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Qu'est-ce que l'Occident ?

Qui n’a entendu parler du « choc des civilisations ? ». Inventé par Samuel Huntington,  dans les années 1990, l’expression est  devenue universelle. Dans les années 50, l’économiste français Alfred Sauvy avait rencontré un succès comparable avec le terme de « tiers-monde. L’une des raisons pour lesquelles ces expressions sont facilement acceptées est qu’elles n’obéissent à aucune définition claire. Le « choc des civilisations », en d’autres termes moins élégants, l’Occident face au reste du monde, est censé décrire la réalité. Mais, « Occident » est assez vague pour inclure une vaste gamme de nations et de cultures sans décrire leurs caractéristiques communes.

Mais, qu’est-ce que l’Occident ? Que signifie occidentalisation ? Pourquoi le Japon est-il considéré plutôt comme occidental et non la Chine ? Où situera-t-on Shanghai ? La Russie fait-elle partie de l’Occident ?

De ces incertitudes, il est évident que l’Occident n’est pas une entité géographique. Probablement, est-il né d’emblée, instauré comme état d’esprit lorsque les Grecs, il y a 25 siècles, se perçurent comme d’Occident face aux Perses d’Orient. Ayant perdu toute base territoriale simple depuis lors, « l’Occident » a toujours été un concept universel plus qu’une notion géographique.

être occidental ou occidentalisé, c’est avant tout épouser une façon de penser qui ne correspond pas à un continent particulier, ni à une nation ou religion spécifique. L’erreur de Huntington, me semble-t-il, a été d’enfermer l’Occident dans des frontières nationales, alors qu’il n’existe pas de carte de l’Occident.

Aucune représentation géographique de l’Occident n’est viable puisque certaines nations asiatiques sont devenues occidentales (Japon, Taïwan), tandis que des groupes non occidentaux (musulmans en Europe) vivent dans des pays dits occidentaux, que des pays orientaux sont partiellement occidentalisés et que des pays occidentaux (Russie) ne sont pas totalement occidentalisés. Il paraît plus simple de définir les frontières mentales de l’Occident que son territoire.

Cet Occident mental est un état d’esprit que l’on pourrait définir par trois caractéristiques fondamentales que l’on retrouve difficilement dans les civilisations orientales : la passion pour l’innovation, la capacité de l’autocritique et l’égalité des sexes

Le salut employé depuis l’époque romaine, « Quoi de neuf ? » est l’essence même de l’esprit occidental. A contrario, les non Occidentaux placeront plutôt la tradition avant l’innovation. L’innovation en Occident est le socle au fondement des avancées scientifiques : le conflit avec les sociétés non occidentales conservatrices en devient inéluctable. Mais au sein de l’Occident lui-même, la dynamique de l’innovation suscite ce que nous pourrions appeler « l’occidentalisation de l’Occident ».

L’Occident ne cesse, en effet, de détruire ses propres traditions, y compris ses religions. L’économiste Joseph Schumpeter a qualifié ce processus de « destruction créatrice », terme qui pourrait s’appliquer à tous les domaines de la vie. Les conservateurs occidentaux ne sont pas moins enclins à la destruction créatrice que les progressistes occidentaux : il est connu qu’ils inventent des traditions. Ils sont, en somme, plus occidentaux que conservateurs. On pense à Benjamin Disraeli, Premier ministre britannique du XIXe siècle, qui a inventé la plupart des soi-disant traditions anciennes de la monarchie britannique.

Autant que l’innovation, l’autocritique est une caractéristique occidentale. Dans la plupart des civilisations non occidentales, si ce n’est dans toutes, l’orguueil et l’amour de soi excluent l’autocritique ou au moins la critique de sa propre civilisation. Un savant musulman ou chinois ne peut être défini comme véritablement chinois ou musulman s’il critique son propre monde. Ce n’est pas tout à fait le cas en Occident.

Le savant occidental garde sa légitimité même s’il critique vertement les valeurs occidentales, alors qu’aucun Nietzsche chinois ou musulman n’affirmerait à notre connaissance que son propre dieu est mort. Un Montaigne chinois ou musulman serait-il prêt à écrire que les « Indiens sauvages » sont peut-être plus sages que nous, comme le fit Montaigne au XVIe siècle ?

Il existe probablement des Montaigne ou des Nietzsche chinois ou musulmans, mais il y a peu de chances pour qu’ils soient un jour reconnus comme des figures phares de leur civilisation. L’autocritique – et non l’amour de soi – avec le relativisme culturel qui l’accompagne forment l’ossature de la mentalité occidentale.

Il en va de même pour l’égalité des sexes, même si cela n’a pas toujours été le cas. Que les femmes soient inférieures aux hommes – un préjugé prévalait dans les religions grecque ancienne, juive et chrétienne – est controversé en Occident depuis des siècles. De nos jours, l’égalité des sexes en Occident est la norme, ce qui n’est pas le cas dans une grande partie des civilisations non occidentales. D’aucuns soutiennent que l’égalité des sexes est une conséquence du processus de modernisation et non de l’occidentalisation. C’est peut-être exact ; il n’empêche que le statut des femmes est sans aucun doute l’une des grandes questions qui opposent les musulmans non occidentaux à l’Occident.

