A 24 heures d'intervalle, je me suis trouvé tour à tour dans un studio de radio , l'un à Paris ( France Inter , Ca vous dérange ) , puis San Diego, Californie ( Politics of money). En France , je défendais l' économie de marché contre Bernard Maris , économiste de tendance utopiste , adepte de la croissance zéro et des coopératives ; les auditeurs -on s'en doute - étaient de la même mouvance , proposant entre autres , de supprimer la monnaie , la bourse et les chefs d'entreprise. Bernard Maris approuvait . Je parvins malgré lui à inverser la tendance des sondages instantanés : en début d'émission à 70% pour la suppression de la Bourse , tombée à 40% , une heure plus tard . Mes hôtes en restèrent tout étonnés : la pédagogie a donc quelques effets .
En Californie , dans cette station conservatrice , tendance inverse : l'animateur et les auditeurs soupçonnent Barack Obama d'être socialiste , voire communiste , parce qu'il préconise une assurance sociale nationale en plus des assurances privées existantes . Les Américains , assurés dans le secteur privé pour la plupart , ne veulent pas payer pour les non assurés et craignent , à bon droit , une augmentation des impôts. Obama préconise des économies dans la gestion de la médecine : il ne convainct pas et sa propre majorité ne le suit plus . Il me revient , sinon de défendre Obama , d'expliquer que la Sécurité sociale en France n'est pas tout à fait l'équivalent du Stalinisme : on regrette , je crois , de m'avoir fait venir .
Me voilà donc social -démocrate en Amérique et ultra libéral en France .
Je demande l'asile politique , mais où ?
Obama aurait du faire candidature en France. C'est quand meme un comble de faire du socialisme dans la patrie du capitalisme.
Ca s'appelle de la haute trahison !
Rédigé par : Quimboiseur | 26 juillet 2009 à 13:07
- Pourquoi diable demander l'asile politique sur terre quand on vit dans les cieux?
- La droite Française étant l'extrême gauche américaine, il est finalement tout naturel que vous tombiez parfois des nues de part et d'autre de l'atlantique.
- La prochaine fois, tout de même, ayez encore plus de courage: défendez Obama.
- Et pour qu'on rigole un coup, emmenez Bernard Maris avec vous. Que diront de lui vos amis Californiens, puisqu'Obama est déjà un dangereux rouge? Bernard Merlot?
- Vous pourriez d'ailleurs tenter une blague sur "le rouge et le noir" (à la maison blanche). Mais je doute que vos hôtes et leurs auditeurs comprennent l'astuce. Certains crieraient peut-être au Stendhal et vous vous retrouveriez au zonzon.
- Remarquez, avec un peu de chance et de rigueur policière de la part d'un black officer, peut-être y gagneriez-vous une bière avec l'ami Barack... dans sa baraque.
0h, Mama!
Rédigé par : ETF | 26 juillet 2009 à 13:28
C'est le problème quand on prend le temps d'écouter tout le monde: on n'est plus d'accord avec qui que ce soit...
Rédigé par : PaulNizan | 26 juillet 2009 à 15:10
() Si l’on en croit Grégory Salle (article ci-dessous), Bernard Maris aura mis beaucoup d’eau dans son calice, devin marxiste, depuis qu’il est présent sur tous les fronts du PAF (devenu un empafé?):
Du vitriol à la tisane : Bernard Maris
« L’économiste (Bernard Maris) a accompagné, puis soutenu ce nouvel élan impulsé par le moraliste (Philippe Val) : un élan qui les a conduit, successivement, tous deux à France Inter ! Devenu un chroniqueur de plus en plus sollicité et l’interlocuteur attitré et de plus en plus complaisant de Jean-Marc Sylvestre [4], « Oncle Bernard » [5] a renoncé à la satire en laissant la place à Bernard Maris.
De là à penser que l’existence – ou l’excellence – sociale détermine la conscience, il n’y a qu’un pas que l’on peut franchir plus souplement : dis-moi quelle position tu occupes dans l’espace médiatique, quelle trajectoire t’y a conduit et quelles sont les dispositions qu’elles actualisent, je ne serais pas étonné qu’elles conditionnent tes prises de position…
Grégory Salle »
http://www.acrimed.org/article3116.html
() Cher GS, de vos deux expériences récentes en Radio il semble que ce soit celle de France Inter où, pédagogie aidant, vous aurez pu vous réjouir d’une grande satisfaction, celle de convaincre un auditoire. Ces français si arrogants en désespoir de charme, n’auraient-ils pas une âme?
Vous, demander l’asile politique ! Non de grâce restez avec nous, ne nous laissez pas seuls avec Jacadi d’Attila, non pas ça !
