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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Satan vers quoi tout ça ?

Les révolutions anglaise, américaine et française sont plus liées et complémentaires qu'il n'est de bon ton de le dire. Une marche de plus, à chaque coup, vers la démocratie. La déclaration française de 1789 va plus loin que l'américaine... et forme de soubassement principal de l'universelle, en 1948.

Il est bien vrai qu'en France, l'impuissance décisionnelle de la Quatrième (tendant plus, malgré ce que vous dites, vers l'indépendance de l'Algérie que vers le statu quo) a conduit à une régression vers la monarchie (ou disons, pour ne pas vexer les Scandinaves ou les Ibères, vers une forme peu démocratique de monarchie), qui elle-même a malheureusement inspiré nombre de pays : forte était l'idée que, du moment que la France élisait son chef au SU, ce devait être démocratique.

Aujourd'hui, tous les gouvernements du monde se sentent obligés de se dire démocrates lors même qu'il ne leur vient pas à l'esprit de faire légitimer leurs actions, et souvent les plus importantes, par quelque procédure que ce soit. C'est un acquis précieux. Sans cesse il faut mettre en demeure les dirigeants de se conformer à leurs principes, c'est tout de même plus pratique que de leur demander d'en changer.

Il y a là, bien entendu, quelque chose d'universel et de transculturel. Toutes les civilisations, au départ, ont opprimé l'individu, l'enfermant dans des codes rigides et faisant un très mauvais parti aux déviants. La bataille actuelle consiste bien à affirmer partout les droits de l'homme... et à les empêcher de régresser, notamment sous le prétexte fourre-tout du terrorisme.

«La déclaration française de 1789 va plus loin que l'américaine»

J'ai besoin d'explications : plus loin vers quoi ?

Cher Guy Sorman,

() Vous écrivez : « Dans la IVe République, de Gaulle méprisait ce qu’il surnommait le “régime des partis,” soupçonnés de placer leurs intérêts au-dessus de ceux de la nation. Seul un monarque élu pouvait incarner l’intérêt national. »
Charles de Gaulle n’était pas le seul à dénoncer le régime des partis, il eut fallu être aveugle pour ne pas le voir.
Aujourd’hui sauf vous peut-être, plus personne ne conteste le fait que durant cette période les partis faisaient ou défaisaient les gouvernements au rythme de trois gouvernements par an, sur la base de leurs seuls intérêts.

Danse des pouvoirs, danse des marocains ministériels, danse de la gabegie des finances publiques, au lendemain d’élections où les partis réaffectaient leurs alliances en une gigantesque girouette (qu’Edgar Faure assumait avec humour et habileté) dans le dos des électeurs en une sarabande effrénée et totalement irresponsable.

Vous contestez cette vision critique de la quatrième : « IVe République était un désastre, un bobard toujours ancré dans la sagesse populaire. »
En quoi n’était-elle pas un désastre, en quoi faire le constat de son impuissance représentait un bobard (un mensonge) ?

() Vous écrivez « Il y a cinquante ans, le général de Gaulle prenait le pouvoir en France par un coup d’État de fait. » Cette vieille antienne que vous modérez en corrigeant qu’il avait été élu par le parlement, appelé à ce poste par le président René Coty et non par le parlement, dans une démarche démocratique et constitutionnelle.
Nombre de démocrates pas seulement des Gaullistes historiques vous opposeront que Charles de Gaulle était probablement l’une des rares personnalités à pouvoir garantir et restaurer l’autorité de l’état face aux évènements insurrectionnels et aux généraux putschistes en Algérie.
Toutes les tentatives, manipulations ou recherches historiques qui ont tentées de voir sous les évènements d’Algérie la main armée instigatrice d’un De Gaulle se sont heurtées à son intégrité et à son incroyable force morale au service de son pays.

() Il est curieux que cela soit le jour du premier débat au parlement, défini par la nouvelle écriture de notre constitution, débat sur la prolongation ou non de notre présence militaire en Afghanistan que vous choisissez de stigmatiser le domaine réservé du Président de la République sans rappeler les dernières révisions constitutionnelles qui en limite le pouvoir (article 16 encadré, …..)?

() Vous nous dites, tous nos monarques élus ont financé avec prodigalité les dépenses militaire. Votre mesure de la prodigalité est probablement à géométrie variable, pour les US, Russie et UK vous dites quoi ? Avec à peine 2% du PIB pour les véritables forces armées, le récent livre blanc de la défense en montre très clairement les limites très chiches au contraire !

() Vous écrivez : « De fait, pendant la plus grande partie de la Guerre froide, de Gaulle a évité d’avoir à choisir entre les États-Unis et l’Union soviétique. »
Comme vous avez précisez le contexte « de fait » cette analyse s’avère grossièrement erronée, est-il indispensable de rappeler sa position d’allié indéfectible réaffirmée à Kennedy lors de la crise des missiles de Cuba avec l’URSS ou encore la défense de Berlin assiégé, l’opposition de Charles de Gaulle aux interventions du pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie ?
De Gaulle a développé néanmoins une politique indépendante, défense indépendante souhaitant sa force de frappe nucléaire (hors polaris), des communications indépendantes, une diplomatie indépendante. Contrairement à votre affirmation il n’a pas évité de choisir, il a choisi ! Pour Cuba, pour Berlin, pour la reconnaissance de la Chine, pour Phnom pen !

() Aujourd’hui, j’avoue ne pas comprendre le but de ce billet. Si l’objectif est de déplorer le manque évident de conviction de nos autorités à vouloir propager notre modèle républicain ? Il est si peu universel que nos propres citoyens veulent le modifier à chaque législature, avec tous les aléas les drames et les impasses rencontrés depuis deux siècles, voilà une porte déjà très largement ouverte qu’il n’est pas nécessaire d’enfoncer !!
J’ai pour ma part approuvé les dernières modifications de la constitution votées en fin de législature cet été, pourtant à l’issue du renouvellement sénatorial de ce week-end je me félicite qu’une nouvelle majorité des 3/5 au parlement ne puisse être constituée à l’avenir aussi aisément.
Peuple versatile, latins nous sommes, latins nous restons !
Alain

"Ceci explique que la plupart des gouvernements, de droite comme de gauche, ont tendance à soutenir le despotisme dans des pays où il leur semble “naturel.” Les despotes des pays arabes, de Chine et de Russie choquent peu de Français."

Vous avez oublié les despotes francafricains dans votre liste. Je corrige cet oubli.

@ Franck

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«La déclaration française de 1789 va plus loin que l'américaine»

J'ai besoin d'explications : plus loin vers quoi ?
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Je prétends savoir écrire : ne sauriez-vous plus lire ?

vers la démocratie, bien sûr, sujet commun du texte de GS et du mien.

Relisons le § principal de la déclaration américaine :


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Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu'une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur. La prudence enseigne, à la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères, et l'expérience de tous les temps a montré, e n effet, que les hommes sont plus disposés à tolérer des maux supportables qu'à se faire justice à eux-mêmes en abolissant les formes auxquelles ils sont accoutumés.
**************************

Ce texte passe à juste titre, d'une part pour un peu flou, d'autre part pour circonstanciel, et plus adapté aux problèmes particuliers des signataires avec la couronne britannique qu'à une définition des droits de l'homme pour la planète. Seul le texte français de 1789 (en attendant mieux) s'élève au degré d'abstraction (et de démocratisme) requis.

