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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Mazette, cher Guy, on s'aligne pour la médaille d'or de la partialité ?

Il semble pourtant que la "résilience" en question, de même que l'attractivité du pays pour les capitaux, doive plus à la politique internationale, qui a fait des Etats-Unis une puissance politique, militaire et financière à la faveur de deux guerres "mondiales" à épicentre européen, qu'à quelque facteur interne que ce soit.

Ce n'est donc pas tellement le fait du hasard si la date de 1820 ne dit rien à personne, contrairement à 1918 ou 1945 !

Quant au rôle d'assureur financier ou social que dans votre miséricorde vous concédez à l'Etat, où en serait-il sans Roosevelt, sournois prolongateur d'une crise que le génial Hoover était sans doute à la veille de juguler à grand renfort d'immobilisme ?

Je vous accorde que les records de violence, de délinquance... et néanmoins d'incarcération de cette société, si bonne pour les pauvres qu'elle aime en les châtiant, auraient fait tache dans votre bilan.

Cher Guy, je souhaite que vous ayez raison, mais je crains que vous ne sous estimiez les problèmes actuels de l'économie américaine: les banques ont déjà passé pour 500 milliards de dollars de dépréciation d'actifs (voir le site de bloomberg). Les économistes semblent s'accorder pour situer l'ardoise finale autour de 1000 milliards (Roubini, un des rares a avoir prévu le krach dès 2006, parle de 2000 milliards)

L'état fédéral pourra t il voler au secours de toutes les faillites bancaires ?

Si les faillites bancaires se multiplient, le FDIC ne risque t il pas de se révéler lui aussi insolvable ? Et partant de là, aucune force innovatrice ne pourra stopper la descente.

Bon, ils finiront par s'en relever, mais après quelques mois, voire quelques années très difficiles.

En sauvant les créanciers de BearStearns, en Sauvant ceux de Fannie et Freddie, et maintenant Lehman (et demain ? City group ?), et surtout en ne prenant aucune mesure pour modifier le business model du refinancement hypothécaire aux USA, le département du trésor prend le risque réel de conforter les acteurs privés du marché dans des postures irresponsables.

Bref, je suis assez pessimiste.

Mais j'espère vraiment que c'est vous qui avez raison, et que la chute probable de plusieurs banques ne se propagera pas en crise monétaire impactant plus encore toute l'économie.

François,

La guerre moderne coûte une fortune.

Je crains donc que vous n'inversiez les relations de causalité : c'est la prospérité des USA qui en a fait une puissance militaire, non l'inverse.

La relativité du puissant borgne face aux aveugles ?
De toute façon, cela n'épargnera pas l'Europe pour autant peut etre .

Vous oubliez aussi le fait que les Etats Unis vivent à crédit et que ce sont les Chinois qui financent leurs guerres et leur économie...

Ha quand on a une monnaie comme le dollar, qui est la valeur référence, et qui est défendue par le monde entier, la vie est tellement simple.

Ce sont les autres qui défendent votre monnaie... Vous pouvez faire n'importe quoi, multiplier les déficits, ce sont les Japonais et les Chinois qui ont mis leurs billes dans les banques américaines qui pleurent...

Le jeudi 11 septembre 2008, sur la 3 a été diffusé le film Training Day.Dans le film, on voyait des loubards et délinquants qui ne foutaient rien de la journée habiter dans de grandes maisons alors qu' en France pour avoir une maison identique, il faut être cadre supérieur. Aux US, les handicapés mentaux habitent dans des maisons individuelles alors qu' en France,ils vivent dans de petits HLMs. Le fossé entre les USAs et le reste du monde est abyssal.

@ KJL

Guy ne peut plus espérer que la médaille d'argent !

@ Franck

La Première Guerre mondiale a notoirement (et considérablement) enrichi les Etats-Unis et a été très peu financée par eux.

Quant à la Seconde, elle n'a en rien constitué une mauvaise affaire.

"Vous oubliez aussi le fait que les Etats Unis vivent à crédit et que ce sont les Chinois qui financent leurs guerres et leur économie..."

Quimboiseur oublie que la Chine vit grâce aux investissements et aux consommateurs occidentaux,surtout américains.

Comme l'a dit F.Boizard,c'est la prospérité qui fait que le dollard US est une monnaie de référence qui est défendu dans le monde entier et non le contraire.

D.J

"Le pape fustige le culte de l'argent et du pouvoir" titre Reuters.
Pauvre Sarko, qui lui fit pourtant tant de courbetes...
Dans le texte:
"L'argent, la soif de l'avoir, du pouvoir et même du savoir n'ont-ils pas détourné l'homme de sa Fin véritable?"
Quelqu'un peut-il m'expliquer en quoi "la soif du savoir" détourne l'homme de sa Fin véritable?

Ben, ouais ,ETF,de mon point de vue, la vie des femmes et des hommes,est d'etre au milieux des autres animeaux ?
Facile ?

