LA crise signe-t-elle la
fin de la science économique ? Telle est la position du journal Le Monde,
délibérément provocateur. Je suis supposé par ce journal, trop d’honneur,
incarner l’économiste auto-satisfait qui n’a rien vu venir. Voici ma réponse,
publiée ce jour :
La récession est une aubaine
pour ceux que l’économie agace et plus encore, pour ceux que l’économie de
marché insupporte : « Les Français n’ont pas la tête économique mais
politique », écrivait Alexis de Tocqueville en 1848. À ce peu d’affinité
pour l’économie s’ajoutent chez nous, une aversion pour le capitalisme et un penchant vers l’intervention forte
de l’Etat. Accuser les économistes de n’avoir pas prévu la crise et les
libéraux de l’avoir provoqué par leurs excès, s’inscrit dans une bataille dont
la science économique n’est pas le seul enjeu : l’économie et les
économistes se trouvent au
croisement de l’idéologie et de la science.
L’économie est tout de même
une science. Elle l’est parce que les économistes – reconnus comme tels par
leurs pairs -- suivent une démarche véritablement scientifique. Partant des
faits constatés, on les mesure, on cherche des récurrences, on en tire des
modèles, on soumet ces modèles à la critique et on les confronte à la
réalité : la science économique progresse ainsi d’une hypothèse
falsifiable à l’autre. Certains modèles résistent à l’épreuve du temps et des
faits : ils deviennent des lois exprimables en langage mathématique. Le
nombre de ces lois économiques, passées de la théorie à l’action, augmente,
elles produisent des résultats mesurables : la croissance principalement.
L’économie est une science puisqu’elle progresse, selon la définition même de
toute science par Karl Popper, et elle améliore le sort d’une fraction
croissante de l’humanité. Considérons l’histoire du vingtième siècle depuis 1945 : il est indéniable
que des millions d’êtres humains sont sortis de la pauvreté et que ce nombre
s’amplifie. Miracle ? Si l’Europe de l’Est se reconstruit, si le Brésil,
l’Inde ou la Chine progressent, ce n’est pas pour avoir changé de culture, ni
même de régime politique, ni découvert des richesses naturelles. L’unique
changement qui les a fait passer de la misère au mieux-être, fut celui des stratégies recommandées par la science
économique : le libre échange, la concurrence entre entreprises,
l’émission de monnaies stables. Ces stratégies ont été des recettes de
croissance transférées du laboratoire à la pratique : la bonne science économique sauve donc des vies tandis que la mauvaise en supprime ou les gâche. Ces bons principes efficaces - il en est
d’autres tels la relation entre niveau de salaire et chômage, la
« création destructrice « ou principe de Schumpeter, les avantages de
la répartition des risques financiers ou titrisation - sont des acquis qui
forment un consensus. Les querelles entre économistes sont vives mais elles se
situent, généralement, à l’intérieur de ce paradigme : celui qui conteste le
principe même du libre échange ou préconise l’inflation, est à l’économie ce
que le rebouteux est à la chirurgie. Les économistes américains qu’on loue en
Europe, tel Paul Krugman parce que social démocrate, et Joseph Stiglitz parce
qu’anti mondialiste (tous deux tenus à l’écart par Barack Obama) se situent
tout de même à l’intérieur du
paradigme : Stiglitz ne nie pas l’efficacité du libre échange
contre la pauvreté, Krugman ne propose pas de substituer le socialisme au capitalisme.
L’un et l’autre, dans leurs travaux universitaires comme dans leurs positions
publiques, soulignent à l’envi les imperfections du marché. Mais nul
économiste, fut-il archi-libéral, ne les nie ! Le débat entre libéraux et
interventionnistes porte avant tout sur la manière de contenir ces imperfections.
Les éliminer ? Nul n’y croit : des systèmes économiques idéaux sur le
papier ont été expérimentés, grandeur
nature, au vingtième siècle avec les résultats tragiques que l’on
connaît. La grande querelle entre économistes ne porte que sur la réglementation
publique.
