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Sarkozy contre Sarkozy

À vouloir séduire la droite, la gauche et le centre, on se retrouve tout seul : la solitude de Nicolas Sarkozy tient, je crois, à ce désir de tout embrasser pour ne rien choisir.

Considérons le temps de travail : soit la rigidité du Code du travail est la cause du chômage (elle l’est), soit elle ne l’est pas. Soit les 35 heures congèlent l’économie, soit elles ne nuisent pas. Il faut choisir. Or Sarkozy choisit l’un et l’autre : il critique les règles malthusiennes, mais il ne les annule pas. Il monte des usines à gaz pour contourner l’obstacle au lieu de passer tout droit. Nul ne peut s’en satisfaire : ni les syndicats inutilement courtisés, ni le patronat démobilisé, ni les salariés décontenancés.

La même incapacité de choisir, ou plutôt la schizophrénie politique qui suit deux chemins contradictoires est un véritable système. Les OGM ? On est pour le progrès qu’ils représentent ou pour le Bovisme préhistorique. On ne saurait révérer les deux et promulguer des lois qui disent oui mais et non tout à la fois.

L’Etat ? De quel Etat veut-on ? Souverain et Gaullien ou décontracté et Kennedien ? Sarkozy conserve tout du protocole mais en jogging. Les souverainistes sont humiliés et les libéraux désabusés.

La monnaie ? Croit-on (comme tous les économistes) que sa stabilité est essentielle à la croissance ? Dans ce cas, on affirme sa confiance en la Banque européenne et à la fermeté de l’Euro. Ou, avec les vieux Keynésiens, imagine-t-on qu’un peu d’inflation « stimulerait » la croissance ? Là encore, Sarkozy tient les deux discours à la fois comme s’il était possible d’avoir simultanément tort et raison.

Ce même contorsionisme affecte la politique étrangère : on soutient les droits de l’homme ou on les piétine ? Ça dépend des jours et du climat : être donneur de leçon aux faibles et s’éclipser devant les puissants, est-ce la voix de la France ? C’est pour le moins une France à deux voix : deux voix, deux voies, deux fois pour un seul Président. Nicolas Sarkozy est clairement passé dans l’opposition à Nicolas Sarkozy. Seule une élection pourrait les départager.

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Voici les sites qui parlent de Sarkozy contre Sarkozy:

Commentaires

Bon allez ! Osons le dire tout haut et fort ! Sarkozy est un mauvais président !

Et je ne pense pas que les 4 années qui viennent vont changer quoi que ce soit.

C'est profondément lié à sa personalité de politicien, de bonni menteur, d'effet de manche pour embobiner les gens comme un voyageur de commerce.

Mais dans le fond ce n'est pas reforme le pays qui l'interesse ! Mais plutot le pouvoir ! Occupez des postes de pouvoir !

C'est une sorte de dictateur Africain qui n'ose se l'avouer à lui meme !

Quimboiseur ,
Par votre simple jargon vous avez tout d'un flambeur, ce type humain moulé sur le "on va voir ce qu'on va voir".
Jamais appris la modestie dans votre jeunesse, ou vous ne l'avez jamais quittée?

à Guy S., pourtant plus réfléchi:
Votre raisonnement à logique dichotomique ne tient pas face aux réalités du peuple, même lorsqu'on ferait montre de détermination. La France est un Etat sous influence de courants extérieurs, ce qui réduit notre latitude d'action.
Peut-être devriez-vous intégrer cette dimension de plus avant de lancer vos critiques? L'art de la Plume et les réalités du commandement ne se réconcilient pas toujours facilement.

Aussi juste sur le fond que sur la forme.
Il en va de la politique comme du Bouddhisme... Quand on emprunte la voie du milieu, on finit par perdre son identité;)

Cervantes a du lire Cervantes pour se mouler dans la peau d'un adulte, poruvu que ce moule ne l'ait pas congelé, pour reprendre la jolie métaphore de Mr Sorman (que je préfère en poète visionnaire plutôt qu'en économiste, pour dire que j'admire également les gens qui savent écrire).

