voyait les troupes américaines en Irak pour les décennies à venir. McCain, pour cent ans et plus, s’il le faut. Seule la naïveté peut vous faire croire que Bush « est en train de gagner son pari ». Même les généraux sur le terrain sont infiniment plus réservés que vous.
Rédigé par: ETF | 12 janvier 2008 at 16:45
ETF
une dernière dépêche de l'agence télégraphe suisse mentionne que le Général Péatrus recommande à Bush le retrait de 20'000 soldats d'Irak à la mi 2008, dû au progrès réalisé sur le terrain et que Bush confirme que la situation s'est nettement améliorée.
D.J
Rédigé par: D.J | 12 janvier 2008 at 17:01
Autre chose: Bush a déjà perdu son pari. Car rappelez-vous de quel pari il s'agissait, et ne réécrivez pas déjà l'histoire. Le pari d'une guerre rapide, peu coûteuse en trésor humain et financier, pour débarrasser l'Irak de ses WMD a déjà plus que lamentablement échoué.
Allez donc faire du tourisme dans le Sud, maintenant sous la botte des milices Shi’ites, les femmes sous celle de la Shari’a, et Al Sadr en passe de devenir Ayatollah.
Et l'on se gargarise de la réduction des troupes (Britanniques en l’occurrence). Mais que laissent-elles derrière elles?
Rédigé par: ETF | 12 janvier 2008 at 17:11
bonjour la mauvaise foi. Tous ceux qui ont vu un deuxiéme Vietnam, un total échec est démenti par les chiffres, baisses importantes d'attentats, de morts civils, l'alliance entre les insurgés sunites et l'armée américaine contre Al-Qaïda, tous les médias qui ont prévus l'échec irakien sont tous petit à petit à reconnaître que la situation tourne à l'avantage des américains.
Si les résultats ont été plus difficiles que prévu l'important sont les résultats eux-mêmes. Vous devenez ETF de plus en plus isolé sur la réelle situation en Irak.
D.J
Rédigé par: D.J | 12 janvier 2008 at 18:11
Avec plus de 60% des américains de mon avis, je me sens effectivement bien seul.
http://www.pollingreport.com/iraq.htm
Pour ce qui est des résultats, allez faire un tour à Bassora, nous discuterons ensuite.
" As one of the first journalists to visit Basra without military protection in recent years, Marie Colvin finds Islamic militias are waging a brutal campaign for control in Iraq’s second city"
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/iraq/article3056726.ece
Rédigé par: ETF | 12 janvier 2008 at 19:52
je parlais de votre isolationisme par rapport à ceux qui s'intéressent vraiment à ce qui se passe en Irak. Quand les médias surtout les plus antiguerre ne pourront plus faire autrement que d'admettre que la situation c'est améliorée, l'opinion suivra.
Personne ne prétend que l'Irak se trouve dans la même situation qu'un pays occidental, mais à l'heure actuelle nier que la situation s'est nettement améliorée tient de la pathologie et de l'obsession anti-Bush.
D.J
Rédigé par: D.J | 12 janvier 2008 at 20:08
ETF, "Un Crétinus à la place de JFK, et nous ne serions sans doute pas là pour blogger aujourd’hui."
Pourquoi?
Rédigé par: Avidadollars | 12 janvier 2008 at 21:51
"on apprend aujourd’hui qu’il n’est même pas certain que les soi-disant menaces proférées par les Iraniens provenaient bien des vedettes en question"
J'ai trouve cela assez etonnant. Vous etes en haute mer. Vous croisez un autre navire. Il n'y a personne d'autre que vous et l'autre navire. Pas de cotes en vue, pas d'autres bateaux, rien. Vous recevez un message radio. Vous ne supposez pas que ce message radio vient de l'autre navire?
