( Texte déja publié mais qu'ajouter de plus ? )
Tout homme d’Etat est poursuivi par sa Némésis, déesse de la vengeance. Celle de Barack Obama est une femme noire, afro-américaine de quarante ans, mère de deux enfants, qui fut un temps soldat dans l’armée américaine : Velma Hart. Le 20 septembre dernier, au cours d’un débat public, organisé par une chaîne de télévision favorable à Barack Obama, Velma Hart s’est adressée en direct au Président: “Je n’en peux plus (I am exhausted) de vous soutenir”, dit-elle, sur un ton posé et définitif. En cet instant, la Némésis noire fit basculer le destin d’Obama. Il répondit, médiocrement : n’avait-il pas, entre autres, réglementé les cartes de crédit pour protéger les débiteurs et étendu le bénéfice des assurances médicales aux enfants jusqu’à l’âge de 26 ans ? C’était un peu court : Velma Hart avait cru qu’Obama changerait sa vie. Le Président ajouta que les Etats-Unis étaient en « bonne voie vers un futur prometteur ». Obama, ce jour-là, s’est révélé pour ce qu’il était, un homme politique comme les autres. Qu’il soit Noir ou pas, peu importe désormais.
Le 2 novembre, renouvellement à mi-mandat du Parlement, les Américains se prononceront pour la première fois sur le bilan d’Obama et de son parti : chacun s’attend à une défaite annoncée. Les partisans d’Obama font valoir qu’il n’a pas eu de chance : deux guerres et une crise économique en héritage. Certes, mais il aura mal géré cet héritage. Alors que la guerre en Irak obéissait à des objectifs relativement clairs et à peu près atteints (fin de la dictature et élimination des terroristes), la guerre d’Afghanistan, qu’Obama a fait sienne et déclaré “juste”, s’enlise dans une absence de stratégie. Guerre lointaine cependant, qui affecte peu le sentiment public. C’est l’économie qui détruit Obama, la stagnation, le chômage, et plus encore l’absence de perspective. Qu’il s’agisse de la guerre ou de la crise, Obama aura fait preuve, en deux ans, d’un remarquable manque de créativité. Roosevelt, face à la crise économique de 1930, avait rétorqué (à tort ou à raison) par le New Deal et Ronald Reagan, en 1980, par la résurrection du capitalisme. Rien de tel chez Obama. Sa réponse face à la crise a emprunté aux manuels les plus usagés de la social-démocratie. Il était prévisible que la dépense publique ne créerait pas d’emplois durables. En plus de l’endettement public qui réduit les crédits disponibles pour les investissements privés, Obama a découragé les entrepreneurs par l’augmentation des impôts et un projet d’assurance maladie nationale à peu incompréhensible. La majorité des Américains, sans aucun diplôme en économie, a intuitivement conclu que Obanomics et Obamacare étaient contraires au génie capitaliste de la nation.
Manque de créativité, mais aussi un certain « autisme » politique : à mesure que le refus gagnait, Obama s’est réfugié dans des projets millénaristes contre le réchauffement climatique. Confronté à l’échec de la dépense publique, il envisage un second “plan de relance”. Si les calomnies lancées par des fondamentalistes américains – Obama ne serait pas américain, il serait musulman – sont écoutées, c’est en raison même de son « autisme ».
