Le gouvernement envisage de ramener le déficit public français à 3 % de la production nationale : c’est indispensable pour sauver l’euro, et plus encore pour restaurer les conditions économiques de l’investissement privé et de la création d’emplois. Ce seuil est aussi celui que nous impose le traité de Maastricht, une super Constitution européenne que nous avons violée. Mais les repentis du jour sont les coupables d’hier : nul ne contraignait le gouvernement à passer de 3 % à 7,5 % de déficit. Cette gabegie, nous dit-on, était justifiée par la « relance » anti crise : il n’y a pas eu de relance, la croissance est plate et le chômage constant. Le déficit a donc été le résultat d’une erreur de jugement. Ce serait également une erreur de vouloir fixer les déficits du futur dans la Constitution : tout d’abord parce que nous avons déjà une Constitution européenne et qu’il suffit de la respecter. Ensuite parce que le déficit en soi est moins grave que la croissance des dépenses publiques. La croissance lente, en France, est moins la conséquence de la dette publique que de la confiscation par la puissance publique de 52 % des recettes nationales : record en Europe. En clair, il ne reste pas assez pour créer des entreprises nouvelles. Si la Constitution devait limiter quoi que ce soit, elle devrait indexer la dépense publique sur la hausse des prix : pas plus et plutôt moins. Car un déficit peut être comblé par une hausse des impôts, qui ralentirait plus encore la croissance.
Le seul objectif qui ranimerait la croissance et l’espoir devrait être de ramener les prélèvements publics en dessous de 50 %. Voilà un bon amendement à la Constitution.
















"il n’y a pas eu de relance, la croissance est plate et le chômage constant. Le déficit a donc été le résultat d’une erreur de jugement"
Propos qui n'ont rien de rationnel ni de scientifique. N'importe quel scientifique sérieux se poserait la question suivante: quel a été l'impact concret des plans de soutien à l'économie, aux institutions financières, aux entreprises (et donc à l'emploi).
Dire qu'il n'y a pas eu de croissance et que par conséquent, ce plan a été un échec, c'est faire l'impasse sur un petit détail: où en seraient les économies Occidentales si ce plan n'avait pas été mis en oeuvre, si les institutions financières n'avaient pas été secourues, etc, etc, etc.
Le but n'a jamais été une envolée de la croissance, mais d'endiguer un cataclysme et d'éviter une deuxième grande dépression. Pour l'instant, c'est un succès.
Votre argumentaire, cher tôlier, n'est donc pas scientifique, car il fausse l'ennoncé du problème et en falsifie les conclusions.
Idéologique, certes, sérieux, non.
Rédigé par : ETF | 21 mai 2010 à 13:51
Mon propos est étayé par l'échec du multiplicateur keynésien : 1 investi par l'Etat devait produire 1, 5 . Ce n'est pas le cas . L'argument en défense selon lequel la situation aurait pu être pire n'est étayé par rien et contredit par les pays où il n'y a pas eu de fonds de relance dépensés comme en Pologne et en Corée
Rédigé par : ai | 21 mai 2010 à 14:53
@ ETF,
Reste à savoir entre ce qui aurait été nécessaire dans les plans de relance et ce qui à été trop fait par une sorte de panique dans les milieux politiques. Et il est impossible de dire ce qui aurait été vraiment le mieux. faute de comparaisons.
Par contre les états avec cela se sont endettés plus que de raison. Et c'est bien ce point qui risque d'annuler les soi-disant bien fait des plans de sauvetages.
Pour l'instant, la croissance et l'emploi est anémique. Et ça c'est bien du concret.
D.J
Rédigé par : D.J | 21 mai 2010 à 15:40
Oui, ramener les prélèvements en dessous de 50% est nécessaire. Mais comment y parvenir ?
Il faut commencer par diminuer les dépenses publiques mais cela risque de passer par une mise au chômage d'un grand nombre de fonctionnaires. Croyez-vous sincèrement les français capables d'accepter ce "douloureux" sacrifice ? Pensez-vous nos hommes politiques en mesure d'accepter de voir leurs prérogatives diminiuer ? Soyons sérieux, j'apprécie votre discours mais il est une vue de l'esprit. Le français est aussi à l'aise dans ses charentaises que l'allemand dans sa mercedes. Je crois que tout est dit. J'ai déjà passé le message à ma descendance, quitte ce pays et garde sa langue !
Rédigé par : bof1963 | 21 mai 2010 à 16:59
bof1963, si tu n'aimes pas la France, quitte la, elle n'a pas besoin de toi!
Rédigé par : Emmanuem | 21 mai 2010 à 18:02
Pardon il fallait lire Emmanuel comme auteur du précédent message.