Guy Sorman écrit : " Propagandiste remarquable, de Gaulle parvint à convaincre les Français que la IVe République était un désastre, un bobard toujours ancré dans la sagesse populaire."

Mais oui, bien sûr, la IVe République, c'était le bon temps. La IVe République a duré 12 ans. Pendant ces 12 ans, la France a connu ... 26 gouvernements !

Gouvernement Georges Bidault (1) du 24 juin 1946 au 28 novembre 1946.
après l'élection de la 1ère Assemblée Nationale de la IVe République.
Gouvernement Léon Blum (3) du 18 décembre 1946 au 22 janvier 1947.
Gouvernement Paul Ramadier (1) du 22 janvier 1947 au 21 octobre 1947.
Gouvernement Paul Ramadier (2) du 22 octobre 1947 au 19 novembre 1947.
Gouvernement Robert Schuman (1) du 24 novembre 1947 au 19 juillet 1948.
Gouvernement André Marie du 26 juillet 1948 au 27 août 1948.
Gouvernement Robert Schuman (2) du 5 septembre 1948 au 7 septembre 1948.
Gouvernement Henri Queuille (1) du 11 septembre 1948 au 5 octobre 1949.
Gouvernement Georges Bidault (2) du 28 octobre 1949 au 7 février 1950.
Gouvernement Georges Bidault (3) du 7 février 1950 au 24 juin 1950.
Gouvernement Henri Queuille (2) du 2 juillet 1950 au 4 juillet 1950.
Gouvernement René Pleven (1) du 12 juillet 1950 au 28 février 1951.
Gouvernement Henri Queuille (3) du 10 mars 1951 au 10 juillet 1951.
Gouvernement René Pleven (2) du 11 août 1951 au 7 janvier 1952.
Gouvernement Edgar Faure (1) du 20 janvier 1952 au 28 février 1952.
Gouvernement Antoine Pinay du 8 mars 1952 au 23 décembre 1952.
Gouvernement René Mayer du 8 janvier 1953 au 21 mai 1953.
Gouvernement Joseph Laniel (1) du 27 juin 1953 au 16 janvier 1954.
Gouvernement Joseph Laniel (2) du 16 janvier 1954 au 12 juin 1954.
Gouvernement Pierre Mendès France du 18 juin 1954 au 23 février 1955.
Gouvernement Edgar Faure (2) du 23 mars 1955 au 24 janvier 1956.
Gouvernement Guy Mollet du 31 janvier 1956 au 21 mai 1957.
Gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury du 12 juin 1957 au 30 septembre 1957.
Gouvernement Félix Gaillard du 6 novembre 1957 au 15 avril 1958.
Gouvernement Pierre Pflimlin du 13 mai 1958 au 28 mai 1958.
Gouvernement Charles de Gaulle (3) du 1er juin 1958 au 8 janvier 1959.

François,

Bien que je ne sache pas lire :-) , ma question n'était pas tout à fait inutile, puisque vous me répondez que, pour vous, aller vers plus de démocratie est synonyme d'aller vers plus d'abstraction.

Sur ce terrain, j'ai du mal à vous suivre. En fidèle lecteur de Taine (des fois, je sais lire !), j'ai tendance à penser que l'abstraction des penseurs et des acteurs de notre révolution a nourri sa férocité.

Les particularismes, le coté circonstanciel, de la constitution américaine produisent peut-être un meilleur compromis entre l'homme abstrait et l'homme de chair et de sang, ancré dans un temps et dans un pays.

Si je crois en l'universalité des principes humanistes, je crois aussi que c'est à chaque pays de leur donner ce qu'on pourrait appeler une couleur locale, de les faire siens.

Pour en revenir à la pratique, je n'aurais eu aucun scrupule à boycotter les JO pékinois (bien que je ne sois pas chien habituellement).

***********************

La démocratie française en action :

«Christian Poncelet, président du Sénat, laisse la place. Son successeur sera désigné dans les prochains jours. Pour services rendus au Sénat davantage qu’à la patrie, Christian Poncelet va aménager dans un appartement de 200 m2 que la deuxième chambre a acheté tout exprès pour lui dans le 6° arrondissement de Paris. Selon les informations disponibles, l’ancien président du Sénat pourra occuper cet appartement « à vie », expression dont on aurait pu penser qu’elle n’avait pas cours dans la République française.»

Extrait du blog de JM Aphatie

Quelle fut l'oeuvre de la 4e république si nulle ? La résistance aux putschs communsistes , L'union européenne , la paix avec l' Allemagne , le début de la décolonisation , l'arme nucléaire , la reconstructionéconomique .... Pas mal pour un régime des partis qui n'excluait pas la persistance dans l'action

Je rêve, c' est le monde à l' envers. Sous le libéral Eltsine, l' espérance de vie a baissé de 5 ans en Russie (59 ans pour les hommes),le pib a été divisé par 4,l' économie russe est tombée dans les mains d' une poignée d' oligarques véreux. Poutine a redressé la Russie qui connaît depuis 2000 des taux de croissance hallucinants. Le PIB PPA de la Russie vient de dépasser celui de la France.

Guy Sorman écrit : " Quelle fut l'oeuvre de la 4e république si nulle ? La résistance aux putschs communsistes , L'union européenne , la paix avec l' Allemagne , le début de la décolonisation , l'arme nucléaire , la reconstructionéconomique .... Pas mal pour un régime des partis qui n'excluait pas la persistance dans l'action. "

Je trouve tout à fait normal que Guy Sorman prenne la défense de la IVe République.

Je trouve tout à fait normal que Guy Sorman prenne la défense du régime des partis.

Kim Jong Lien, vous faites une grossière erreur sur Eltsine (dont je ne peux imaginer qu'elle soit volontaire).

C'est bien évidemment le solde de 80 ans de communisme qui a provoqué de tels désastres, pas la politique libérale.

J'avais un prof de Russe qui estimait qu'il faudrait deux générations, soit au moins 40 ans, pour solder les comptes du communisme.

Alors, voyez, c'est un peu léger de charger quelques années de Eltsine, après des décennies de Lénine, de Staline, de Kroutchev, de Brejnev.

Mais il est vrai que la France compte tant de niostalgiques du communisme qui en oublient autant le goulag que les paires de bottes de 15 kg parce que le Gosplan avait décidé de mesurer la production de bottes au poids.

Si l'URSS fut un tel paradis par rapport à l'enfer libéral, on se demande bien pourquoi il s'est trouvé tant de gens (des imbéciles, forcément) pour vouloir le quitter.

***********
En défense de la IVème : la valse des gouvernements ne rend pas compte d'une certaine stabilité : les ministres étaient souvent les mêmes.