Est-ce Obama qui perd ou les Conservateurs qui gagnent ? Du fond de l’Amérique a resurgi une vague Conservatrice caractérisée par la haine de l’Etat, le culte de l’individualisme, l’attachement au capitalisme, tous ingrédients constitutifs de la société américaine et étrangers, voire incompréhensibles par les non Américains. Au contraire de Révolutions Conservatrices antérieures, telle celle de 1980 qui avait porté Ronald Reagan, la nouvelle génération incarnée par le Parti du Thé (allusion au rejet des Britanniques qui voulurent taxer le thé en 1773), a peu de connotation religieuse : les bonnes moeurs et Dieu ne dominent pas le registre de Sarah Palin, égérie Conservatrice mais « moderne ». La société américaine a changé, y compris à droite. Autre distinction de cette nouvelle Révolution Conservatrice, elle est dans le refus plus que porteuse de projets. On est à Droite, contre l’étatisme d’Obama (hâtivement qualifié de socialiste et européen, pêchés mortels aux Etats-Unis), contre les impôts, contre les dettes publiques, contre la nationalisation de l’assurance maladie, contre les islamistes, mais les solutions aux défis réels – chômage, dégradation de l’enseignement, immigration incontrôlée, grande inégalité face à la maladie ,terrorisme – ne sont pas explicites. Il manque à la nouvelle Droite Républicaine, la charpente intellectuelle et le projet de société qui, dans les années 1970-1980, avait été conçu pour Ronald Reagan par des stratèges dits néo-conservateurs, Milton Friedman en tête. La Révolution conservatrice de Reagan était universaliste : celle de Sarah Palin reste provinciale. Obama et les Démocrates vont être défaits par une cohorte du refus sans leader, ni vision.
À partir de janvier prochain, le gouvernement des Etats-Unis sera certainement affaibli par une cohabitation complexe entre un Président peu porté au compromis et des Républicains au Congrès qui savent ce qu’ils ne veulent pas. L’interruption des projets d’Obama, l’annulation probable de la nationalisation de l’assurance maladie, l’enterrement des ambitions climatiques, rassureront un peu les entrepreneurs. Suffisamment pour qu’ils investissent et recrutent ? Dans le court terme, doutons-en. La stagnation pourrait se prolonger au détriment des Américains et du reste du monde, car le consommateur américain et l’innovation américaine – quoi qu’on en dise – sont toujours les moteurs de l’économie mondiale.
Il reste l’Empire américain et ses trois piliers. L’armée, gendarme du monde, indispensable à la mondialisation ? Il ne se profile aucun candidat pour la remplacer. Le Dollar ? Géré en fonction des intérêts immédiats des Etats-Unis, il survit paradoxalement comme unique monnaie de réserve. Les Universités ? En attirant les meilleurs, elles confèrent aux Etats-Unis le leadership de l’innovation. Même Obama défait, les Etats-Unis resteront pour un temps « la Grande puissance par défaut ».

















"Thank you, Mr President" - A trop fréquenter les p'tit gars du Grand Mogul, on prend de mauvais plis. - Un génocide, cela rapproche énormément
Intox pure et simple. Regardez cette émission, faites-vous une idée par vous-même. (les six minutes d'un dialogue décontracté et pas l'entame un peu abrupte de la dame)
http://www.youtube.com/watch?v=-hbAkZ8sU2M&feature=related
"la guerre en Irak obéissait à des objectifs relativement clairs et à peu près atteints (fin de la dictature et élimination des terroristes)"
Le génocide et l'exil des chrétiens d'Irak faisait partie du plan à titre d'objectif ou de perte collatérale acceptable ?
On va arrêter d'essayer de réhabiliter cette guerre à titre posthume.
Les catholiques remercient les kurdes, pas GWB.
http://www.secours-catholique.org/actualite/les-chretiens-d-irak-face-a-un,7537.html
Rédigé par : Jeo | 06 octobre 2010 à 11:37
Mercredi 6 octobre 2010 :
USA : le secteur privé a détruit 39 000 emplois en septembre.
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=ec6f5295ba3e656d9847a7bc136d6b64
Rédigé par : BA | 06 octobre 2010 à 14:26
"Alors que la guerre en Irak obéissait à des objectifs relativement clairs et à peu près atteints (fin de la dictature et élimination des terroristes), "...
Sorman réécrit l'histoire. Rappelons lui que l'argument était de déposséder Saddam des ADMs, dont il s'avéra qu'il ne les avait plus depuis des lustres. Qu'il n'y avait pas ou peu de terroristes en Irak, et que Crétinus et sa clique laissèrent s'échapper Ben Laden, la guerre en Afghanistan s'enliser lamentablement et les talibans reprendre la main, en envoyant les troupes en Irak bien avant que la situation Afghane ne soit réglée.