Rédigé par : Emmanuel | 21 mai 2010 à 18:04
Emmanuel,
bof1963 a-t-il dit une seule fois qu'il n'aimait pas son pays ? Il a simplement invité ses enfants à le quitter avant qu'il ne soit trop tard.
Rédigé par : Shylock | 21 mai 2010 à 18:39
Ma réactiop était épidermique et provocante. Mais ces discours sont parfois fatigants, tant ils sont excessifs.
Rédigé par : Emmanuel | 21 mai 2010 à 19:04
Aimer la France, c'est entre autre croire que c epays a les ressources pour s'en sortir. Passer son temps à dire que la France est foutue, c'est bien un acte de désamour.
Rédigé par : Emmanuel | 21 mai 2010 à 19:13
Les bouffons de chrétiens peuvent interpréter ces déficits comme conséquence de nos péchés.Des conneries sur le libre arbitre et ils diront que les déficits sont de notre faute.Le déficit aux USAs est de 1500 milliards de dollars.Bien sûr, d' après Guy Sorman il ne faut rien changer: les USAs sont libéraux.Allez,dans la vie, il n' y a pas que l' économie dont je n' y connais rien, profitons de la vie
Rédigé par : Kim Jong Ilien | 21 mai 2010 à 19:27
Aimer la France, c'est lui dire les choses en face: lui expliquer qu'elle va bientot se retrouver en guenilles et qu'elle ne trompe plus personne avec ses fringues achetées à crédit. On aime un pays comme on aime un enfant: c'est une responsabilité, une entité envers laquelle on se sent redevable. Et puisque décidément ce terrain des sentiments m'énerve, le fait que Bof1963 ait décidé de sombrer avec le navire n'est-il pas la plus grande des preuves d'"amour"?
Rédigé par : PaulNizan | 21 mai 2010 à 20:54
prenons l'exemple des retraites, rappelons-nous Michel Rocard qui disait il y a 20 ans (!!!) que ce dossier "pouvait faire sauter tous les gouvernements"! que s'est-il passé depuis ? rien ! à titre professionnel, j'ai eu l'occasion de participer bien malgré moi à la gigantesque arnaque des carrières longues de la loi Fillon, sous pretexte d'avoir commençé à travailler jeunes, des milliers de salariés de la branche pro où je travaillais (je n'en cite pas le nom volontairement pour ne pas créer des problêmes au blog de GS) ont littéralement truandé avec des certificats bidons d'employeurs bidons ! ah quelle belle logique ce cher Fillon : ce sont les vases communicants, vite on les fout à la retraite pour essayer de faire baisser le taux de chomage, ça en dit long sur ses compétences économiques réelles ! ca ne vaut pas mieux que les grecs ! la solution, elle est connue : 65 ans pour tout le monde public + privé illico presto, seulement pas un seul politicien n'ose le dire en public ! qu'est ce qui va se passer avec la réforme sarkozy : la montagne ne peut qu'accoucher d'une souris, et encore on peut s'attendre à la rentrée à de nouvelles grêves comme en 1995 organisées par des syndicats ultra-minoritaires, grêves qui vont paralyser l'activité économique et nous faire perdre encore des dixièmes de taux de croissance! la France a décroché deux fois : en 1981 avec l'éléction de Mitterrand, puis en 1988 avec la défaite de Raymond Barre. et en admettant qu'un nouveau Raymond Barre surgisse, nous en passerons automatiquement par une période de troubles au minimum comparable à mai 68. la ligne Maginot de 2010, c'est la note AAA de la France, du vent, du toc accordé simplement en raison de l'éfficacité de notre administration fiscale à pressurer le contribuable et les entreprises. c'est triste à dire, mais l'émigration est devenue mon objectif, je ne laisserai pas mes enfants subir la médiocrité, la lâcheté, la démagogie de nos ainés.
Rédigé par : PFR | 22 mai 2010 à 11:00
"Mon propos est étayé par l'échec du multiplicateur keynésien : 1 investi par l'Etat devait produire 1, 5 . Ce n'est pas le cas".
Quel a donc été le multiplicateur?
Par ailleurs, faites-vous la distinction entre les dépenses liées au sauvetage du système financier, qui ne font pas partie à proprement parler du "stimulus"?
A ce propos, si l'on vous écoutait, il aurait fallu laisser s'effondrer le système. Sur le plan moral, absolument d'accord, mais sur le plan économique, où en serions nous aujourd'hui? Vous usez un peu trop facilement de l'impossibilité de falsifier vos hypothèses.
A propos de multiplicateur Keynésien, récent article:
"According to a recently published National Bureau for Economic Research paper, “an increase in government spending of 1% GDP generates output and unemployment multipliers respectively of about 1.2% (at one year) and 0.6 percentage points (at the peak). Each percentage point increase in GDP produces an increase in employment of about 1.3 million jobs.” The arithmetic from that analysis suggests a 3.6% increase in GDP and 4.7 million jobs. Indeed, first quarter GDP was up 2.5% from first quarter 2009, equating to about four million jobs. Payrolls in March were down about 2.6 million jobs from March 2009 which suggests they are poised for a dramatic increase.
http://www.foxbusiness.com/story/markets/aprils-employment-report-need-know/
Paru chez Fox!