En parlant de soif, le Bouddhisme postule que le désir et la soif sont à l' origine de la souffrance. Bouddha: Voici, ô moines, la Vérité Noble dite la cause du dukkha: C'est cette "soif" qui produit la ré-existence et le re-devenir, qui est liée à une avidité passionnée et qui trouve une nouvelle jouissance tantôt ici, tantôt là, c'est-à-dire la soif des plaisirs des sens, la soif de l'existence et du devenir et la soif de la nonexistence.
Voici, ô moines, la Vérité Noble dite la cessation du dukkha: C'est la cessation complète de cette " soif", la délaisser, y renoncer, s'en libérer, s'en débarrasser. J' ai lu des livres de Daïsaku Ikeda: la vie à la lumière du Bouddhisme, et Le cycle de la vie : Perspective bouddhique: lumineux. Le Bouddhisme de Nichiren Daishonin et la Soka Gakkai sont adaptés à la vie moderne, ils posent les vrais questions.Ils reconnaissent que les désirs sont inhérents à la vie moderne et ne proposent pas de couper les désirs. Je répète Nam Myoho Renge Kyo quotidiennement en plus du Zazen. Un site sur le Bouddhisme de Nichiren et sur le sutra du Lotus: http://www.nichiren-etudes.net/lotus/lotus-menu.htm, j' ai rassemblé dans rapidshare des documents et sutras bouddhiques: http://rapidshare.com/files/141450208/nichiren-etudes.rar.html http://rapidshare.com/files/143256356/Sutras.rar . Hélas, pour comprende vraiment les sutras, il faut avoir réalisé l' éveil.

MP3s Nouveau Testament Ségond:
http://www.enseignemoi-audio.com/audio/bible/NT/
MP3s Bible Ancien Testament Nouveau Testament
http://www.biblemp3.org/bible/ANCIEN%20TESTAMENT/
http://www.biblemp3.org/bible/NOUVEAU%20TESTAMENT/
Islam:
http://islammedia.free.fr/Pages/audio_coran_francais.html (Coran francais mp3)
)

Lehman Brothers en faillite...

Pas sur que l'analyse de Guy Sorman soit des plus pertinentes...

Alan Greenspan, l'ancien président de la réserve fédérale américaine (Fed) a jugé dimanche 14 septembre que la crise financière actuelle est la plus grave depuis 50 ans et probablement depuis un siècle. Il estime également que la tourmente est encore loin d'être terminée.

" On doit reconnaître qu'il s'agit d'un événement qui se produit une fois tous les cinquante ans, probablement une fois par siècle ", a-t-il déclaré dans interview à la chaîne de télévision ABC.
" Il n'y a aucun doute, je n'ai rien vu de pareil, et ce n'est pas encore fini, et cela prendra encore du temps ", a poursuivi Alan Greenspan, patron mythique de la banque centrale américaine pendant 19 ans jusqu'en 2006.

Sa réputation s'était un peu ternie lorsque certaines critiques l'accusaient d'avoir contribué à la bulle spéculative immobilière à l'origine de la crise actuelle, en maintenant les taux d'intérêt de la Fed à des niveaux trop bas pendant une trop longue période. Alan Greespan a estimé que le gouvernement fédéral " ne pouvait pas mettre un filet de sécurité sous toutes les firmes financières faisant faillite ", notant que les efforts en cours des autorités concernant la situation de Lehman Brothers, quatrième firme de Wall Street, consistaient à trouver une solution sans recourir à des fonds publics.

Alan Greenspan a évalué à 50 % le risque que la crise plonge les Etats-Unis en récession.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/finance_et_marches/20080915.OBS1302/la_crise_financiere_est_la_plus_grave_depuis_un_siecle_.html

On n'a pas vraiment besoin de Greenspan pour savoir que cette crise est la pire depuis longtemps. On le sait depuis aout 2007. Depuis aout 2007, on sait que les banques sont pleines a craquer (c'est le mot...) d'actifs dont personne ne veut et qui doivent etre reevalues a la baisse continuellement (regles du "mark to market").
Et tout le monde sait que d'avoir maintenus les taux trop bas pendant si longtemps a ete le principal combustible de cette crise. Et ca, c'est le fait de Greenspan. Tout le monde le sait, pas "certaines critiques"....

Cher dollar, pensez-vous réellement que l'on puisse mettre cette crise exclusivement sur le dos de Greenspan et des taux? C'est la déréglementation du système financier dans son ensemble qui est en cause. Et celà passe, bien entendu, par le législateur, acheté par Wall Street. Quant à l'ami GS, il nous dit depuis des mois que tout va très bien. Restons optimistes: il y aura bien un moment où il aura raison.
A propos, j'ai entendu notre hôte casser du gouvernement Chinois et encenser Sarkozy sur Bloomberg Radio (cette nuit). Une véritable invasion Sormanienne! Bientôt GS parmi les pundits sur CNN ou Fox News? Ça aurait de la gueule!

ETF: Sans taux tres bas, il n'y a pas de "subprime crisis" car sans taux bas il n'y pas de possibilites d'offrir tout ces mortgages "subprime".

Quand a GS sur CNN ou Fox News, je suis preneur, et comment!! Et PBS??? Un truc a la Charlie Rose? Ca, ca serait tres bien...

Les taux ne sont qu'un facteur parmi d'autres. Le problème n'est pas que l'on ait offert des subprime mortages aux Américains (que l'on pourrait offrir quelques soient les taux d'intérets). Le problème est lié à la dérèglementation, à l'opacité des véhicules, et au recours absolument ahurissant des institutions financière au leverage (hé oui, quand on est payé sur les transations, mieux vaut qu'elles soient grosses). Bref, on s'en est mis plein la lampe, et après moi le déluge. Rien de nouveau. Mais que Wall Street ne vienne pas pleurer, et nous servir ce bon Greenspan en bouc émissaire.