Les interventionnistes
attendent des Etats qu’ils réduisent les
déséquilibres sur les marchés, dont les bonus des traders sont une
manifestation parmi bien d’autres moins visibles. Les libéraux ne nient pas ces déséquilibres mais doutent que les
gouvernements soient plus rationnels que les marchés : les marchés font
des bulles mais les gouvernements font la guerre. Les capitalistes sont agités
de passions déraisonnables mais les hommes politiques et les bureaucrates ne
sont pas nécessairement plus sages ni
désintéressés. Les économistes libéraux invitent donc à renforcer
l’information sur les marchés : dans cette analyse libérale, les bulles
spéculatives naissent, non pas de l’absence de règle, mais du manque
d’informations qui conduit aux abus commis par les initiés. Jean Tirole, en
France, est sur cette ligne.
Si l’économie est une
science, que vaut une science qui ne prédit rien ? « Les économistes
savent tout faire sauf prévoir «,
déclarait Gérard Debreu, recevant le prix Nobel d’économie en 1983. En réalité,
les économistes savent prévoir que des
mauvaises politiques conduiront au pire. Geler les prix et le salaire,
nationaliser les industries, fermer les frontières, imprimer de la monnaie,
garantissent la misère : ceci est prévisible. Et au cours de la présente
récession, il est remarquable que tous les gouvernements se soient accordés
pour préserver le libre échange (au contraire de 1930), refinancer les banques
(au contraire de 1930), éviter l’inflation (au contraire de 1974) : les acquis
de la science économique ont évité de répéter les erreurs commises lors des
crises antérieures. Or nul ne félicite les économistes pour les vingt-cinq
années de croissance antérieure à la crise, ni lorsqu’ils évitent que la récession ne dégénère.
Prévoir et prévenir la crise
de 2008 ? Il se trouve, a posteriori, des devins pour l’avoir annoncée,
mais en l’état actuel des connaissances nul n’aurait pu la certifier. Les
crises restent imprévisibles parce qu’elles résultent de la cristallisation de
facteurs innombrables que l’on ne sait pas mesurer. On peut même envisager avec
Benoît Mandelbrot, mathématicien
et économiste français, que les marchés financiers étant aléatoires par
définition, les crises resteront inévitables : seul un système économique fixe,
sans innovation, serait prévisible. Innovation, croissance, crise sont
liées : réglementer un seul de ces facteurs réagit sur tous les autres.
Cette complexité éclaire le
désaccord entre économistes sur la cause de la crise, en supposant qu’il n’y en
ait eu qu’ une seule : les libéraux tiennent la Banque centrale américaine
pour coupable d’avoir, par le crédit trop facile, suscité une bulle
spéculative. Les interventionnistes attribuent aux manques de règles cette même
spéculation. On saura les départager dans dix ans peut-être, quand suffisamment
de données auront été rassemblées ; on pourra aussi conclure sur l’utilité
ou non des relances publiques. À ce jour, on ne le peut pas.
L’économie de marché est
imparfaite et ne conduit qu’à des progrès matériels et relatifs : autant de nuances ne séduiront jamais les
amateurs de perfection. Seront déçus aussi les guetteurs d’apocalypse : de
crise en crise, le capitalisme ne meurt pas mais rebondit. D’une crise à
l’autre aussi, les économistes apprennent.
















@ Guy Sorman
Une de vos pertinences supplémentaires - presque d'école mais toujours aussi percutante - qui déplaira certainement à vos nombreux détracteurs et à maints anti-mondialistes.
En Fr, il est de bon ton de traiter les économistes de charlatans voire d'apôtres de qq capitalisme sauvage...
Merci.
Rédigé par : Electrosphère | 09 septembre 2009 à 16:36
Dites donc, cher tôlier, vous devenez une multinationale! Sorman über ales! A quand votre bouquin en Cantonais?
Dommage que vous ayez à vous coltiner les anticapitalistes. Là n'est pas le vrai débat.
Quant au débat sur les causes de la crise, il me fait penser à la confrontation (en voie de réglement, d'ailleurs) entre les partisans du déterminisme génétique, et ceux du blank slate. Nature, nurture? Les deux mon général.
Crédit trop facile, mauvaise régulation? Idem.