Rédigé par : ETF | 22 mai 2010 à 15:18
GS : « Ce serait également une erreur de vouloir fixer les déficits du futur dans la Constitution : tout d’abord parce que nous avons déjà une Constitution européenne et qu’il suffit de la respecter. »
Je ne partage pas le jugement de GS; si l’encadrement des déficits des pays membres de l'UE est rappelé dans les traités Maastricht et Lisbonne, les sanctions éventuelles, réglementées du simple avertissement aux amendes de pénalité, sont très difficiles à mettre en œuvre.
Au final elles font rarement l’objet d’un vote-sanction à la majorité qualifiée des pays membres (55%), zone Euro incluse.
« Nous avons déjà une constitution »
GS anticipe peut-être, mais nous n’avons pas de constitution européenne.
S’agissant des déficits liées à la crise économique, peut-on se souvenir que le montant de la relance (min +2% de Pib) fut approuvé par les autorités européennes et mondiales (banque mondiale, Fmi et G20) qu’en Europe le retour aux critères de convergence fut programmé et approuvé par la commission européenne, naturellement - Pas les turpitudes Grecques - dévoilant 13% au lieu de 8% !
GS: « ...Ensuite parce que le déficit en soi est moins grave que la croissance des dépenses publiques. »
L’accroissement de la dépense publique si elle peut devenir un frein à la croissance, peut également apparaitre plus vertueuse quand elle constitue un réel investissement public-privé (ou du moins un pari sur le futur) - cas du grand emprunt en France - !
Si l’Etat s’est évertué à soulager les conséquences de la crise sur les plus exposés de nos concitoyens, le gouvernement Fillon a depuis trois ans maintenu l’objectif et ses actions de réduction des dépenses publiques.
Que la dépense publique ne puisse dépasser les 50% me parait une bonne règle cependant l’accroissement de ces dépenses ne modifie pas nécessairement les grands équilibres quand ils sont couverts par des recettes adaptées, en revanche l’aggravation sans fin des déficits budgétaires et l’augmentation de la dette conduisent inexorablement à la perte de confiance des marchés et à la banqueroute –pas si grave- ?
Le niveau des dépenses publiques est bien le reflet de la société sans aucun doute ; amortisseur social pour les uns, réducteur de croissance pour les autres, pourquoi ne pas laisser l’électeur faire son choix ?
Alain
Rédigé par : Alain Soler | 22 mai 2010 à 16:21
Conférence sur le déficit, qui est responsable?
La première conférence sur le déficit public de janvier 2010 avait donné lieu à une lettre de mission aux Président et DG de l’Insee (P. Champsaur & P. Cotis) pour effectuer une étude précise, historique et prospective, en vue de préparer le redressement de nos finances publiques après trente années de déficits récurrents.
Le rapport dont je produis le lien est particulièrement intéressant, il répond en partie à l’interrogation de GS et établit les responsabilités partagées Etat-Territoires ainsi qu’un diagnostic :
« La croissance ne suffira certainement pas pour permettre un redressement rapide de nos finances publiques ; en l'absence d'ajustement budgétaire durable, la dette publique conservera une trajectoire dynamique ! »
Ce rapport a servi de référence à la deuxième conférence sur le déficit qui vient de se tenir à Paris avec les décisions que l’on connait en particulier, celle d’inscrire dans notre constitution la maitrise du déficit budgétaire de notre pays.
Il me semble que cet amendement constitutionnel de bon sens pourrait être obtenu assez simplement, grâce à la révision de 2008, en définissant le rôle tant de la commission des finances que celui du Conseil constitutionnel au travers de lois organiques qui définissent en détail leurs champs de compétences.
Ces lois organiques sont votées à la majorité simple sans recours aux 3/5 du congrès.
Rapport Cotis sur les finances publiques
http://www.elysee.fr/president/root/bank_objects/Rapport_Finances_publiques.pdf
Rédigé par : Alain Soler | 22 mai 2010 à 16:59
Walloon Benchmarching
"L’accroissement de la dépense publique si elle peut devenir un frein à la croissance, peut également apparaitre plus vertueuse quand elle constitue un réel investissement public-privé (ou du moins un pari sur le futur) - cas du grand emprunt en France - ! "
En Wallonie, il y a le fameux plan Marshall (nos socialistes ne se mouchent pas du pied) de soutien aux entreprises.
En clair, plutôt que de payer des chômeurs à perpétuité (le droit aux indemnités de chômage n'est pas limitté dans le temps, en Belgique), l'État leur octroie des prêts substantiels, sur présentation d'un business plan, à des taux très avantageux, avec la possibilité de retomber au chômage si ils se plantent dans l'année. Globalement, l'impact est positif.