Las. Je suis comme Velma. Fatigué de rectifier les contre-vérités, les fantaisies, et la propagande Sormaniennes. N'est pas Soler qui veut.
Rédigé par : ETF | 06 octobre 2010 à 15:55
La guerre en Irak a fait un nombre épouvantable de morts sans régler le problème du terrorisme. C'est un fiasco total. Mais pour certains, le bilan est toujours "globalement positif".
Quant au mythe Reagan, petit rappel : la dette publique a explosé à cause de ses baisses d'impôts, et le dette privée compense la montée des inégalités depuis 1980, c'est-à-dire depuis Reagan. Résultat : crise financière.
Le chômage a baissé, mais on a créé des catégories de travailleurs pauvres, 50 millions d'américains sans couverture médicale...
L'implosion de l'URSS ? Le cow-boy Reagan n'y est pour rien, le communisme n'a eu besoin de personne pour s'effondrer.
Au moins Obama essaie-t-il de s'attaquer aux problèmes de fond, quitte à mettre à mal les mythes fondateurs de l'Amérique : oui, il faut un système solidaire pour l'assurance-maladie, oui il faut des investissements publics (routes, écoles...), oui il faut s'attaquer vraiment à la crise écologique, oui il faut mettre fin à l'anarchie financière.
Mais je suppose qu'il faut être un taré gauchiste pour penser comme cela.
Rédigé par : Emmanuel | 06 octobre 2010 à 16:09
"Sorman réécrit l'histoire. Rappelons lui que l'argument était de déposséder Saddam des ADMs, dont il s'avéra qu'il ne les avait plus depuis des lustres. "
Soyons juste : on trouvera difficilement un papier de Guy Sorman prétendant qu'il faut envahir l'Irak pour se débarasser des ADM. Probablement parce que comme nous tous, il n'y a jamais cru.
Rédigé par : Jeo | 06 octobre 2010 à 16:20
"oui, il faut un système solidaire pour l'assurance-maladie, oui il faut des investissements publics (routes, écoles...), oui il faut s'attaquer vraiment à la crise écologique, oui il faut mettre fin à l'anarchie financière"
Oui, oui (dépenses d'infrastructure, si nécessaire), non, non
Rédigé par : Jeo | 06 octobre 2010 à 16:23
Nouveau couplet anti-Obama...
Pour convaincre qui?
Plus qu'une guerre personnelle ou politique, GS n'a jamais caché sa préférence pour les Républicains, il s'agit d'une guerre idéologique.
Ce pauvre Obama a effectivement accompli quelque chose d'impardonnable: ils est Keynésien!
Peu importe s'il a sauvé les banques, GM, AIG et quelques autres.
Peu importe s'il a limité le chômage.
Peu importe s'il a stoppé la récession.
Peu importe s'il a aidé les chômeurs qui ne trouvaient pas de travail.
Peu importe s'il donne à manger à 42 millions de personnes, chiffre officiel, selon certaines sources il avoisinerait 60 millions.
Peu importe s'il a permis à 40 millions d'américains de pouvoir se soigner.
Tout cela n'est rien, car il est keynésien...
Peu importe par ailleurs si la cote d'Obama est remontée à 50% et si l'avance des républicains a fondu de moitié: Obama sera battu!
Ce célèbre anesthésiste...
Rédigé par : el oso | 06 octobre 2010 à 16:46
Obama donne à manger à 42 millions de pauvres ? Je ne suis pas seul à verser dans l'excés.
Rédigé par : Guy Sorman | 06 octobre 2010 à 16:51
"L'implosion de l'URSS ? Le cow-boy Reagan n'y est pour rien, le communisme n'a eu besoin de personne pour s'effondrer."
En relançant la course au armement, il a durablement plombé l'URSS. Et Reagan a été le premier à dire franchement les choses sur le communisme.
Rédigé par : Jeo | 06 octobre 2010 à 17:07
Grand tour (Eat, pray, love and other chromos)
Dans les fictions américains, de plus en plus, le thème d'un voyage en Europe comme récompense ou pour donner du sens à la vie. Par exemple, cette mère dans la très irrévérencieuse série Weeds, qui promet à son fils à chaque coup dur que quand il aura dix-huit ans, elle lui offrira un voyage en Europe.