Rédigé par : ETF | 09 septembre 2009 à 16:38
à ETF , l'édition chinoise suit
Rédigé par : Guy Sorman | 09 septembre 2009 à 18:33
Cher GS
Offensive tous azimuts du ban et arrière-ban des économistes et journalistes libéraux, GS au Monde, avec Patrick Artus après Pierre-Antoine Delhommais puis Alan Greenspan à la BBC.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/8244600.stm
Ne serait-ce pas le signe avant-coureur d’un vrai mieux, tout ragaillardis nos gentils libéraux un peu groggy (parfois terrés) peuvent sortir du bois…
Tout compte fait, votre principal avantage sur Greenspan ou Friedman c’est d’avoir exercé une charge d’élu au service de vos concitoyens, cela rapproche de la culture des hommes et éloigne des formules creuses voire Artus : « L'analyse de modèles d'équilibre général intertemporel en horizon infini avec des fondements microéconomiques standard de type néoclassique qui domine toute la recherche en macroéconomie n'apprend rien sur la vraie vie. » ; Oui la vraie vie !
Rédigé par : Alain Soler | 09 septembre 2009 à 19:02
Le Monde accuse Sorman,de n'avoir rien vu venir.
Par contre les journalistes bien souvent n'arrive même pas à analyser les crises passées.Ceux du "Monde" compris.
D.J
Rédigé par : D.J | 09 septembre 2009 à 19:18
A Alain Soler : je reconnais que l'exercice de la démocratie de 19 à 23 heures , deux fois par semaine , donne à voir la société autrement.
Rédigé par : Guy Sorman | 09 septembre 2009 à 19:34
A propos de la crise actuelle :
Baisse record du crédit à la consommation aux USA en juillet.
Le crédit à la consommation a diminué d’un montant record de 21,6 milliards de dollars en juillet, selon les chiffres de la Réserve fédérale, nouvelle preuve de la faiblesse de la consommation des ménages.
En pourcentage, l’encours de crédit à la consommation a reculé en juillet de 10,4 % en rythme annuel pour tomber à 2.470 milliards de dollars, alors que le marché n’attendait qu’une baisse de quatre milliards.
En juin, le crédit a finalement chuté de 15,5 milliards de dollars, au lieu des 10,3 milliards annoncés en première estimation.
"Voila un autre signe important montrant que le consommateur ne va pas contribuer beaucoup à l’économie cette année, et sans doute aussi pour une bonne partie de l’an prochain", a commenté Bernard Baumohl, économiste à l’Economic Outlook Group à Princeton, dans le New Jersey.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=039ef83b6bd8a123e34f55107306f01a
Amusons-nous au petit jeu des pronostics :
- Toute l’économie mondiale est tirée par une locomotive : la consommation des Etats-Unis.
- Après le 15 septembre 2008 et la faillite de Lehman Brothers, les dirigeants américains ont injecté des milliers de milliards de dollars pour tenter de maintenir le crédit.
- Tous ces milliers de milliards de dollars n’ont eu que peu d’effet sur le crédit : un an après, le crédit continue de s’effondrer aux Etats-Unis.
- Quand la consommation des Etats-Unis baisse, l’économie mondiale s’effondre.
- Préparons-nous à subir la deuxième crise.
Rédigé par : BA | 09 septembre 2009 à 23:20
"Les interventionnistes attendent des Etats qu’ils réduisent les déséquilibres sur les marchés, dont les bonus des traders sont une manifestation parmi bien d’autres moins visibles."
Et si on pense que le rôle de l'Etat n'est pas de modifier les déséquilibres des marchés (et accessoirement, que la lutte contre les bonus est une gesticulation fumeuse) mais de définir ce qui doit ou ne doit pas être régi par le marché. On est quoi?
"L’unique changement qui les a fait passer de la misère au mieux-être, fut celui des stratégies recommandées par la science économique"
J'ai du mal à y croire. Le progrès technique - entre autres - y est pour beaucoup, et il doit plus à d'autres sciences qu'à la seule économie.