Si nous acceptions la définition de l’Occident comme état d’esprit, trois grandes questions restent posées : l’Orient peut-il être modernisé sans être occidentalisé ? Où se passe la frontière entre Occident et Orient ? L’Ouest restera-t-il occidental ?

Jusqu’à présent, l’histoire ne fournit pas d’exemple de modernisation non occidentale. Le discours sur les valeurs asiatiques, qui a vu le jour à Singapour, est essentiellement politique. Ce n’est qu’après avoir embrassé l’innovation à l’occidentale et l’autocritique que les pays asiatiques sont devenus modernes.

Ils n’en sont pas moins asiatiques. Coréens et Japonais d’aujourd’hui demeurent totalement coréens ou japonais mais ils sont plus proches des Occidentaux que de leurs propres ancêtres. De même, les Egyptiens ou Saoudiens modernes sont plus proches des Français ou des Américains que de leurs aïeux arabes.

L’occidentalisation fait-elle des Egyptiens ou des Saoudiens modernes des Arabes moins authentiques ? Ce débat a lieu dans toutes les sociétés orientales : ce qui nous amène au véritable choc des civilisations. Toutes les sociétés contemporaines sont fragmentées entre les pro- et les anti-occidentalisation. Ce choc au sein des civilisations sur le sens de la modernisation est plus lourd de sens que le soi-disant conflit de Huntington entre des entités géographiques.

Cette controverse sur les effets irréversibles de la modernisation, qualifiée aussi  de « crise d’identité », n’épargne pas les pays occidentaux. Des groupes de fondamentalistes, non négligeables en Occident même, luttent contre le processus d’occidentalisation au nom de traditions anciennes ou reconstruites. Mais une société occidentale où l’on ne commencerait pas la journée par « quoi de neuf » ne serait plus occidentale.

Copyright : Project Syndicate/Institute for Human Sciences, 2008.

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Voici les sites qui parlent de Qu'est-ce que l'Occident ?:

Commentaires

Le petit livre rouge: "Encore quarante-cinq ans, et en l'an 2001, qui marquera l'entrée dans le XXIe siècle, la
Chine aura vu de nouveaux et plus importants changements.
Elle sera devenue un puissant pays socialiste industrialisé.
Et il le faut bien, car, avec sa superficie de 9.600.000 kilomètres carrés et ses 600
millions d'habitants, la Chine se doit d'apporter une plus grande contribution à l'humanité.
Notre contribution, pendant longtemps, a été bien minime, et cela est regrettable."
Mao Zedong peut il être considéré comme occidental? Il professait le communisme, doctrine née en Occident. Quoique étant fan de Sun Tzu et de l' art de la guerre, il critiquait le confucianisme.

C'est peut etre pour cèrtains un comm hors sujet,mais dans les anées 60,j'avais lu "l'èspionage industriel de Jaques Bèrgier "
Il aborde justement le langage ésotérique assez spontané qui aparait entre les divèrs corps tèchniques ,scientifiques .............pour désigner des sujets, des choses ,tres précises ,qui n'ont souvent de sens que pour ceux qui l'utilisent ................etc.
Tout le monde connait ça .
Pourquoi, s'étoner que des racourcis régioneaux, marquent les groupes d'usagers qui vaquent dans toutes sortes de sècteurs de la vie ?
De loin en loin, des ruptures se produisent ,se creusent pour marquer encore plus les habitudes rèspèctives ,mais aussi les intérets de chacun (échanges ,commèrce,relations ludiques ,défence des lieux et des biens ..........)?
Ce qui me semble plus important ,dans des relations professionelles qui évoluent avec toutes sorte de cultures,de nationalités,c'est bien plus le pragmatisme simple et désintéressé,qui met en valeur les bases communes des gens .
Mais que se soit avec des proches ou des gens complètement étrangèrs,la rupture se produit imanquablement sur des sujets d'intérets , ou le mensonge, la hiérarchie, les passes droits,viènent faire naitre des sentiments d'injustice,de duperie,de trahisons ,de mensonges pèrfides ou tous simples ,etc.......
Les tensions actuelles comme a d'autres époques de mon point de vue ont pour origine ,ce que les gens apèlent "les foutages de gueules " le" fric de bois", les lois iniques, les apropriations crpuleuses .......? Le gout de l'inovation de mon point de vue, se retrouverais peut etre plus chez les gens qui vivent dans un milieux hostil et incèrtain, quoique les Inuites par exemple , sont ancrés dans leurs traditions vitales ,mais au milieux figé dans le froid implacable ?
Pour d'autres la" mentalité pastorale tient a la race arienne "(ésclavage, mobilité,adaptation pèrmanente incèrtaine invasions violents ;-)................)
Cela ramène au génome ou a la culture ?:-(

Je ne voudrais pas me faire l'avocat du diable Huntigton, mais son livre comporte au moins, à l'usage de l'Occident, une leçon de modestie : nous ne sommes pas tout, les autres ont leurs raisons et leur dignité, il va falloir que chacun se recentre sur soi etc.