A noter que les 614 Milliards de dollars de dette annoncés par Lehman Brothers sont un montant absolument si-dé-rant! On comprend qu'il n'y ait pas eu de repreneur sans garantie gouvernementale. La question étant: qu'y a-y-il dans les livres de comptes des autres institutions financières?

La Banque Centrale Européenne a injecté 30 milliards d’euros.

La Banque Centrale Européenne (BCE) est mobilisée. Alors que les Bourses s’effondrent un peu partout dans le monde, l’institution dirigée par Jean-Claude Trichet a injecté quelque 30 milliards d’euros de liquidités lors d’un appel d’offres rapide ce lundi 15 septembre.

L’opération a été bien accueillie, avec une forte demande. Au total, 51 établissements se sont ainsi portés acquéreurs de crédit pour plus de 90 milliards de dollars.

Par cette opération, la Banque Centrale Européenne compte apaiser quelque peu les très vives tensions que subissent les places depuis l’annonce de la mise de Lehman Brothers sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites américaine.

http://www.lesechos.fr/info/marches/300292790-la-bce-a-injecte-30-milliards-d-euros.htm

Chose étonnante : cet été, la Banque Centrale Européenne avait déjà injecté 65 milliards d’euros dans les banques privées européennes pour les sauver de la faillite.

Aujourd’hui, elle injecte 30 milliards d’euros supplémentaires. 65 + 30 = 95 milliards d’euros pour sauver les banques privées !

En clair : les contribuables européens vont payer 95 milliards d’euros pour sauver les banques privées de la faillite !

Conclusion : les banquiers européens jouent à l’économie-casino. Mais les banquiers européens savent que jouer au casino leur fera TOUJOURS gagner des milliards.

1- Quand les banquiers gagnent en jouant à l’économie-casino, les banquiers empochent l’argent.

2- Quand les banquiers perdent en jouant à l’économie-casino, les contribuables européens doivent payer 95 milliards d’euros pour sauver les banques de la faillite !

@BA : Non, la BCE n'est pas refinancée par le contribuable. L'opération de la BCE consiste simplement à augmenter temporairement la ligne de crédit des banques touchées par la faillite de Lehmann pour permettre à ces dernières de tenir leurs propres engagements. L'essentielle de ces prêts sont des "bouche trou" de trésorerie qui seront remboursés assez rapidement.

Et si les banques font faillite ?

On compte 9000 banques aux USA pour la plupart non compétitive . Ce qui les aconduit à prêter sans compter pour garder des clients ; dans un an , la moitié auront disparu, autre manifestation de la création destructive.

USA : baisse record de la production.

Source : AFP.

15/09/2008 | Mise à jour : 17:44 |

La production industrielle aux Etats-Unis a enregistré sa plus forte baisse depuis trois ans, du fait d'une chute de la production automobile et de températures inhabituellement fraîches, selon les chiffres publiés lundi 15 septembre par la Réserve fédérale américaine.

La production industrielle américaine s'est contractée de 1,1 % par rapport à son niveau du mois de juillet 2008.

Cette baisse est bien supérieure aux prévisions des analystes, qui tablaient en moyenne sur un recul de 0,3 %.

Il faut remonter à septembre 2005 pour retrouver une baisse plus forte (-1,8 %).

Amine Tazi, économiste chez Natixis, dresse un parallèle entre le recul de la production et les dernières statistiques faisant étant d'un chômage à un plus haut quinquennal (6,1 % en août 2008) et d'un recul des ventes de détail en août.

Le taux d'utilisation des capacités industrielles a touché en août son plus bas niveau depuis octobre 2004. Il a baissé à 78,7 %, contre 79,7 % en juillet.

La Fed précise qu'il est de 2,3 points inférieur à son niveau moyen sur 25 ans.

La seule production manufacturière (hors mines et énergie) a baissé de 1,0 % en août, après une hausse de 0,1 % en juillet (chiffre revu en baisse de 0,3 point). Elle s'explique en grande partie par une chute de 11,9 % de la construction automobile (véhicules et pièces détachées), indique la Fed.

BA: si les banques font faillite, le Fed gardera le collateral.
Ces prets ne se font pas comme ca, contre rien. Ce sont des prets types "repos".

ETF: Vous ecrivez "Le problème n'est pas que l'on ait offert des subprime mortages aux Américains (que l'on pourrait offrir quelques soient les taux d'intérets)", et vous avez tort la dessus.
Completement tort.

En effet, prenons un pret de USD 100,000. A 30 ans (duree classique), a un taux de 9% par example (un taux eleve par rapport aux taux pratiques sur les sub primes et realiste par rapport a ce qui se pratiquait avant), le paiement mensuel est de USD804. Capital compris. Ce paiement serait de USD750 si on faisait un pret type "subprime" a savoir "interest only".
USD800 ou 750 est bien trop eleve pour la moyenne des gens: Beaucoup de gens ici ne gagnent pas plus de USD 20 ou 25 mille dollars par an, voire moins et ils ne peuvent donc pas payer presque 10 mille (804x12) dollars par an de mortgage.
Et imaginez si le pret n'est pas de 100 mille dollars mais de 125 ou 150 mille... Et si le taux n'est pas 9 mais 10%...