Rédigé par : Alain Soler | 26 juillet 2009 à 16:25
Dites donc, Sarko a failli nous faire un Félix Faure... Allez, meilleure santé Monsieur le Président.
Rédigé par : ETF | 26 juillet 2009 à 19:08
Eh oui ! Chacun ses démons !
Pour Félix, ce n’était pas le Chat qui l’intéressait mais sa moitié, à trop chatter avant l’heure il rendit l’arme.
Pour Nicolas notre Zébulon nationale, à force de rebondir sur son manège enchanté, le ressort s’est cassé, chute de tension chez notre parangon.
Meilleure santé Nicolas.
Rédigé par : Alain Soler | 26 juillet 2009 à 19:47
Pour Sarkozy, il faudrait qu'il arrête le surmenage... Devenir calme, prendre du recul, être cool, sinon il n'atteindra même pas 2012 !
Rédigé par : Quimboiseur | 26 juillet 2009 à 23:48
Malaise vagal à l'effort avec un hélicoptere et surveillance cardiaque... on se fout du monde : je me demande demain ce que je dirais à mes patients qui ont fait un malaise vagal (un vrai) pourquoi je ne les ai pas fait évacuer par hélico...[j'ai connu un malaise soit disant vagal qui s'est terminé en rupture d'anevrysme -mais rassurez sans catastrophe et sans hélico] et que la sécu ne vienne pas me dire de faire des économies !
En parlant de sécu : j'aimerai que notre cher Guy face une analyse de notre système de soins.
D'autant que, médecin de campagne depuis 7 ans, je suis en train de m'interroger sur une migration loin de notre cher France.
Rédigé par : Ol | 27 juillet 2009 à 00:43
Il fallait lire :
"En parlant de sécu : j'aimerai que notre cher Guy fasse une analyse de notre système de soins."
Rédigé par : Ol | 27 juillet 2009 à 00:44
Le vrai malaise vagal, c'est l'ami Serrault qui pique une tête dans son assiette de rognons dans "le bonheur est dans le pré", devant un Eddy Mitchell médusé.
Si vous n'avez pas vu, ne vous privez surtout pas. Chatiliez encore mordant, et depuis aujourd'hui, un devoir national.
Mais là, c'est une Faurerie, ou peut-être, un coup de vagal âme..
Rédigé par : ETF | 27 juillet 2009 à 01:23
Merci à Alain Soler de me faire découvrir que Bernard Maris naguère , eut un réel talent de polémiste .
Rédigé par : Guy Sorman | 27 juillet 2009 à 11:19
"En France , je défendais l' économie de marché contre Bernard Maris , économiste de tendance utopiste , adepte de la croissance zéro et des coopératives ; les auditeurs -on s'en doute - étaient de la même mouvance , proposant entre autres , de supprimer la monnaie , la bourse et les chefs d'entreprise. Bernard Maris approuvait ."
Les coopératives ça oui c'est un adepte !
Alternative eco est une SCOP
http://www.alternatives-economiques.fr/Infos-legales_fr_82.html
"Scop-SA Alternatives Economiques à capital variable 12 rue du cap vert 21800 Quétigny, tél. : 03 80 48 10 25.
Siret : 330 394 479 00043 ; RC : 84 B 221"
Et vous savez ce qu'est une SCOP ? Non pas vraiment ?
Et bien c'est un paradis fiscal (vive les paradis fiscaux) pour gauchistes.
Ca fileraient une syncope à nos 2 millions de PMEistes qui se tuent à la tâche et se prennent impôts et crise de plein fouet.
Ha ! s'ils savaient !
http://blog.laissez-faire.eu/index.php?post/2007/01/21/69-des-paradis-fiscaux-au-coeur-de-la-france-aux-armes-citoyens
Il n'y a vraiment que les gauchistes pour se faire payer par les autre les sévices publiques qu'ils demandent mais dont ils s'exonèrent eux même!
Rédigé par : ALF | 27 juillet 2009 à 14:58
Je connais assez bien Bernard Maris,dans l'émission"y a pas que le cac" sur Itv avec en face de lui L'économiste Phillipe Chalmin je crois qui est de tendance libéral.
J'ai toujours trouvé ces débats interessants.Il est vrai que Maris n'est pas ce que j'appelerai un libéral,je ne suis pas étonné de ce que pense Sorman de lui.Même si je ne l'est jamais entendu venté la croissance zèro.Je le ferait samedi en écoutant le débat de Guy mis en lien sur le commentaire de Soler.(je crois).