Lui ou Kissinger sont des chantres d'une mondialisation plus équilibrée, qui ferait disparaître la domination américaine comme par enchantement. C'est sur cette transition pacifique qu'ils sont muets ou faibles.

Vous êtes, vous, le chantre d'une fierté occidentale assumée. C'est sûrement plus réaliste. La question est de savoir où ce réel conduit et s'il n'est pas urgent de le modifier.

A mon avis, la fierté occidentale doit se concentrer sur les droits de l'homme et la démocratie, bref sur tout ce qui, dans la modernité, émancipe l'individu. Cela signifie, par exemple, qu'il urge de donner les Israéliens en modèle aux Palestiniens parce qu'ils s'interdiraient les violences unilatérales sauf cas d'urgence absolue, dûment soumis à une instance neutre fût-ce après coup. Un assassinat ciblé contre un dirigeant du Hamas ? Pourquoi pas, à condition d'ouvrir au plus vite le procès en apportant les preuves de l'urgence, etc.

Si on ne fait pas cela, si les droits de l'homme apparaissent dans les pays sous-développés (qu'il faudrait commencer par nommer, en répudiant la tartuferie des "developing countries") comme un moyen de les humilier sans que les puissants, eux, se sentent tenus de les respecter, on ancre la barbarie... et on nie sa propre civilisation.

Encore hors sujet, mais isu de ma lècture présente:
Quel est le lien entre la psychanalyse et le pysiologique se disent cèrtains .............................
Pourquoi, la conscience qui réside dans le corps, ne serait'elle pas tout simplement le créateur du psychisme et du corps ?
Toutes les quèstions de morale, de santé, de races, etc...........ne seraient'elles pas encore une fois ,qu'une seule quèstion de dogme intéressé ?
Une cécité volontaire en quelque sorte (psychanalise ?)?

@ François Delpla:
{{nous ne sommes pas tout, les autres ont leurs raisons et leur dignité, il va falloir que chacun se recentre sur soi etc.}}

Ainsi, après l'expansion (centrifuge) de nos ancêtres occidentaux "modernes" pendant les cinq derniers siècles, allez-vous suggérer une implosion culturelle (effet centripète)?

Avec un décalage, c'est exactement ce que le régime communiste chinois opère aux yeux du monde. Hors le fait que chez eux, le «choc des civilisations» ils le règlent à leurs frontières, comme les colonialistes que nous fûmes avant une application plus respectueuse des notions de droits de l'homme!
Le Tibet historique était, dit la légende, SEPT fois plus vaste qu'il ne l'est en 200x. Les chinois ne se sont pas encombrés de principes occidentaux pour meubler sa population de 50% des leurs, exportés sur le 1/7e du territoire restant, puis d'y tendre le plus long chemin de fer pour accéder jusqu'aux confins de l'Himalaya et de l'Inde toute proche.
En physique il y a cette "loi des gaz" qui emplissent tout l'espace qu'on leur offre. Loi revisitée aujourd'hui par les non-occidentaux: nos bons chinois, les islamistes ignorants d'élémentaires principes d'humanité, etc.
A nous donc de jouer l'acte de contrition et de laisser faire ceux qui ne s'encombrent pas de nos bons principes moraux?

je ne vois pas ce qui vous permet d'interpréter ainsi mes propos.

Une violente explosion à secoué le quartier de la rue de Solferino, ce matin à 10 h 54, l’attentat contre la direction du PS aurait fait des victimes. http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/une-violente-ex.html

See also
What does the West believe in? by Karl Popper
in his book:
In Search of a Better World

Je n'ai jamais lu un texte aussi ingénu ! Le Japon est considéré comme occidental au point de vue de l'OCDE, c'est-à-dire qu'il est accepté comme faisant parti du club des riches. Mais d'un point de vue de la civilisation, il est clair que le Japon fait partie du monde confucéen.

Bref, ce texte n'a rien de nouveau. C'est une sorte de division du monde : pays riches/pays sous-développé/pays en voie de développement. Et dans ce schéma, l'Occident revendique le droit d'être riche en pillant les pays pauvres. Mais la Chine va binetôt déboulonner tout cela. La crise des subprimes a coûté 700 milliards aux banques occidentales. Voici le nouveau classement :

1. ICBC (n°2 en 2006)
2. China Construction Bank (n°7 en 2006)
3. HSBC (n°4 en 2006)
4. Bank of China (n°6 en 2006)
5. Bank of America (n°3 en 2006)
6. Citigroup (n°1 en 2006)
7. JPMorganChase (n°5 en 2006)
8. Banco Santander (n°12 en 2006)
9. Unicredit (n°15 en 2006)
10. Mitsubishi UFJ (n°8 en 2006) [1]

Wai and see, les Guy Sorman vont se retrouver au chomage quand la Chine aura tout acheté.

Rappelons que la PIB de la Chine est l'équivalent de l'Italie ou du Bénélux et qu'elle dépend entièrement des investissments et techniques et marchés à l'export non chinois . Par ailleurs , on se réjouira de l'ascension de la Chine lorsque ce sera une démocratie et que toute la population bénéficiera de la croissance.

