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  • Parution en juillet 2009

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Obama très banal

Le débat Obama McCain, sans surprise, a révélé un Obama tout à fait ordinaire, un homme politique américain comme les autres, pas de quoi projeter tous les fantasmes de l'Obamania. Peut-être l'Obamania est-elle un phénomène autonome qui n'a pas besoin de l'Obama réel de même que l'antiaméricanisme - qui est son avers - n'a nul besoin de l'Amérique réelle pour exister.

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Voici les sites qui parlent de Obama très banal :

Commentaires

Vous vouliez quoi, qu'il se mette à faire des claquettes, ou qu'il vole dans les airs? Ou encore, qu'il bafouille tous les deux mots et invente sa propre grammaire, comme le président actuel? Vous pensez donc que tous les hommes politiques américains se valent, Palin, Obama, même combat? Mais c'est vous qui donnez dans caricature antiaméricaine primaire.
Pour notre ami Sorman, qui s'extasie devant une gourde d'Alaska (voir ses dernières interviews navrantes, au point que des conservateurs de toujours la supplient d'abandonner le ticket) il est à la portée de n'importe quel politicard moyen de partir de rien (en étant métis de surcroît), arriver à faire de brillantes études au terme desquelles on sort en tête de Harvard, puis une fois avocat, de servir les quartiers défavorisés plutôt que Wall Street, de parvenir ensuite au sénat à la quarantaine débutante et de battre les grigous Clinton archi-favoris dans les primaires démocrates... Tout ceci sans recourrir aux coups-bas et à l'agressivité habituelle dans le cirque politique.
Assez médiocre, assez commun en effet. Pas de quoi fouetter un chat. On s'ennuie. Vite! Un carribou, un chignon et des chaussures rouges!

Pensez vous réellement qu'on peut faire pire que Bush ?

Bush n'est-il pas un fléau pour les Etats Unis ?

Il faut se débarrasser de ce type, quitte à mettre un Obama à la place !

"Pensez vous réellement qu'on peut faire pire que Bush ?

Bush n'est-il pas un fléau pour les Etats Unis ?

Il faut se débarrasser de ce type, quitte à mettre un Obama à la place !"

Pour quelqun qui fait de Poutine son idole,il est mal placé pour donner des leçons de moral envers W.Bush.

D.J

***l'Obama reel de meme que l'antiamericanisme - qui est son avers***

Un Guy Sorman reconnaissant que tous ses contradicteurs ne sont pas des anti-américains pur sucre, et que certains sont capables d'admirer quelque chose aux Etats-Unis, je suis preneur !

Cela dit, il n'y a rien de positif à attendre de ces élections ni de ce candidat, j'en conviens aisément. Mais quelque chose de négatif et néanmoins capital : le désaveu de Bush et de ses crimes.

Tout le reste devra passer par la lente édification du multilatéralisme, en priorité dans un cadre onusien.

Delpa: "Cela dit, il n'y a rien de positif à attendre de ces élections ni de ce candidat, j'en conviens aisément"
Aussi gratuit qu'inconséquent.

Obama a pas mal de talents mais ce n'est pas un surhomme.

Ce sont ces supporters qui projettent sur lui leurs fantasmes (blague : «Obama est allé à Bethleem. Il a visité la crèche où il est né.»), quel politicien n'en profiterait pas ?

***Delpa: "Cela dit, il n'y a rien de positif à attendre de ces élections ni de ce candidat, j'en conviens aisément"
Aussi gratuit qu'inconséquent. ***

me lûtes-vous ?
mais peut-être ne fus-je pas clair entièrement.

Je veux dire

1° que je ne sens pas en Obama des qualités exceptionnelles;

2° et que cela vaut peut-être mieux : n'attendons rien et bougeons-nous, partout, pour résoudre les problèmes, notamment territoriaux, par des compromis aux antipodes de toute idée de "choc des civilisations".

Mais, bis repetita, je souhaite de tout coeur la défaite de Bush et de son représentant.

@ Delpa:
"je ne sens pas en Obama des qualités exceptionnelles"
Vous êtes médium? Vous connaissez bien l'homme? Expliquez nous donc votre "sentiment" et surtout, ce que sont, chez un homme politique, des "qualités exceptionnelles". Il n'en faut certes pas pour accomplir un parcours tel que celui d'Obama ;)
Croyez bien que si Obama n'avait pas des qualités exceptionnelles, il ne serait pas là où il est. "On reconnaît l'arbre à ses fruits" disait fort justement un "philosophe". Obama est un self-made man. Sa réussite, qui est absolument spectaculaire, il la doit à ses propres efforts. A la différence de nombreux politiciens US, Kennedy et Bush inclus, qui sont nés dans des dynasties hyper-fortunées et ont bénéficié de moultes pistons, millions, et protections.
Si le "culte" d'Obama est injustifié, tout comme tout autre "culte" du genre, ceux qui le trouvent "tout à fait ordinaire" sont soit jaloux, soit aveugles, soit idéologues, ou une combinaison des trois.
Obama n'est ni un prophète, ni un gourou, et il ne pourra à lui seul sortir les US de la m... noire dans laquelle l'administration Bush (entre autres) l'a plongée. Mais c'est un homme brillant (quel changement!), moderne, réaliste, un homme du 21è siècle, fruit et symbole de cette nouvelle Amérique qui se dessine. La fine-bouche et les sarcasmes des uns et des autres sont donc, je le répète, aussi gratuits qu'inconséquents.