Bernard Maris est aussi chroniqueur à Charly Hebdo.Je ne savait pas qu'il pouvait y avoir des professeurs d'économie dans un journal pareil.En tout cas ne revalorise pas Maris.C'est comme si Guy Sorman serait chroniqueur dans Paris Match.
D.J
Rédigé par : D.J | 27 juillet 2009 à 19:56
Pardon PaulNizan!le lien est de vous et non de notre amis Soler.
D.J
Rédigé par : D.J | 27 juillet 2009 à 20:02
"Je demande l'asile politique , mais où ?"
Apatride, c'est une option.
Bernard Maris était un des invités permanents (et intéressants) de l'émission économique du matin sur Business F.M. C'était avant la deuxième élection de Chirac et le soudain rachat et virage à 90° de la ligne éditoriale.
Rédigé par : Gatien | 27 juillet 2009 à 21:49
BFM a viré dans quel sens ?
Rédigé par : Guy Sorman | 27 juillet 2009 à 22:24
Short answer : dans le sens de TF1 et du Figaro.
Long answer : dans le sens soutient indéfectible à l'UMP.
Dans le sens où il n'y plus guère de réflexion allant au delà du niveau du CAC40 du lendemain, où entreprenneur=nouveau Jésus et impôt=diable.
Rédigé par : Gatien | 27 juillet 2009 à 22:33
Un asile ?
Demander le sur Mars !
Obama l'a promis !
Vous y déposerez les cendres de Collins, Aldrin et Armstrong.
Rédigé par : Isham | 27 juillet 2009 à 23:13
"On n'habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c'est cela et rien d'autre." - Emil Cioran
Rédigé par : PaulNizan | 27 juillet 2009 à 23:29
"Obama l'a promis !"
Il me semblait pourtant que le loby spatial mobilisait le ban et l'arrière ban pour convaincre le gouvernement US de financer des projets ambitieux dans ce domaine...
Il semble que les choux gras sont plutôt du côté du stockage de CO2. C'était du moins le cas il y a quelques jours, avant que je ne m'éloigne de l'oncle Sam et de USA Today. Entre (ne pas) pourrir notre planète et prévoir une solution de rechange, Bush et Obama semblent privilégier des options différentes...
Rédigé par : Gatien | 28 juillet 2009 à 01:23
Tiens ? moi qui vous ecoutais sur CSPAN j'ai entendu que pour votre ami Americain malade en France c'etait pas cher de se faire soigner, mais que pour vous ,en tant que Frenchie ,ce n'etait pas si genial que cela la Securite sociale? ....
Rédigé par : micke | 28 juillet 2009 à 08:37
un bon point quand même pour Maris, il est contre l'impôt sur la fortune.
"je suis contre l'impôt sur la fortune , parce que contre tous les impôts inefficaces et qui coutent cher."
Rédigé par : ALF | 28 juillet 2009 à 09:02
Dans le genre sécu=staline, le dernier édito d'Ann Coulter est à se tordre de rire.
J'aime particulièrement : "Yes -- the same free market that has produced such a cornucopia of inexpensive goods and services that, today, even poor people have cell phones and flat-screen TVs."
L'American way of life serait-il un cliché consummériste ?
Bon, l'absence (relative) de politique d'éducation et de santé pour tous a des conséquences catastrophiques aux US. Les "libéraux" européens ont longtemps refusé de le voir.
Et l'Europe ? Pas sûr qu'elle arrive à joindre les deux bouts avec le fardeau des papy boomer.
À part une grippe porcine ou un solide réchauffement climatique le 15 août, je ne vois pas comment on va s'en sortir.
Rédigé par : Jeo | 28 juillet 2009 à 15:43
Ann Coulter est l'archétype de la tartufferie. Grande prêtresse de l'ordre moral en mini-jupe cuir noir et bottes montantes. Pauvre Amérique.
Rédigé par : ETF | 28 juillet 2009 à 17:30
"We should invade their countries, kill their leaders and convert them to Christianity."
Ann Coulter, September 13, 2001
http://www.nationalreview.com/coulter/coulter.shtml
You really have to love the Lady... On peut dire ce qu'on veut de la blonde en question, extremiste, aggressive, anti-ceci ou anti-cela, mais pas vraiment tartuffe...
Rédigé par : Avidadollars | 28 juillet 2009 à 17:48
Coulter est un clown outrancier (il y en a d'autres). Le problème, aux US, c'est qu'on ne fait pas la distinction entre les clowns et les personnages sérieux. Ca peut être très dangereux, as we know.
Mais je savais que les longues bottes et la mini-jupe en cuir attireraient les bonnes grâces de l'ami dollars.