Je ne comprend pas cette passion Sormanienne qui tend à minimiser la puissance économique chinoise.
Le PIB chinois est aujourd'hui environ 4 fois supérieur à celui de l'Italie (source CIA)
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2001rank.html
et avec un taux de croissance approchant les 10%, la Chine peut dépasser l'Europe (et les USA) dans 30 ans. Dixit Goldman Sachs.
http://coursenligne.sciences-po.fr/2005_2006/gouvernance/braga/cours_1_brics.pdf

Après l'Année du Coq, notre ami Guy nous ferait-il l'Année de l'Autruche (tout comme il le fit pour les questions climatiques d'ailleurs)?

à ce "Ahah Ah ah oh" de 17:01 à la longue vue inversée...
Les analyses les plus contradictoires règnent quant à l'état économique REEL de la Chine. Frappé par trop d'images d'actualité, vous n'en tenez aucun compte! Si vous remarquiez
- l'OPACITE qui caractérise leurs "systèmes",
- le fait que leur monnaie se positionne de manière artificielle sur les marchés de change,
- le fait que leur secteur bancaire est aux mains de l'Etat sans que de vrais auditeurs occidentaux sachent en vérifier le fonctionnement (donc les résultats),
- que la participation de l'Occident dans leurs entreprises ne s'opère que via des joint-ventures à % limitatif,
- que l'actionnariat ouvert à l'étranger ("B") ne donne guère d'influence sur leurs mécanismes de gestion,
- que le taux d'inflation y est inacceptable aux yeux de nos économies,
- que leur croissance intérieure est fictive s'il ne pouvaient massivement compter sur l'exportation vers les USA (davantage que vers l'Europe)...
le tout faisant craindre qu'un choc intérieur se produise dans les 2-3 ans... vous seriez modestement amené à réviser vos jugements bruts.

Ceci ne sous-estime pas la puissance actuelle de leurs réserves de change / fonds souverains / capacité d'investissement par des groupes (aux mains de quelques riches familles), PLUS leur potentiel à un développement endogène sur le long terme.
Entre-temps, une croissance plus saine viendrait plutôt d'Inde, de Thaïlande, d'Indonésie et aussi à moyen-long terme du Vietnam (qui tout communiste qu'il soient a mieux intégré certains prncipes gagnés de la présence occidentale)!
Donc le "chinois qui achète le monde" serait une image à modérer!

On se console comme on peut, hein messieurs Sorman et Nomis ?

Je tire mes chiffres des études de Boston Consulting group. Ce ne sont pas des chiffres opaques chinois, mais des chiffres américains, tant vantés pour leur transparence. La montée de la Chine n'est pas seulement financière. Voici la réalité que certains ne veulent pas reconnaître :

a) Pour la première fois, la Chine dépasse les Etats-Unis comme exportateur mondial de marchandises et s’approche de plus en plus rapidement de l’Allemagne, le principal exportateur de marchandises du monde.

b) Pour la première fois, la Chine se substitue au Canada comme principal pourvoyeur des Etats-Unis. Les importations en provenance de Chine ont augmenté de 12%, plus du double des importations totales et ceci malgré la chute de la demande interne étasunienne.

c) Pour la première fois, le volume du commerce chinois (exportations et importations) a dépassé le volume du commerce du japon et de la répûblique de Corée réunis, second et troisième plus importants marchés d’Asie.

d) Depuis 2001, année où a été approuvée la candidature olympique pour Pekin et la Chine a adhéré à l’OMC, ses exportations et importations ont augmenté en moyenne annuellement de 25%, le double du commerce mondial. Depuis 2004, le commerce de marchandises de Chine (exportations et importations) a dépassé le japon et en 2007, comme nous l’avons dit, il a dépassé les Etats-Unis.

Ahah ah oh,

n'a toujours pas compris que la Chine exporte des produits occidentaux notement américains.Se sont les entreprises US et européens qui font tourner l'économie Chinoise.La chine contrairement aux USA n'est pas innovant en matière de technologies.Peu de brevets, pas de prix nobel,pas de microsoft Chinois,université médiocre etc...

@ ETF

Le PIB Chinois est 4 fois supérieur à l'Italie en valeur absolue.Le boum économique de la Chine est seulement concentré dans quelques pôles urbains faisant profiter 200 millions de Chinois en laissant pour compte 1 millard d'individus.Une répatition plus parcimonieuse de sa croissance à l'ensemble du pays raménerait son PIB au niveau de l'Italie.

D.J

Ahah ah oh,

n'a toujours pas compris que la Chine exporte des produits occidentaux notement américains.Se sont les entreprises US et européens qui font tourner l'économie Chinoise.La chine contrairement aux USA n'est pas innovant en matière de technologies.Peu de brevets, pas de prix nobel,pas de microsoft Chinois,université médiocre etc...

@ ETF

Le PIB Chinois est 4 fois supérieur à l'Italie en valeur absolue.Le boum économique de la Chine est seulement concentré dans quelques pôles urbains faisant profiter 200 millions de Chinois en laissant pour compte 1 millard d'individus.Une répatition plus parcimonieuse de sa croissance à l'ensemble du pays raménerait son PIB au niveau de l'Italie.

D.J

à Ahah Ah ah oh «Je tire mes chiffres des études de»...