Article du Monde tres interessant sur l'education superieure et les cerveaux en Chine.

http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/09/28/matiere-grise-la-nouvelle-revolution-chinoise_1099264_1004868.html

Obama, très banal?
Ce n'est pas vous qui allez voter, M.Sorman, vous l'avez rappelé vous-même. Mais pourquoi ce biais anti-Obama chez vous?
J'ai du mal à comprendre....
Sinon que vous ne fournissez aucun argument convaincant à l'appui de ce jugement que je trouve personnellement sommaire et
injuste.Aurait-il dit quelque chose que réprouverait M. Hayek? ;-)

"Peut-etre l'Obamania est-elle un phenomene autonome"

Qu'est-ce que l'obamania?
Les militants démocrates sont-ils vraiment plus hystériques que les militants républicains?
Est-ce un phénomène américain, européen, occidental, mondial?
Et comment se manifeste t'il?
J'avoue que, de ma fenêtre, je ne vois rien de très particulier.

"l'antiamericanisme - qui est son avers- n'a nul besoin de l'Amerique reelle pour exister."

L'anti-antiaméricanisme a t'il besoin de l'antiaméricanisme pour exister?

@ El Oso,

Pourquoi alors Sorman devrait soutenir Obama plutôt que McCain? Peut-on critiquer Mc Cain et non Obama?

en Suisse l'engouement pour Obama est irréaliste,tant ses supportaires Helvétiques ne se rendent pas compte du décalage entre ce qu'ils attendent du sénateur de l'Illinois et ce qu'est Obama et ce qu'il va faire.

D.J

@DJ,

Poutine pire que Bush ? Mais vous plaisantez j'espère !
Ce n'est pas parce qu'un cartel sioniste fait de la propagande anti-Poutine que ca fait de lui un criminel !

Et l'ouragan Katrina où l'etat laisse crever sa population noire, c'etait qui ?

La guerre en Irak qui fait des millions d'orphelins, c'était qui ?

Le gouverneur qui détient le record d'execution dans son état, c'est qui ?

Le président qui a fait des magouilles en Ossétie du Sud et qui a failli déclencher une nouvelle guerre froide, c'était qui ?

Vous me faire rire avec vos leçons de morale à 1,50€ !

Gardez les pour vous mon cher !

@D.J.
Je ne demande pas à M.Sorman de soutenir l'un plus que l'autre.Je constate simplement qu'il a dès le départ annoncé la victoire de Mc Cain et qu'il a salué le choix de Mme Palin. Et qu'il trouve Obama banal. Je lui demande seulement plus d'objectivité ou, à tout le moins, d'argumenter de manière claire ses choix.

Je me méfie d'avantage de l'échauffement et du trépignement de certains, concernant Obama, qui semblent en quête d'un sauveur, voire d'un berger.

Bush était une cruche. Est-ce que cela veut dire que les États-Unis doivent jeter le bébé avec l'eau du bain.

Pourquoi M Sorman devrait-il adhérer à la même névrose qu'ETF.

Belle logique. Puisque Bush a été pourri, les États-Unis doivent devenir une petite France.

C'est comme si après une première peine d'amour, l'amoureux éconduit choisissait l'homosexualité comme seule solution possible à som mal.

Je vous rappelle que c'est ce type de raisonnement émotif qui a permis aux neo-con d'envahir l'Irak sous de faux prétextes.

Guy Sorman est cohérent. Lui demander d'expliquer davantage son choix relève du harcèlement.

Je vous rappelle aussi comment une politique gauchisante mise en place par Clinton en 1999, afin de donner accès à la propriété aux déshérités et au minorités - politique à laquelle Bush a ajouté un peu de carburant au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 - vient d'exploser sous le reigne des républicains.

Cette mauvaises politique économique de Clinton - se prenant pour le Mandela des paumés - a certainement contribué au relâchement des règles de crédit au pays de l'oncle Sam.

Clinton a pondu l'oeuf, et Bush a accouché du monstre.

Je n'absous surtout pas Bush, mais avouez quelle merde on peut faire quand on tient absolument a inverser la logique. La société américaine a décidé que les pauvres méritaient une propriété et voilà le résultat : Ces même pauvres perdent ce qu'ils n'auraient jamais dû avoir et retournent en appart.

Une politique de gauche a fait plus de dégats que toutes les bombes à fragmentations qui ont été lâchés sur l'Irak et ETF rêve de plus de politiques de gauches avec Obama?

Un peu d'humilité, ETF. Regardez votre pauvre et pathétique pays et dites-moi sans rire que vous pouvez donner des leçons ou ne serait-ce que des pistes de solutions aux Étatsuniens.

YG

@YG:
- "Bush était une cruche". Je vois que la lumière se fait dans l'esprit de certains. Combien d'années aura-t-il fallu?
- "Les néocons ont envahi l'Irak sous de faux prétexte". Mais c'est carrément l'illumination! (notez que les néocons en question n'ont rien envahi du tout. Ils ont fait envahir. Eux-mêmes n'ont jamais porté les armes)
- Encore un effort, et vous verrez effectivement que Palin est une gourde, et Obama un type exceptionnel (pas un sauveur, ni un gourou, ni surtout, un horrible gauchiste).
- Quant à mon "pauvre et pathétique pays" (qui est névrosé, ici?) dans lequel je ne vis plus depuis 12 ans, je ne le trouve ni pauvre, ni pathétique. Je m'étonne souvent du regard haineux ou condescendant que certains immigrés que je connais jettent sur la France. Ils me font l'impression d'amants éconduits. Non, la France n'est ni pauvre, ni pathétique, mais elle pourrait le devenir un jour, si elle se laisse aller à ses penchants naturels. Mais restons optimistes. Le monde change, et la France aussi. GS défend d'ailleurs la thèse d'un changement du citoyen précédent celui du politique. Je suis assez d'accord là dessus avec lui. La France changera de toute façon, ou d'elle même, ou contrainte et forcée.

***pauvres perdent ce qu'ils n'auraient jamais dû avoir***

c'est quoi cela, de la cohérence ou du franchissement de ligne ?