Rédigé par: Avidadollars | 12 janvier 2008 at 21:55
@dollars,
Parce que Kennedy a refusé, seul et en s'opposant à son cabinet, de bombarder les sites Cubains sur lesquels seraient déployés les missiles nucléaires Soviétiques. Comme un tel bombardement aurait probablement allumé la sinistre mèche d'une guerre nucléaire, Kennedy a peut-être sauvé le monde, rien que ça. J'ai écouté l'enregistrement des débats entre Kennedy, ses chefs militaires et ses conseillers, c'est hallucinant. Il était vraiment seul contre l’avis de tous. Je vous retrouverai l’URL, si ça vous intéresse. Résumé:
" Kennedy saw the photographs on October 16[15]; he assembled the Executive Committee of the National Security Council (EXCOMM), fourteen key officials and his brother Robert, at 9.00 a.m. The U.S. had no plan for dealing with such a threat, because U.S. intelligence was convinced the Soviets would not install nuclear missiles in Cuba. The EXCOMM quickly discussed three courses of military action: (i) a destructive air attack on the missiles, (ii) a full military invasion, and (iii) the naval blockade of Cuba.
Unanimously, the Joint Chiefs of Staff agreed that a full-scale attack and invasion was the only solution. They agreed that the Soviets would not act to stop the U.S. from conquering Cuba; Kennedy was skeptical, saying:
They, no more than we, can let these things go by without doing something. They can't, after all their statements, permit us to take out their missiles, kill a lot of Russians, and then do nothing. If they don't take action in Cuba, they certainly will in Berlin.[16]
Kennedy concluded that attacking by air would signal the Soviets to presume "a clear line" to conquer Berlin. Adding that in taking such an action, the United States' allies would think of the U.S. as "trigger-happy Americans" who lost Berlin because they could not peacefully resolve the Cuban situation."
Tout ça pour dire qu'on ne doit pas minimiser, comme le fait GS, d'une couche de peinture universellement Reaganienne, les différences philosophiques entre les candidats à la présidence sur les questions de diplomatie et de politique étrangère. Ce n’est pas du tout bonnet blanc et blanc bonnet.
Quant à l'histoire des navettes Iraniennes, elle illustre le point précédent. Le Golf de Tonkin, vous avez entendu parler?
"On Aug. 2nd and 4th, 1964, the USS Maddox and the USS Turner Joy, patrolling off the North Vietnamese coast, intercepted signals indicating they were under attack. Within days, Congress passed the Gulf of Tonkin Resolution, which paved the way to the escalation of the Vietnam War. However, as some intelligence agents suspected at the time, the Aug. 2nd attack took place after the USS Maddox fired first, according to a National Security Agency report released in 1995.
This week another NSA report surfaced, confirming suspicions that the Aug. 4th attack never happened."
Rédigé par: ETF | 13 janvier 2008 at 00:36
Le NY Times ce jour observe qu'il y a deux types de candidats aux primaires US : ceux qui veulent quitter l'Irak lentement et ceux qui ne veulent pas en partir trop vite .
Rédigé par: guy sorman | 13 janvier 2008 at 01:08
Hé oui... « You break it, you own it ». Et le bon Crétinus, comme prévu, s'en retournera dans son Texas qu’il avait rarement quitté et dont il n'aurait jamais dû sortir, laissant à d'autres (les adultes) le soin de réparer les dégâts. Véritable leitmotiv de sa vie: itinéraire d'un enfant gâté, mais pas dans le sens où l'entendait Lelouch.
Plus généralement, une chose est assez frappante aux US: une majorité d'américains veut une sécu à la Française (je résume): aucun candidat éligible ne le propose. La majorité des Américains veut un retrait rapide d'Irak: aucun candidat éligible ne le propose.
Sur ces points et sur d’autres, il y a une déconnection entre l'offre et la demande. Doit-on y voir la marque de l’influence surdimensionnée des généreux donateurs? En ce qui concerne la santé, certainement. Le système est corrompu par l’argent. En ce qui concerne l’Irak, cette déconnection existe, mais comme l’économie est revenue au premier plan des préoccupations, l’Irak pèse un peu moins sur le débat.
Au fond, vous avez à la fois tort et raison.
Tort parce que les préoccupations de l’électorat américain, à part les bondieuseries habituelles, sont assez proches de celles de l’électorat Européen.