@ Franck

nous arrivons mine de rien au coeur du débat

je ne fais certes pas l'éloge de l'abstraction en elle-même ! mais par rapport à la question posée : la DDH française de 89 représente "une marche de plus vers la démocratie" parce qu'elle en embrasse mieux les principes que l'américaine (outre le fait qu'elle est moins filandreuse, bondieusarde et haineuse envers les manants).

Vous semblez donc vous ranger parmi ceux qui opposent les deux révolutions... dénoncés par Zeev Sternhell tout au long de son livre sur "les anti-Lumières". Cf.
http://www.delpla.org/article.php3?id_article=261

Je suis désolé mais le supersonique Concorde était un succès technologique hors du commun !

Les américains ont essayé ils n'y sont pas arrivés, sauf fans le cadre d'avions militaires. Mais pour construire un avion cicile en production commerciale qui vole à la vitesse d'une balle de revolver, je suis désolé personne n'y est parvenu à part les Français et les Anglais !

De Gaulle c'est
- les tours de la Defense
- le concorde
- le programme Ariane espace
- la centrale marée motrice
- les centrales nucléaires Françaises
- le CEA
- le programme nucléaire Français et son programme de disuasion
- l'ENA
- le réseau autoroutier Français
- le TGV

Pas mal pour UN seul homme !

Cher Guy, comme tu sais, etant specialiste en histoire de la Y Republique, j'ai lu avec beaucoup d'interet ton article sur De Gaulle et son heritage. Si l'on laisse de cote les ressors du regime personnel, il faut dire franchement: De Gaulle avait bien joue une carte anti-americaine en faveur de la grandeur de la France et l'edification de l'Europe de l'Antlantique a l'Oural. Ou nous y sommes tous aujourd'hui? Helas!
I.R.

«Vous semblez donc vous ranger parmi ceux qui opposent les deux révolutions... »

Dans une certaine mesure, oui. Je suis peut-être excessivement traumatisé par la Terreur, le Goulag, l'Holodomor, Pol Pot etc ...

En tous les cas, je me méfie comme de la peste des utopies et des abstractions.

Il en faut bien, l'idée libérale est elle-même une abstraction, mais avec prudence.

Notre étatisme actuel est fondé sur une abstraction, un mythe, que toute la réalité dément : l'Etat «au-dessus des partis», l'Etat «garant de l'intérêt général».

Cher Guy Sorman,

Vous nous dites : «La résistance aux putschs communistes, L'union européenne, la paix avec l’Allemagne, le début de la décolonisation, l'arme nucléaire, la reconstruction économique .... Pas mal pour un régime des partis qui n'excluait pas la persistance dans l'action »

S’il vous plait, rendons à César Charles et à sa 5e ce qui n’appartient pas à la 4e

() Seule la présence des bases américaines de l’OTAN, une vingtaine ainsi que le siège de l’OTAN à Paris dans les locaux de l’actuelle fac de Dauphine, était le véritable frein à un éventuel putsch communiste en France, le régime invertébré de la 4e en était bien incapable ! De Gaulle repoussera tous les totalitarismes!

() Le marché commun, né de la CECA et des efforts conjoints de Jean Monnet et Robert Schuman aboutissant au traité de Rome en 1957, n’a pu entrer en vigueur sous de Gaulle que grâce :
-aux mesures d’assainissement de notre économie et de nos finances lancées dés 1958 par Charles de Gaulle sous l’autorité du comité Jacques Rueff et d’Antoine Pinay,
-aux relations d’amitié Franco-allemande développés par Adenauer & de Gaulle.

() Le chancelier Konrad Adenauer et Charles de Gaulle sont les auteurs de la réconciliation Franco-allemande, se sont eux les artisans du lancement du marché commun et des clauses de sauvegarde voulues par De gaulle. Le traité de l’Elysée du 22 janvier 1963, signé par Adenauer et De Gaulle, scella la paix, l’amitié et la coopération entre les deux peuples.

() Le début de la décolonisation, pour un début ce fut brillant avec un pistolet sur la tempe on peut avouer que c’est avec beaucoup d’entrain que la 4e république aura procédé à la décolonisation en Indochine. De Gaulle quant à lui procédera à la quasi-totalité du processus de décolonisation (90%) !
S’il faut reconnaitre à Gaston Defferre sa loi-cadre de 1956, elle sera restée isolée. Peut-on ajouter que le traitement de la guerre d’Algérie par la 4e république n’aura pas été des plus glorieux, François Mitterrand alors Garde des Sceaux procédera à 61 exécutions dont 58 terroristes guillotinés (A. Peyrefitte ancien ministre, Académie Française) un record inégalé!

() L’arme nucléaire
La France pays de tradition scientifique est très à la pointe de la recherche sur le nucléaire, après-guerre comme aujourd’hui. Le régime de la 4e république n’a jamais développé une politique de défense indépendante, sa position comme membre intégré sous le parapluie nucléaire de l’OTAN lui convenait même si nos laboratoires maitrisaient la technologie.
Telle n’était pas la politique de Charles de Gaulle qui voulut une défense nucléaire totalement indépendante et rapidement dotée de vecteurs de transport. Décision politique dés sa prise de fonction en 1958, premier essai de la bombe atomique (A) en 1960. Rapidement des Mirages furent capables de transporter cette nouvelle arme. En 1966 pour affirmer plus encore son indépendance, la France sortait du commandement intégré de l’OTAN et demandait la restitution complète de toutes les bases situées sur notre territoire, le siège de l’OTAN allait s’installer à Bruxelles !

() La reconstruction économique
Une reconstruction à la remorque des subsides que nos ministres allaient quémander à Washington au rythme effréné de nos dévaluations de 1945 à 1958 (100%). Le plan Marshall et les fonds du FMI pour tenter de nous sortir de nos dérèglements financiers. Rueff-Pinay allaient reprendre en main une économie déficiente alors que le monde occidental bénéficiait d’une nouvelle prospérité dont l’Allemagne fédérale bénéficiait à plein. Le plan réussit à merveille, en 1960 la France remboursait la totalité de sa dette au FMI. De 1958 à 1968 la prospérité Française sera l’une des plus concrètes et solides des 30 glorieuses.

La 4e un régime des partis qui n’excluait surtout pas les combinaisons, les gabegies financières pour leurs seuls intérêts et au total l’impotence et la médiocrité d’un régime où le génie de notre pays avait toute les peines du monde à s’illustrer.
Alain

Notre libéralisme actuel est fondé sur une abstraction, un mythe, que toute la réalité dément : le mythe de la main invisible.

« En préférant le succès de l’industrie nationale à celui de l’industrie étrangère, chaque individu ne pense qu’à se donner personnellement une plus grande sûreté ; et en dirigeant cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu’à son propre gain ; en cela, comme dans beaucoup d’autres cas, il est conduit par une main invisible, pour remplir une fin qui n’entre nullement dans ses intentions ; et ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus mal pour la société, que cette fin n’entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d’une manière bien plus efficace pour l’intérêt de la société, que s’il avait réellement pour but d’y travailler. »

Ce mythe de la main invisible, nous voyons ce que ça donne dans la réalité.

Quand les partisans du libéralisme économique perdent de l'argent, ils vont vite mendier auprès de l'Etat.