Il n'y a donc pas de problemes de "sub prime" puisqu'il n'y pas de pret de ce type dans un environnement de taux a ce niveau.

Par contre, si on fait baisser le taux de 9% a 2% par exemple, les 800 se transforment en 370, et si on fait "interest only", on tombe a USD166.
USD166 fois 12, cela fait USD 2000. Beaucoup plus abordable quand on gagne USD 20 ou 25 mille par an...
Donc des millions d'americains se sont rues sur ces prets a taux tres bas, qui etaient des taux d'"appels" permettant d'allecher les gens, et qu'il etait possible d'offrir puisque les taux etaient bas. Ceci, plus la mixture "interest only pendant quelques annees seulement" (qui permet de profiter des taux courts encore plus bas que les longs, et voila! Vous avez vos subprimes que vous ne pouviez pas avoir avant...

CQFD...

Vous avez donc tort quand vous ecrivez "(subprimes) que l'on pourrait offrir quelques soient les taux d'intérets".

Les "subprimes" n'ont pu etre offerts que parce que les taux d'interets etaient bas.

Et je vous demontre bien par la que la racine du probleme est bien dans des taux d'interets trop bas trop longtemps.
Et ca, c'est Greenspan... Que ca vous plaise ou non....

La roulette russe financière.

En refusant de rééditer avec Lehman une opération de renflouement comme celle qu’il avait organisé pour Bear Stearns, Paulson a pris l’énorme risque de déclencher un choc systèmique dans la finance internationale. Allons nous assister en 2008 à la réédition de l’effondrement de 1931 ?

Par Paul Krugman, New York Times, 15 septembre 2008.

Le système financier américain va-t-il s’effondrer aujourd’hui, ou peut-être au cours des prochains jours ? Je ne le pense pas - mais je suis loin d’en être certain.
Lehman Brothers, une grande banque d’affaires, est apparemment sur le point de faire faillite. Et personne ne sait ce qui va se produire ensuite.

Pour comprendre le problème, il faut savoir que le vieux monde de la banque, celui des établissements abrités par de grands bâtiments ornés de marbre qui recueillaient des dépôts et prêtaient de l’argent à leurs clients de longue date, a largement disparu pour être remplacé par ce que l’on appelle généralement le « shadow » système bancaire. Les banques de dépôt, et leurs employés entourés de marbre, ne jouent désormais qu’un rôle mineur dans le transfert des fonds des épargnants vers les emprunteurs. La majeure partie de l’activité de financement est effectué par le biais de contrats sophistiqués initiés par des entreprises qui ne sont pas des établissements de dépôt, dont la regrettée Bear Stearns - et Lehman Brothers.

Ce nouveau système était censé faire un meilleur travail d’intermédiation et réduire les risques. Mais à la suite de l’explosion de la bulle immobilière et de la crise hypothécaire, il semble aujourd’hui évident que le risque n’était pas réduit mais plutôt dissimulé : de trop nombreux investisseurs n’avaient aucune idée du niveau de leur exposition à celui-ci.

Et lorsque les inconnues non connues [1] se sont transformées en inconnues connues, le système a été la proie de paniques bancaires postmodernes. Celles-ci ne ressemblent pas à leur ancienne version : à quelques exceptions près, il ne s’agit plus d’une foule de déposants en détresse venant frapper aux portes d’une banque privée. Elles se traduisent plutôt par une frénésie d’appels téléphoniques et de clics de souris, lorsque les acteurs financiers tirent des fonds sur leurs lignes de crédit et essayent de se prémunir contre les risques. Mais les effets économiques - une disparition du crédit, une spirale descendante dans la valeur des actifs - sont les mêmes que ceux des grandes paniques bancaires des années 1930.
Et c’est là qu’est le problème : les défenses mises en place pour prévenir un retour de ces paniques, principalement la garantie des dépôts et l’accès aux lignes de crédit de la Réserve Fédérale, ne protègent que les hommes des bâtiments en marbre, qui ne sont pas au cœur de la crise actuelle. Cela ouvre une réelle possibilité que 2008 puisse être la réédition de 1931.

Désormais, les responsables sont conscients des risques - avant qu’on lui ait confié la responsabilité de sauver le monde, Ben Bernanke était l’un de nos principaux experts sur la Grande Dépression. Au cours de la dernière année, la Fed et le Trésor ont donc mis en place une série de plans de sauvetage au gré des circonstances. Des lignes de crédit spéciales, aux acronymes imprononçables [2], ont été mis à la disposition des banques d’affaires. La Fed et le Trésor ont négocié un accord qui protégeait les contreparties de Bear Stearns - ceux qui venaient frapper à sa porte - mais pas ses actionnaires. Et la semaine dernière, le Trésor a pris le contrôle de Fannie Mae et Freddie Mac, les géants du prêt hypothécaire parrainés par le gouvernement.

Mais les conséquences de ces opérations de sauvetage rendent nerveux les responsables de la Fed et du Trésor. Car ils prennent de gros risques avec l’argent des contribuables. Par exemple, la plus grande partie du portefeuille d’actifs de la Fed est à ce jour engagée en contrepartie de prêts garantis par des collatéraux à la valeur douteuse [3].

En outre, les responsables s’inquiètent que leurs efforts de sauvetage puissent encourager l’apparition d’encore plus de comportements à risque.