Raison, parce qu’il n’y a pas, pour l’instant, de différence fondamentale entre les programmes de politique intérieure des candidats éligibles, à part sur les questions de l’impôt (et les bondieuseries habituelles). Sur l’immigration, les choses se compliquent, et les points de vue divergent au sein d’un même parti.
Tort à nouveau, parce que ce qui distingue essentiellement les candidats, c’est leur posture envers la communauté internationale (mépris ou conciliation), leur vision du rôle de l’Amérique dans le monde, et comment elle doit atteindre ses objectifs. Il sont tous patriotes, certes, et l’affichent avec une ostentation indispensable, mais derrière cette façade, il y a des différences fondamentales, de celles qui font la différence entre la guerre et la paix. Peccadilles, direz-vous?
Rédigé par: ETF | 13 janvier 2008 at 13:45
Autre point, à propos de l'administration Crétinesque. Ses récents et subits efforts pour résoudre le conflit Israélo-Palestinien, et ses propos surprenants de dureté envers Israël, ne sont explicables que dans un seul contexte: la préparation d'une confrontation avec l'Iran.
L’administration Bush cherche à désamorcer la question Palestinienne pour s’attirer les bonnes grâces des états et des populations Arabes, afin de les désolidariser le plus possible de l’Iran. Diviser pour mieux régner. Jouer à plein sur le Shiisme en Islam. Avant la guerre préemptive, la diplomatie préventive. La néoconnerie associée à un certain réalisme. Redoutable mélange.
J’ai pensé un peu naïvement qu’après le récent rapport exonérant l’Iran, l’affaire était entendue. Erreur. Le train-train électoral risque d'être tout à fait chamboulé.
Target « Iran ».
Rédigé par: ETF | 13 janvier 2008 at 14:10
ETF: "récent rapport exonérant l’Iran"; vous allez un peu vite en besogne.
Voir l'edito du Monde de ce jour, titre "Iran, rien n'est regle", on peut y lire la phrase suivante au sujet de ce fameux rapport dont tout le monde parle sans l'avoir lu apparemment:
"Mais il faut regarder de près le texte de ce rapport, ainsi que ses notes de bas de page, pour comprendre qu'un seul des volets problématiques du programme iranien a peut-être été arrêté, celui qu'il est le plus facile de reprendre. La partie la plus difficile du travail pouvant conduire à une bombe nucléaire, à savoir l'enrichissement d'uranium, continue."
Cela ne vient pas d'une officine "neoconne" comme vous aimez dire, mais du quotidien francais Le Monde, et ce, dans son editorial.
Quelqu'un a-t-il lu le rapport et peut-il confirmer? Mais bon, pour ma part, je vais considerer que les gens du Monde savent lire et qu'avant d'ecrire un truc pareil dans leur editos, ils reflechissent et corroborent ce qui doit l'etre a deux fois. Mais je suis peut-etre naif?
Rédigé par: Avidadollars | 14 janvier 2008 at 15:03
Cher Dollars,
Il est vrai que le rapport n'exonère pas totalement l'Iran, et cela avait été mis en évidence dès sa parution. Mais cela n'enlève rien au reste de mes propos et au fait que la récente frénésie de l'administration Bush au Moyen-Orient après des années de silence ne s'explique qu'à la lumière de la préparation d'une attaque contre l'Iran. Cette attaque est ardemment souhaitée dans le camp néocon, et gérée avec un certain « réalisme » (traduisez par « shrewdness ») qui a manqué notablement en Irak. Je suis vraiment étonné que les médias n’aient pas « connected the dots ».
Rédigé par: ETF | 14 janvier 2008 at 15:28
Comment commencent les guerres...
La voix menaçante envers les navires US était probablement celle d'un petit farceur. C'est bien pour cette raison qu'il nous faut un futur président US rationnel, non-idéologue, posé et intelligent. Ce qui disqualifie d'emblée certains candidats républicains.
"Gulf prankster possible message source
Report: Threatening Message During US-Iran Confrontation Could Have Been Hoax
A threatening radio message at the end of a video showing Iranian patrol boats swarming near U.S. warships in the Persian Gulf may have come from a prankster rather than from the Iranian vessels, the Navy Times newspaper has reported."