Que BCG raisonne sur des chiffres n'est pas à mettre en cause (chiffres pris à des sources internationales, hors celles internes chinois, sujettes à caution).
On sait que les USA sont très perméables à l'importation. Et qu'avec leurs 25% du PIB mondial, ils "aspirent" la masse des importations. Aussi que leurs exportations ne contribuent -je crois- qu'à hauteur de 11% de leur PIB (ce qui est peu ...en %... par comparaison avec les chiffres d'Allemagne ou d'autres européens).
Ce que vous fait remarquer un "D.J." est réel.: une masse de productions délocalisées des USA vers ...la Chine... y rentre en tant qu'importations de produits de consommation ou ensembles semi-manufacturés (CQFD).
D'autres constats (que BCG ne pointent pas; j'ai d'autres sources) c'est l'IMMENSE vulnérabilité de la structure d'activités économiques chinoises à un affaiblissement prolongé de l'économie USA (variable bien perçue par les milieux ad-hoc). Plus le fait qu'après les J.O., en perspective desquels ils ont investi de manière effrénée (en laissant faire la caste privée davantage que l'Etat), ils vont connaître un effet de «dip». Effet boomerang possible? En interne = ne pas avoir suffisamment mis la priorité sur le développement endogène. Contraints qu'ils sont notamment par:
- les besoins gigantesques en sources d'énergie et en matières premières),
- les structures bureaucratiques de toujours dans la société chinoise,
- la masse d'activités des régions rurales à faible PIB / GINI, mais pas affamées pour la cause!
- les coûts militaires et de fonctionnement d'une société avec % de classe moyenne à salaires relatifs fort élevés p.r. à leur tradition.
Dont signes premiers = hausse inquiétante des prix de denrées alimentaires...
Nul ne peut dire clairement. Beaucoup soutiendraient vos vues optimistes, mais avec un décalage de 20 à 30 ans? Ce qu'en disent de trop nombreux journalistes doit être relativé. Tout le monde ne pense pas -comme eux- à l'effet médiatique de leur prédictions.
Mais chacun peut se tromper...

L'on peut également rajouter,qu'il n'éxiste pas d'économie saine barder de corruption.Et l'on sait que la Chine en à fait de la corruption son sport national.

D.J

Beaucoup d'autruches sur ce blog. Il ne me semble pas que la CIA, les économistes de Goldman Sachs, ou encore, le Boston Consulting group, soient de pauvres journalistes à sensation.
Entendu cette nuit sur la BBC, un consortium d'entreprises chinoises se lance dans le développement d'avions civils gros porteurs, terrain réservé d'Airbus et de Boeing, avec comme objectif le développement d'un équivalent du 747. La Chine monte progressivement en puissance dans les domaines innovants. Vos analyses datent déjà d’hier. Même si, bien entendu, rien n’est jamais acquis, et qu’il y aura des accidents de parcours. Mais comparer la Chine à la Belgique… (no offense, cher Nomis), ce n’est pas sérieux.

La Chine d'aujourd'hui comme l'URSS d'hièr ont développés un programme spatial et aéronautique.La Chine tout comme l'URSS ont dévelppés n'ont pas par innovation,mais par des copies conformes de technologies occidentals.Fabriquer ce font les autres depuis des lustres est une chose,innové en est une autres,dans ce domaine là,la Chine à encore beaucoup à apprendre.Quand elle aura rattraper les USA en matière de brevets et de prix nobel scientifiques l'on pourras en rediscuter.

D.J

Les comparaisons internationales à 30 ans , n'ont aucun sens. La Banque mondiale cette année a réduit de 30% la PIB chinoise en changeant de critéres . Le revenu par habitant est aussi un meilleur indice que la PIB globale. On souhaite aux Chinois tout le bonheur possible ; mais la Chine n'est pas un leader économique , elle n'innove pas et c'est le critère ultime.IL existe à ce jour plus de marques coréennes interntionalement reconnues que de marques chinoises.Enfin, la part des USA dans la PIB mondiale reste constante depuis 30 ans malgré l'envol de la CHine , Inde et Brésil. Car + 2 % aux US ou en France , c'est mieux que + 10% en Inde ou en Chine.

Cher GS, si on vous avait dit, il y a quinze ans, que la Chine serait ce qu'elle est aujourd'hui, vous ne l'auriez sans doute pas cru. Quinze ans, ce n'est rien. Et on ne peut pas, en quinze ans, en partant de rien, devenir le leader économique du monde. Nous en reparlerons (j'espère) dans 15 ans. Et d'ici là, je ne serais pas surpris que ce soit via un medium conçu et développé en Chine.

@ ETF, avec tout le respect qui lui est dû...

Ai-je assimilé le BCG avec le monde "de pauvres journalistes à sensation"?
Du tout. Mais pour être lecteur critique de ce qui me passe sous les yeux (de provenances fort diverses), faut accepter le fait que trop de journalistes placés sous le stress de la compétition ou du bouclage hâtif conduisent leurs lecteurs vers des conclusions trompeuses.
Quant au monde des consultants de haut vol, je le connais ... un peu et suis plein de respect pour beaucoup d'entre eux, malgré les critiques de "copié-collé" dont ils sont vite accusés!