A la longue, cela commence à ressembler à : « Pile, je gagne. Face, les contribuables perdent. »

Ce qui nous ramène à Lehman Brothers, qui a subi de lourdes pertes liées à l’immobilier, et doit faire face à une crise de confiance. Comme de nombreux établissements financiers, la taille du livre de compte de Lehman est impressionnante - la banque doit des sommes énormes, et en retour, on lui doit également beaucoup. Essayer de liquider ce bilan pourrait conduire rapidement à la panique dans l’ensemble du système financier. C’est la raison pour laquelle les autorités et les banquiers privées ont passé le week-end au coude-à-coude à la Fed de New York, en essayant de mettre en place un accord qui permettrait de sauver Lehman Brothers, ou tout au moins de lui permettre de sombrer plus lentement.
Mais Henry Paulson, secrétaire au Trésor, a été catégorique. Il n’a pas voulu adoucir la note en mettant sur la table de nouveaux fonds publics.

Beaucoup de gens pensaient qu’il bluffait. J’étais tout prêt à commencer mon éditorial du jour par « Si la vie vous confie Lehman, aidez Lehman ». Mais il n’y a eu ni aide ni accord, apparemment. M. Paulson semble faire le pari que le système financier - renforcé, il faut le noter, par les lignes de crédit spéciales de la Fed - peut absorber le choc de la faillite de Lehman Brothers. Nous allons savoir sous peu s’il a été courageux ou insensé.

La véritable réponse au problème actuel aurait été naturellement de prendre des mesures préventives avant d’en arriver là.

Même en laissant de côté l’évidente nécessité de réglementer le « shadow » système bancaire - si des établissements ont besoin d’être secourus comme les banques, ils devraient alors être réglementés comme des banques - pourquoi étions nous si peu préparé pour cette nouvelle épreuve ? Quand Bear Stearns a failli, beaucoup de gens ont évoqué la nécessité d’un mécanisme de « liquidation ordonnée » pour les banques d’affaire en détresse. C’était il y a six mois de cela. Mais où est ce mécanisme ?

Et nous voilà aujourd’hui avec M. Paulson qui a apparemment eu le sentiment que sa meilleure option consistait à jouer à la roulette russe avec le système financier américain. Aïe, Aïe, Aïe !

Notes :

[1] Allusion à un célèbre sophisme de Donald Rumsfeld, qui avait décrit ainsi la possibilité qu’existent les armes de destruction massives de Saddam Hussein afin de justifier l’invasion.

[2] La Fed a créé les TAF, TSLF, PDCF, qui sont de nouveaux mécanismes d’allocations de prêts ayant étendu leur durée et le nombre des bénéficiaires, tout en abaissant le niveau de qualité des actifs gagés en garantie des sommes accordées.

[3] La Fed a échangé avec les banques ses actifs, des bons du Trésor, contre des créances immobilières douteuses, allant même jusqu’à accepter des titres adossés à des prêts étudiants.

http://www.nytimes.com/2008/09/15/opinion/15krugman.html?_r=2&oref=slogin&oref=slogin

Ah, cher dollars, toute cette belle démonstration pour rien. En effet, "subprime" ne veut nullement dire "interests only". Cela signifie simplement que l'on prête à une personne qui n'a pas une "credit history" lui permettant d'obtenir un prêt conventionel. Cela inclue, mais ne se limite pas, aux "interest only mortgages" (que même de très bons payeurs ont pu choisir, d'ailleurs).
Que les taux soient à 12% ou à 2%, un organisme peut donc offrir un subprime mortgage à Monsieur Bob Oftheknee (Dugenoux).
En tentant de faire un effet, vous vous trompez donc, cher dollars, royalement de cause.
Corrélation n’est point causation.
Le dollars, honteux et confus, jura, mais un peu tard...

Le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.

Ce que vous explique Guy, c'est que les USA, en laissant aux individus une grande liberté, créent une économie qui a une remarquable capacité d'adaptation.

Peu importent les crises passagères (la faillite de Lehman n'est pas la faillite du capitalisme !) d'ailleurs provoquées ou aggravées par les interventions étatiques, alors que l'Etat, dénué de scrupules, se présente ensuite en sauveur, il n'en demeure pas moins que lorsqu'on raisonne en années et non en mois, les Américains sont en moyenne plus prospères que les Européens et que l'écart de niveau de vie s'accentue.

**********

Je me permets un aparté : les auteurs de The bottomless well (tapez ce titre dans Google pour plus de renseignements) soutiennent qu'une mesure simple et pertinente du bien-être des habitants d'un pays est leur consommation d'énergie.

En effet, on ne consomme pas de l'énergie pour le plaisir de consommer mais pour faire des choses, pour agir.

Un pays où l'on consomme beaucoup d'énergie est un pays où les habitants utilisent beaucoup de machines qui améliorent leur confort.

Ce fait massif n'est pas compensé par les éventuelles économies d'énergie.

Et en tête de ce classement, vous l'avez deviné : les USA.

Les auteurs vont jusqu'au bout de leur raisonnement. Pour eux, la moindre consommation des Européens n'est pas le symptôme d'une avance écologique mais d'une arriération technologique (exemple cité : moins de PCs par personne qu'aux USA).

C'est iconoclaste, mais, par ce fait même, je suis sûr que ça intéressera certains d'entre vous.

ETF: Vous jouez sur les mots, vous le faites expres ou vous ne comprenez rien a rien, ou peut-etre tout en meme temps?