Même le patronat a finit par saluer l'efficacité de ce plan.
Toutefois, je me pose des questions : si une personne n'obtient pas de financement de sa banque, c'est probablement que celle-ci estime que la rentabilité du projet est faible ou douteuse. La rentabilité d'un projet est bien sûr influencée par le taux de prélèvement de l'État. Or, comment l'État finance-t-il ces projets ?
L'argent de ces projets serait donc mieux investit par les banques, dont c'est le métier.
Au total, je ne sais que penser.
Peut-être est-ce une compensation pour la génération Ninja* (No Investment, No Job, No assets) que les générations précédentes ont endettées sans mesure ?
D'autre part de plus en plus, on parle de public private partnership : des projets sont financer conjointement par les secteurs privés et publics.
* Warren Buffet
Rédigé par : Jeo | 22 mai 2010 à 17:05
responsabilité des déficits ? pas uniquement l'Etat, mais aussi les élus locaux, exemple ma bonne vieille ville de Clermont-Ferrand qui s'est payé un tramway dont :
1. elle n'avait pas besoin, mais c'est la mode, faut faire comme les copains
2. le projet a été piloté par une bande d'incapables
3. le contribuable va payer + de 20 ans pour rembourser 270 MILLIONS D'EUROS
4. le gouffre financier est tel qu'il empeche tout développement du réseau, donc une seule ligne point final.
je vous invite à lire l'article très clair : http://www.lamontagne.fr/editions_locales/clermont_ferrand/la_gestion_du_tram_de_clermont_severement_jugee@CARGNjFdJSsGFRMAAho-.html
pour ceux qui prendront les quelques minutes pour lire cet article impartial et bien documenté, le bilan de la catastrophe sera édifiant. pour les autres, je résume : "Au regard des besoins d’entretien du parc et des projets, l’endettement devrait s’accroître de 10 % d’ici à 2013 pour atteindre 270 millions d’euros."
C'était un exemple concret du délire incontrolable des élus locaux tous partis confondus.
Rédigé par : PFR | 22 mai 2010 à 19:01
La cavalerie bancaire ou il m'arrive même d'être d'accord avec Jacques Attali (à moins que cela soit l'inverse, idée que ma modestie naturelle repousse promptement).
La multiplication des niveaux de pouvoir (En Gelbique, l'européen, le fédéral, le communautaire, le régional, le provincial, le communal) multiplie les tapis en-dessous desquels nos gestionnaires indélicats essaient de planquer les déficits et les dettes. Ils agissent à la façon des consommateurs américains qui utilisent une carte de crédit pour en payer une autre. Tout cela n'a qu'un temps.
http://www.attali.com/ecrits/articles/finance/vive-la-cavalerie
Rédigé par : Jeo | 22 mai 2010 à 19:33
@ PFR,
Lausanne ou je vit, ville comparable à Clermont-Ferrand avec 130'000 habitants et 340'000 pour l'agglomération; s'est payé deux lignes de métro; dont le dernier fut approuvé par les vaudois ( puisque financés par la ville et la confédération, mais surtout par l'état de Vaud ). Mais les lausannois ont par contre refusés par les urnes les JO d'hivers en 1994.
Le métro lausannois comme votre tramway, sert au moins à quelque chose pour le long terme ; contrairement pour les JO qui sont des monstres investissements pour seulement 2 semaines de joutes. Des infrastructures qui finissent en général à l'abandon, mais entretenu par les impôts. tel ceux de Turin ou d'Albertville. Et je plein les contribuables d'Annecy, ville candidate pour les JO dans 8 ans sauf erreur.
A leur place il ferait mieux de se payer un tramway.
D.J
Rédigé par : D.J | 22 mai 2010 à 19:34
Je m'avance un peu vite.
Jacques Attali ne voudrait-il pas encore une ligne de crédit ?
Encore une banque en marbre à construire à Vladivostok ?
Rédigé par : Jeo | 22 mai 2010 à 19:39
"Ces lois organiques sont votées à la majorité simple sans recours aux 3/5 du congrès."
Je ne sais pas si le recours aux 3/5 est nécessaire ou pas. Mais le PS s'honorerait à soutenir la réforme que propose NS, qui va dans le bon sens, malgré les objections de GS.
Que sur les retraites et la dette, il y ait un vrai consensus, c'est la condition pour que ces réformes réussissent.
D'abord, parce que qui dit consensus dit absence de troubles sociaux (or ce sont ces troubles qui bloquent souvent les réformes en France). Ensuite, parce que si les marchés sont nerveux, c'est parce qu'ils ne font pas confiance aux politiques, qui ont tendance à faire un jour pour défaire le lendemain.