D'ailleurs, cette vision de gouvernements appliquant sagement les "plans" issus de savants calculs d'économistes, n'est-ce pas un peu étatiste sur les bords?
Rédigé par : Gatien | 09 septembre 2009 à 23:37
Evolution des crédits à la consommation accordés par les banques aux Etats-Unis :
Juin 2009 : baisse de - 15,5 milliards de dollars.
Juillet 2009 : baisse de - 21,6 milliards de dollars.
Rappel : les dépenses de consommation représentent environ deux tiers du produit intérieur brut des Etats-Unis.
Rédigé par : BA | 09 septembre 2009 à 23:54
Cher Mr Sorman: depuis 20 ans, vous avez tout compris, et très bien écrit, sur la manière dont l'économie est une sociologie basée sur des comportements humains récurrents.
Mais maintenant, vous nous racontez que l'économie est "une science"? Permettez moi de le dire: vous déraillez. Vos écrits eux mêmes, c'est surprenant, ne sont pas cohérents:
"L’économie est (tout de même) une science parce que les économistes suivent une démarche scientifique. Partant des faits constatés, on les mesure, on cherche des récurrences, on en tire des modèles, on soumet ces modèles à la critique et on les confronte à la réalité."
Jusque là OK. Sauf que là vous déraillez, enfin l'économie soit disant scientifique déraille - ou plutot perd pied. Parce que répondez honnêtement: quelle hypothèse posée scientifiquement a jamais été démontrée scientifiquement en économie ?
"Certains modèles résistent à l’épreuve du temps et des faits : ils deviennent des lois exprimables en langage mathématique."
Baliverne - ce n'est pas comme ça que la science fonctionne. Et vous le savez très bien.
Que cherchez vous à prouver ? Ne mélangez plus tout, Mr Sorman, s'il vous plait. Les bienfaits de l'économie de marché sont immenses - mais les méfaits des gens qui prétendent la mettre en équation sont plus immenses encore. Pour quel résultat ?
De quel coté êtes vous, Mr Sorman? Celui des témoins, ou celui des "talibans" ?
Rédigé par : Pierre Guillery | 09 septembre 2009 à 23:58
@Pierre,
"Mais maintenant, vous nous racontez que l'économie est "une science"? Permettez moi de le dire: vous déraillez. Vos écrits eux mêmes, c'est surprenant, ne sont pas cohérents:"
Si Sorman déraille,alors toutes les universités du monde qui enseignent la science économique déraille aussi.
@ Gatien,
"J'ai du mal à y croire. Le progrès technique - entre autres - y est pour beaucoup, et il doit plus à d'autres sciences qu'à la seule économie."
L'un ne vas pas sans l'autre.Le progrès technique demande des investissements publics et privés.Que seul le marché permet par la croissance de créer les richesses désirées.
D.J
Rédigé par : D.J | 10 septembre 2009 à 17:08
une petite question, étant étudiant, j'ai une petite préférence pour les livres de poche; l'économie ne ment pas sortira til en poche comme tous vos excellents autres publications
Rédigé par : jeremy | 10 septembre 2009 à 22:42
Poche pas prévu pour l'instant
Rédigé par : Guy Sorman | 10 septembre 2009 à 23:04
Sorman a beau jeu de parler des prêcheurs de l'apocalypse. En réalité, le monde dans lequel nous vivons est autant celui des prêcheurs de l'optimisme. Tout banquier vous dira "mais non, le CAC va remonter", "la croissance va revenir", "ça ira mieux demain". Si Sorman avait donc un minimum d'honnêteté intellectuelle, il saurait donc que cet argument des prêcheurs de l'apocalypse n'est donc pas valable puisque ces prêcheurs font face à cet autre automatisme qu'est la prêche de l'optimisme. C'est que le monde dans lequel nous vivons est celui de l'abdication de la pensée, des automatismes intellectuelles, où une grande partie de ceux qui sont supposés exercer des métiers intellectuels sont en fait tout sauf des penseurs, symbolisant au combien ils sont dépassés par ce qui se passe dans le monde. Un banquier ne peut pas vous dire sur quelles données solides il peut appuyer sa croyance que mes actions vont remonter. Il a simplement vu les graphiques des 15 années suivant une crise et en a tiré l'impeccable leçon qu'après une crise, ça remontait. Bel exemple d'homme qui pense l'économie.