On ne parle pas de la definition de "subprime" mais de la "crise du subprime".
Le "subprime" est le fait de preter a des gens dont la "credit history" est inexistante ou mauvaise. On a juste une idee de leur salaire. Ce n'est pas parce que l'on fait ce type de pret que l'on fait ensuite faillite.
Comme les etablissements de credit facturent ce genre de prets avec une marge de taux d'interet tres elevee, ils gagnent normalement plus d'argent qu'ils n'en perdent avec les quelques uns qui finissent par ne pas payer. Mais il y a une limite a ce qu'ils font et a qui ils pretent: On dit en general que la mensualite de remboursement ne doit pas depasser le tiers du salaire. On peut pousser jusqu'a 40/45% si on aime le risque ou que l'on aime pousser des prets dans la gueule des gens, mais surement pas au dela... Tout ca, c'est "banking 101" ou en francais, le B.A BA de la banque....

Avec des taux a 9% ou plus (comme ils etaient pour des prets immobiliers a long terme avant que Greenspan ne commence a baisser les taux), on etait largement au dessus de ce pourcentage pour la plupart des foyers aux revenus modestes (compte tenu du prix des maisons et des salaires moyens). Donc pas de prets immobiliers pour ces gens. Ni "subprime", ni quoi que ce soit. Donc, pas de crise.

Une fois que les taux ont baisses considerablement (merci Greenspan), la donne change du tout au tout: Soudainement, de nouvelles categories socio-economiques ont acces au credit, tout simplement parce que la mensualite en valeur absolue baisse avec les taux (et avec la "cuisine" des preteurs).
Une fois que la mensualite remonte (parce que la periode de 1 a 5 ans d'"interest only" est finie et que le pret repart pour 30 ans AVEC un taux d'interet a 30 ans et donc plus haut et qu'en plus on doit commencer a payer du capital en plus des interets), et bien les gens ne peuvent plus payer. La mensualite devient largement superieure au tiers de leur salaire, elle passe a 50 voire 60% ou plus... Et ils arretent donc de payer.
Et on a donc une crise.

Sans les taux d'interets trop bas trop longtemps de Greenspan, nous n'aurions pas eu cette crise.

"Avec des taux a 9% ou plus (comme ils etaient pour des prets immobiliers a long terme avant que Greenspan ne commence a baisser les taux), on etait largement au dessus de ce pourcentage pour la plupart des foyers aux revenus modestes (compte tenu du prix des maisons et des salaires moyens). Donc pas de prets immobiliers pour ces gens. Ni "subprime", ni quoi que ce soit. Donc, pas de crise."
Faux, mon cher dollars. Vous oubliez qu'à la baisse des taux a correspondu une forte hausse du prix de l'immobilier. Au point que la part du revenu des ménages affectée au remboursement de l'emprunt immobilier a beaucoup augmentée, malgré la baisse des taux d'intérêts.
Ce sont la dérégulation et les pratiques de "predatory lending" qui sont à mettre en cause. Plus le mode de vie à l'Américaine. Posez-vous cette question qui devrait vous éclairer: pourquoi la baisse des taux n'a-t-elle pas eu le même effet en Europe? Est-ce par ce que n'est pas le vilain Greenspan qui dirigeait la ECB?

ETF: Vous le faites expres? Ca devient genant vos erreurs, oublis ou autre "misconceptions"...

Cher ETF, depuis 2000, qui est la periode qui nous interesse, les taux en Europe n'ont jamais ete aussi bas qu'aux USA... Quand ils etaient a 1% ici, je crois que le plus bas atteint en Europe etait autour de 2.5%...
Ce differentiel de taux explique d'ailleurs en grande partie la baisse du billet vert, mais c'est encore un autre sujet...

Les pratiques "predatory lending" soit disant courantes aux USA sont probablement a corriger. C'est d'ailleurs fait, la crise aidant... Mais il ne faut pas non plus exagerer la dessus: beaucoup de gens ont pris des prets tres risques au vu de leur situation financiere, sachant tres bien ce qu'ils faisaient et le risque qu'ils prenaient. La hausse des prix de l'immobilier a alimente l'avidite de l'etre humain qui lui fait prendre des risques qui, in fine, sont inconsideres et ont menes beaucoup de gens a la catastrophe...

Sans les taux trop bas mis en place et maintenus bas trop longtemps par ce brave Greenspan, les exces du "predatory lending" et de l'avidite commune des gens n'auraient jamais pu finir en catastrophe.

Par ailleurs, on peut vous retourner la question: ce fameux "predatory lending" dont vous vous gargarisez, pourquoi n'a-t-il pas fait parler de lui avant la crise? et surtout: pourquoi n'a-t-il pas cree de crise avant que ce brave Greenspan ne baisse trop bas les taux et ne les maintienne trop bas pendant trop longtemps?

La racine du probleme est la, exactement la: des taux maintenus trop bas pendant trop longtemps.

Paulson used the press conference to push for changes in the U.S. regulatory system. The Treasury in March released a plan calling for the biggest overhaul of financial regulation since the Great Depression, saying oversight of banks, securities firms and insurance companies is outdated.

``We have an archaic financial regulatory structure,'' Paulson said ``It really needs to be rebuilt. We're rooted in congressional charters that go back decades.''

Et voilà le travail, cher dollars: ré-gle-men-ta-tion (regulation, pour les intimes).