@ ETF : des "qualités exceptionnelles" se manifesteraient d'abord par une vision du pays et du monde en crise, telle qu'un chemin vers une solution se dessine et qu'on ait de bonnes raisons de penser qu'il sera emprunté sans atermoiement : Churchill face au nazisme, de Gaulle en Algérie...

Donc encore une fois je converge avec Guy sur "Obama banal"... et dis qu'après tout ce n'est pas plus mal, que la solution ne vienne pas, clés en main, des Etats-Unis, puisque l'unilatéralisme est une grosse partie du problème.

Pour donner un exemple, je n'aime guère qu'Obama condamne l'intervention en Irak et absolve celle d'Afghanistan car c'est au fond la même façon de faire payer à des civils de "civilisation inférieure" les actes de quelques uns... Même si je suis prêt à comprendre que pour des raisons électorales il ne la condamne pas autant, il pourrait sans dommage mettre la pédale plus douce.

A juger sur pièces, donc.

***pauvres perdent ce qu'ils n'auraient jamais dû avoir***

On a donné de l'argent à des Noirs, ces mauvais payeurs, et à cause des Noirs on a une crise bancaire internationale ?

C'est ça ? On a bien compris la leçon ?

Et les traders qui en fin d'année s'accordent de prime de 50 millions de dollars ? Eux ils n'ont pas contribué à la crise bancaire ?

Hein ? C'est ça ! Ha d'accord, j'ai compris l'argent c'est pour une petite minorité de WASP qui pourraient vivre UN AN rien qu'avec leur primes et sans meme toucher à leur salaire....

Mais c'est normal, y'a pas d'abus.... Et dire qu'en plus ces gars là font du fric avec l'argent des pauvres... Vous savez les contribuables qui mettent leur argent dans les banques...

@Delpa,
Faire équivaloir la guerre d'Irak et celle d'Afghanistan revient à prendre une position pacifiste. Il y avait, me semble-t-il, et vu de New York, quelques raisons assez valables d'aller zigouiller des talibans et leur protégé, un certain Ben Machin. Notez que l'opération a en grande partie échoué, d'ailleurs, Irak oblige. Bref, la guerre d'Afghanistan est malheureuse, comme toutes les guerres, mais justifiée, celle d'Irak est une fantaisie coloniale, pétrolifère, revancharde, etc, avec une toute petite pointe d'idéalisme pour faire passer la puanteur des ingrédients.
Les pacifistes, cher Delpa, les terroristes Islamistes (et autres) les mangent au petit déjeuner, comme on trempe ses mouillettes dans un oeuf à la coq. Vous admirez Churchill (qui pourtant, n'a pas hésité à "faire payer les civils", Dresden par exemple, et ailleurs, dans l'empire) et vous reprochez au jeune Obama d'avoir soutenu la guerre en Afghanistan? Votre argumentaire n'est pas très crédible. Quant à savoir si Obama sera un "grand président", seul l'avenir le dira. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il va avoir l'occasion de le prouver, puisqu'il arrive dans un véritable champ de mines, économique, militaire et financier. Dans ce contexte, je préfère un réaliste non-idéologue, jeune, brillant, méthodique, à sang froid, charismatique, bien entouré, et aimé dans le monde, à un ancien "hero" qui, depuis, a trahi ses propres principes et l'homme qu'il était (en 2000) pour satisfaire son ambition présidentielle, flanqué d'une pathétique gourdasse christo-allumée, comme l'Amérique sait si bien les pondre.

1.Obama can walk on water.
2.Obama will be the best american president since Henry Fonda and James Stewart.
3.MacSame is an ageing actor who's expecting a free lunch in this presidential campaign but cannot grab a plate.

***Faire équivaloir la guerre d'Irak et celle d'Afghanistan***

ah non, ce n'est pas ce que je dis !

de même que je rejette l'étiquette de "pacifiste" et surtout la façon dont elle est maniée, y compris hélas par vous, comme si l'opposition à des guerres précises voulait dire qu'on refuse ce moyen dans tous les cas et tresse des couronnes aux agresseurs.

La guerre me paraît contre-indiquée à la fois dans le cas afghan (marteau-pilon pour écraser un moustique... toujours vivant alors que des dizaines de milliers de parfaits innocents ont trinqué) et dans le cas irakien (pour faire tomber une dictature, alors qu'on ne peut les traiter toutes ainsi et qu'il n'y a aucune raison d'en choisir une).


Le moustique est toujours vivant parce que le travail a été mal fait. Et il a été mal fait en grande partie parce que l'administration Bush avait, depuis avant 9/11, l'Irak dans le collimateur, et a redirigé ses efforts sur l'Irak avant même la fin de l'aventure Torah Bora. Vous carricaturez la situation en Afghanistan à l'époque. Les Talibans refusaient, si ma mémoire est bonne, d'extrader Ben Machin et sa clique vers les USA. Dans les circonstances, cela représentait un casus belli, dont les Taliban ont été amplement informés avant le déclenchement de la guerre.

Ha... Et du coup, que cherche-t-on en Afghanistan MAINTENANT? Qu'est-ce qui selon vous satisfera suffisamment les américains pour signer la fin de cette aventure? Et que vaut réellement cette aventure si comme vous le dites vous-même tout n'a pas été fait dès le début pour attendre des buts clairs?