Chez beaucoup d'américains, le sentiment aussi que l'Europe est le dernier endroit où l'on peut vivre (Guy Sorman, détrompez-les).
Il y a deux amériques, pas une seule : celle des cheeses and wine, celle de Woody Allen et d'Hemingway, et celle de Paris Hilton, MTV, GWB, Sara Palin et des spares ribs.
Laquelle est l'authentique ?
La première aime l'Europe ; la deuxième la hait, l'envie (sutout la France) et est dans le fond aussi complexée face à l'Europe qu'un pequenot flamand (avec un désir de revanche épouvantable) lorsqu'il entend le son du français.
Rédigé par : Jeo | 06 octobre 2010 à 17:23
Guy, vous n'ignorez évidemment pas ce que sont les food stamps.
Je vous invite à consulter le lien suivant, qui donne tous les chiffres de l'économie américaine en temps réel. Dans la colonne de droite, vous trouverez "food stamp recipients". Vous constaterez que le chiffre actuel est supérieur à 42.785.000 personnes.
Si vous avez la patience de rester une ou deux minutes sur le site, vous constaterez que ce chiffre est en constante augmentation.
Mais j'ai lu par ailleurs que ce chiffre était en réalité plus proche de 60 millions de personnes. Là, je n'ai pas de source fiable à citer.
http://www.usdebtclock.org/
Rédigé par : el oso | 06 octobre 2010 à 18:04
" La guerre en Irak a fait un nombre épouvantable de morts sans régler le problème du terrorisme. C'est un fiasco total. Mais pour certains, le bilan est toujours "globalement positif". "
C'est globalement positif, vu que... l'armée Saddam à capitulé premier objectif atteint. Le second faire condamner Saddam, ce qui fut fait et troisièmement rendre l'Irak à la société civiles par des élections démocratique. Certes aléatoire et fragile, mais réel. Quand à Al qaeda elle fut vaincu par le général Peatrus. Sa fait beaucoup d'objectifs atteint pour prétendre à un fiasco total.
" Quant au mythe Reagan, petit rappel : la dette publique a explosé à cause de ses baisses d'impôts, et le dette privée compense la montée des inégalités depuis 1980, c'est-à-dire depuis Reagan. Résultat : crise financière. "
Reagan a ramené le pleine emplois aux USA et une croissance soutenu pendant 30 ans. On excuse Obama pour ses résultats médiocres en économie pour avoir hériter une crise de ses prédécesseurs. Mais il faut aussi voir ce que Reagan à hérité du Cartérisme. On est passé d'une Amérique anémique sous Carter et un chômage de masse à une économie performante et un pleine emplois sous Reagan.
" L'implosion de l'URSS ? Le cow-boy Reagan n'y est pour rien, le communisme n'a eu besoin de personne pour s'effondrer. "
Comme l'a dit jeo, la course à l'armement à ruiné l'URSS et précipité sa chute. Mais on commence à connaître la chanson comme celle de l'Amérique qui n'est non plus pour rien dans la chute du nazisme, débités de plus en plus par une clique d'anti-américains primaire ganchistes.
D.J
Rédigé par : D.J | 06 octobre 2010 à 18:06
"Peu importe s'il a aidé les chômeurs qui ne trouvaient pas de travail."
Il a surtout jeté l'argent par les fenêtres pour tenter de calmer le jeu. Il y a bien eu appauvrissement général ; mais à qui la faute ?
Le libéralisme, cela ne fonctionne pas ; heureusement pour les libéraux, le socialisme, cela fonctionne encore moins.
Rédigé par : Jeo | 06 octobre 2010 à 18:20
Le sceau d'Ottokar
Ce bref message pour dire à Guy Sorman qu'il ne doit pas considérer la chute du sceau d'Obama comme un mauvais augure.
Qu'il laisse la superstition aux paranoïaques.
Rédigé par : Jeo | 06 octobre 2010 à 18:35
Doubler la durée d'indemnisation du chômage alors qu'il n'y a plus de boulot, je n'appelle pas ça jeter de l'argent par les fenêtres...