Les amazones du Christ, aux longs cheveux blonds et tout de cuir vêtues, allant trancher la gorge des infidèles, voilà de quoi mobiliser les troupes et les tenir en éveil.
Pauvre christianisme US, repère de tartuffes.
Rédigé par : ETF | 28 juillet 2009 à 18:52
N'empêche, elle est jolie.
Rédigé par : PaulNizan | 28 juillet 2009 à 22:05
Jolie n'est pas le mot.
Au moins, elle sait parler, à l'inverse de sa copine Palin (qui plaisait tant à Sorman) qui nous a pondu un discours de démission de gouvernorat tout à fait surréaliste. On s'en amuserait si la donzelle n'avait failli devenir vice-president (et c'est peut-être pas fini).
Rédigé par : ETF | 28 juillet 2009 à 22:28
"Bon, l'absence (relative) de politique d'éducation et de santé pour tous a des conséquences catastrophiques aux US. Les "libéraux" européens ont longtemps refusé de le voir."
Refusé de voir quoi exactement ?
Quelles conséquences catastrophiques ?
Je doute que l'on puisse qualifier lEN d'exemplaire.
Ils ont medicare et medicaid, équivalents de notre CMU mais depuis plus de 40 ans pas 10 ...
Ceux qui ont leur propre assurance privée ont un meilleur rapport couverture prix qu'en France en général sensiblement moins cher et largement suffisant que "lasecuquetoutlemondenousenviemaisquepersonnenecopie".
Rédigé par : l'ami du laissez-faire | 28 juillet 2009 à 23:57
Medicaid et Medicare, ce n'est pas l'équivalent de la CMU.
Si l'ami du laisser-faire disait vrai, le débat actuel qui consume le landerneau politique, exécutif et législatif et industriel américain n'aurait pas lieu. Il n'y aurait pas des millions d'américains sans assurance, des millions mal assurés, et tous ceux à qui l'on refuse une assurance parce qu'ils ont une maladie préexistente.
Et bien entendu, la couverture médicale ne serait pas la plus chère au monde, et les entreprises US ne se retrouveraient pas avec un tel désavantage (environ $10.000/an et par salarié d'assurance maladie).
Bref, l'ami du laisser-faire a besoin d'étudier un peu plus la question avant de balancer des sentences.
Rédigé par : nce | 29 juillet 2009 à 00:27
Le post précédent était bien de ETF (on l'aurait deviné).
Rédigé par : ETF | 29 juillet 2009 à 00:32
"Il n'y aurait pas des millions d'américains sans assurance"
combien ? le chiffre que l'on cite depuis 10 ans (en france) et autour de 40 millions,
Il ne s'agit PAS de gens sans assurance. Mais de gens SANS assurance PRIVEE.
Exactement comme il y a quelques années nombres de français n'ayant pas la "SECU", et qui ont été partagé entre RMIstes (soins payés par la région) et autres bénéficiaires du CMU.
Medicaid n'est pas un dispositif fédéral, son implémentation diffère dans chaque état il vise le même décile que la CMU.
Un article du Monde (pas du Monde ultra-libéral notez bien) en 2 partie donne des éléments de comparaison.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2007/05/19/vices-et-vertus-du-systeme-de-sante-americain_912284_3222.html
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2007/05/19/vices-et-vertus-du-systeme-de-sante-americain_912284_3222_1.html
Le journaliste nous sert le ponsif des "46MillionsPasAssurés" (cf:plus haut).
Notons aussi que les dépenses françaises sont largement sous estimées, car la formation des médecins, est prise en charge par l'"EducationNâationalequelemondeentiernousenvie..." alors qu'aux USA elle est privée et se répercute sur les salaires des médecins puis sur les primes d'assurance.
Les deux grosse différences c'est:
1 - aux USA, ceux qui ont les moyens ne sont pas rackettés par un monopole "quetoutlemonde...".
2 - ils doivent depuis toujours s'adapter à un afflue MASSIF de pauvres venant de tous les pays voisins les plus pauvres (60 million depuis 50 ans, surtout hispaniques et asiatiques) et qui plombent les stats sanitaires et de pauvreté qu'on nous sert à longueur de journaux en france.
Rédigé par : ALF | 29 juillet 2009 à 14:09
"la Sécurité sociale en France n'est pas tout à fait l'équivalent du Stalinisme" : hélas si !
Il vous suffira de parcourir mon blog pour vous en assurer. Par exemple, son "monopole" stalinien est tombé depuis très longtemps, mais elle fait tout pour résister et se barricader dans le village retranché des irréductibles Gaulois...