Ce sont deux questions différentes.
La première étant, la guerre d'Afghanistan était-elle justifiée? A cette question, on peut raisonnablement répondre "oui", compte tenu de ce que j'expliquais plus haut.
La deuxième étant: La guerre d'Afghanistan a-t-elle atteint ses objectifs: on peut raisonnablement répondre "non". Idem.
A la question "pourquoi", on peut raisonnablement répondre "en grande partie à cause de la diversion qu'a constitué la guerre d'Irak".
A la question "que cherche-t-on en Afghanistan MAINTENANT", on peut raisonnablement répondre "a stabiliser le pays afin que le régime des talibans ne s'y reconstitue pas, sachant que cela permettrait à nouveau à Al Machin d'y reconstituer des bases arrières.
Le problème étant, bien entendu, que l'Afghanistan est un véritable cactus pavoticus (ingérable et hallucinogène). Mais que faire? Abandonner en route? Ne nous plaignons pas alors de futures mésaventures terroristiennes. Il faut savoir ce qu'on veut.
Ce qui est clair, c'est que Crétinus Bushitus et sa clique nous ont mis dans une m... infâme. Mais comme les empafés de Wall Street (excusez mon latin), ils seront bientôt tous à la retraite, avec des revenus à vie, pendant que d'autres devront ramer pour réparer les dégâts.
Y'a pas d'justice en ce monde, ma bonne dame.

A la réflexion, il y avait mieux à faire que la guerre: ce qui est fait actuellement en Iraq pour les milices Sunnites et autres: PAYER.
Il eut été largement préférable de soudoyer ces braves talibans, Mullah Crevette and Co et l'adorable Saddam Machin, ce qui était certainement faisable et aurait coûté bien moins cher en trésor, en sang, et en énergie. On aurait pu se concentrer sur autre chose pendant ces 7 années.
Mais que voulez-vous, la soif de vengeance, la testostérone, la fierté d'être un "war time president" comme papa, et surtout, la perspective de profits immenses pour les sociétés d'armement, de mercenaires, pétrolières et leurs actionnaires –généreux donateurs politiques et souvent politiciens eux-mêmes, le tout sur le dos du contribuable, nous donnent un cocktail absolument irrésistible. Comment leur en vouloir? Allons, allons! Comme je le disais, ma bonne dame...

"U.S. Stocks Plunge After House Fails to Get Majority to Pass Bailout Plan"
Et voilà: la révolte du petit peuple. La multitude contre les nantis. Main Street contre Wall Street. Le jour de gloire est arrivé...

La Chambre des représentants américaine a rejeté, lundi 29 septembre, le plan de sauvetage des banques de 700 milliards de dollars (483 milliards d'euros). Par 228 voix contre et 205 pour, les représentants ont refusé au secrétaire au Trésor, Henry Paulson, les moyens qu'il demandait pour stabiliser le système financier américain. Près de deux républicains sur trois ont rejeté le plan. Cette intervention de l'Etat dans le secteur privé, sans précédent dans l'histoire américaine, visait à racheter les actifs douteux des banques en difficulté du fait de la crise immobilière. Après le vote, la Bourse de New York chutait : le Dow Jones perdait 4,75 % (soit plus de 500 points), et le Nasdaq 6,9 %.
Dans les travées de l'Assemblée des représentants, pleine à craquer, certains élus stupéfaits contemplaient les votes négatifs qui s'alignaient contre toute attente sur le tableau lumineux. La procédure du vote est restée ouverte bien après les quinze minutes prévues pour permettre des changements de vote, qui ne sont pas intervenus. La présidente de la Chambre à majorité démocrate, Nancy Pelosi, avait insisté le matin même sur le fait que l'initiative était "bipartite" et devait recueillir également un vote "bipartite" pour rassurer les marchés.
La suite du processus n'est pas encore déterminée. Les responsables démocrates et républicains peuvent encore tenter de réintroduire un texte modifié devant la Chambre. Le Sénat est censé voter mercredi alors que, mardi, le Congrès est fermé pour respecter la fête juive de Roch Hachana.
Selon CNBC et le New York Times, les leaders de la Chambre des représentants songent déjà à refaire voter le projet. "Bien évidemment, nous sommes très déçus de ce qui s'est passé cet après-midi", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche après le rejet du plan Paulson. M. Bush a convoqué une réunion de ses principaux conseillers économiques, pour décider de ce qu'il convenait de faire en réponse à ce vote surprise. Pour sa part, le Trésor américain est déterminé à utiliser "tous les moyens à sa disposition" pour protéger l'économie américaine, a indiqué un de ses porte-parole, après le vote.

De son côté, Barack Obama, le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine, a expliqué lors d'un rassemblement électoral à Westminster , dans le Colorado, qu'il était confiant après s'être entretenu par téléphone avec le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, avec la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ainsi qu'avec d'autres membres éminents du Congrès. "Ils essaient toujours de travailler sur ce plan de sauvetage, a déclaré le sénateur de l'Illinois, j'ai confiance dans le fait que nous allons y arriver, mais cela va être un peu difficile." "Il est important que les marchés restent calmes, car les choses ne se font jamais sans heurts au Congrès, et qu'ils comprennent que cela va se faire", a-t-il ajouté.
Avant le vote, le président George W. Bush avait reconnu que ce serait "difficile", alors que le projet de loi n'est guère populaire auprès des contribuables.

A la tribune, au cours d'un débat vif, certains républicains et démocrates s'étaient retrouvés pour exprimer leur opposition au plan du secrétaire au Trésor. "On est tout bonnement en train de sacrer le roi Henry", a ainsi estimé le républicain John Culberson du Texas, en référence à Henry Paulson. "C'est une extension du pouvoir fédéral sans précédent, inacceptable, qu'on ne peut pas se permettre, que nos enfants ne peuvent pas se permettre et que nous n'avons jamais vu dans l'Histoire de ce pays", s'est-il indigné. "Prenons notre temps, le temps d'y penser", a-t-il ajouté.
A la même tribune, son collègue démocrate du Texas, Lloyd Doggett, a estimé qu'il y avait "une autre solution que cette dépense massive de l'Etat fédéral". "Il manque tant à cette loi. Wall Street ne paie même pas un centime !", a-t-il lancé.