Mais le PS prendra-t-il un virage pro DSK, ou restera-t-il tétanisé par son aile gauche ?
Rédigé par : Emmanuel | 23 mai 2010 à 10:07
A Montpellier ausi, on finance le tramway. Mais c'est un ivestissement très utile, car le tramway est très fréquenté. Il constitue une réponse à la crise écologique.
Le délire anti-impôts a ses limites.
Rédigé par : Emmanuel | 23 mai 2010 à 10:57
effets pervers
Plus les États dépensent inconsidérément, plus les citoyens épargnent. Plus l'épargne privée augmente, plus l'État a les coudées franches pour épargner sur les marchés. Faut-il que les Belges, les Coréens, les Hollandais et les Suisses "claquent" leur fric pour que l'État devienne raisonnable ?
Sur RTL, un prof d'économie de l'ULB (Solvay) :
"Les banquiers font du chantage à l'administration Obama : si nous ne recevons pas d'argent, si vous régulez notre activité, nous ne pourrons pas financer la relance.
Or, financer la relance est le dernier soucis des banquiers."
LA solution P.S. taxer les revenus du Capital : "salauds de riches", toujours.
Rédigé par : Jeo | 23 mai 2010 à 12:47
épargner sur les marchés "emprunter"
Rédigé par : Jeo | 23 mai 2010 à 12:48
Le déficit de popularité
Le paradoxe des trompettes de la renommée c’est que plus la popularité du Président se réduit et plus les sondages d’opinions lui attribuent un score de bienheureux au premier tour des présidentielles de 2012.
Au lendemain des régionales, NS au plus bas obtenait néanmoins 35% d’intentions de vote au premier tour ; la dernière livraison CSA du 21 mai 2010 lui donne 36% au premier tour (+1%) ; le sondage le donne toujours perdant au second tour (49/51) !
Allez encore un petit effort d’impopularité et il sera élu dés le premier tour !
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100521.OBS4255/2012-aubry-reduit-son-avance-sur-sarkozy-avec-51-des-voix.html
http://www.csa-fr.com/dataset/data2010/opi20100520-les-francais-et-l-election-presidentielle-de-2012.pdf
Alain
Rédigé par : Alain Soler | 23 mai 2010 à 15:15
Le problème de NS est qu'il n'a pas de réserves de voix : limite du parti unique de droite, l'UMP.
La gauche en a, mais cela l'oblige à composer avec le PC, le PG, et surtout les Verts.
Rédigé par : Emmanuel | 23 mai 2010 à 16:22
@DJ, @Emmanuel,
effectivement le tramway de Clermont-ferrand est en place pour des décennies, mais
1. contrairement aux Suisses, la population n'a pas été consultée
2. les dépenses de fonctionnement sont elles aussi en place pour des décennies, et ca va faire très mal
3. on fait de l'écologie de manière globale ou pas, à quoi sert un tramway quand par exemple le bilan du tri selectif sur l'agglo est catastrophique ? Ecologie ? les mêmes qui se payent un tramway "ecolo" continent en pure perte à balancer des millions d'euros de subvention chaque année pour maintenir ouvert l'aéroport de Clermont, structurellement déficitaire et qui devrait être fermé, même air france y ferme fin mai son comptoir de vente !
la rapport de la chambre régionale des comptes est accablant, je n'y reviendrai pas. 270 millions d'euros, en francs ca fait 1.7 milliards
si ce n'est pas du délire, c'est au minimum la folie des grandeurs.
Rédigé par : PFR | 23 mai 2010 à 17:04
Union vert-rouge
Ce qui fera l'union de la gauche en France, c'est la réthorique "révolutionaire" et compatissante. La rage et le care. La plainte alliée à la menace sur fond de crise de nerfs.
Inutile de dire que NS n'a pas trop de soucis à se faire.
Sur le care,
Mon pays de philistins progressistes a interdit la fessée, il y a déjà de cela quelques années, en croyant prendre de l'avance sur la France, patrie des droits de l'asticot ; je remarque qu'un vieux fond d'autorité familale s'oppose encore en France à ce que les enfants puissent aller dénoncer leurs parents au commissariat. Grâce à la France, la fessée ne sera pas inscrite au nombre des châtiments corporels dans le marbre européen.
Des milliers de parents belges exaspérés par leur progéniture vous disent merci.
Rédigé par : Jeo | 23 mai 2010 à 17:08
Le bon sens existe donc encore en France. Tout n'est pas perdu !
Rédigé par : Emmanuel | 23 mai 2010 à 17:14
Spirou Terreblanche - Leterminus : "Nulli concedo"
Il faut croire que le Conseil n'a pas assez de temps pour screener les candidats à la Présidence européenne, ou que la détermination de Sarkozy à écarter tous les autres candidats lui a laissé trop peu de temps pour examiner le sien sous toutes les coutures.