Rédigé par : Laure | 29 juillet 2009 à 14:13
>hélas si !
Laure (je sais que vous ne l'ignorez pas) mais c'est aussi un peu pétainiste la SS quand même!
C'est lui qui a nationalisé les caisses de retraites.
D'ailleurs je me pose une question, une personne qui est favorable à la retraite par répartition est-elle pétainiste?
Rédigé par : elbarto | 29 juillet 2009 à 15:36
"Il vous suffira de parcourir mon blog pour vous en assurer. Par exemple, son "monopole" stalinien est tombé depuis très longtemps, mais elle fait tout pour résister et se barricader dans le village retranché des irréductibles Gaulois..."
Chère Laure,
En suisse,l'assurance maladie est gérées par une multitudes de caisses privées.La loi sur l'assirance maladie révisée au début des années 90,projet défendu par un ministre socialiste,rendant l'assurance obligatoire pour tous,en rendant également la concurrence entre caisses,avec la possibilité de changé de caisse,ce qui n'était pas possible avant.
Le problème c'est que la loi,prévoit les mêmes prestations de base pour tout le monde.
C'est comme si les supermarchés en France,pouvaient se faire concurrence,pour autant qu'ils vendent les même produits au même prix.
Les primes maladies sont devenu hors de prix,pour beaucoup de suisse, bien des gens ne peuvent plus payer. même si la loi prévoit des subsides,ce qui est de loin pour tout le monde.La suisse est deuxième derière les USA,pour les coûts de la santé.Et ça empire d'année en année.Et les réformes sont quasi impossibles les Suisses n'en veulent jamais en votation.Ils préfèrent le statu quo.
Mais le systhème est très efficace au nivaux des soins et de remboursement en général.Mais c'est aussi un chateau de carte.On ne sait pas jusqu'ou celà va allez.C'est cher très cher voir trop cher.
D.J
Rédigé par : D.J | 29 juillet 2009 à 17:48
@D.J
>Jusqu'où ça va aller?
C'est simple à force de contraindre les sociétés d'assurances (privées) elles vont faire faillites et cela sera l'avènement de l'assurance santé monopolistique étatique.
Au passage on n'oubliera de fustiger le marché pour son incapacité à assurer correctement les gens.
Rédigé par : elbarto | 29 juillet 2009 à 18:54
"C'est simple à force de contraindre les sociétés d'assurances (privées) elles vont faire faillites et cela sera l'avènement de l'assurance santé monopolistique étatique."
Pas impossible si plus personne ne paient,mais je pense qu'elles arrêteront bien avant,vu que beaucoup de ces sociétés d' assurances sont diversifies en assurant presque tout.
Pour finir,les Suisses ont recemment rejeter par les urnes une intiative populaire lancés par les socialistes qui voulaient une caisse unique et public.
D.J
Rédigé par : D.J | 29 juillet 2009 à 19:20
France USA: chacun ses démons
Si le Président Obama a pu craindre à un dérapage teinté de racisme dans le fait-divers qui a opposé le policier Crowley au professeur Henry Louis Gates.
Obama, jugeant l’action de la police « acting stupidly » pour au final estimer sa propre réaction et ses mots « mal calibrés» ; voilà fort heureusement un imbroglio qui devrait se terminer plus calmement devant une Bud bien fraîche de réconciliation.
Si les démons de la discrimination noire sont peut-être moins aigus en France, les démons de la renommée : celle des stars, des peoples et de tous ceux qui côtoient le pouvoir et qui se croient par conséquent au dessus des lois, ces démons de la renommée sont bien les mêmes de chaque coté de l’atlantique.
Chez nous cette semaine une présentatrice vedette de télé, Daniela Lambroso, circulait sur une voie de bus. Arrêtée sans pouvoir présenter un permis de conduire, après altercation, amenée au poste de police, elle fit un scandale menaçant les policiers de toutes les foudres de sa notoriété et de ses amis « des ministères ».
Autre exemple la championne d’heptathlon Eunice Barber il y a deux ans je crois, voulant forcer un passage avec sa voiture se rebella contre les policiers. D’une force peu commune, Barber entraîna trois policiers au sol, ces derniers incapables de la maîtriser (un portable filma la scène). La championne fit jouer toutes ses relations nationales, elle porta plainte contre les policiers (non lieu, elle fut condamnée pour outrage et rébellion).
Que se soient Barber, Lambroso, Debbouze ou le professeur Gates amis du Président, chacun ses démons pour ne pas obtempérer devant de si « stupides » policiers ?