Au fil des négociations, le dispositif Paulson est devenu de moins en moins populaire auprès des contribuables américains, 63 % estimant que le gouvernement risquait d'en faire trop pour venir à la rescousse de Wall Street, selon un sondage Rasmussen Reports.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/29/la-chambre-des-representants-americaine-rejette-le-plan-de-sauvetage-des-banques_1101057_3234.html

"On a donné de l'argent à des Noirs, ces mauvais payeurs, et à cause des Noirs on a une crise bancaire internationale ?

C'est ça ? On a bien compris la leçon ?

Et les traders qui en fin d'année s'accordent de prime de 50 millions de dollars ? Eux ils n'ont pas contribué à la crise bancaire ?"

Quel commentaire intempestif.

Afin de permettre a plus de gens d'accéder à la propriété, il est clair que les règles ont dû être assouplies quant à la qualification au crédit hypothécaire. Ce qui veut dire que de gens qui n'avaient pas les cotes et les ratios requis se sont retrouvés à pouvoir emprunter alors que c'était impossible.

Un exemple : 25% des gens qui contribuaient à faire augmenter la demande de maisons aux USA - et par conséquent, le prix -, ne se seraient même pas qualifiés pour un prêt hypothécaire au Canada ou ailleurs.

La preuve que ces gens n'auraient jamais dû avoir de maison, c'est que ce sont justement eux qui les perdent aujourd'hui.

JE N'AI PAS DIT QU'IL N'AURAIENT JAMAIS DÛ AVOIR DE TOIT.

Pas de maison, c'est tout.

Quimboiseur, vous pouvez toujours consoler votre rêve déçu d'égalité pour tous en écoutant "Extreme makeover"

Quant à ceux qui frappent sur les grand méchants financiers de Wall Street, grand bien vous fasse, c'est toujours le dernier argument des gens qui sont dépassés par les événements. On peut apprécier le niveau d'ignorance de chacun en tenant compte du délai entre un événement et le moment auquel il profère cette accusation ultime. Plus le délai est court, plus le niveau d'ignorance est élevé. À partir de là on tombe au niveau des croyances.

À la fin de tout cela, sûrement que des gens devront aller en prison sans passer GO ni réclamer 200$.

Mais si aucun changement n'est fait, au minimum, dans la réglementation qui encadre le financement hypothécaire ainsi que la création de nouveaux produits financiers, alors là, les Étatsuniens seront passés à côté de la source du problème pour ne se concentrer que sur les symptômes.

@ETF
Si vous avez le mal du pays, faites vous envoyer du vin, des fromages, une biographie de Mitterand ou une video hardcore de Ségolène et François, mais de grâce, n'importez pas les mauvaises politiques économiques françaises dont "Obanal" semble être friand.

YG

Excellent ce Yannick!!!

Tenez, un petit link pour illustrer ce "Afin de permettre a plus de gens d'accéder à la propriété, il est clair que les règles ont dû être assouplies quant à la qualification au crédit hypothécaire."

Je previens les gauchistes europeens amis des democrates US et autres devots d'Obama, que cela ne va pas vous plaire....

Le plus important de cet article du "New York Times", media revere par les pretres du culte Obama, est inhabituel puisque c'est la date... Mais lisez le tout de meme...
Je fais ce post parce que j'en ai un peu assez d'entendre les sempiternels "Bush cruche", "Bush ceci, Bush cela"....

http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9C0DE7DB153EF933A0575AC0A96F958260&sec=&spon=&pagewanted=print

Merci Avidadollars!

Ce texte aurait pu être intitulé : "Chronique d'une catastrophe annoncée"

YG

Très bon article en effet.

Cet article remonte à 1999.
La crise y était déjà évoquée comme une possibilité, à l'époque. Nous, l'opinion publique européenne mal informée, n'avons rien vu venir et pourtant une oreille attentive aurait pu entendre le clic-clic de cette bombe à retardement.
Et, effectivement, on ne peut en rendre Bush responsable, il n'était pas encore en fonction à cette époque...Cela me rappelle ce que disait le "philosophe", comme dirait ETF, "ne juge point"....

" undi 29 septembre à 13 heures 30, à Washington, la chambre des représentants aux Etats-Unis, l'équivalent de l'Assemblée nationale en France, a refusé d'adopter le plan historique de 700 milliards de dollars censé endiguer le naufrage de la finance américaine. Sur les 433 votants, 228 ont voté contre, dont 133 républicains et 95 démocrates. "

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/09/30/plan-paulson-pourquoi-les-elus-americains-ne-veulent-pas-de-ce-plan-la_1101083_829254.html

Je respecte les partisans du libéralisme économique qui sont cohérents avec eux-mêmes.

Par exemple, j'ai le plus grand respect pour les 133 représentants Républicains qui ont voté contre le plan Paulson.

J'admire les gens qui sont cohérents avec eux-mêmes.

Depuis des décennies, j'entends des partisans du libéralisme économique critiquer l'Etat.

Depuis des décennies, j'entends des partisans du libéralisme économique critiquer les impôts que les contribuables doivent payer pour financer l'Etat.

Depuis des décennies, j'entends des partisans du libéralisme économique répéter : " L'Etat n'est pas la solution. L'Etat est le problème. "

Aujourd'hui, les partisans du libéralisme économique sont au pied du mur.

Aujourd'hui, les partisans du libéralisme économique doivent choisir :

1- Première possibilité. Ils laissent agir le marché et sa fameuse " destruction créatrice ". Les 133 représentants Républicains ont fait ce choix. Respect.

2- Seconde possibilité. Ils choisissent de mendier. Ils se comportent comme des mendiants. Ils demandent à l'Etat de leur venir en aide. Ils n'assument pas leurs responsabilités. Ils ne mettent pas en conformité leurs actes et les discours qu'ils prononcent depuis des décennies. Ils se révèlent tels qu'ils sont : des libéraux en peau de lapin.