Rédigé par: ETF | 15 janvier 2008 at 17:27
Je ne sais pas dans quelle catégorie mettre cette info. Ubu, peut-être? Non. Cher GS, je compte sur vous pour inventer une nouvelle case.
Voici dons la dernière de Crétinus à propos du rapport des services secrets sur l'Iran et le nucléaire:
"I defended our intelligence services, but made it clear that they're an independent agency; that they come to conclusions separate from what I may or may not want," said the president.
http://afp.google.com/article/ALeqM5i6Pipi-FQW3c2eqvNXfi9csfK97A
Donc, Bush se fout des conclusions de ses services secrets dès le moment qu'elles sont contraires à ce qu’il souhaite. On comprend qu’il y a encore peu, Bush (et Cheney) manipulaient ces rapports pour les faire correspondre à leurs souhaits. Maintenant qu'ils ne le peuvent plus (mensonges Irakiens obligent), ils annoncent clairement la couleur.
A côté de ça, Sarkozy est d'un inoffensif et d'un amateur qui font sourire.
Ubu n’est pas celui qu’on croit.
Mais le vrai, le Roi Ubush, ne donne malheureusement plus envie de rire ;(
Rédigé par: ETF | 16 janvier 2008 at 02:37
Tout ce débat est très intéressant... Mais, comme j'ai eu l'occasion déjà de le dire à Blaise sur mon site, il ne faudrait pas non plus oublier que la France a une part de responsabilité dans le conflit irakien. Avant que la guerre ne soit déclarée, il ne faudrait pas oublier qu'il y a eu d'abord des pressions exercées sur l'Irak, la guerre n'est pas tombée comme ça, boum, sans préavis sur l'Irak.Il y a eu avant des discussions au niveau du Conseil de Sécurité, et il me semble que notre ministre des affaires étrangères a fait une énorme erreur en se braquant totalement, et signalant qu'il opposerait son véto. En faisant cela, il a quand même affaibli toutes les pressions exercées jusque-là sur l'Irak... Et donc a peut-être précipité cette guerre... Les Etats-Unis avaient besoin de nous, et nous avons fait une grossière erreur en ne comprenant pas qu'il fallait qu'on se tende la main, USA et France, dans la question irakienne. Au lieu de ça, la France a préféré se comporter comme un gosse capricieux qui n'a rien voulu entendre...
Alors, oui, on peut avoir plusieurs avis sur cette guerre, sur la façon dont G.W.Bush s'y prend ; on peut tout commenter, tout critiquer...Mais pourquoi ne jamais critiquer la position de la France ?... Refuser de s'engager, est-ce si louable que cela ?...
Rédigé par: Lisa | 16 janvier 2008 at 12:20
ETF, vous ne pouvez pas reprocher à Bush de ne pas suivre aveuglément les rapports émis par telle ou telle agence.
Ces agances sont des experts et ont un role de "conseil", d'information, mais la décision revient à celui qui dirige, élu du peuple.
Et d'ailleurs, c'est ce qui s'est passé avec JFK pour les missiles cubains, il n'en a fait qu'a sa tête (pour le bien qu'on sait...).
Je ne trouve donc pas choquant que Bush ne soit pas aliéné aux différents rapports émis, apres si il prend les bonnes ou mauvaises décisions ma foi, l'histoire jugera.
Rédigé par: Sakuragikan | 16 janvier 2008 at 12:27
L"histoire, cher Saku, est souvent faite de sang et de larmes. Et les "l'histoire jugera" des bloggers du moment ont le détachement (pour être poli) de ceux qui n'auront à verser ni leur sang, ni leurs larmes.
Rédigé par: ETF | 16 janvier 2008 at 13:54
Je propose d'ailleurs que l'on supprime les services secrets qui pondent des dossiers inutiles aux frais du contribuable, et qu'on laisse gouverner le Roi Ubush, puisque lui seul a la science infuse. Cette science qui lui a fait négliger ou étouffer, avant l'aventure Irakienne, tout information qui s'opposait à sa vision des faits, et à se lancer dans l'aventure de manière calamiteuse, de l'avis de tous, compris de John McCain qui, je l'espère, sera le prochain candidat Républicain.