Quand les partisans du libéralisme économique perdent de l'argent, ils vont vite demander aux contribuables de les renflouer.

Dernier exemple en date :

Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a estimé "monstrueux" l'exposition des contribuables américains par le plan de soutien massif au secteur bancaire annoncé par Washington, dans un entretien à paraître dimanche dans un quotidien allemand. Ce plan "n'est qu'une solution à court terme", a déclaré Joseph Stiglitz au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS) dans un entretien diffusé samedi soir.

"On met les placements à risque entre les mains des contribuables : comme aucun investisseur privé ne veut des placements à risque, on les colle au contribuable, c'est monstrueux", a jugé le prix Nobel d'économie 2001. Joseph Stiglitz voit dans la crise actuelle "la fin d'un modèle économique désastreux" et "la fin de l'idéologie selon laquelle les marchés libres et dérégulés fonctionnent toujours". Selon lui, le système financier américain tout comme le gouvernement du pays ont perdu leur crédibilité.

http://www.lesechos.fr/info/finance/300294671-plan-bush-700-milliards-de-dollars-pour-assainir-le-systeme-financier.htm

Un point de vue libéral sur le plan Paulson :

http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1773&Itemid=1

Très bonne analyse du "moral hasard". On croirait un texte écrit par un "enraged liberal". Commentaires, Boizard? Etes-vous gêné que la fondation Hayek mette le doigt là où ça fait mal?
Le fait que Paulson, ex-CEO de Goldman Sachs, qui a donc amplement profité de la bulle financière, soit responsable de faire le ménage, est assez cocasse... Le loup dans la bergerie.
Et à la place des employés de Lehman, je me demanderais pourquoi on a laissé couler leur boîte, et que comme par hasard, on fait tout pour sauver... Goldman Sachs.
Simple coïncidence? Brave Paulson!

ETF ou la theorie du complot perpetuel: "oui, ce sont tous des salauds et des voleurs", ou encore "Paulson ancien de Goldman est forcement un truand, et il est forcement en train de sauver Goldman, quitte a couler Lehman enfin, c'est evident! Vous etes idiot ou quoi?", etc... etc...

C'est a pleurer votre discours, vous vous rendez compte?

Est-ce que vous pouvez essayer de faire un effort dans votre esprit un peu embrume par les idees simplettes et le populisme de gare de banlieue et essayer, ne serait-ce qu'essayer, d'entrevoir la possibilite que Goldman a peut etre ete considerablement mieux geree que Lehman?
Non, c'est trop pour vous. C'est forcement que Paulson est un faisan! Forcement, il travaillait a Goldman avant, que je suis bete...

Encore une fois, ca n'est pas serieux. Que l'on dise que Paulson se trompe, que son plan ne marchera pas pour telle ou telle raison, qu'il s'est souvent trompe en tant que Treasury Secretary et que cette fois ci il se trompe aussi (comme le disait Newt Gingrich hier soir par example), tout cela entre dans la discussion normale et le sain echange d'opinions, mais vos declarations sont d'un niveau affligeant.
Essayons vraiment de faire un effort de serieux sur ce blog...

Si Boizard se presente a New York, j'accepte votre invitation au Pampa (un diner gratuit, de nos jours, ca ne se refuse pas, meme avec un simpleton).

@Frank Boizard

Cet article est assez typique dans la volonté de mettre l'Etat au centre de tous les problèmes. En gros, l'Etat n'avait en 2008 d'autre choix que celui d'intervenir... parceque le même état a formulé des règles, évidemment stupides, dans le "Glass Steagall act" de 1933.

La démonstration est un peu trop facile, car elle fait l'impasse sur une question essentielle : sans le système mis en place en 33, n'y aurait-il eu d'autres problèmes plus graves?

Enfin, la conclusion fait sourire :
"Ce à quoi nous assistons n'est pas à la faillite du libéralisme sauvé par la main vertueuse de l'état, mais au sauvetage du "capitalisme de connivence" (crony capitalism) par l'état fédéral américain complice des prédateurs."

Je ne vois pas ce qui, dans le libéralisme, empêche les connivences, même sans Etat.
Je suis sûr, par exemple, qu'une connivence entre les industries qui nous inondent de particules cancérigènes et les grands groupes pharmaceutiques serait des plus rentables.
Sans Etat, je ne vois pas bien ce qui empêcherait ce type d'alliance.

Plus facile, cher dollars, de réagir à une boutade, que de commenter la description tout à fait pertinente de l'article de la fondation Hayek sur la véritable arnaque en cours, le « moral hazard », que je décris depuis des lustres, et duquel vous vous lavez les mains. Et c'est vous qui nous jouez les offensés!?

Par ailleurs, sachant que Paulson demandait carte absolument blanche sur ce qu'il ferait avec ces 700 Milliard de dollars, comment et où ils seraient alloués, à combien et à qui seraient rachetés les assets pourris, aucune supervision, aucun contrôle, avec en plus une garantie d'immunité contre toute poursuite judiciaire future, qu'il refusait absolument que l'on impose des limites aux rémunérations ou parachutes en or, etc, etc, il es parfaitement légitime de considérer qu'il y a potentiellement conflit d'intérêts, ou de copinages. Et on voudrait nous faire culpabiliser parce qu’on ne fait pas confiance à ceux qui ont le plus profité de la gabegie?
Heureusement, les sénateurs s’en sont tellement pris plein les oreilles de la part de leurs administrés qu’ils sont revenus, bien décidés à modifier le bailout plan initial, dans le sens d’une moindre spoliation du contribuable. Je peux vous dire que Paulson a passé un sale quart d’heure cet après midi, au sénat.

L'Oracle d'Omaha sort du bois et prend 10% (potentiellement) de Goldman Sachs...
$5 milliards tout de suite, en preferred, avec un coupon bien juicy de 10% annuel et un petit warrant en prime pour 5 milliards de plus a USD 115 l'action, valable 5 ans!!!
Du grand art...

Les droits de l'homme sont-ils un monopole de l'Occident? http://www.alterinfo.net/Les-droits-de-l-homme-sont-ils-un-monopole-de-l-Occident-_a24137.html?PHPSESSID=61fc62fa273ea76c58d1dd0696e540f9

@ KJL

Ce texte de Chems Eddine Chitour est intéressant et souvent juste. Il rejoint ce que je dis (dans le lien) sur Voltaire révélant la tolérance dans d'autres civilisations tout en pourfendant le fanatisme dans la sienne, un propos ô combien d'actualité !

Cependant il ne faudrait pas mégoter sur une chose : la démocratie au sens actuel a partie liée, pour son éclosion du moins, avec le capitalisme, donc avec l'Occident.

Ce qui donne à celui-ci, aujourd'hui, un devoir primordial : être fier d'avoir apporté cela à l'humanité et, en bonne logique, avoir à coeur de prêcher d'exemple, toujours mieux. Soit le contraire absolu de ce qu'il fait en Irak, pour ne prendre qu'un seul et évident exemple.