PS : rassurez-vous, il en existe aussi des stupides…
Rédigé par : Alain Soler | 29 juillet 2009 à 21:34
Pour ceux qui s’intéressent à la sécurité sociale française, wiki offre une synthèse assez claire sur ce sujet des plus complexes. http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9curit%C3%A9_sociale_en_France
() Il y a souvent plusieurs sujets d’incompréhension pour nos amis américains:
- Les branches de notre sécurité sociale française:
Maladie (soins & hospitalisation), Famille (prestations familiales, RMI), vieillesse (retraite de base par répartition), recouvrement (cotisations salariales & patronales).
Aujourd’hui sauf erreur de ma part, seul le programme assurance santé « Health Care Reform » (notre branche maladie) est concerné par le projet de loi américain.
- Contrairement à des idées reçues, nos caisses départementales de sécurité sociale sont des organismes de droits privés, seule une demi-douzaine d’organismes nationaux est de droits publics. La gestion des caisses est paritaire entre représentants des salariés et du patronat.
- L’Etat assure un rôle de tutelle, administrative et financière, la cour des comptes certifie les comptes des organismes nationaux.
- Le régime général est très majoritaire mais il existe des régimes spéciaux (régimes spéciaux de l’administration, …)
() De même qu’il existe un secteur de santé hospitalier public et privé qui coexiste au choix du patient, il existe en complément de la sécurité sociale obligatoire une offre d’assurances mutualisées / privées (concurrentes & européennes) pour assurer les compléments de frais non remboursés par la branche maladie de notre sécurité sociale. Sélectionnées par les entreprises ces complémentaires de prévoyance santé deviennent de plus en plus importantes en fonction des déremboursements plus fréquents du régime générale (forfaits hospitaliers, médicaments, optique, dépassements d'honoraires …).
D’un coût initialement modeste pour un salarié (part patronale 50%), le coût des mutuelles de prévoyance santé tend à augmenter sensiblement ; il devient très onéreux pour les indépendants, les chômeurs de longue durée et les retraités qui ne bénéficient pas de contrats de prévoyance groupés.
() En terme de cotisation, la part salariale de la sécurité sociale maladie-famille, s’élève à 9% du salaire brut (dont 5.1% sont déductibles d’imposition) à laquelle il faut ajouter la mutuelle santé 3-4% (part salariale) pour une bonne prévoyance santé, remboursement des frais réels non pris en charge par le régime général.
- au total près de 13% du salaire brut pour la part du salarié
- pour la part patronale se sont 12.8% pour le régime général plus 1.5-2% pour la prévoyance santé.
Le grand total du coût de la branche maladie-famille est significatif, la bonne nouvelle est que le Salarié (1) et sa famille (épouse et enfants) sont tous pris en charge.
()Il faut savoir qu’il existe des services hospitalier publics et privés (au choix du patient dans sa région) et qu'au sein des services publics un patient peut opter pour une approche de traitement: public ou privé.
Un traitement dit privé offre de meilleurs services en termes de choix du rendez-vous, plus rapide car sans attente, en ayant l’assurance d’être pris en charge pour la totalité de l’acte par le professeur-chirurgien et non par ses assistants (sous son contrôle).
Dans ce cas il faut accepter les dépassements d’honoraires de même que les actes chirurgicaux menés en totalité par l’éminent professeur sont rétribués par le patient (négociable, non remboursé par la SS) ; dépassement d’honoraires et frais de l’acte sont en général couverts partiellement ou en totalité selon mutuelle.
Selon l’acte les frais sont de l’ordre de 1000 à 2000€ et plus (on vous demande ce qu’offre votre mutuelle…tête du client).
Offres à plusieurs vitesses …une réalité depuis bien longtemps !
Régime général 2 étoiles
Régime privé avec chef de service trois étoiles
Régime VIP avec grands patrons grand standing et hélicoptère
PS désolé pour la longueur
Rédigé par : Alain Soler | 30 juillet 2009 à 00:23
"Contrairement à des idées reçues, nos caisses départementales de sécurité sociale sont des organismes de droits privés" : que doit-on en penser ?
"Un traitement dit privé offre de meilleurs services en termes de choix du rendez-vous, plus rapide car sans attente, en ayant l’assurance d’être pris en charge pour la totalité de l’acte par le professeur-chirurgien et non par ses assistants (sous son contrôle). " : pas toujours sous son controle ou alors de l'autre bloc... c'est du vécu... de l'intérieur !
J'aimerai que l'on parle du cout de fonctionnement de ces organismes de sécu...