Rédigé par : el oso | 06 octobre 2010 à 18:36
Malgré les attaques dont il est l'objet, Obama reste très cool. Et il garde son sens de l'humour...
http://fr.news.yahoo.com/54/20101006/video/ven-le-sceau-d-obama-tombe-en-plein-disc-d34fe38.html
Rédigé par : el oso | 06 octobre 2010 à 18:56
En Europe ont catalogues les Tea party dans l'ultra-droite, voir comme un mouvement fascisant. Mais dans les tea party il y a de tout; des ouvriers, des notaires, des patrons, des blancs, des noirs, des métis, des latinos etc... Un vrai assortiment de l'Amérique d'Obama.
( Pour éviter toute confusion: quand je dis l'Amérique d'Obama, je ne voulais pas dire sur son programme politique bien sur ).
D.J
Rédigé par : D.J | 06 octobre 2010 à 19:17
Les food stamps n'ont pas été inventés par Obama mais dans les années 1960 : bons alimentaires , ils sont une aide aux plus pauvres , l'un des nombreux programmes d'assistance américain. Le welfare aux US est généralement en nature et pas en cash.Ce qui ne signifie pas que 40 millions d'Américains meurent de faim ou échappent à la faim grâce à Obama.
La position libérale sur le sujet a été décrite par Milton Friedman dans Capitalisme et liberté , 1962 : un impôt négatif pour tous , sans discrimination , pour ceux qui passent en dessous du seuil de pauvreté. J'ai proposé cela pour la France , sans succès , sous le nom de RMU , Revenu minimum universel.
Rédigé par : Guy Sorman | 06 octobre 2010 à 20:17
Le RMU? Pagnol eut apprécié.
Rédigé par : ETF | 06 octobre 2010 à 20:38
La guerre d' afghanistan n' a couté que 8 milliards de $ par an à l' URSS, et pourtant elle a contribué à son effondrement.Le budget soviétique dans l' armement s' élevait à 350 milliards de $ en 1982. La guerre contre les Talibans a couté 282 milliards de $ aux USAs depuis 2001, donc 30 milliards par an.La guerre en Irak a couté 1000 milliards de $.Ces 2 guerres ont couté 2 ans de budget militaire de 650 milliards de $ par an!L' un des objectifs d' Al Quaida est d' enliser les USAs dans des guerres au sein du monde islamique pour pousser l' armée US à bout.Avant la guerre , al Qaida était absent d' Irak, maintenant des jihadistes inspirés par Al Qaeda sont apparus.Personellement, je suis pour ces guerres car elles coutent très très cher.J' espère d' autres guerres notamment contre la Syrie, l' Egypte,l' Algérie, le Maroc, le Pakistan qui possède l' arme atomique, pays de 160 millions d' habitants cela peut faire beaucoup de terroristes. Ainsi , Dar al-Islam, la «Maison de la paix» deviendra Dar al-Harb, la «Maison de la guerre».
Rédigé par : Kim Jong ilien | 06 octobre 2010 à 21:16
"Obama s’est réfugié dans des projets millénaristes"
C'est à ça qu'on reconnait un président américain depuis quelques temps déjà...
Rédigé par : PaulNizan | 06 octobre 2010 à 23:21
"En relançant la course au armement, il a durablement plombé l'URSS".
Reagan n'a pas cédé aux sirènes du pacifisme, comme Mitterrand, Schmidt et Kohl en Europe. Mais n'importe quel président US aurait fait pareil.
Rédigé par : Emmanuel | 07 octobre 2010 à 08:32
"Reagan n'a pas cédé aux sirènes du pacifisme, comme Mitterrand"
"Les missiles à l'Est et les pacifistes à l'Ouest", constat mittérandien mais avec un coup de pouce de Reagan
Rédigé par : Jeo | 07 octobre 2010 à 11:49
"Doubler la durée d'indemnisation du chômage alors qu'il n'y a plus de boulot, je n'appelle pas ça jeter de l'argent par les fenêtres..."