Si je résume les choses telles que je les comprends :

> Dollars et moi estimons que l'économie libre, encadrée de quelques lois qui forcent au respect des contrats et des engagements, est la moins inefficace des solutions. L'Etat ne bénéficie ni d'une légitimité et ni d'une compétence telles qu'il serait en capacité et en droit de corriger les imperfections de l'économie libre.

> ETF et BA estiment que l'économie libre souffrent d'imperfections et que l'Etat a toute légitimité (et toute compétence, je suppose, même si ce point n'a pas été directement abordé) pour les corriger.

J'espère qu'en résumant ainsi je ne trahis les pensées ni des uns ni des autres.

Nous ne sommes, me semble-t-il, pas si éloignés du sujet initial de ce post.

En effet, ce qui séparent Dollars et moi d'un coté, ETF et BA de l'autre, c'est autant une conception de l'Etat qu'une conception de l'économie.

La conception gaullienne du pouvoir a gardé de la monarchie l'idée que l'Etat était au-dessus de la société. Etre ministre, haut fonctionnaire, à plus forte raison président, c'est être investi d'une dignité et d'une responsabilité qui placent les bénéficiaires au-dessus du commun des mortels. De là découle l'idée que ces hommes détiendraient un savoir supérieur qui leur permettraient de se comporter comme les grands timoniers de notre pays.

Cette notion a été contestée par Hayek dans un célèbre article où il explique que, selon lui, la différence entre économie planifiée et économie distribuée (c'est-à-dire économie libre) est dans la conservation et l'utilisation de l'information : il y a évidemment infiniment plus d'informations qui sont utilisées dans les interactions libres de millions d'individus que dans la poignée d'agrégats statistiques accessibles à nos gouvernants.

C'est donc toute la conception gaullienne de l'Etat, telle qu'elle s'est fossilisée, qui est remise en cause : l'Etat n'a pas un savoir, une compétence en quelque sorte surhumaine, tels qu'il en deviendrait légitime à trituter la société («to work the levers» comme on dit en Anglais : j'imagine assez bien un gouvernant-singe de labo manipulant les leviers un peu au hasard pour voir ce que ça fait, avec des voyants rouges, verts, bleus qui se mettent un peu partout à clignoter sur le tableau de bord).

On le voit d'ailleurs bien dans la crise financière actuelle : nos gouvernants ne semblent pas moins perdus que le vulgaire.

Et là, on retombe sur la conception anglo-saxonne : puisque les hommes de l'Etat ne sont pas d'essence supérieure, il convient que leurs pouvoirs soient limités, que, par un jeu plus ou moins habile de pouvoirs et de contre-pouvoirs, leur liberté d'action soient gardées dans des bornes strictes.

Je veux citer ce qu’écrivait Freud en 1930 :

« La part de réalité effective cachée derrière tout cela et volontairement déniée, c’est que l’homme n’est pas un être doux, en besoin d’amour, qui serait tout au plus en mesure de se défendre quand il est attaqué, mais qu’au contraire il compte aussi à juste titre parmi ses attitudes pulsionnelles une très forte part de penchant à l’agression. En conséquence de quoi, le prochain n’est pas seulement pour lui un aide et un objet sexuel possibles, mais aussi une tentation, celle de satisfaire sur lui son agression, d’exploiter sans dédommagement sa force de travail, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ce qu’il possède, de l’humilier, de lui causer des douleurs, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus ; qui donc, d’après toutes les expériences de la vie et de l’histoire, a le courage de contester cette maxime ? Cette cruelle agression attend en règle générale une provocation ou se met au service d’une autre visée dont le but pourrait être atteint aussi par des moyens plus doux. Dans des circonstances qui lui sont favorables, lorsque sont absentes les contre-forces animiques qui d’ordinaire l’inhibent, elle se manifeste d’ailleurs spontanément, dévoilant dans l’homme la bête sauvage, à qui est étrangère l’idée de ménager sa propre espèce. Quiconque se remémore les atrocités de la migration des peuples, des invasions des Huns, de ceux qu’on appelait Mongols sous Gengis Khan et Tamerlan, de la conquête de Jérusalem par les pieux croisés, et même encore les horreurs de la dernière Guerre Mondiale [1914-1918], ne pourra que s’incliner humblement devant la confirmation de cette conception par les faits.
L’existence de ce penchant à l’agression que nous pouvons ressentir en nous-mêmes, et présupposons à bon droit chez l’autre, est le facteur qui perturbe notre rapport au prochain et oblige la culture à la dépense qui est la sienne. Par suite de cette hostilité primaire des hommes les uns envers les autres, la société de la culture est constamment menacée de désagrégation. L’intérêt de la communauté de travail n’assurerait pas sa cohésion, les passions pulsionnelles sont plus fortes que les intérêts rationnels. »

(Sigmund Freud, Le malaise dans la culture, traduction Pierre Cotet, René Lainé, Johanna Stute-Cadiot, PUF Quadrige, p.53)

Je reprends le vocabulaire de Freud.

- Le libéralisme économique est le triomphe de cette très forte part de penchant à l’agression.

- L’Etat est une contre-force qui inhibe cette très forte part de penchant à l’agression.

« Lorsque sont absentes les contre-forces animiques qui d’ordinaire l’inhibent, elle se manifeste d’ailleurs spontanément, dévoilant dans l’homme la bête sauvage, à qui est étrangère l’idée de ménager sa propre espèce. »

L’Etat est la contre-force qui doit sauver l’espèce humaine de cette pulsion auto-destructrice.

En 2008, l’Etat est de plus en plus affaibli. Le libéralisme économique triomphe. Résultat : l’homme est en train de détruire sa propre espèce.

L’homme est en train de détruire les espèces animales.

L’homme est en train de détruire les espèces végétales.

« La liste rouge des espèces menacées, publiée par l'Union mondiale pour la nature (UICN), dresse un tableau alarmant de la perte de diversité animale et végétale sur la planète. Sur la liste des 16 306 espèces menacées d'extinction, 188 nouvelles espèces ont été inscrites. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens sont en voie de disparition. Quant aux espèces de plantes, qui ont été passées au peigne fin par l'organisation, 70 % d'entre elles sont en voie de disparition.

L'Etat doit être suffisamment puissant pour empêcher l'espèce humaine de s'auto-détruire. La légitimité de l'Etat est dans cette mission, et uniquement dans cette mission.

Cher Boizard, soyons plus concrets:
"Dollars et moi estimons que l'économie libre, encadrée de quelques lois qui forcent au respect des contrats et des engagements, est la moins inefficace des solutions."
Dois-je en déduire que vous êtes résolument contre l'intervention de l'état (du contribuable) dans la débâcle financière actuelle? Et que vous verriez donc comme un mal nécessaire le metldown du système financier? Où êtes vous adepte du "privatize the gains, socialize the losses" très en vogue à l'heure actuelle?

Message personnel à M. Sorman,

quand est-ce qu'on vous verra sur ReichmanTV ?

http://www.reichmantv.com/

C'est une émission sérieuse où, contrairement à la télévision, on a le temps de parler de ses bouquins et cela sans être interrompu verbalement par un gauchiste...

De plus Claude Reichman semble etre un libéral sur le plan économique !

Je vai souvent regarder ces interviews. Je le trouve très compétent.