ETF il ya des façons d'être et d'agir qui dépassent votre vision du bouddhisme (je ne suis pas adepte), et du non-bouddhisme sans aucun doute, le bouddhisme n'étant pas pas la seule doctrine posant l'hypothèse d'un milieu essentiel, nier le milieu est aussi dangereux que de se déraciner pour aller éclater n'importe comment.

Si vous analysez l'économie à la serpe comme cela j'imagine que pour vous la vérité est tout simplement là ou il n'y a pas de Marx, en plus de savoir que le marxisme n'est pas la vérité. Marx n'est pas le seul à avoir remis en cause le principe magique de la main invisible.
Le mot complexité aurait-il été tellement utilisé qu'il ne serait plus possible de le placer ? Avant de gouverner, analyser, ça ne devrait pas interdire l'action.
Avez vous une idée de ce que pourrait être un système social et économique qui aurait l'humilité parmi ses valeurs fondamentales? Je n'en ai aucune idée évidemment puisque je suis resté jeune, je pose juste la question.

Soliv: je faisais juste un bon mot (vous n'êtes pas sans savoir que selon le Bouddhisme, l'identité individuelle, ou "moi", est une illusion. Et que le Bouddhisme prêche - entre autres - "la voie du milieu"). Bon, bref, on est au café du commerce, ici, oui ou non! Brasserie Sorman, vous connaissez?!
Si tout le monde devient toujours sérieux et moralisateur (comme notre ami Nomis), on va finir par s'ennuyer ferme. Allez, relax. C'est ma tournée!

ok

Il a fait l'essuie-glace pendant sa campagne et il tente de continuer : le caoutchouc est usé.
Il va nommer Xavier Bertrand pour remplacer Fillon et enterrera joyeusement les réformes.

Un jour, Margaret Thatcher a jeté un gros livre sur la table du conseil des ministres en disant : «Cela, c'est ce en quoi nous croyons.» C'était La constitution de la liberté, de Hayek.

Nicolas Sarkozy a bien des qualités mais pas de convictions (à part celle de l'importance de sa propre personne et de sa réelection).

Comme NS n'est pas un cas isolé mais plutôt un bon représentant de la classe politique sur ce point, il faut bien constater que la France a un problème générale avec ses politiciens.

Je mets cela sur le compte d'institutions trop illibérales : c'est un cercle vicieux. Pas assez de libéralisme institutionnel entretient le conservatisme politique qui empêche le libéralisme d'émerger.

Alors, nous pouvons toujours argumenter que les Français très forts, puisqu'ils survivent à leur Etat, mais c'est tout de même attristant.

Complètement d'accord avec GS.

Il faut savoir trancher, donner un cap, savoir être momentanément impopulaire.

Je n'arrive pas à comprendre pourquoi il est si dur en France d'appeler un chat un chat, et par exemple, d'enfin abroger nettement les 35 h, et puis de passer à autre chose, plutôt que de toujours y revenir par petites touches, et toujours s'exposer aux critiques.

Quant à Quimboiseur, je ne crois pas que NS soit un mauvais président, c'est en tout cas le moins pire, avec tous ses défauts.

Faut pas pousser, quand même, globalement l'action va dans le bon sens, et il a plus fait en un an, que Chirac en 12 !

Quand on voit le niveau des déclarations en face, c'est à faire peur...

Bon d'accord ! Soyons indulgent avec NS qui n'est là que depuis 1 an.

Mais pourquoi ne supprime t-il pas l'ISF ? Nous avons perdu 843 gros contributeurs en 2006 à cause de cet impot, soit 2,3 milliards de pertes fiscales en 2006.

18 milliards de pertes fiscales en 10 ans... Il serait grand temps de supprimer cette relique d'un passé socialiste absCONd.

Et puis le gouvernement Espagnol qui est socialiste l'a fait cette année... Alors pouquoi un gouvernement de droite ne le pourrait-il pas ?