Du travail d'assureur refilé au médecin (qui pratique 1/3 de clinique dans son temps de consultation quand ce n'est pas parfois du 100% administratif)
De la suspiçion des caisses où le médecin est forcement le méchant, coupable des pires débordements, qui ne veut pas aller où tout le monde ne va plus, qui n'arrête pas de se tromper (mais on ne veut pas non plus trop réformer l'enseignement de certaines disciplines)... la liste pourrait être longue.
Mais j'oubliais le plus important : nous n'avons pas le droit de nous plaindre ; nous sommes nourris par la sécu et nantis, alors excusez-moi pour ce "p'tit" ras le bol.
PS :
"Régime VIP avec grands patrons grand standing et hélicoptère" : donc notre président a une bonne mutuelle !
Rédigé par : Ol | 30 juillet 2009 à 01:07
() Le coût des services hospitaliers, en particulier les comparaisons entre établissements publics et privés est un facteur important dans l’analyse pour une plus grande maitrise de la progression des dépenses de santé.
Il apparait que les coûts selon la pathologie sont en moyenne 25 à +50 % plus onéreux dans le secteur public, le prix de revient d’un lit en secteur public est en moyenne +50% plus cher qu’en clinique privée.
Naturellement une grande partie du secteur public ne prend pas en charge aujourd’hui toutes les contraintes de prestations d’un service public hospitalier règlementé : ouverture 24/24, urgences & réanimations…(comme les établissements hospitaliers privés à but non lucratif), pour autant des efforts considérables de gouvernance et de meilleure gestion des établissements publics sont à effectuer.
La nouvelle loi hospitalière devrait aller dans la bonne direction.
() Les arguments du privé :
La fédération de l’hospitalisation privée
http://www.fhp.fr/
Le comparateur de prix des prestations hospitalières
http://www.hostocomparateur.com/index.php?option=com_content&view=category&id=7&Itemid=6
() Les arguments du secteur public :
La fédération hospitalière de France
http://www.fhf.fr/Informations-Hospitalieres/Actualites/Evenements/Comparaison-des-hopitaux-et-des-cliniques-pas-les-memes-prestations-pas-les-memes-tarifs
Rédigé par : Alain Soler | 30 juillet 2009 à 12:10
@Alain Soler
"- Contrairement à des idées reçues, nos caisses départementales de sécurité sociale sont des organismes de droits privés"
Un organisme de droit privé que les "clients" ne peuvent pas choisir bénéficie d'un privilège légal de monopole. Donc il n'est pas de droit privé.
Idem pour ceux qui sont protégés de la faillite par l'argent des contribuables, Banques, SNCF etc.
Banques, SNCF, SECU, EdNat, même privilèges, même escroquerie, même contribuable/serf pigeon.
Rédigé par : ALF | 30 juillet 2009 à 13:35
ALF : « Un organisme de droit privé que les "clients" ne peuvent pas choisir bénéficie d'un privilège légal de monopole ».
On peut en effet parler de monopole d’activités par rapport à la sécurité sociale.
Pour autant : pas plus qu’une entreprise publique régit par le droit public, composée de fonctionnaires de l’Etat, lorsqu’elle est confrontée à la concurrence européenne, ne devient pas pour autant une entreprise de droit privé ; l’inverse, un organisme de droit privé (droit civil, droit des affaires et du travail) employant des personnels sous statuts privés (non fonctionnaires) fonctionnant en monopole comme une caisse SS ne devient pas non plus un organisme public ( les employés ne deviennent pas des fonctionnaires).
Les mots ont un sens.
Pour ma part je n’en tire aucune gloire (dans un sens quelconque), c’est un fait lié à l’histoire des caisses depuis les années 30. Un fait mal connu de la plupart des américains pour lesquels les caisses de sécurité sociale sont perçues comme des organismes publics gérés par des fonctionnaires, ce qui n’est objectivement pas le cas.
Rédigé par : Alain Soler | 30 juillet 2009 à 15:04
@Alain Soler
En l'état actuel, parler de droit privé est clairement un abus de language. Il n'y a pas plusieurs "droit privé" pour un secteur.
ça n'est pas le même "droit privé" que "Axa" ou "Suiss life".
C'est pour noyer le poisson et escroquer les gens.
C'est un peu comme quand un parasite de la sécu explique que les "cotisations sociales" ne sont pas des impôts.
Ou que l'administration ne classe pas la redevance télé dans les prélèvement obligatoires "ParcequeVousNetesPasObligéDavoirUneTele".
Cela dit, c'est à ce titre que les directives européennes mettent en concurrence les caisses.
Toute compagnie exerçant l'assurance santé dans son pays d'origine au saint de l'UE devrait pouvoir exercer en France avec les mêmes règles de droit (en france), sans discrimination entre les acteurs.