Rédigé par: ETF | 16 janvier 2008 at 14:22
Mais bon sang ETF, tu sembles oublier que les USA ne se sont pas lancés seuls dans l'aventure irakienne comme tu le prétends, leur principal allié étant le royaume-uni, lorsque en 2003 ils ont attaqué l'Irak de Saddam... Je te rappelle quand même que ce sont eux qui ont permis la chute de ce dictateur coupable de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, entre autres. Fallait-il renoncer à faire tomber un dictateur par peur de voir sa côte de popularité baisser ?... Le bilan n'est pas si "calamiteux" que cela à mon sens... C'est vrai que GWB a déclaré la guerre à l'Irak avec le motif qu'il détenait des armes de destruction massive, lesquelles n'ont pas été véritablement trouvées, certes...Mais que fais-tu des tonnes de produits toxiques et des 500 obus à charge chimique qui ont été trouvés ? Je ne dis pas que Bush n'a commis aucune erreur dans ce conflit, mais où en serait-on aujourd'hui si rien n'avait été fait, si Saddam était toujours là pour imposer sa dictature ?...
Et puis, comme je l'ai dit dans un précédent commentaire ici, remets un peu la France en cause au lieu de toujours accuser W... Nous ne sommes pas tout blancs dans cette histoire..
Rédigé par: Lisa | 16 janvier 2008 at 17:03
dans l'affaire irakienne Bush n'a pas fait à sa tête, il s'est fié aux rapports des services secrets sur les ADM, la preuve une commission d'enquête l'a blanchi sur les accusations de mensonges. Le cas contraire et ça vous le savez très bien ETF, il y aurait eu une procédure de déstitution.
Les américains peuvent pardonner les erreurs de leur président, mais pas les mensonges.
Ce sont surtout les médias européens qui choisissent les rapports des services de renseignements, ceux qui les arrangent. Les services de renseignements après le 11 septembre n'étaient plus crédibles à leurs yeux et cela jusqu'au dernier rapport sur le nucléaire iranien lequel ils minimisaient le risque où là coup de baguette magique, les services secrets US sont devenus des plus crédibles et pour finir que l'on veuille ou non cette guerre d'Irak est moralement juste.
D.J
Rédigé par: D.J | 16 janvier 2008 at 17:37
Vous êtes d'une naïveté coupable cher DJ. Mais nous avons assez débattu de la question. Je me réjouis de ce que McCain ait remonté la pente. Nous risquons d'avoir enfin deux candidats à la présidence tout à fait dignes de la fonction. Quelle révolution!
Rédigé par: ETF | 16 janvier 2008 at 19:10
ETF,
Bon, vous me répondez sur ma derniere phrase, qui n'était pas vraiment l'objet de ma remarque. Bon, cela dit je ne vois pas le rapport entre le fait de verser son sang (ou autres) et celui de dire qu'au final, les jugement les plus objectif sont ceux qui prennent du recul sur deux ou trois décennies.
Bref, personnelement je ne suis pas pour cette nouvelle ingérence dans les histoires arabo-musulmanes, je trouve que l'occident s'est suffisamment fourvoyé la bas (surtout l'europe en fait, on voit maintenant le resultat, entre les blancs qui sanglotent, et les musulmans qui cherchent a importer leurs culture...)
Rédigé par: Sakuragikan | 17 janvier 2008 at 12:46
@Saku,
Il y a de très grandes différences entre Bush et Kennedy.