Alors une rencontre Sorman-Reichman pendant 1 heure ce serait le rêve absolu pour moi !

Je suis sur que le niveau intellectuel de l'interview atteindrait des sommets anthologiques de la pensée Française....

Voila j'espère avoir favorisé une rencontre sans doute extrement fructueuse....

A+

Ce cher Sarkozy :

"C'est sans doute une faiblesse, mais moi, Carla, je n'ai jamais été de gauche, mais j'aime la justice et ce n'est pas juste que ceux qui nous conduisent où ils nous ont conduit n'assument pas les responsabilités qui sont les leurs", a lancé le président français. Il s'exprimait lors d'un dîner de gala organisé pour la remise du prix de l'homme d'Etat de l'année de la fondation américaine "Appeal of conscience" (Appel de la conscience). Nicolas Sarkozy a remporté le prix.

"Quand les affaires vont bien, il est normal que beaucoup de gens gagnent beaucoup d'argent, mais quand les affaires vont mal, il est normal que ceux qui se sont si lourdement trompés en assument les conséquences et les responsabilités", a redit Nicolas Sarkozy, qui s'est prononcé pour des sanctions contre les "responsables du désastre" de l'actuelle crise financière."

Il a amplement mérité ce prix de la bonne conscience.

Il faudrait quand même que quelqu'un lui pose la question : quels responsables et quelles sanctions?

"L’Etat est la contre-force qui doit sauver l’espèce humaine de cette pulsion auto-destructrice.

En 2008, l’Etat est de plus en plus affaibli. Le libéralisme économique triomphe. Résultat : l’homme est en train de détruire sa propre espèce.

L’homme est en train de détruire les espèces animales.

L’homme est en train de détruire les espèces végétales."

Toujours est-il que se sont les états qui ont pousser les hommes à se massacrer par des guerres fraticides,comme 14-18 et 39-45.Toutes les guerres ont pour origine des décisions politiques,donc l'état.Il peut empêcher les hommes de s'auto-détruire,mais il est aussi à l'origine des pire génocides de l'histoire.

Quand aux espèces en voient d'extinction,je ferait remarquer que quand des espèces sont la propriété de privés,elle ne disparaissent pas.Comme les vaches et les moutons.Si les océans se vident,c'est que ceux qui exploitent le commerce du poisson,ne sont pas propriétaire de leurs poissons pêchés.Pour les pêcheurs.c'est à l'état de trouver des solutions,a condition que ça leur concerne pas directement.

D.J

ETF me demande :

«Dois-je en déduire que vous êtes résolument contre l'intervention de l'état (du contribuable) dans la débâcle financière actuelle? »

Je réponds :

http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1773&Itemid=1

Quant à BA, il me laisse baba !

Sa conception de l'homme n'est vraiment pas la mienne !

Ce qu'écrit Freud n'est pas parole d'Evangile, il a aussi écrit pas mal de conneries (en plus d'en avoir dites !).

Admettons un instant que l'homme soit aussi agressif qu'il le dit.

La position de BA souffre d'une contradiction interne.

L'Etat n'est pas une entitée supra-humaine, elle est composée d'hommes.

Par quel miracle les hommes de l'Etat seraient ils moins agressifs, moins nocifs pour les autres hommes, que les non-fonctionnaires ?

Bizarrement, il me semble bien à moi aussi que ce sont les Etats forts qui sont les plus enclins à guerroyer. Mais je peux me tromper.

Mais alors pourquoi ne pas laisser la logique du libéralisme économique aller jusqu'au bout ?

Je suis pour que nous laissions le libéralisme économique aller jusqu'au bout.

Cela implique de ne pas venir mendier auprès de l'Etat quand ça tourne mal.

Cela implique de ne pas utiliser l'argent des contribuables quand ça tourne mal.

Cela implique de mettre ses discours anti-étatiques en conformité avec ses actes quand ça tourne mal.

Faisons l'expérience.

Laissons les banques se débrouiller sans les aider avec l'argent du contribuable.

Laissons le système s'effondrer.

Vive la création destructrice !

Boizard, BA a raison. Vous nous parlez de belle théorie, mais quand ça va mal, d'une part c'est la faute de l'état (ce qui, en l'occurrence, est risible), et d'autre part, vous n'assumez pas les conséquences de votre position: laisser le système s'effondrer. Vous nous cherchez une alternative irréaliste, du moins si on en croit Paulson and co, qui sait probablement de quoi il parle. On le sait, le monde de la finance à une part d'irrationnel qu'il absolument prendre en compte. Et aujourd'hui, il y a urgence, de sorte que l'alternative Hayekienne (si tant-est qu'elle puisse régler le problème, ce dont je doute) ne peut être appliquée à la situation présente. Par conséquent, il y a dans "votre" argumentaire une dose d'hypocrisie, qui dépasse les 0.8 grammes autorisés. Sans compter que je doute fort qu'au fond de vous-même, vous préfériez qu'on laisse le système s'écrouler.

@Franck Boizard

Il manque un élément important dans votre vision de l'état : la démocratie (lacune pas très étonnante, dans la mesure où vous avez déjà admis ne pas trop croire en ce machin).

Il me semble que les décisions politiques, dans les états démocratiques, reflettent (de façon plus ou moins parfaite) la volonté des citoyens.
Partant de là, il est naïf de dire que c'est l'Etat qui déclenche des guerres, en feignant d'ignorer que ceux qui déclenchent les guerres ont été élus, qu'en 14 de nombreux francais partaient casser de l'allemand la fleur au fusil, et qu'en 39 existait chez les allemands une frustration qu'Hitler a su canaliser.
Ces boucheries n'auraient sûrement pas eu lieu si les peuples s'y étaient fermement opposé (vous faites quoi quand vous êtes à la tête d'une armée qui refuse de se battre?).

Regardez Bush et la guerre d'Irak. Au moment où la guerre a commencé, une forte majorité d'américains étaient pour. Cette guerre répondait à une envie de revanche (irrationnelle) face à un ennemmi insaisisable. Maintenant, une certaine proportion change d'avis et accuse Bush. C'est un peu trop facile.
Et pourquoi les démocrates ont-ils approuvé le lancement de cette guerre? Simplement parcequ'ils ne voulaient pas passer pour des faibles ou des anti-patriotes aux yeux des électeurs. Ils ont juste suivi les sondages d'opinion.

Les états les plus forts plus enclins à guerroyer, mmmouais...
Qu'est-ce qu'un état fort?
Les USA guerroient beaucoup (Etat fort ou pas?), les terroristes islamistes aussi (ils n'ont pas d'Etat), la Birmanie pas du tout (Etat très fort).
L'Etat francais est, je suppose, trop fort à votre goût, mais la France est-elle un pays particulièrement guerrier?

"Par quel miracle les hommes de l'Etat seraient ils moins agressifs, moins nocifs pour les autres hommes, que les non-fonctionnaires ?"

Simple : ils ont besoin d'être élus et réélus.