On aime souvent citer l'implication d'Herman Van Rompuy dans le programme Erasmus (1469 Rotterdam - 1968 Louvain) pour accréditer son attachement européen.
Son fils fut de la première génération à pouvoir en profiter.
Où le rejeton de cet excellent européen a-t-il choisi d'étudier pour parfaire sa connaissance des langues, s'ouvrir sur le monde et construire son identité européenne ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Stellenbosch
L'Afrikaans étant un patois flamand de plus, on peut dire qu'il n'a pas été chercher trop loin.
Rédigé par : Jeo | 23 mai 2010 à 17:41
Les déficits européens, une drogue dure!
Depuis des années nos politiques et leurs conseillers financiers nous expliquent que le cours de l’Euro est trop haut entrainant une perte de compétitivité de la zone Euro et un risque mortel pour nos industries de pointe : aéronautique, électronucléaire…la délocalisation serait au bout du chemin…inéluctable !
Depuis la crise Grecque, crise des déficits européens, devant les atermoiements des autorités européennes et les réticences de la chancelière allemande, l’Euro aura atteint avec 1.22$ son niveau le plus bas depuis longtemps à la grande satisfaction des responsables financiers d’Areva et d’Airbus qui vont enfin pouvoir remplir positivement la colonne gain de change de leur bilan!
Que disent « tous nos amis », le britannique Cameron, le chinois, l’américain et le Japonais ? Nos chers bons amis, authentiquement désintéressés ( ), tous en cœur ils déclarent soutenir l’UE et vouloir un Euro solide et fort…et pour nous le prouver il se murmure que les banques centrales Chinoise, Japonaise et Suisse seraient intervenues sur les marchés pour soutenir le cours de l’Euro qui remontait vendredi à 1.258$.
Il est vrai en même temps que le plan européen de 500 Mds€ + 250 Mds était approuvé par le parlement allemand.
Même les banquiers Suisses seraient intervenus pour soutenir l’Euro, ils veulent maintenir leur excellent classement en terme de compétitivité ; la France quant à elle aurait déjà progressé, passant dans le dernier classement 2010 de la 28ième place à la 24ième place mondiale.
Alors oui c’est vrai, un Euro instable ce n’est pas bon pour les échanges, la volatilité actuelle doit cesser pour se stabiliser à un cours plus équilibré pour l’Europe.
La crise européenne des déficits, finalement une bénédiction ? Pas sûr quand J. Stiglitz met en garde contre les plans d’austérité, pour autant les points positifs ne manquent pas :
- Prise de conscience des dangers de déficits récurrents,
- Les progrès de la gouvernance économique européenne,
- La réduction du cours de l’Euro, nos exportations favorisées,
- Pour la France, une phase didactique des plus positive pour favoriser la réforme des retraites.
Maintenant on sait comment faire pour dévaluer l’Euro, une petite piqure de déficits….juste une dernière avant le sevrage final, c’est juré!
Alain
Rédigé par : Alain Soler | 23 mai 2010 à 22:44
Moins d'un salarié sur cinq travaille le jour de Pentecôte.
Voila qui donne raison, cette fois, à G. Sorman, sur les limites des usines à gaz politiques.
Pauvre Raffarin !
Rédigé par : Emmanuel | 24 mai 2010 à 10:42
" Même les banquiers Suisses seraient intervenus pour soutenir l’Euro, ils veulent maintenir leur excellent classement en terme de compétitivité ; "
L'union européenne est le principale client de la Suisse, qui absorbe le 70% des exportations helvétiques. L'Allemagne est en tête.
D.J
Rédigé par : D.J | 24 mai 2010 à 12:48
Aimer la France ?
Ce n'est en tout cas pas la réduire au désastre qu'est le «modèle social français» (la France n'a pas commencé en 1945) ni aux très surfaites «valeurs de la République» (la France n'a pas commencé en 1875) ni même aux sempiternels drouâts de l'Homme et du Citoyen (la France n'a pas non plus commencé en 1789).
Bref, l'amour de la France n'est pas la propriété d'un parti politique, serait-il la tout puissant UMPS. On peut être libéral ou monarchiste et aimer passionnément la France.
Quoiqu'en disent les écrivassiers «faiseurs d'opinion» !
Rédigé par : Franck Boizard | 24 mai 2010 à 21:19
D'accord avec Franck. On aime la France dans ses contradictions et sa diversité.
Mais il est fatiguant d'entendre des gens dire que notre pays est "foutu", surtout si le seul motif c'est que les impôts sont trop élevés.
C'est comme aimer son enfant : ça consiste à être dur avec lui quand il le faut, mais certainement pas à dire qu'il est un raté qui n'arrivera jamais à rien.
Dans l'amour, il y a un acte de foi, donc le fait de croire.