- Bush est parti d'une conclusion: déposer Saddam (and the rest), a exploité honteusement 9/11 en liant sans vergogne Saddam à Ben Laden (pour nier, quelques années plus tard, l’avoir jamais fait), il n'a retenu que l'information qui confortait sa conclusion, d'où les énormes erreurs et magouilles commises dans le choix et l'analyse des informations (comme le poids ridicule donné à l'opinion d'escrocs notoires, Chahlabi, entre autres),dans la vente de cette guerre de choix au peuple américain, et dans l'exécution du plan (pas besoin de détailler). C’était très évident, Saddam, tout dictateur qu’il fût, ne représentait en rien une menace imminente pour les USA, même s'il lui était resté quelques armes chimiques. Il n'avait même plus le contrôle du Kurdistan sur son propre territoire!
- Kennedy ne s'est pas trompé d'ennemi, n'a pas utilisé la crise des missiles pour mettre en oeuvre je ne sais quelle lubie, n'a pas menti au peuple américain. Il a fait un point exhaustif de la situation, et a pris sa décision en toute connaissance de cause. Il n'a pas été sélectif dans son analyse, n'a manipulé personne, n'a pas fait verser une goute de sang, et au bout du compte, a sans doute sauvé le monde.
Si vous ne voyez pas la différence entre l’URSS de l’époque et l’Irak exsangue de Saddam (et des sanctions), l’honnêteté et la manipulation, l’intelligence et l’ignorance, Kennedy et Bush Junior, je vous offre des lunettes. .. Non, un télescope que vous pourrez prendre à l’envers, car à mon avis, les différences sont tellement énormes que vous ne les voyez pas. Un peu plus de distance devrait faire l’affaire.
Rédigé par: ETF | 17 janvier 2008 at 16:10
vous allez penser que je fais de la provoc, mais la différence entre Bush et Kennedy c'est que Bush a "inventé" la notion de guerre préventive. Si Kennedy avait eu cette notion il aurait occupé Cuba militairement avant que les russes installent leurs missiles,(certainement que les russes n'auraient pas risqués une guerre nucléaire pour défendre Cuba).
Il est évident que tout le monde aurait traité de con Kennedy. Concernant l'Irak toujours il semblerait que Saddam entretenait des relations étroites avec Al-Qaïda, plusieurs sujets ont été traités sur le blog Drzz. On peut toujours contester les articles de ce blog, mais ça vaut le coup d'oeil pour se faire une opinion, il également vrai toutefois qu'un rapport du congrès blanchi Saddam de ses liens avec Al-Qaïda.
Http://leblogdrzz.over-blog.com/
D.J
Rédigé par: D.J | 17 janvier 2008 at 17:45
In countries that have proven free markets to work, the Left has a hard time arguing against that success (witness Chile). The tactic here in the United States is to use exceptions to justify creeping socialism. The left will go out and find the one person that something bizarre has happened to and trot them out as an example of how the markets are failing us. This approach is so pervasive and intellectually dominating on the Left that I have a friend who is a Liberal who used to be a social worker and who admits that 95% of the people he dealt with are abusing the system and do not actually need to be on welfare, but he justifies increasing government power for that 5% who would undoubtedly be better off without all this government getting in their way, and would be helped just as much or more with private charities.
Rédigé par: Troy Camplin, Ph.D. | 17 janvier 2008 at 17:46
ETF, français des USA, vous méritez la médaille du propagandiste le plus incisif ...sous un habile verbiage d'intellectuel. A vous lire en longueur depuis si longtemps, nous nous demanderons pourquoi vous fuyez l'Europe, sinon pour tranportez là vos idées d'ici! :-(
Rédigé par: hawk-eyed | 20 janvier 2008 at 14:05
Le pire, cher borgne fauconné, c'est que ma modeste propagande a influencé l’Amérique entière, qui honnit maintenant à 70% le crétin pseudo texan et s’apprête à élire un démocrate, voire, un indépendant (Mc Cain) pour le remplacer… Tout ceci est, bien entendu, la faute de ce cher GS, qui sans le vouloir, aura introduit, en donnant à votre serviteur une tribune de portée interplanétaire, le virus rouge au pays de l’oncle Sam!
Malheureuse fauconnette! Fermez-vite les yeux… signez-vous et cessez de lire à l’instant… brûlez votre ordinateur… vous pourriez être contaminé!