@ Avidadollars & ETF:
Pensez-vous qu'il n'y a vraiment que les taux d'intérêts maintenus bas qui aient contribué à la crise?
Qui du développement du marché de la titrisation du crédit et de leurs dérivés?
Quid du rôle des agences de notation dans leurs relations avec les institutions financières et dans leur modèle de prix?
Quid du découplage entre le vendeur de crédit et l'organisme qui le structure?
Greenspan a probablement une part de responsabilité; il n'est clairement pas le seul.

Cher Richard, ce n'est pas moi, mais le bien nommé dollars qui fait une fixation sur les taux d'intérêts. Je me tue à lui dire que c'est, au plus, l'un des facteurs ayant contribué à la déroute, mais certainement ni le seul, ni le plus important. Vous en avez cité quelques autres. Et l'on parle aujourd'hui bien plus de la nécessité de réguler, que d'histoires de taux d'intérêts.

Dont acte ETF.
Oui, la tâche de Paulson s'avère donc titanesque.
La grosse difficulté avec la régulation est d'embaucher des personnes ayant de travailler chez les régulateurs, où les salaires sont (ou étaient ! ?) bien inférieurs que chez les compétiteurs bancaires / brokers / asset managers / etc ...

Richard: Je n'ai jamais dis ni ecris que les taux bas etaient la seule raison ou cause de la crise actuelle.
J'ai dis, ecris et repete que ces taux bas etaient la racine du probleme. La premiere cause. La cause principale. Sans ces taux bas, tout le reste n'avait pas effet. C'est loin d'etre, comme le repete ETF, "au plus, l'un des facteurs ayant contribué à la déroute".
Il, et vous semblez etre d'accord avec lui, minimise le facteur taux pour augmenter le facteur "predatory lending" et dereglementation.
Pour ma part, je maximise le facteur taux, car sans lui tout le reste n'aurait pas eu d'effet.

Bien sur qu'il y eu des cas de "predatory lending", mais bon n'exagerons pas (voire commentaires precedent)... Pour la dereglementation, vous voulez reglementer quoi exactement? Ne pas autoriser autant de leverage. C'est-ce qu'on entend... On peut reglementer plus, pourquoi pas. Mais attention a ne pas etouffer la machine. Quand a la titrisation, elle a eu bien plus d'effets benefiques que negatifs. La titrisation c'est la repartition des risques a un plus grand nombre d'intervenants et ca a permis de financer des decennies de croissance dans tous les domaines. Vous voulez serieusement arreter la titrisation? Les agences de notation sont bien sur a blamer, elles n'ont pas fait leur travail, mais ca n'est pas nouveau.

Vous ne parlez pas de deux autres problemes, tres important a mes yeux, l'un humain, l'autre technique. L'avidite d'abord, qui a fait que tout le monde voulait acheter parce que les prix montait, c'est classique. Et ensuite la regle du "mark-to-market", un veritable poison qui, en ce moment, tue les banques jour apres jour en les etouffant...

Mais tout ces problemes n'auraient pas debouches sur une crise sans des taux trop bas restes bas trop longtemps. Le "predatory lending" s'est "dechaine" parce que les taux etaient bas. Ces taux bas ont generes une enorme liquidite qui a permis des niveaux de leverage trop eleves. Sans ces taux bas, il y avait beaucoup moins de leverage. Pas besoin de reglementation pour reduire le leverage, il suffit de monter les taux. On le voit bien aujourd'hui...
Reste l'avidite... L'etre humain est avide... Ca ne changera pas... Ahh: et le "mark-to-market", cette horreur...

Avant d'accuser la dérèglementation documentez-vous.



La crise des subprime, une crise d'état

"La crise des subprimes montre de façon éclatante que non seulement la régulation étatique des activités financières est inefficace, mais que la subordination d'une telle activité aux désidérata de politiciens plutôt qu'à l'obligation de réaliser un profit, c'est à dire de créer plus de valeur que l'on en consomme, conduit à rendre le système insoutenable sur le long terme. Pas d'économie durable sans profit !"
Vincent Bénard.

La totalité de l'analyse est disponible sur le lien suivant.

http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1766&Itemid=1

Cette article démontre clairement que se sont bien les règlementations du marché hypothécaire qui ont provoqué cette crise et non le capitalisme dit financier.

D'ailleurs, le capitalisme dit financier n'a jamais provoqué de crise.

BA, vous le faites exprès ou c'est votre état naturel ?

Nous (je veux dire les libéraux) n'avons jamais dit que le capitalisme était parfait et exempt de crises.

Nous avons juste dit, ce qui est déjà beaucoup, que c'était le moins imparfait des systèmes possibles. Je vous mets au défi de démontrer le contraire.

Quant à la crise actuelle : tous les dix ans environ, on nous annonce une crise «pire que 29», causée, comme de bien entendu, par les «folies» du capitalisme (comme si l'étatisme n'avait pas les siennes, de folies, et bien pires) et l'écroulement du colosse (forcément aux pieds d'argile) américain.

La crise actuelle passera rapidement comme sont passées toutes les autres. Dans deux ans grand maximum, ça sera fini.

Bien sûr, les crises sont toujours plus courtes et moins profondes qu'anticipées par nos hérauts de l'apocalypse.

Mais rassurez vous, le démenti par les faits ne les touche pas et ne les empêche nullement de recommencer leurs sombres prévisions avec la même délectation morbide.