En parlant ainsi des prêcheurs de l'Apocalypse, Sorman cherche à décrédibiliser tout discours alternatif. Il a certainement lu Candide, "Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes..." Il faudrait acquiecer à toutes les promesses, à toutes les illusions de Sorman ou bien être un prêcheur de l'Apocalypse, et dans notre France anti-cléricale, c'est synonyme d'illuminés, ces sujets d'étude de la Miviludes. Et même les illuminés regrettent que le capitalisme puisse rebondir dit-il, sous-entendant que les mêmes illuminés sont aussi communistes. C'est bien ce qui sort de ce texte, l'absence de nuances, quand il résume le débat économique à une querelle sur le degré d'intervention de l'Etat.
Ce texte n'est pas digne d'un homme qui a fait de sa vie celle de la pensée.
Rédigé par : Kimoo | 11 septembre 2009 à 01:54
Merci à tous ceux qui découvrent dans mes textes ce que je n'y ai pas écrit.
Rédigé par : Guy Sorman | 11 septembre 2009 à 08:58
Oh si, c'est trop facile de se dérober ainsi. Quand on a fait des études et a fortiori l'ENA, on ne peut pas dire ce que vous dites :
"L’économie de marché est imparfaite et ne conduit qu’à des progrès matériels et relatifs : autant de nuances ne séduiront jamais les amateurs de perfection. Seront déçus aussi les guetteurs d’apocalypse : de crise en crise, le capitalisme ne meurt pas mais rebondit."
Soit je ferme ma gueule, soit je le dis bien. Il est une chose qui sort de votre texte quand on le lit, c'est qu'il n'y a pas d'alternatives : soit on est un abruti guetteur d'apocalypse et on est ridicule (ridicule que vous suggérez très clairement dans votre texte) soit on dit oui à tout en concédant (parce que par les temps qui courent on ne peut pas faire autrement) que parfois il y a des crises et des imperfections et qu'en l'absence de plus d'infos (ce que vous décrétez), on doit rester l'air benoît. C'est réducteur d'un débat. Je soutiens que ce texte n'est pas digne d'une personne comme vous, vous utilisez le ridicule pour détourner de certaines idées, et je trouve ça malhonnête et indigne d'une personne dont la formation a été celle d'un penseur et non pas celle d'un humoriste.
Rédigé par : Kimoo | 11 septembre 2009 à 13:52
"Seront déçus aussi les guetteurs d’apocalypse : de crise en crise, le capitalisme ne meurt pas mais rebondit."
A chaques crise,il y a ceux qui prédisent la fin du capitalisme et ceux comme qui Sorman savent par expérience que sans politique stupides des états,le capitalisme rebondi à chaques après crise.
Ce dernier a jusqu'a présent raison.
D.J
Rédigé par : D.J | 11 septembre 2009 à 16:15
Christian Levrat,président du parti socialiste,christophe blocher ex ministre membre de l'UDC suisse(parti protopatriotique de l'aile droite de Suisse)et Nicholas Hayek patron et fondateur de swatch groupe formant une alliance improbable veulent redimensionner les grande banques helvétique comme l'UBS et le crédit suisse.
Ma question,peut-on décréter qu'une banque ou tel entreprise est trop grande pour le marché et qu'il faille réguler leurs stratégie? Ou s'agit-il simplement de populisme ou de clentélisme?
http://www.bluewin.ch/fr/index.php/136,178470/Levrat,_Hayek_et_Blocher_sen_prennent_aux_grandes_banques/fr/news/suisse/sda/
D.J
Rédigé par : D.J | 11 septembre 2009 à 18:54
Nul ne peut dire a priori quelle est la "bonne" dimension d'une banque ! Mais on peut juger des abus de position dominante et entraves à la concurrence .