Hors ceci, aucune intention de comparer BE avec Chine.

"et avec un taux de croissance approchant les 10%, la Chine peut dépasser l'Europe (et les USA) dans 30 ans. Dixit Goldman Sachs." le 11 mai 08 à 20:44

"et ETF dit,
Quinze ans, ce n'est rien. Et on ne peut pas, en quinze ans, en partant de rien, devenir le leader économique du monde" le 12 mai 08 à 16:25

Goldman Sachs donne 30 ans à la Chine de devenir le leader économique.

ETF,à ramené ces 30 ans en seulement 1/2 journée env.

Certe cher ETF,je vous taquine mais vous vous contrediser.Toute foi la Chine à de bonne base pour décoller réelement,mais celà dèpend des gouvernants.

D.J

J'ai écrit un texte et Guy Sorman l'a censuré. Après il se drape dans les habits de liberté, ça me fait rire. Pour le déplaisir, rappelons quelques vérités :

a) Pour la première fois, la Chine dépasse les Etats-Unis comme exportateur mondial de marchandises et s’approche de plus en plus rapidement de l’Allemagne, le principal exportateur de marchandises du monde.

b) Pour la première fois, la Chine se substitue au Canada comme principal pourvoyeur des Etats-Unis. Les importations en provenance de Chine ont augmenté de 12%, plus du double des importations totales et ceci malgré la chute de la demande interne étasunienne.

c) Pour la première fois, le volume du commerce chinois (exportations et importations) a dépassé le volume du commerce du japon et de la répûblique de Corée réunis, second et troisième plus importants marchés d’Asie.

d) Depuis 2001, année où a été approuvée la candidature olympique pour Pekin et la Chine a adhéré à l’OMC, ses exportations et importations ont augmenté en moyenne annuellement de 25%, le double du commerce mondial. Depuis 2004, le commerce de marchandises de Chine (exportations et importations) a dépassé le japon et en 2007, comme nous l’avons dit, il a dépassé les Etats-Unis.

A l’entrée de la Sorbonne où j’assistais mercredi à une fort intéressante conférence de Samir Amin, je me suis fait remettre un tract appelant au boycott des Jeux Olympiques de Pékin 2008. La chose ne m’aurait pas surpris outre mesure, dans le contexte actuel des évolutions politiques et idéologiques en France, si je n’avais découvert, parmi la liste des signataires, les noms d’amis, de personnes et d’organisations que j’apprécie pour leur sérieux et leur engagement de gauche. J’ai cru devoir réagir, pour leur dire combien ils se sont, selon moi, laisser abuser en signant cet appel.

Le gouvernement chinois tenterait, nous dit ce texte, de “briser tout ce que la Chine compte d’intellectuels critiques”. Ce n’est pas l’image que m’a laissé mon dernier passage dans ce pays, il y a un an. Le colloque sur le thème “Education et globalisation” auquel j’ai participé à l’université de Pékin m’a donné l’occasion de rencontrer des dizaines d’intellectuels, d’étudiants, de chercheurs et de hauts fonctionnaires du gouvernement, qui jetaient un regard lucide et assurément critique sur les risques de “marchandisation” de l’enseignement supérieur en Chine.

Le gouvernement chinois pratiquerait, dit encore le texte de l’appel, une “urbanisation sauvage dirigée contre les populations” et accélérerait la “destruction de quartiers populaires et de sites historiques”. Les auteurs de ce document doivent n’avoir jamais mis les pieds dans un pays du tiers-monde pour affirmer cela, du fond de leur douillet salon parisien ! La Chine a un revenu par habitant de l’ordre de 3500 $ par habitant. Elle tente de sortir de ce sous-développement, au prix d’une croissance déjà affolante et difficilement contrôlable, aux effets sociaux et écologiques inquiétants. Mais elle reste un pays extrêmement pauvre. Malgré les efforts du gouvernement pour freiner l’exode rural, la crise du logement est énorme à Pékin. La rénovation de tous les vieux quartiers (hutongs) est financièrement impossible et serait de toute façon insuffisante. Une partie des vieux quartiers a été préservée et est en voie de réhabilitation. Mais une autre partie, importante, est effectivement rasée et remplacée par des logements modernes. L’ “intellectuel critique” occidental peut s’en offusquer, regretter la perte de ces quartiers où il aurait été bon de flâner comme touriste. Mais que propose-t-il aux Pékinois qui attendent un toit ? Et à ceux qui ont un toit (en tôle ondulée) mais pas d’eau courante, ni d’égouts, ni de gaz, ni de rues permettant le passage des bennes à ordures ? Que propose-t-il pour chauffer un hutong construit en torchis et en panneaux de bois de quelques centimètres d’épaisseur, tout en réduisant les émissions de CO2 ? Je n’affirme pas quant à moi que les tours en béton de 15 étages soient forcément la bonne solution à ce problème. Peut-être vaudrait-il mieux en revenir aux pistes des années 60 et 70, qui réglementaient strictement les mouvements de populations. Mais gageons que là encore on entendrait les cris indignés de ceux qui n’envisagent les droits de l’homme qu’à travers la lunette déformante de leur propre condition sociale privilégiée. Ayons la modestie de ne pas juger à la légère de situations dont nous ne mesurons ni la complexité ni les enjeux.