Oui, mais cela ne règle rien non plus. Sauf à considérer que rester au chômage est une option : on peut voir les conséquences en Belgique.
Rédigé par : Jeo | 07 octobre 2010 à 12:16
Bien sûr que cela ne règle rien. Cela permet simplement à des millions de gens de rester en vie...
Le vrai problème, c'est une consommation trop faible.
On savait déjà que de 16 à 20% de la population ne pouvaient plus consommer comme avant à cause du chômage, du temps partiel faute de mieux et du découragement de ceux qui ne cherchaient même plus.
On en sait un peu plus maintenant.
Un rapport officiel du Département du Travail Américain, publié cette semaine, nous apprend ce que nous soupçonnions, sans en avoir la certitude. Même les gens ayant un bon boulot bien payé ont réduit leur consommation.
Même les plus fortunés dépensent moins. Inutile d'être docteur d'état en sociologie pour en comprendre les raisons.
Mais le fait est que tant que cette attitude persistera, la croissance américaine sera anesthésiée...
Rédigé par : el oso | 07 octobre 2010 à 15:37
Cela permet simplement à des millions de gens de rester en vie...
Le revenu disponible des chômeurs est bien vite dépensé : l'allocation de chômage ressemble au derniers billets d'un joueur de monopoly.
Les deux problèmes que génèrent l'allocation de chômage :
pour l'individu au chômage, cela n'est pas un mode de vie satisfaisant, mais il peut s'y enferrer
pour la société, c'est un manque à gagner, la production se trouve diminuée de la fraction que l'individu pourrait y apporter, même à titre modeste.
Rédigé par : Jeo | 07 octobre 2010 à 16:11
Vous enfoncez des portes ouvertes avec fracas, mon cher...
Mais quand il n'y a pas de boulot à cause de la mollesse de la croissance due à des consommateurs qui ne consomment plus comme avant, que fait-on? On laisse les gens crever ou on les paie en espérant que la consommation va reprendre?
Rédigé par : el oso | 07 octobre 2010 à 16:45
Deux mots : mid-term
L'Amérique est divisée comme jamais. Ce qu'on a fait comprendre à toute une série d'américains, c'est qu'ils ne l'étaient pas.
C'est l'éternelle division Roth/Allen, Fitzgerald/Hemingway, Néogothique/Mort dans l'après-midi, bon sentiment un peu niais/bonne littérature très vraie.
Pour ceux qui pensent que j'exagère : Rumsfeld a suivi des séminaires sur l'impérialisme romain (je ne sais pas si le port de l'imperial mini-skirt était conseillé) avant d'envahir l'Irak, et il se gargarisait de l'époque victorienne lorsqu'il était élu l'homme le plus sexy d'Amérique (Le bombardier dans le slip - A quand les lauriers d'éphèbe pour Bart de Wever ?).
Un grand nombre d'américains vont prendre la tangente parce qu'ils ne se reconnaissent pas dans cette Amérique "éternelle".
Rédigé par : Jeo | 03 novembre 2010 à 16:57
Facile de critiquer, puisque la critique n'est pas falsifiable. Et surtout qu'elle ignore ce qui a été accompli, et ce qu'on a évité (le pire). Circulez, y'a rien à voir.
Rédigé par : ETF | 03 novembre 2010 à 17:27
L' un des problème du christianisme, c' est que c' est la religion du ressentiment.Ils voient des ennemis partout.Pourquoi parler des chrétiens du Moyen Orient? La plupart des religions non dominates se font persécutées.L' apocalypse de Jean porte de la rancune contre l' empire Romain, c' est un véritable manuel du ressentiment.Pourquoi ces chrétiens ne parlme jamais du sort des musulmans en Inde face aux hindous, des hindous du sri Lanka face aux bouddhistes Théravadins, des terroristes Ouighours face aux communistes chinois, des musulmans Tchéchènes face aux orthodoxes russes, la liste est longue.Par exemple , au Japon, au Vietnam, en Birmanie, on ne fait pas la une sur les bouddhistes soi disants persécutés, tout le monde s' en fout!