Ce qui vous dérange, Guy Sorman, c'est que l'enthousiasme que soulève Obama contredit fortement le cliché du français anti-américain, qui fut votre seul arguement ces dernières années. Vous vous accrochez aux branches, monsieur Sorman.
Votre thèse fut que Bush avait tort quoiqu'il fut Bon et que si les européens s'étaient opposés à sa politique désastreuse, c'était pour de mauvaises raisons puisque leur nature oscille entre le Mauvais et le Pas Bon, ces réprouvés.
L'Histoire (la Shoah) n'a-t-elle pas condamné l'Europe pour l'éternité ?
Question :
Obama n'est-il pas assez américain pour vous ? Pas assez authentique ?
Faut-il qu'il soit WASP ou juif de Newark pour que vous daigniez le reconnaître ?
Puisque vous aimez faire des procès d'intention (antiaméricanisme) à vos contradicteurs et rendre suspecte toute opposition à vos thèses, permettez que je vous rende la politesse : Seriez-vous, monsieur Sorman, aussi raciste que la maman de Philip Roth ?
Vous voulez bien d'une bonne nègre à condition qu'elle utilise de l'eau très chaude ?
La vérité, monsieur Sorman : votre amérique est un fantasme de plouc, une régression ubuesque assumée par des arriérés et qui dégoûte une bonne partie des américains, peut-être la majorité.
Il ne vous appartient pas, pas plus à vous qu'à Rush Limbaugh ou Jonah Goldberg (la belle compagnie) de parler au nom de l'amérique, qui est bien plus diverse et idéaliste que vous ne voulez l'admettre.
Dans le fond, c'est Bush et vous qui êtes unamerican et qui n'êtes pas à la hauteur.

BA,

Je voudrais apporter deux nuances à votre propos :

> la crise actuelle est largement d'origine étatique (régulation des banques excessive -et non pas insuffisante / bulle immobilière favorisée par la rareté voulue du foncier), il peut donc paraitre légitime que l'Etat répare les dégâts dont il a été le pousse-au-crime. Cela ne me semble pas le lieu de développer plus avant les responsabilités étatiques dans la crise actuelle, vous trouverez d'excellents articles à ce lien :
http://www.objectifliberte.fr/2008/09/subprimes-recap.html

> si l'Etat ne joue pas le le rôle d'assureur en dernier ressort des risques systémiques, à quoi sert-il ?

Malgré ces objections qui ne sont pas minces, je suis d'accord avec vous (champagne !), au nom de la citation postée par notre hôte : «Les Etats ont un singulier talent pour transformer une crise, naturelle, en récession aggravée.»

Jeo,

Dites, vous ne pourriez pas baisser d'un ton, s'il vous plait ?

Les commentateurs sont rarement d'accord mais ça ne les empêche pas la plupart du temps de se respecter et de respecter notre hôte (sauf échauffement momentané).

«arriéré», «plouc» et compagnie n'éclairent pas le débat.

On n'est pas à la télé ici : ce n'est pas celui qui gueule le plus fort et qui est le plus péremptoire qui a raison.

BA, vous etes a cote de la plaque. completement a cote.

Les 133 representants republicains ne sont pas les seuls a mettre en cause. Il y a plus de 90 democrates qui ont votes non aussi... Mais bon,vous me direz que vous vous interessez aux republicains senses representer les "liberaux" que vous aimez bien fustiger.
Mais venons y: vous pensez vraiment que ces gens ont votes non parce qu'ils sont pour la destruction creatrice?
Ces gens ont vote non pour ne pas perdre leur siege a la prochaine election.
Ca n'a rien a voir.

Ensuite, vous ecrivez: "Ils demandent à l'Etat de leur venir en aide. Ils n'assument pas leurs responsabilités"
Vous ne comprenez pas que ce n'est pas un "bailout", mais un "rescue". Vous ne comprenez pas que ce n'est pas le banquier vereux de wall street qui est "sauve" avec ce plan, mais l'economie US en entier et par la meme, l'economie mondiale.
Est-ce que vous vous rendez compte que la baisse d'hier sur les marches US represente environ $ 1,200B (oui, mille deux cent milliards de dollars...)?? Et que ca n'est peut etre pas fini???
Le "bailout" montait a $ 700B je vous rappelle....

Je vois que mon article de 1999 a plu. Il est vrai que c'est assez interessant...

Pour continuer dans cette veine, je vous propose de lire celui ci:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601039&sid=aSKSoiNbnQY0&refer=columnist_hassett

Cela parle de la proposition de loi S.190, qui proposait en 2005 de reguler Fannie Mae et Freddy Mac qui, a l'epoque, etaient plonges dans des scandales de corruption etc... Cette loi n'a pas ete votee parce que les democrates, dans un vote partisan, ont refuse.

Beaucoup de gens pensent que si cette loi avait ete adoptee, on aurait pu eviter certains problemes...

Certains aussi refutent la valeur de cet article parce qu'il est ecrit par un membre de la campagne McCain. On repondra que l'existence de la proposition S190 n'est pas une opinion politique ni le fait qu'elle ait ete rejete par les democrates...

Mon but n'est pas de dire "c'est la faute a untel ou untel", mais plutot d'apporter des elements montrant que ca n'est pas aussi simple que certains veulent bien le presenter ("Bush idiot", "Bush cretin", "c'est la faute a Bush", etc...)