Le texte évoque bien évidemment la “colonisation” du Tibet, allant jusqu’à prétendre qu’elle “prend une tournure de génocide”. C’est un peu comme si la France était accusée d’avoir colonisé la Savoie, la Vendée, la Bretagne et l’Alsace. Rappelons d’abord que le Tibet a très longtemps fait partie de l’Empire du Milieu, jusqu’en 1911. Cette année-là, quand la Chine s’est libérée de la domination féodale Mandchoue, la caste dirigeante autocratique des moines et des seigneurs féodaux tibétains a unilatéralement proclamé l’indépendance du Tibet. Ceci fut réalisé avec l’aide et à l’instigation des Britanniques qui avaient déjà par trois fois tenté d’envahir la région à partir de l’Inde et qui voyaient (à juste titre) dans la révolution démocratique bourgeoise de 1911 une menace contre leurs intérêts économiques en Chine. Ces territoires sont ainsi restés à l’état féodal jusqu’à leur libération par les troupes communistes en 1951. Rappelons encore que durant la deuxième guerre mondiale, les autorités locales tibétaines, bien qu’officiellement neutres, ont objectivement soutenu l’axe Berlin-Tokyo en empêchant l’approvisionnement des armées chinoises par la route, à partir de l’Inde. Rappelons enfin que le Tibet d’avant 1951 n’avait rien du paradis que se plaisent à nous dépeindre certains adeptes des sectes bouddhistes. C’était un pays féodal, pratiquant le servage et même l’esclavage à grande échelle. Une minorité de propriétaires de serfs — nobles, autorités locales et chefs de monastères — possédait toute la terre et les forêts ainsi que la majeure partie du bétail. Quelques 200 à 300 familles dominaient le Tibet. Au sommet, le Dalaï Lama, grand propriétaire, chef religieux et chef politique auto-proclamé. Sans doute y a-t-il aujourd’hui une partie de la population tibétaine qui souhaite davantage d’autonomie, voire l’indépendance. Sans doute font-ils l’objet de mesures de répression de la part du gouvernement chinois. Mais il n’y a assurément aucun “génocide” ni rien qui y ressemble. Galvauder ainsi ce terme me semble indigne d’un intellectuel. Je me suis toujours interdit de parler de “génocide du peuple palestinien”, ou de “génocide du peuple irakien”. En revanche, il y a bien eu génocide du peuple Apache, voici à peine plus de cent ans, pas très loin de Los Angeles, ce qui n’a empêché personne d’y participer aux Jeux Olympiques…

J’ose à peine m’attarder sur le passage du texte où l’on affirme que “la Chine a des visées de conquête sur Taïwan” et où l’on évoque son “offensive diplomatico-guerrière à l’encontre du Japon”. Taïwan est un territoire chinois contrôlé par un régime fantoche qui n’est reconnu par quasiment aucun Etat ou gouvernement et qui ne doit son existence qu’a des décennies d’appui militaire, économique et politique de la part des Etats Unis. La revendication chinoise sur ce territoire est parfaitement légitime et on ne peut que louer la retenue extrême dont a fait preuve le gouvernement chinois dans cette question durant les soixante dernières années. Quant au Japon, faut-il encore rappeler que ce pays ne s’est jamais acquitté de sa dette envers la Chine ? Six millions de civils chinois ont été massacrés durant la Deuxième Guerre Mondiale et quatre millions de soldats nationalistes ou de miliciens communistes chinois sont morts pour libérer leur pays de l’occupation fasciste japonaise. Pour ces faits, le gouvernement japonais n’a jamais versé le moindre dédommagement, n’a jamais présenté la moindre excuse sérieuse. Le regain de tension entre les deux pays est précisément lié, comme vous le savez, au révisionnisme flagrant des livres d’histoire utilisés au Japon. Que dirions nous si le gouvernement allemand décidait de rayer l’holocauste des manuels d’histoire ?

Enfin, pour faire bonne mesure, on nous dit que la Chine encouragerait le “dopage” à grande échelle chez ses sportifs. J’ignore si cela est vrai. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu dernièrement une pétition contre le Tour de France…

Le plus important n’est évidemment pas là. Le texte de l’Appel au Boycott des Jeux Olympiques de Pékin n’est pas seulement un document truffé de contre-vérités flagrantes. Il participe surtout d’une stratégie idéologique visant à présenter la République Populaire de Chine comme le plus grand ennemi de l’humanité, un “régime totalitaire et esclavagiste”, qui “développe une géopolitique d’agressions” et s’engage dans “une course aux armements (contre) le reste du monde” ! Comment ne pas voir par qui ces mots-là ont été écrits et qui ils devraient légitimement désigner ? La dictature économique du grand capital, qui ravage la planète, qui brise les chances de développement des pays les plus pauvres, qui plonge des millions d’enfants dans la malnutrition, l’analphabétisme, la maladie, la prostitution.
Quoi que l’on pense des institutions chinoises, l’honnêteté intellectuelle nous force à reconnaître que chacun des citoyens de ce pays, fut-il tibétain, a bien davantage de pouvoir démocratique pour peser sur son gouvernement que n’en ont les populations du monde pour peser sur les multinationales industrielles ou financières occidentales. Quoi que l’on pense des tours et détours de la politique du Parti Communiste chinois, force est de reconnaître qu’il a su faire passer un milliard d’hommes de la misère totale et de l’analphabétisme à l’accès généralisé aux soins de santé, à une alimentation stable et à un niveau d’enseignement sans comparaison avec celui d’autres pays du tiers-monde (excepté Cuba sans doute). Et il l’a fait sans se soumettre aux ordres des puissances occidentales et de leurs institutions. Voilà sans doute ce que les ennemis de la Chine ne peuvent lui pardonner.