Rédigé par : Kim Jong Ilien | 03 novembre 2010 à 17:59
"taré gauchiste" Sache que la plupart des néo cons la nouvelle droite sont d' anciens gauchistes:
http://www.alterinfo.net/L-influence-determinante-des-gauchistes-fanatiques-et-des-trotskystes-dans-l-elaboration-du-choc-des-civilisations-et-de_a51362.html
Richard Perl, Wolfowitz, Irvin Kristol.J' ajouterai que Baroso et Joshka Fisher était d' anciens maoistes.Chirac était un temps communiste dans sa jeunesse. Beaucoup de gens ont hélas une vision manichéenne du monde, Zoroastrienne: bien contre mal.Il y a du manichéisme dans l' Islam (voir le dictionnaire du Coran chez Laffont), et même chez le judéo christianisme.Le film Star Wars sépare la force du coté oscure , très superficiel. Nietzsche préconise d' aller par delà bien et mal.Le sutra de Vimalakirti s' intitule pratique de la non dualité.L' Hindouisme et le schopenhauerisme sont des monismes.
Rédigé par : Kim Jong Ilien | 03 novembre 2010 à 18:19
L'axe Du Mal Maison Blanche-Teheran:
http://www.likoud.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=72
"Pour ceux qui continuaient à célébrer l'arrivée d'un renouveau symbolisé par un président noir à Washington, il apparaît désormais clairement que le locataire de la Maison Blanche est un ennemi acharné de l'état juif. Un nouvel axe du mal s'est constitué englobant dans une même volonté de détruire l'Etat juif ou d'en faire une terre de pogromes tous les terroristes arabes et musulmans ainsi que Hussein Obama. Il fallait être sourd et aveugle, illettré et malveillant pour ne pas avoir pris connaissance de ses fréquentations antisémites et de son entourage pro arabe. Sourd et aveugle comme un juif démocrate humaniste américain!
Certains pensaient que le manque de réaction ferme des Etats-Unis face à l'Iran était la preuve d'une volonté de dialogue, de diplomatie tranquille ou de naïve incompétence de la part d'Obama. Certains voyaient dans ses tergiversations, la preuve de la recherche d'une solution pacifique qui permettrait de retirer au führer de Téhéran l'envie frénétique de posséder la bombe nucléaire et de réaliser son rêve de destruction d'Israël. Et pourtant tout était écrit dès avant la néfaste élection présidentielle américaine tout comme la confirmation de son ministre de la défense signait la politique future. L'obtention de l'arme nucléaire par les ayatollahs de Téhéran ne sera pas due à l'indécision ou à l'impuissance d'Obama. Elle sera le résultat direct de ce qu'il veut laisser derrière lui: un monde musulman plus puissant, plus agressif, mieux armé contre l'Occident et surtout capable de faire sauter le seul verrou entre la marée barbare musulmane et l'Occident démocratique. On assistera encore à des effets de manche, des condamnations et des discours déterminés mais aucune action réelle."
Rédigé par : Kim Jong Ilien | 03 novembre 2010 à 18:34
"Ils voient des ennemis partout."
Et ils prient pour eux, étant très bonne pomme.
Rédigé par : Jeo | 03 novembre 2010 à 18:46
Move on
G.S. pointe bien l'absence de programme des républicains. Ils risquent de tenter un politique d'obstruction systématique, en tablant que l'exaspération sert leur camp et puisqu'une politique de compromis leur a coûté une ré-élection de Clinton.
On peut aussi dire adieu au processus de paix en Israël-Palestine.
On peut enfin s'attendre à des coups fourés genre Irangate, Monicagate.
Rédigé par : Jeo | 03 novembre 2010 à 19:02
Finalement, tout le monde a perdu dans cette élection, Obama, bien sûr, qui n'a plus de majorité, les Républicains puisque le Sénat leur échappe, et les Tea Partiers puisque leur entrée est on ne peut plus discrète.
Le grand vainqueur, finalement, ne serait-il pas Bernanke?
Si tel est le cas, nous avons du souci à nous faire. Les QE vont se multiplier et les bulles mondiales enfler comme jamais...