Vous déformez mon propos, cher dollars: Je dis généralement "Crétinus". Il faut être précis.
Les origines de cette crise sont effectivement confuses, et tant les démocrates que les républicains ont une part de responsabilité. Si l'on recherche la chose, l'on voit que l'administration Bush a tenté en 2003, après un scandale financier chez Freddie, d'établir une autorité ayant gouvernance sur Fannie et Freddie. Il n'en a rien été. Doit-on rappeler qu'à cette époque, les républicains tenaient les deux chambres d'une main de fer, généralement en parfait alignement avec l'exécutif.
Si McCain, par la suite, a co-signé une proposition de loi allant dans ce sens, c'est tout à son honneur. (Malheureusement, il s'est déshonoré depuis avec le choix de sa co-listière.)
Dans le même ordre d'idées, on peut remarquer qu'en 2007, Nancy Pelosi a proposé un "bill to provide needed housing reform and for other purposes. - Among other things, the bill granted the newly formed Federal Housing Finance Agency "supervisory and regulatory authority over Fannie Mae, Freddie Mac, and the federal home loan banks (enterprises)" -
Bref, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, mais dans les faits, NADA.
Proposer une loi ne mange pas de pain, et cela permet souvent aux politiques de se faire une dentition bien blanche (surtout qu'ils savent souvent à l'avance que leur bill n'a aucune chance de passer).
Quoiqu'il en soit, si on peut accuser "l'état" d'une part de responsabilité dans cette crise, il est parfaitement foireux et cynique d'exonérer les institutions financières de leur part de responsabilité. Si des lois (comme celle de 1999) ont préparé le terrain, c'est avant tout une crise du laisser-faire, de la déréglementation, et de la corruption du politique par l'argent, corruption qui touche républicains et démocrates.
Notons que ces bills proposés par McCain, Pelosi et d'autres, avaient pour but de réguler, de réglementer. Amusant que les partisans du laisser-faire et de la déréglementation les citent maintenant pour défendre leur propre position. Le beurre, et l'argent du beurre, quoi.

Non ETF, pas le beurre et l'argent du beurre... Rien a voir...
Ce que je cite permet de montrer que ceux qui crient aujourd'hui "il faut de la reglementation", ont vote contre quand on leur a propose de la reglementation il y a a peine 3 ans... Faudrait savoir...

Quand la réglementation S.190 a été présentée (en 2005, donc), vous aura-t-il échappé que les chambres étaient encore républicaines? La question n'est pas "faudrait savoir". La question est que cette crise démontre que la gabegie étatique alliée à l'ingéniosité, au greed et l'irresponsabilité des financiers du privé, le tout déréglementé et laissé run amock grâce à la corruption du politique par l'argent nous donne ce mélange explosif. Tant que la politique ne peut se faire aux USA sans le recours massif à de généreux donateurs (Fannie, Freddie, Wall Street et Corporate America en tête d’affiche), tant que K-Street à Washington aura le législateur à sa botte, le problème ne sera pas réglé. Mais ça, personne n'en parle vraiment en rapport à cette crise, alors que c'est fondamental.

Franck Boizard écrit : " la crise actuelle est largement d'origine étatique. "

Nous sommes en désaccord total sur ce point.

Franck Boizard écrit : " si l'Etat ne joue pas le le rôle d'assureur en dernier ressort des risques systémiques, à quoi sert-il ? "

L'Etat sert à créer un secteur public, à côté du secteur privé. Dit autrement : l'Etat sert à protéger les biens publics, les services publics. En revanche, l'Etat doit laisser le secteur privé régler ses " crises naturelles " tout seul.

Franck Boizard écrit : « Les Etats ont un singulier talent pour transformer une crise, naturelle, en récession aggravée. »

Nous sommes d'accord. Les Etats ne doivent surtout pas aider les banques privées. Ce n'est pas leur rôle.

Avidadollars écrit : " Vous ne comprenez pas que ce n'est pas un "bailout", mais un "rescue". Vous ne comprenez pas que ce n'est pas le banquier vereux de wall street qui est "sauve" avec ce plan, mais l'economie US en entier et par la meme, l'economie mondiale. "

Je ne veux ni bailout, ni rescue. Je veux que le libéralisme économique aille jusqu'au bout de ses discours qu'on nous a répétés depuis des décennies. Vous n'aimez plus le libéralisme économique ? C'est bizarre. Vous n'aimez plus la destruction créatrice ? C'est bizarre.

30 juin 2004 : les Démocrates refusent la proposition de Bush de mieux réguler le programme d'obtention de crédits immobiliers.

Parmi les entreprises citées, Fannie & Freddie :

http://leblogdrzz.over-blog.com/article-23285738.html

Et maintenant qu'est ce qu'on fait alors?

Je pense que l'on se dirige vers ce que je preconisais depuis longtemps (et sur ce blog quelques fois aussi): un changement des regles au "mark-to-market". Ces regles sont une des raisons (si ce n'est la principale) du lent etranglement et etouffement des banques. J'en ai deja parle.
La defunte bill sur le "Bailout" en parlait un peu et entrouvrait la porte a un changement apres une etude de 90 jours je crois.

On recois aussi depuis quelques temps des emails et des coups de fils de gens inquiets et voulant savoir dans quelle banque ils doivent mettre leur argent... Les "bank runs" commencent comme ca. Il vaut mieux eviter ca...
Un relevement de la garantie actuelle de $100k de FDIC a $250k voire a $1 million est a mettre en place immediatement.

Et enfin, il faut reinstituer la "uptick rule" a propos des transactions shorts. Celles ci sont interdites pour le moment. On ne va pas garder cette interdiction indefiniment, ca n'est pas compatible avec le concept de libre marche.
On reautorise les shorts, en bon ordre, mais on reinstitue en meme temps la "uptick rule".

Si ces 3 choses etaient mises en place immediatement cela fairait avancer le schmilblick considerablement...

Aux 3 mesures que j'evoque dans mon commentaire precedent, il faut rajouter une 4eme mesure qui devrait porter sur le marche immobilier: une mesure permettant d'enrayer la baisse ou du moins d'y contribuer. Tous les problemes viennent de la, et tant que les prix immobiliers seront orientes a la baisse, on n'en sortira pas.