Le général de Gaulle était on ne peut plus sévère à l'égard des vices et des médiocrités françaises. Pourtant, il n'a jamais cessé de croire en ce pays. Parce qu'il l'aimait.
Rédigé par : Emmanuel | 25 mai 2010 à 08:47
Désolé, moi quand je vois un gosse qui fout rien et à qui je répète sans cesse qu'il ne sert à rien de croire aux miracles et que son destin est entre ses mains, j'ai d'abord envie de lui demander d'arrêter de se foutre du monde. S'il fait des efforts qui ne sont pas immédiatement payés de retour, il sera toujours temps de le soutenir.
Rédigé par : PaulNizan | 25 mai 2010 à 12:46
La France, la Frrrraaaaaance, un immense potentiel. le plus beau pays du monde, le plus riche en histoire, en traditions, en paysages, en architectures, en art culinaire, en art de vivre, en art tout court, en goût, une infrastructure à faire pâlir d'envie Ikea, une situation géographique à faire baver les escargots, un peuple cultivé, intelligent, éduqué, un savoir-faire industriel, high-tech, médical, agricole, primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire, même, une population qui se renouvelle à peu près... alors quoi? Deux mots: assistanat et christiano-socialisme.
Dans le détail: des politiciens nazes, carriéristes, clientélistes, ou franchement pathologiques, des médias qui mettent en exergue tout ce qui va mal, ce qui gémit, qui se plaint, qui semble injuste, et qui colportent cet état d'esprit d'assisté comme si c'était normal, comme si l'on naissant avec tous les droits, mais sans les devoirs, un système éducatif où les enseignants sont membres de la caste des fonctionnaires, qui, même s'il y a des exceptions, est devenu le bastion absolu du christiano-socialisme, parfois du janfoutisme, et inculquent plus ou moins consciemment le même état d'esprit à nos chères têtes brunes.
Bref, la France a un potentiel extraordinaire. Mais elle est rongée par le socialisme sans le civisme qu'il nécessiterait, le christianisme culturel sans l'éthique de l'effort qui doit aller de pair (ça, c'est les protestants objectera Jeo), l'idéalisme sans le réalisme.
Bref, la France, fidèle à sa tradition culinaire, veut le beurre, et l'argent du beurre.
Le réveil est rude, mais j'ai espoir qu'il sera salutaire, et que les français sauront se retrousser les manches.
Selon les sondages, les français sont d'ailleurs prêts à partir à la retraite à 65 ans. Nécessité fait loi.
Rédigé par : ETF | 25 mai 2010 à 13:17
"des politiciens nazes, carriéristes, clientélistes, ou franchement pathologiques".
Tout le monde sait qu'ils sont meilleurs ailleurs, surtout aux USA !
"les français sont d'ailleurs prêts à partir à la retraite à 65 ans".
Les français s'adapteront, comme ils l'ont toujours fait, grâce à l'Europe, grâce à la crise grecque, grâce à la crise de l'euro.
Bien sûr, les français vont râler. Personne ne voudra faire des efforts (parce qu'en France, on trouve toujours que son assiette est vide, et celle du voisin trop grosse). Bien sûr, on aura des manif., une extrème gauche en verve, un PS qui fera mine de ne pas être en reste.
Mais en fin de compte, l'adaptation aura lieu, parce que nous n'avons pas le choix. Et en prime, on conservera sans doute le meilleur de notre modèle social (parce qu'il y a du bon dans ce modèle).
Donc, pas d'énervement !
Rédigé par : Emmanuel | 25 mai 2010 à 13:39
"christiano-socialisme" : vous devriez dire catholicismo-socialisme, ETF.
La culture catholique est pour beaucoup dans ce que vous détestez en France : haine de l'argent (et donc du profit, et donc méfiance envers la libre-entreprise), morale hypocrite (dure en apprence, mais tellement permissive en fait), goût du spectaculaire et de la mise en scène, bref de l'apparence.
Mais il faut reconnaître, que la culture protestante a donné de sacrés rabat-joie !
Même si les catholiques traditionalistes sont des félés, il n'y a rien de plus beau qu'une messe en latin. Et le baroque ! On se marre plus en Italie ou en France qu'en Allemagne du nord !
J'arrête la les lieux communs. Mais ce vieux fond catho français a beau être insupportable, il est magnifique par certains côtés.
Rédigé par : Emmanuel | 25 mai 2010 à 14:04
la religion ? qu'est ce que ca vient faire là ?
voici quelques réformes modestes dont l'intitulé contient les raisons des déficits :
* interdiction absolue du cumul des mandats, terminés les sénateurs-maires, députés-maires, etc. qui se croient proprio à vie
* pas plus de 2 mandats consécutifs, ca va faire couler obligatoirement du sang neuf
* mise sous tutelle immédiate des collectivités responsable de désatres économiques
* déchéance immédiate des mandats pour les élus commettant des fautes professionnelles comme par exemple le non respect des procédures obligatoires d'appels d'offres
* autorisation obligatoire des ministères de tutelle pour toutes les dépenses d'équipement d'un budget supérieur ou égal à 15 millions d'euros
* suppression des communes et des départements,
on peut toujours rêver, ca fait pas de mal et en plus c'est gratuit, c'est pas comme le tramway et, c'est une nouveauté qui met de bonne humeur, l'opéra de C******t-Fd à 620 000 euros le non-respect de la procédure d'appels d'offres...