Mais revenons à l'Etat et au marché. Que pensez vous Boizard, de la mise en place des taxes supplémentaires sur les véhicules les plus polluants, pour que le marché s'adapte à cette nouvelle donne et que les urbains respirent un peu moins de gaz toxique?
Enfin, qui d'autre que les Etats pour prendre ce type d'initiative, dans la mesure où chacun voudrait continuer à polluer tout en attendant des autres qu'ils polluent moins?

Mon message précédent vaut aussi pour DJ...

"On le sait, le monde de la finance à une part d'irrationnel qu'il absolument prendre en compte."

Mais dans ce cas là,l'état n'est-il pas irrationnel d'injecter des millards pour sauver des entreprises privées.Même la première banque suisse UBS séverment toucher par cette crises des crédit à risque,doit également toucher des aides de Washington,alors que les responsables politiques suisse ont dit clairement que l'état ne viendrai pas aider la dit UBS,même en cas d'une hypothétique faillite.

Ce que j'aimerai savoir de Guy Sorman,n'est pas d'analiser la situation de cette crise,(qu'il fait très bien d'ailleur)mais de son opinions personnel d'économiste.Qu'aurait-il conseiller à ces messieurs du congrès?

D.J

@ ETF

«quand ça va mal, d'une part c'est la faute de l'état (ce qui, en l'occurrence, est risible)»

Loin d'être risible, c'est la stricte vérité, mais vous importe-t-elle ?

Quant à savoir si j'assume mes positions, je comprends à vous lire que vous ne vous êtes même pas donné la peine de lire l'article que je vous ai mis en lien.

@ Gatien

Je vais vous choquer, mais je ne pense pas qu'il y ait d'importants problèmes de pollution dans les pays avancés.

Et si il y en avait, je ne pense que les taxes les résoudrais mais les progrès techniques.

Désolé pour les fautes d'orthographe du message précédent

J'ai absolument lu l'article. C'est du oui, non, mais, j'hésite. Pouvez-vous me résumer votre position en une phrase? Ce serait plus simple.
Deuxio: En quoi, par exemple, l'hyper-leveraging des banques et les credit default swaps ($58 trillions) sont-ils la faute de l'état?

@Franck Boizard

Vous ne me choquez pas, parceque je m'attendais à cette pirouette.
Soit c'est un argument de mauvaise foi, soit vous vous habitez à la campagne ou dans une ville moins polluée que Grenoble, soit vous êtes gavé de gaz de pots d'échappement depuis que vous êtes né au point que vous ne vous en rendez même plus compte.

Je vous signale quand même que les dégâts sur la santé sont mesurés depuis pas mal de temps.

Mais passons...
Imaginons que la pollution devienne un problème un jour.

Le progrès technique est soutenu par la rentabilité n'est ce pas?
L'état, donc les citoyens, en modifiant les conditions de la rentabilité, peut donc orienter le progrès technique vers ce qu'il estime prioritaire.
Exemple très basique : le plan cancer de Chirac ou le plan Halzeimer de Sarkozy. Augmentation de la rentabilité par la subvention.
Mais les "plans"... vous allez vite me parler d'URSS.
Alors imaginons des choses plus intelligentes, qui tirent parti de la science économique.
Exemple : le marché ne réduira pas le niveau d'émissions toxiques, d'explosions type AZF (moi qui habite à Grenoble à côté d'une véritable poudrière, j'y suis sensible), ni le nombre de Tchernobyls tant que les pollueurs ne sont pas les payeurs.
La perte d'une "Tchernobyl" a une incidence financière insignifiante pour l'exploitant par rapport au coût réel, humain, matériel, géographique même, d'une telle catastrophe.
Par quelle miracle imaginez vous que le marché résoudra seul ces problèmes, au moment où la technologie permet déjà de faire sauter la planète toute entière?

Etablissons donc, par la loi, un lien entre la nocivité d'une activité industrielle pour l'espèce humaine et son coût financier. Et laissons le marché se débrouiller avec çà.
Où est le problème?


J'ai pose une question recemment ici et personne n'a repondu. Combien de foreclosure dans ce pays?
La reponse est moins de 5% je crois...

Et tout va s'ecrouler? Oui, tout peux s'ecrouler a cause, entre autres choses mais principalement a cause, des regles comptables de mark-to-market. Je crois en avoir deja parle ici. Dans une situation "black swan" d'illiquidite presque totale, on ne peut plus mettre de prix sur les actifs, la confiance disparait et tout s'ecroule.

En 1998, pendant la crise russe, les bonds russes en dollars traitaient autour de 20% (20 cents on the dollar). La Russie venait de faire defaut sur les GKO (dette interne libellee en roubles) mais pas sur la dette en dollar. Mais tout le monde a panique et vendu, les GKOs en roubles bien sur, qui ne valaient plus rien, mais les bonds en dollars aussi. Pendant des mois, ces bonds en dollars ont traites entre 18 et 25% en fonction des coupons et des maturites. Mais les russes n'ont jamais defaultes sur ces bonds!!! Et les prix se sont mis a monter, monter.... Pour ne jamais redescendre... Cela fait maintenant des annees que ces bonds sont revenus au pair (au pair!!! de 20 a 100, vous vous rendez compte du voyage pour un bond???) et pour la plupart (vu les coupons eleves) traitent meme a une large prime au dessus du pair (140, 160 etc..)!!

La perception est une chose, la realite en est une autre.
Le prix est une chose, la valeur en est une autre.
L'absence de prix ne determine pas necessairement la valeur.
Les facteurs qui peuvent determiner le prix, ne determinent pas forcement la valeur.

Oscar wilde a dit "nowadays people know the price of everything and the value of nothing".
Aujourd'hui, les gens ne connaissent toujours pas la valeur, mais ils ne connaissent pas le prix non plus, d'ou la panique...

Il faut faire le 700B "bailout". Il faut meme faire un 1400B "bailout" s'il le faut (guillemets parce que ca n'est pas exactement un bailout, l'etat va racheter a des prix un peu a la casse des actifs qui ne seront plus soumis a la pression du mark-to-market, il aura le temps de s'assoir dessus jusqu'a la maturite). Il faut le faire a la Powell doctrine: "overwhelming force". Pour ramener la confiance et purger le doute.
Il est probable que l'etat en sortira meme gagnant. Clinton sur Larry King tout a l'heure rappelait que quand il a fait le bailout mexicain en 95, ils ont gagne de l'argent en 3 ans... Meme chose avec Chrysler...

Meme pas 5% de foreclosure je vous rappelle...

L'Oracle d'Omaha achete, je vais faire comme lui et prendre des GS des le premier repli. Repli qui ne saurait tarder si les aimables senateurs US continuent de prendre leur temps a propos du bailout... Le market va leur envoyer un petit message du type Dow en vrille pour les reveiller...

Parier sur l'Amerique dans les moments difficiles a toujours paye. Cette fois ci, cela ne sera pas different.

Mon pauvre Dollars,

Vous parlez avec précision à des gens qui n'ont envie de voir que le coté noir des choses, car l'Amérique étant le Mal incarné (la démesure, la cupidité, l'orgueil, ...), elle doit s'écrouler sinon Dieu et le paradis socialiste n'existent pas.