Les mesures de ce type peuvent etre une baisse des impots immobiliers ou une plus grosse subvention pour les proprietaires (les interets des prets sont deductibles ici). Le probleme est qu'il faut faire des choses au niveau federal alors que beaucoup des impots a ce niveau sont plutot locaux. Mais il faut essayer de faire quelque chose a ce niveau la aussi.


Obama serait-il trop cool, trop sûr de lui, pas assez combatif, voire un peu naïf?

Democrats Want Obama to use Some Fighting Words. Is Barack Obama too cool to be elected president?

That's what some of his own supporters are wondering after the first presidential debate.

Just one example: Lincoln Mitchell, writing on the Huffington Post blog, bemoaned the fact that Sen. Obama didn't challenge the McCain assertions during last week's debate that he was "naive" about the ways of the world.

"By not fighting this label," Mr. Mitchell wrote, "Obama seemed to almost concede the point. Nobody wants a naive president; and Obama should have challenged this label -- especially because it is wrong."

Derniers jours avant la récession.

Les Etats-Unis ne seront pas les seuls à payer pour les subprimes. L'Europe et la France vont elles-aussi entrer en récession. Tout simplement parce que personne ne sera épargné.

« Les Etats-Unis vont connaître la pire récession depuis 40 ans. Moins trois pour cent pendant 18 mois. » Qui parle ainsi ? Un grand économiste américain, Nouriel Roubini, interviewé dans Les Echos.

http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/300294955-nouriel-roubini-nous-n-echapperons-pas-a-la-pire-recession-depuis-quarante-ans-.htm

La récession aux Etats-Unis paraît assurée, pour une raison très simple : les Etats-Unis, qui ne vivent que dans l'endettement, doivent en ce moment apurer leurs dettes, nettoyer les écuries, se débarrasser de leurs mauvaises dettes avant d'en faire de nouvelles. A moins que les ménages américains se mettent soudain à épargner, ce qui est assez improbable. Donc l'économie américaine, à moins d'un miracle, va entrer en récession.

D'où la question subsidiaire : l'Europe va-t-elle entrer aussi en récession ? Il faut dire que malgré tous les appels à la confiance, à la sérénité et au moral des économistes, des hommes politiques, des banquiers (Ah ! les banquiers ! Jamais ils n'ont été aussi confiants, les banquiers !) quelques signes laissent présager de lendemains moroses.

D'abord, la quasi faillite de Fortis, première banque belge, seconde banque néerlandaise, premier employeur privé en Belgique. Fortis avait racheté il y a un an tout juste, la banque ABN, pour la somme de 24 milliards d'euros. Aujourd'hui, elle en vaut 13 à peine. Il y a un an, elle affichait 445 milliards d'euros d'actifs. Aujourd'hui... qui sait ce que valent ses actifs !

Ensuite, il y a la faillite de Bradford et Bingley, un fonds britannique spécialisé dans l'immobilier, que la Grande Bretagne devrait nationaliser après avoir nationalisé, vous vous en souvenez, la Banque Northern Rock.

Evidemment, la France ne sera pas épargnée. Si l'Europe entre en récession, la France aussi. Les banques françaises sont-elles plus solides que les banques anglaises ou allemandes ? Oui, car elles sont polyvalentes et moins engagées dans l'immobilier. Mais elles sont très engagées dans les produits dérivés, les produits assurantiels : et si le marché des crédits hypothécaires fait sombrer le marché des produits dérivés... Ce sera une crise profonde, type 1929.

On n'en est pas là. En 1929, on avait dit que seule la Russie isolée avait échappé à la crise. Aujourd'hui, aucune économie n'est isolée et certaines économies souffriront plus que d'autres : celles des pays pauvres notamment, déjà matraquées par la hausse du pétrole et des matières premières.

La phrase du jour :

« Nous ne pensons pas que le plan Paulson changera beaucoup la donne ; l'économie américaine est en récession et va probablement le rester. » David Rosenberg, Chef économiste chez Merryl Lynch.

Bernard Maris.

Vous avez raison Obama n'a pas emporté l'adhésion lors du premier face à face de la campagne, mais Mc Cain a été épouvantable.
Je ne vois pas en quoi l'Obamania serait l'autre face de l'anti-américanisme, en revanche si le peuple américain envoyait Obama à la maison blanche, il est certain que cela impressionnerait favorablement beaucoup de gens dans le monde. On se dirait que le rêve de Martin Luther King est peut-être proche de sa réalisation.
Tandis que si c'était Mc Cain, qui me semble bien vieux, on courrait le risque de voir Sarah Palin lui succéder, un jour prochain, et Palin présidente, ferait à coup sûr augmenter l'anti-américanisme.
En fait, l'autre face de l'anti-américanisme, c'est "l'américanolâtrie".

Peut-etre...
I.R.

3,8 millions d'euros pour l'ex-patron de Dexia ?

Le président du comité de direction de Dexia, Axel Miller, qui a dû démissionner mardi 30 septembre, pourrait partir avec une indemnité de 3,8 millions d’euros, selon son contrat.

La banque Dexia a été sauvée par les gouvernements français, belge et luxembourgeois, qui lui apporteront au total 6,4 milliards d’euros.

Le gouvernement français injectera 3 milliards d'euros pour renflouer la banque Dexia, le gouvernement belge injectera 3 milliards d'euros lui-aussi, le gouvernement luxembourgeois injectera 400 millions d'euros.

http://eco.rue89.com/2008/09/30/38-millions-deuros-pour-lex-patron-de-dexia

Trois conclusions :

1- Quand les banquiers gagnent en jouant à l'économie-casino, les banquiers gardent l'argent.

2- Quand les banquiers perdent en jouant à l'économie-casino, les contribuables paient des milliards d'euros pour les renflouer.

3- Quand les banquiers perdent en jouant à l'économie-casino, les banquiers partent en empochant des millions d'euros en parachutes dorés.

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