Excusez moi de vous le dire avec tant de franchise, mais le texte que vous avez accepté de signer aurait dû vous chatouiller le nez. Il sent la sueur et l’alcool des casernes de l’Oncle Sam. Celui-ci a bien compris que seule la Chine a désormais la capacité militaire, économique et politique de prendre la tête des forces qui veulent encore s’opposer à son hégémonie. Voilà pourquoi le gendarme du véritable “régime totalitaire et esclavagiste” qu’est le capitalisme mondial, “développe une géopolitique d’agressions” et s’est engagé depuis longtemps dans “une course aux armements (contre) le reste du monde” !

J’avouerai encore que je n’aime guère le tournant que prend la Chine sur le plan social et économique; que j’exècre la peine de mort; que j’ai en horreur le sport-spectacle, cette machine à sous et à propagande. Mais dans la guerre que les assoiffés de profit mènent contre les peuples assoiffés d’eau, de nourriture, d’air pur, de culture et de paix, je pense que nous ne pouvons pas hésiter à choisir notre camp. Et au moment où, par la grâce de Sarkozy et de Kouchner, la politique extérieure de la France devient la risée du monde, j’attendais, je vous l’avoue, plus de discernement et d’esprit critique dans le chef des intellectuels français progressistes qui me tiennent à coeur.

Ce dernier commentaire contient nombre de vérités.
Concernant « Le texte de l’Appel au Boycott des Jeux Olympiques de Pékin », sur lequel vous ajoutez « n’est pas seulement un document truffé de contre-vérités flagrantes »,
nous remarquerons qu'une des spécialités en Europe est de produire de tels mensonges ou tentatives de manipulation à propos de tout sujet qui dérange les collectifs des gauches plurielles.
Accuser l'Etat de ne pas se ruer dans le piège ainsi tendu démontre au contraire une tentative de conciliation toute diplomatique. On ne peut réinventer les conneries de '68 à toute occasion pour distraire les casseurs de la rue...

A l'attention de Ahah Ah ah oh.

Une precision en ce qui concerne le Japon et les relations sino-japonaises. Quoique n'etant pas specialistes, je crois acquis que:
1. Le Japon a presente ses excuses aux differents pays asiatiques victimes de son imperialisme des annees 30 environ une bonne dizaine de fois depuis la fin de la guerre. Hiro-Hito a lui-meme paye de sa personne. Sans doute cela reste-t-il insuffisant. Les authorites japonaises il est vrai n'ont pas su faire preuve sur cette question de la meme intelligence que les autorites allemandes. Et certaines questions restent ouvertes (femmes coreennes prostituees de force...) Mais en dehors des provocations du premier ministre Koizumi, on ne peut pas considerer (sauf a vouloir instrumentaliser la question) pour neant les propos et politiques d'appaisement de l'essentiel des responsables japonais. Est-il d'ailleurs besoin de preciser que l'opinion japonaise penche tres majoritairement en ce sens?

2. Les manuels d'histoire incrimines ne sont pas le fait du Monbusho (ministere de l'education du Japon), mais de maisons d'edition independantes, libres dans un pays libre. Le choix des manuels n'etant pas le fait des authorites centrales, un manuel peut etre publie et ne jamais se retrouver sur la table d'un ecolier japonais. (Dans le cas du dernier scandale de ce genre, 0.2% des ecoliers japonais - c'est deja trop, mais pas au point de presenter le revisionnisme comme un axe de la politique japonaise).

3. Depuis les annees 80 (au moins) le Japon a investi des centaines de milliards dans l'aide au developpement de la Chine. Un ami, fonctionnaire du Ministere de l'Equipement japonais, s'en amusait aupres de moi au debut des annees 2000, precisant que le Japon n'avait jamais recu ne serait ce que l'ombre d'un remerciement, sinon de maniere officieuse au gre des relations d'amities qui ont fini par se nouer entre fonctionnaires des deux pays.

A l'inverse, on ne s'etonnera pas de la mefiance du Japon a l'egard de la Chine, compte tenu du fait que celle-ci soutient toujours le regime de Pyong Yang (lequel se plait a tirer des missiles au-dessus du Japon pour se rappeler a son souvenir quand bon lui semble - on imagine si Moscou s'amusait a faire de meme en tirant depuis son territoire des missiles qui iraient s'abimer dans l'atlantique) ou lorsque, comme c'est deja arrive, un sous-marin nucleaire chinois va "se perdre" jusqu'a l'interieur de la baie de Tokyo (c'etait il y a deux ou trois ans).

Slts.

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