Face à la foi, la raison ne porte pas. Belle tentative quand même.

@ ETF

J'ai toujours des doutes sur le fait que vous ayez lu l'article que je vous ai mis en lien, sinon vous auriez compris que j'étais contre le principe «Nationalisez les pertes» du plan Paulson.

@ Gatien

La pollution en France, combien de morts ?

Il y a très peu de «mesures» qui ne soient un enchainements d'hypothèses fragiles.

Votre exemple bute toujours sur le même écueil : il suppose aux hommes de l'Etat un savoir supérieur.

Quand on voit le cinéma qu'on nous a fait sur le tabagisme passif, tout ça parce que l'hygiénisme est à la mode, il est permis et même recommandé de douter de la sagesse des hommes de l'Etat.

Quand son cher modéle est en passe de s'effondrer, Sorman parle courageusement d'autre chose...

@Boizard

"Votre exemple bute toujours sur le même écueil : il suppose aux hommes de l'Etat un savoir supérieur."

Non, il suppose que si une majorité de francais souhaite un air moins pollué, les politiques ont le devoir de prendre des mesures dans ce sens.

Il suppose, aussi, que ce qui est plus lourdement taxé a tendance à disparaître au profit de ce qui l'est moins. Vous avouerez qu'il n'y a pas besoin d'un savoir supérieur pour comprendre çà. D'ailleurs, ce n'est même pas une hypothèse : ce mécanisme se vérifie déjà dans l'industrie automobile, qui inove depuis quelques années en réponse directe aux normes environementale.

Mais puisque vous niez sans cesse les problèmes pour éviter de répondre sur le fond, prenons un exemple vraiment indéniable.
Vous savez probablement que le nombre de cancers de la peau, au Chili (juste sous le trou dans la couche d'ozone), a explosé. Vous savez aussi que des mesures ont été décidées au niveau international pour stopper la disparition de cette couche d'ozone.
Comment le marché aurait-il résolu ce problème, en l'absence de règles contraignantes, dans un système où les émetteurs de CFC ne paient pas les conséquences de leurs émissions?
C'est une simple question de mécanisme du marché, que vous refusez visiblement d'envisager.

"La pollution en France, combien de morts ?"

"Les études sur les effets à court terme sont très nombreuses. Elles confirment toutes l'existence de relations "pollution/santé". A titre d'exemple, "l'Observatoire Régional de la Santé d'Ile-de-France" (ORS) mène, depuis près de 15 ans, l'étude "Evaluation des Risques de la Pollution atmosphérique Urbaine pour la Santé" (ERPURS), rapprochant les teneurs journalières en indicateurs, des données sanitaires disponibles. Les premiers résultats publiés en 1994, ont démontré qu'une augmentation des niveaux de pollution était significativement corrélée, dans un délai de trois jours, à l'augmentation des paramètres sanitaires étudiés : nombres d'appels à "SOS Médecins", d'hospitalisations, d'absentéisme au travail et même de décès enregistrés par l'État Civil. L'étude a montré aussi des relations plus fortes pour des populations sensibles : enfants en bas âge, personnes âgées, malades pulmonaires et/ou cardiovasculaires."
http://www.paris.fr/portail/Environnement/Portal.lut?page_id=8646&document_type_id=5&document_id=54474&portlet_id=20463


"La relation entre pollution atmosphérique et mortalité est maintenant admise avec un niveau de causalité qui permet de réaliser des évaluations d’impact sanitaire telle que celle présentée dans ce travail pour neuf villes françaises participant au programme Apheis et concernant les particules. Cette évaluation d’impact sanitaire est basée sur la méthodologie élaborée par l’OMS.Le nombre de décès évitables est compris entre 2,0 et 4,3, 4,0 et 8,9, et 15,0 et 31,5 pour 100 000 habitants respectivement pour les effets à très court terme, à court terme et à long terme."
http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=SPUB_061_0071

Cher Boizard, tout le monde est contre "nationaliser les pertes". Là n'est pas la question. Vous ne prenez d’ailleurs pas grand risque à dire cela, car les pertes seront nationalisées. L’alternative (laisser s’écrouler le château de cartes) étant trop douloureuse et trop risquée. Vous ne serez donc pas mis face à votre réalité (qui, je le note, va à l’inverse de ce que propose dollars – overwhelming force - , que vous applaudissez pourtant).
Personne, par ailleurs, ne prétend que l'Amérique va s'effondrer et disparaître à jamais de la scène économique. C’est en revanche la fin, pour un temps au moins, d’un certain “laisser-faire”, à Wall Street, car croyez bien que le législateur n’est pas loin derrière le bailout. Et probablement aussi, l’accélération de la « désunipolarisation ».
Vous n’avez d’ailleurs pas répondu à ma question, à savoir en quoi les crédit default swaps aberrants ou les leverages à 30X+ sont imputables à « l’état ».
Il est d’ailleurs assez cocasse de voir ceux qui brocardent (à juste titre) ceux qui viennent pleurnicher auprès de l’état dès que ça va mal, qui se disent partisans de la « responsabilité personnelle », etc, venir pleurnicher à leur tout que cette crise, « c’est la faute de l’état ». Non, c’est la faute des hommes, de leur désir insatiable de fric, et de leur mentalité « après moi le déluge ». Socialos, free-marketos, même combat.

- Allez, un prêt ce jour de 25 Milliard de dollars du gouvernement à l'industrie automobile US, le tout à taux réduit, of course. Et moi, je peux avoir un prêt à taux réduit?
- Ce matin, GE est dans la panade à cause de son leverage: 60X!!! Ah, j'oubliais, c'est la faute de l'état. A quand un bailout de GE?
Soudain, les chantres du laisser-faire sont aussi silencieux que les cigales au mois de Décembre. Là où les médecins (des gens responsables et qui font face à leurs lourdes responsabilités) font serment d'Hippocrate, les laisser-fairistes font serment d'Hypocrisie.

parait que sarko vient d'annoncer la réforme des collectivités territoriales, gros morceau de la réforme de l'état, mère de toutes les batailles. osera -t-il supprimer les départements et les communes ? osera-t-il la destruction créatrice ? osera-t-il pulvériser les baronnies locales majoritairement issues de son propre camp? osera-t-il faire économiser des centaines de millions d'euros chaque année ? j'en doute mais je le souhaite. si ce n'est pas lui, de toute façon ce sera son successeur en 2012 qui fera le sale boulot, et lui au moins il n'aura pas d'états d'ame : JEAN-CLAUDE TRICHET PRESIDENT 2012. appellez tous à sa candidature, écrivez-lui à la BCE, implorez le à genoux de se présenter !!! TRICHET PRESIDENT!!!

Vous avez raison G.Sorman. Le peuple français est naturellement mauvais et criminel. La déclaration universelle des droit de l'homme est bien la preuve paradoxale de cette méchanceté atavique. Le général de Gaulle est le parfait exemple de ce peuple mal intentionné, à qui l'on doit(si, si) les deux totalitarismes du XXème siècle. Heureusement qu'il y a des américains, qui, eux sont bons, clairvoyants et qui sentent la rose.
Un belge qui se marre.

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