Rédigé par: ETF | 22 janvier 2008 at 04:11
Il est marrant le père Guy Sorman. Dans le billet sur Khadafi, il nous dit :
"pour dénoncer ce procédé insupportable dés que l'on attaque une tyrannie : " vous ne pouvez-pas nous comprendre" . L'altérité des Chinois ou des Lybiens ou des Russes serait telle que l'on ne pourrait pas comprendre?"
Et ici, il retourne sa veste : "Coller sur la société et la vie politique nord-américaines les concepts et les critères propres à l’Europe occidentale condamne à ne rien comprendre aux Etats-Unis".
S'agissant des Etats-Unis, le père Sorman nous dit qu'il faut les comprendre. Mais quand les Chinois lui disent la même choses, il les caricature. Le père Sorman est-il mytho ?
Rédigé par: Nicolas | 22 janvier 2008 at 18:31
il est marrant ETF il nous sort à chaque fois les 70 % d'opinion défavorable envers Bush, mais jamais des environs 22 % d'opinion favorable envers le congrès démocrate. Apparemment au pays de l'oncle Sam les américains n'aiment non plus pas les politiciens fraîchement élus.
D.J
Rédigé par: D.J | 22 janvier 2008 at 19:32
Après Ali Baba et les 40 voleurs, Bush (and co) et les 935 mensonges. Fait maintenant avéré.
"President George W. Bush and seven of his administration's top officials, including Vice President Dick Cheney, National Security Adviser Condoleezza Rice, and Defense Secretary Donald Rumsfeld, made at least 935 false statements in the two years following September 11, 2001, about the national security threat posed by Saddam Hussein's Iraq. Nearly five years after the U.S. invasion of Iraq, an exhaustive examination of the record shows that the statements were part of an orchestrated campaign that effectively galvanized public opinion and, in the process, led the nation to war under decidedly false pretenses."
http://www.publicintegrity.org/WarCard/
Ils méritent tous d'être destitués et/ou de finir en taule. Ce qui n'arrivera pas, bien entendu: n'est pas Bill Clinton qui veut...
Rédigé par: ETF | 23 janvier 2008 at 20:45
apparemment ETF choisi les rapports qui l'arrange. Vous avez beau me traiter de naïf comme l'autrefois mais je vous rappelle qu'une commission d'enquête, ce qu'il y a de plus officiel a blanchi Bush contre les accusations de mensonges concernant les ADM irakiennes.
La commission d'enquête a estimé que Bush s'est fié de bonne foi aux rapports des services secrets. Si il était avéré que Bush aurait menti il se serait pris une procédure de destitution. Clinton n'a pas failli être destitué pour une histoire de fesses mais parce qu'il a menti sur ses relations extraconjuguales.
D.J
Rédigé par: D.J | 24 janvier 2008 at 17:42
On ne va pas refaire l'histoire, mais je suggére à ce qu'y un un bon bouquiniste de rechercher ce livre :
''Des conflits en mutation ? De la guerre froide au nouveaux conflits'', éditions Complexe,
Voir le chapitre ''Les Etats Unis et l'Irak aprés la guerre du Golfe 1991-2001'' allant de la page 421 a 442.
Ces pages ne sont hélas pas enregistré dans cette numérisation du livre sur Google qui comprent des interventions sur les divers conflits depuis la guerre de Corée en passant par le mercenariat d'un colloque internationale qui s'est tenu à Montpellier en juin 2001 :
http://books.google.com/books?hl=fr&id=pkckv9nJISgC&dq=des+conflits+en+mutation+de+la+guerre+froide+au+nouveaux+conflits&printsec=frontcover&source=web&ots=slm92pqjqe&sig=8jbyV6o900VL61ZNa7kOTKr40A8#PPA1,M1
Il y des chapitres sur les conseils qu'a donné notre ex président Chirac à Clinton qui conseille le recours aux bombardements dans le cadre de l'affaire des inspections de l'ONU en 98; et TOUT LE MONDE, Chirac comprit pense que S Hussein à un double jeu et tente de fabriqué les fameuses ADM.
Rédigé par: Frédéric du Wiki | 29 janvier 2008 at 09:39