Rédigé par : PFR | 25 mai 2010 à 16:16
" Selon les sondages, les français sont d'ailleurs prêts à partir à la retraite à 65 ans. Nécessité fait loi. "
Ce sont surtout les syndicats qui font la loi; la loi de la rue. Bien plus efficace que les sondages pour faire plier le gouvernement.
D.J
Rédigé par : D.J | 25 mai 2010 à 16:24
Pour faire une synthèse des 2 derniers posts:
Tout ce avec quoi on saoule - à raison - la classe politique en terme de cumul des mandats et de renouvellement des cadres devrait être également appliqué aux syndicats. Bizarrement, un Homme politique "professionnel" ça me choque beaucoup moins qu'un syndicaliste "professionnel"...
Rédigé par : PaulNizan | 25 mai 2010 à 17:03
" Bizarrement, un Homme politique "professionnel" ça me choque beaucoup moins qu'un syndicaliste "professionnel"... "
A mon avis peut-importe qu'ils sont pros ou non, Ce sont les idées constructives qui sont importants. Mais les syndicats français aujourd'hui font de plus en plus un syndicalisme clientéliste plutôt que de défendre les intérêts des français dans leur ensemble.
En Suisse aussi remarque.
D.J
Rédigé par : D.J | 25 mai 2010 à 17:46
Éthique protestante et rosse étique
Bon, je remarque que tout le monde carbure à l'essence allemande.
Peu importe que les théories de Weber aient été discréditées depuis longtemps : les lieux communs, c'est tellement agréable.
Et puis, les catholiques, quel luxe, quelle histoire.
Donnez-nous du pasteur scandinave, modeste et renfrogné, économe, frugal et sobre, de préférence télé-prédicateur et imprécateur, voilà la vertu !
Rédigé par : Jeo | 25 mai 2010 à 19:06
Weber, discrédité? Voilà qui est vite dit!
Comme si la culture et les valeurs n'avaient pas d'effet sur les hommes et le développement des sociétés!
Le christianisme pour le culte de la pauvreté et l'hypocrisie face à l'argent, le socialisme pour l'égalitarisme, l'infantilisation des masses, et l'abdication non plus envers Dieu, mais envers l'Etat tout-puissant.
Rédigé par : ETF | 25 mai 2010 à 20:28
Papesse Hilton
Heureusement pour la France, il doit se trouver un ou deux entrepreneurs catholiques pour faire mentir ce déterminisme cousu de fil blanc.
Quant à la croyance des protestants dans la prédestination, qui se vérifierait au montant du compte en banque, il ne faut pas être Silésius pour voir combien elle est contraire au christianisme.
Le protestantisme aboutit logiquement à la négation et à l'inversion du christianisme, comme l'a démontré De Maistre il y a plus de deux siècles, avec une rigueur de mathématicien.
Pauvreté, célibat, chasteté : on peut difficilement reprocher aux catholiques un manque de cohérence. Ce sont des mots qui vont très bien ensemble, comme le chantait un catholique* de Liverpool. Je ne vois pas où est l'hypocrisie. Peut-être faut-il que Paris Hilton devienne papesse pour que vous saluiez la transparence de l'église ? Je crains que quelque chose se soit perdu dans l'aventure.
*dans une vie antérieure, à propos de la femme de Richard Antony
Rédigé par : Jeo | 25 mai 2010 à 21:07
Jeo préfère attaquer le protestantisme (dont je me fous comme de l'an Calv-un) plutôt que de balayer devant sa sacristie. Classique. Enfin, on s'en fout de toute façon. Un bon coup d'islamisme, et la cause sera entendue.
Rédigé par : Sigmund Fried | 25 mai 2010 à 21:22
Me trouvant en Chine , je ne peux repondre aux commentaires . Des que j'en serai sorti , je donnerai des nouvelles fraiches du conflit entre les Chinois éveillès et la maffia aux affaires
Rédigé par : guy sorman | 26 mai 2010 à 05:58
@ Guy,
Seriez-vous entré illégalement en Chine? Ou est-ce que les autorités ont finalement changé d'avis sur l'octroi d'un visa d'entrée?
D.J
Rédigé par : D.J | 26 mai 2010 à 10:08
faux-sorman et vieilles dentelles
Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages
Rédigé par : audiard | 26 mai 2010 à 11:02