Ceci est empêché en toute illégalité par les autorités françaises au moyens de menaces sur les diverses compagnies qui s'y essayent.
Rédigé par : ALF | 30 juillet 2009 à 16:34
En Suisse pour l'assurance de base obligatoire,les caisses maladies sont financées par des primes fixes.Celà varie d'un canton à un autre.Ils faut débourser par tête de pipe aux environs de 300 à 400 frs ( 1 euro= 1,5 frs)celà a quasi triplé en 20 ans.Et celà continue pour l'année prochaine + 13% d'augmentation.
En France,la sécu est gravement déficitaire,l'Autriche c'est pareil,L'angleterre est son sythème socialiste autant à ne pas en parler,en Suède sythème gratuit financé par l'impôt cours à la faillite(souvent 2 ans d'attente pour un opération quelconque).Au USA le systhème public est médiocre est déficitaire et chacun s'assure comme il le veut.
Donc,personne n'a vraiment le model à copier.
Sauf peut-être les réseaux de santé de types HMO.
D.J
Rédigé par : D.J | 30 juillet 2009 à 16:54
Précision:C'est des primes payables par mois.
D.J
Rédigé par : D.J | 30 juillet 2009 à 16:55
Rions z'un peu de l'actualité.
http://www.hebdo.ch/Edition/2009-31/Chronique/mix_et_remix/mixremix.htm
D.J
Rédigé par : D.J | 30 juillet 2009 à 18:29
@D.J
essayez ça
http://www.salairecomplet.com/
Prenez le salaire complet d'un suisse (ce que paie au total son employeur pour son travail) multipliez le par 0.7 et ça devrait correspondre a peu prés à ce que les français appellent le salaire brut.
ça vous donnera une idée de ce que le suisse en question payerait s'il était en France avec ses compétences et sa productivité.
Rédigé par : ALF | 31 juillet 2009 à 13:47
Tiens, tiens Guy, vous avez un petit côté despote éclairé que vous révélez à nos cousins américains quand l'occaion se présente.
Pour le reste inutile de nous empailler entre nous à propos de la Sécu. Le fond de monopole intellectuel, de conformisme et de cartélisation de la médecine est beaucoup plus grave et sans doute parfaitement incompréhensible à la plupart d'entre nous. Il n'y a aucune chance dans ces conditions que le coût de l'assurance privée deviennent significativement différent de celui de la sécu.
La concurrence et la liberté en médecine? Une folie! Pourtant c'était l'esprit derrière l'action de Pasteur. Aujourd'hui, il y a suffisamment de lois pour qu'un de ses successeurs en esprit finisse en prison. Bien sûr, nous avons des artistes pour la traumato et la reconstruction, de bons généralistes pour le fond. Mais le reste doit beaucoup plus au niveau de vie et aux marchands de savonnettes (à condition de ne pas trop manger. Dur, dur!). Quant à notre fierté devant l'indicateur de longévité grâce nos impotents et grabataires, pouah! pour la vision de mon avenir. Chacun ses goûts. En attendant investissons en bourse dans les maisons de retraite. Ce qui n'est pas la tasse de thé de Bernard Maris si l'on en croit son blog du 11 Juin : "Conclusion: le bateau coule et c'est une bonne nouvelle! Vivement la disparition de l'espèce humaine! " Dépressif Tonton B. C'est bien Guy de lui avoir remonté le moral.
Rédigé par : raoul | 01 août 2009 à 12:52
Chacun ses démons, très sournois…
A la maison blanche le sommet de la bière a bien eu lieu… chacun campant sur ses positions.
Chez nous Rachida Dati (Ex-Ministre de la justice), poursuivi en justice par l’Union Syndicale des Magistrats (USM) pour diffamation, vient de bénéficier d’un non-lieu.
L’origine de cette plainte : au cours d’une réunion publique en présence de Roland Dumas & Vergès invités, un journaliste rapportait qu’elle avait ajouté le qualificatif de « très sournois » à celui de « corps très réactifs » prononcé par Dumas à propos des magistrats et avocats. Dumas & Vergès soutenant la ministre qui avait démenti les propos qui lui étaient attribués, tandis que le journaliste du magazine Entreprendre maintenait.
Je n’ose pas imaginer le tollé qu’aurait déferlé sur l’espace médiatique et judiciaire hexagonal si notre Président Nicolas Sarkozy avait déclaré publiquement, comme l'a fait le Président Obama, qu’un corps constitué de l’Etat agissait stupidement !!! Une révolution de juillet, pas moins…
Alain
Rédigé par : Alain Soler | 01 août 2009 à 14:43