Franchement, j'attends une VRAIE politique de DROITE !

Et la suppression de l'ISF serait un signe fort et encourageant vers plus de libéralisme économique !

Pour ceux qui suivent la campagne US, Hillary vient de dire, de manière à peine voilée, qu'elle continue la course dans l'attente d'un éventuel assassinat d'Obama.
"My husband did not wrap up the nomination in 1992 until he won the California primary somewhere in the middle of June, right? We all remember Bobby Kennedy was assassinated in June in California" a dit la donzelle pour expliquer qu'elle comptait bien continuer la course. Malgré ses plates excuses depuis, ce lapsus très Freudien, qui ne me surprend guère de la part du personnage, signe à mon avis, la fin de sa campagne et de ses prétentions à être le "running mate" d'Obama. Pitoyable.

J'aime bien, frère Sorman (comme souvent quand vous ne vous perdez pas dans un domaine qui vous échappe comme l'économie française).
Sarkozy a t'il des idées sur la néo mondialisation ?
La gauche Européenne vient d'en trouver ! Miracle:

Helmut Schmidt: «La finance folle ne doit pas nous gouverner». http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/helmut-schmidt.html ou quand le microcosme politique s’aperçoit qu’" Un con croit vraiment que si la chemise de Paul est plus blanche que la chemise de Pierre, c‘est parce que PERSIL LAVE PLUS BLANC" (Pierre DESPROGES)

J'aime bien, frère Sorman (comme souvent quand vous ne vous perdez pas dans un domaine qui vous échappe comme l'économie française).
Sarkozy a t'il des idées sur la néo mondialisation ?
La gauche Européenne vient d'en trouver ! Miracle:

Helmut Schmidt: «La finance folle ne doit pas nous gouverner». http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/helmut-schmidt.html ou quand le microcosme politique s’aperçoit qu’" Un con croit vraiment que si la chemise de Paul est plus blanche que la chemise de Pierre, c‘est parce que PERSIL LAVE PLUS BLANC" (Pierre DESPROGES)

Cèrte l'illuion de "pouvoir",mais ceux qui faisaient des fortunes avant lui,ils continuent comme si rien n'était a s'enrichir , comme si quelque soit les décisions,cela n'avait pas d'importance sur le monde de "leurs affaires" ?

Entretien avec Norman PODHORETZ, père fondateur du néoconservatisme

“Obama ne gagnera pas la Maison-Blanche”
http://leblogdrzz.over-blog.com/article-19638099.html

SUPPRESSION ISF + ABROGATION TOTALE 35 HEURES + AGE LEGAL DEPART EN RETRAITE 65 ANS + PRIVATISATIONS MASSIVES A COMMENCER PAR FRANCE TELEVISION = POLITIQUE LIBERALE = PROBABLE TAUX DE CROISSANCE A 3 % minimum sur le quinquennat! et en plus non seulement ca ne coute pas un centime au contribuable mais ca en rapporte immédiatement, on peut même se commander un deuxième porte-avions nucléaire !

Sarko réafirme ce matin les 35 heures, et refuse la retraite à 63 ans (évoquée par Parisot). Ce qui me fascine, ou plutôt, me déprime dans ces débats, c'est qu'on ne parle jamais de la réalité, de chiffres concrets, sur lesquels on devrait, en personne raisonnable, adosser ses décisions. Mais non: Môssieur Sarko dit « non », point barre. La politique est décidément le champ de l’irrationnel et du wishful thinking.
Cher GS, après la célèbre minute de Monsieur Cyclopède, qui approchait, dans l’absurde, l’absurdité du monde politique, pourquoi ne pas proposer à notre bonne chaine publique (voire, sur Internet) « La Minute de Monsieur Sorman », où l’on exposerait de manière simple et concrète, les réalités économiques, et où l’on chiffrerait les décrets quasi-quotidiens du prince? Succès et controverse assurée (et utiles).

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