Je ne sais pas si vous faites partie des «élites françaises», mais je trouve que la récente déclaration de Laurence Parisot à propos du bonus-malus prétendument écologique vous va assez bien : «Je trouve que vraiment la France est la patrie de la nostalgie du communisme d'une certaine façon. [...) Une idéologie quasi-soviétique imprègne les élites françaises.»

C'est bien vrai, ça : Sarkozy, Fillon, Darcos, Hortefeux, Christine Lagarde, etc. ont une idéologie quasi-soviétique.

Comment baptisez vous le fait de croire que l'Etat, avant-garde de la société, doit diriger celle-ci, conviction commune aux personnes que vous citez et à bien d'autres ?

Excellent lien posté par bibi33 où il est fait synthèse de pas mal d'informations que je n'arrivais pas forcément à relier entre elles jusqu'ici... On a donc un système pourri à la base que l'on n'a même pas pris la peine de verrouiller alors même que ses errements actuels étaient prévisibles et qui en plus, par nature, continuera d'exploser régulièrement à l'avenir pendant que les actionnaires de FM & FM continueront de s'empiffrer à la santé du contribuable américain.

"un usurier s'occupe de vous au présent, vous prête au conditionnel, vous ruine au futur. "
Joseph Addison

Les problèmes économiques des USAs ne sont pas un véritable problème. Ce qui compte pour eux est leur puissance militaire, et non leur puissance économique. Il continueront à augmenter leurs dépenses militaires qui comptent pour plus de la moitié des dépenses militaires mondiales. Les USA ont 10000 têtes nucléaires, Haarp, ils peuvent en un clin d' oeil tuer tous les Russes, les chinois , les Indiens, les Iraniens et les Arabes.

Allez hop! Deuxième nationalisation (qui dit plus ou moins son nom): AIG
Vive les Etats Unis Socialistes d'Amérique!

Pardon.. troisième nationalisation! On finit par se mélanger les crayons. Next? General Motors?

Frère Sorman,

Pour résumer votre texte :

Nous serions encore plus décadents que les USA ?

Belle découverte !

"quasi-soviétique" : elle commence à m'intéresser, cette nouvelle injure à la mode. Munichois, terroriste, laxiste, antisémite, gauchiste, voyou, théoricien en chambre, assassin, intellectuel auraient-il pris un coup de vieux chez les manichéens de tout poil ?

même Joffrin s'y est mis :

http://www.delpla.org/article.php3?id_article=199

« Les Echos.fr : La débâcle de Lehman Brothers menace-t-elle le système bancaire international dans son ensemble ? Le risque systémique est-il réel ?

Michel AGLIETTA, professeur d'économie à PARIS-X NANTERRE : Oui, certainement. La décision spectaculaire prise par la Réserve fédérale, en élargissant le type d'actifs qu'elle peut prendre en pension, en témoigne. De même que la création, par dix grandes banques, d'un pool de 70 milliards de dollars pour assurer la liquidité du marché interbancaire. Ces mesures ont pour but d'éviter une faillite générale d'un système où toutes les banques sont liées entre elles par des crédits croisés. La décision des autorités monétaires américaines témoigne de leurs craintes d'un risque systémique qui entraînerait une cascade de faillites bancaires. Nous assistons là à une socialisation des pertes des banques. »

Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, The Guardian, 16 septembre 2008 :

« Heure des comptes, ou effondrement du château de cartes, chacun choisira son cliché. Le fait est que le dernier soubresaut de cette crise financière que certains comparent avec le krach de Wall Street en 1929, est le résultat du comportement malhonnête des institutions financières, et de l’incompétence de la part des décideurs. Nous sommes habitués à cette hypocrisie. Les banques rejettent toute suggestion visant à les soumettre à une règlementation, les banques repoussent toute proposition de mesures anti-trust - mais lorsque les problèmes surgissent, elles demandent subitement l’intervention de l’Etat : elles doivent être renflouées car elles sont trop grosses, trop importantes, pour pouvoir faillir. »

Paul Krugman, économiste, New York Times, 15 septembre 2008 :

« Les conséquences de ces opérations de sauvetage rendent nerveux les responsables de la Fed et du Trésor. Car ils prennent de gros risques avec l’argent des contribuables. Par exemple, la plus grande partie du portefeuille d’actifs de la Fed est à ce jour engagée en contrepartie de prêts garantis par des collatéraux à la valeur douteuse. En outre, les responsables s’inquiètent que leurs efforts de sauvetage puissent encourager l’apparition d’encore plus de comportements à risque. A la longue, cela commence à ressembler à : « Pile, je gagne. Face, les contribuables perdent. »

François,

Vous ne pouvez pas me reprocher de découvrir «soviétique» et «communiste» comme insultes !

Ca fait un certain temps que je suis constant dans ce domaine.

BA,

On en reparle dans un an ?

Je viens de lire l'article posté par bibi, qui est très intéressant.
Toute la crise des subprimes ne viendrait donc que d'une lubbie de politiciens désirant augmenter le taux de propriété immobilière de la population.
Quel est votre avis sur cet article, M. Sorman ?

J'ai par contre encore du mal a faire le lien entre les autres "causes" dont on entends parler ici ou la (manque de régulation du système shadow bank, avidité du genre humain, baisse de l'immobilier)

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