Rédigé par : Guy Sorman | 11 septembre 2009 à 19:21
DJ, Christophe Blocher : « Le PLR a d'ailleurs rappelé qu'il exige lui aussi qu'on en revienne aux valeurs libérales qui font la Suisse: la qualité, la modestie et une vision à long terme. »
Qualité, modestie et vision à long terme seraient des valeurs libérales Suisses…, sûrement qu’en France pour nos politiques et entrepreneurs, nous aurions cité d’autres valeurs.
S’agissant des banques Suisses, redevenir modestes... ? La modestie est certes la qualité d’un honnête homme, Je préfèrerais pour ma part qu’elles soient et demeurent honnêtes et qu’elles cessent définitivement d’accueillir les fripouilles du monde entier (elles n’étaient pas les seules).
Rédigé par : Alain Soler | 11 septembre 2009 à 21:13
Le prix Nobel Edmund Phelps très pessimiste sur l'avenir de l'économie américaine :
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=138b9a7c5951aa45a7fc929c35366922
Rédigé par : BA | 11 septembre 2009 à 23:34
@D.J.
"Le progrès technique demande des investissements publics et privés.Que seul le marché permet par la croissance de créer les richesses désirées."
Ce qui n'a aucun rapport avec la "science économique".
Rédigé par : Gatien | 12 septembre 2009 à 01:46
@ Gatien,
Ce qui n'a aucun rapport avec la "science économique".
C'est vous qu'le dite.C'est de la science économique d'affirmer que le marché est le seul moyen de créer des richesses.
D.J
Rédigé par : D.J | 12 septembre 2009 à 14:56
Un journal(iste) crédible ?
Confondre Salin et Sorman, quand même ! Ca doit être une application du principe : au royaume de l'anti-libéralisme, tous les libéraux sont gris.
Et pour continuer à sourire :
- Fukuyama, qui est dans le susdit royaume le néo-conservateur-repoussoir devient LA référence
- In fine M. Lemaître livre le "fin mot" : les économistes se trompent car ils servent le secteur financier ; voir la composition du CAE. On attend l'enquête qui dénoncera les membres du CAE (pour faire savant dites "dévoilera").
copie Au Monde
Rédigé par : Hadjian | 12 septembre 2009 à 17:17
"les économistes se trompent car ils servent le secteur financier ; voir la composition du CAE."
Les banques ont déjà leurs économistes.Pas besoins de payer les autres qui sont extérieurs à leurs entreprises.
Et je ne pense pas que ce genre d'affirmation ferait plaisir à des économistes comme Bernard Maris.
D.J
Rédigé par : D.J | 12 septembre 2009 à 19:19
Cher Guy,
Joy Sorman tient-elle un blog?
D.J
Rédigé par : D.J | 12 septembre 2009 à 19:34
Joy Sorman ne tient pas de blog :la nuit elle est DJ à Belleville ( pour de vrai )
Rédigé par : Guy Sorman | 12 septembre 2009 à 20:38
A Hadjian : On ne change pas Le Monde
Rédigé par : Guy Sorman | 12 septembre 2009 à 20:40
@D.J.
"C'est vous qu'le dite.C'est de la science économique d'affirmer que le marché est le seul moyen de créer des richesses."
Si vous voulez, mais ce n'est pas de la science économique que de créer des richesses.
Les météorologues ne font pas la pluie et le beau temps.
Et encore, la comparaison n'est pas très bonne, car en matière de prédictions, la science économique ne va guère plus loin que t + 1 seconde...
Rédigé par : Gatien | 15 septembre 2009 à 19:17
"Si vous voulez, mais ce n'est pas de la science économique que de créer des richesses.
Les météorologues ne font pas la pluie et le beau temps."
Mais qu'est-ce le plus interessant de la part d'un météorologue? Le temps qu'il fera demain ou d'apprendre les mécaniques climatiques qui fait que pourquoi il pleut?
Pour moi,je préfère dans la science économique de connaitre les causes et les mécaniques de tel ou tel évenements,comme celui des causes de l'inflation et du chômage( qui du coup aménent des prédictions fiables des économistes sur les ravages des politiques stupides des gouvernement) plutôt que de savoir si dans 6 mois et sans certitude que le PIB va gagner ou perdre 1/2 point.
D.J
Rédigé par : D.J | 15 septembre 2009 à 19:41