La stratégie ultime ne serait-elle pas d'entraîner tout le monde, Chine, Inde, Brésil, pays asiatiques, dans le chaos, rejouant ainsi l'épisode japonais de 1990?
Rédigé par : El oso | 03 novembre 2010 à 20:10
Deux Etats ont résisté au Tea Party : New York et la Californie . Sans doute la puissance et la capacité de mobilisation des syndicats de la fonction publique dans ces Etats , expliquent la résistance Démocrate . Et ne facilitera pas la tâche des nouveaux Gouverneurs, Cuomo et Brown qui devront tous deux , réduire les effectifs publics et ne pas augmenter les impôts s'ils veulent échapper à la banqueroute et garder leurs entreprises.
Rédigé par : Guy Sorman | 03 novembre 2010 à 21:16
Lundi 1er novembre 2010 :
Grèce : une restructuration de la dette n’est pas à écarter, affirme le vice-premier ministre Theódoros Pángalos (en charge du Conseil de gouvernement des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que du Conseil économique et social).
Greek woes.
Sunday, Greek deputy Prime Minister Pangalos told a local paper that in theory debt restructuring should not be completely ruled out, though the deficit would need to be dealt with first. He argued against "demonizing" debt restructuring. This obviously has antagonized investors.
The Greek 10-year yield rose 18 bp today after rising 120 bp last week. At 10.62 % today, it is the highest yield since late September and this may underestimate the pressure as there is talk that European central banks may have stepped in last week.
The implication of Pangalos’ comments are clear. Greece will continue to make efforts to cut its deficit. This may be more complicated because of new preliminary findings having to do with how state-owned businesses have been accounted for, point to a larger deficit last year, mean more cuts would be needed this year.
The deficit cuts may earn Greece some good will and this will make restructuring its debt more palatable.
Still, the problem and the implication of the crisis resolution mechanism that the EU is trying to work out is how to deal with the large debt burden. It seems there are only three mathematical possibilities once it is agreed the debt is unsustainable.
1) exit, which under current treaties seems impossible to be imposed on a country ;
2) bail out, which Germany has strongly indicated is a dead end ;
and three default/debt restructuring.
Political considerations appear to be driving to the third option as the least distasteful.
Marc Chandler | Global Head of Currency Strategy
http://www.creditwritedowns.com/2010/11/greek-woes.html
Rédigé par : BA | 03 novembre 2010 à 22:12
Les USAs ont eu chaud.Aparemment, ce sont des espions israeliens qui ont espionné le programme JSF et ni les russes, ni les chinois, ni les Iraniens , ni les Pakistanais:
http://www.thepeoplesvoice.org/TPV3/Voices.php/2010/11/03/national-security-alert-f-35-stealth-fig
Rédigé par : Kim Jong Ilien | 04 novembre 2010 à 03:28
"la guerre en Irak obéissait à des objectifs relativement clairs et à peu près atteints".
Au moins 120 000 victimes civiles et le massacre continu des chrétiens. Objectif atteint en effet.
Rédigé par : Emmanuel | 04 novembre 2010 à 13:00
"Deux Etats ont résisté au Tea Party : New York et la Californie". Ces deux états ont-ils à se plaindre de la gouvernance "social-démocrate" de leurs élites politiques et syndicales ?
Que je sache, les états qui appliquent déjà les préceptes de la droite républicaine ont aussi des difficultés financières.
Rédigé par : Emmanuel | 04 novembre 2010 à 15:32
"Deux Etats ont résisté au Tea Party"
Décidément, notre taulier est un grand fantaisiste. Tant mieux d'ailleurs, sinon on s"ennuierait... Pourvu qu'il ne se prenne pas trop au sérieux, ni ses analyses, d'ailleurs. Car la réalité chiffrée est plus concrète: 61,4% des candidats étiquetés "Tea Party" (en soi une nébuleuse mythifiée par les médias) ont perdu...
" For all the talk of the Tea Party's strength - and there will certainly be a significant number of their candidates in Congress - just 32% of all Tea Party candidates who ran for Congress won and 61.4% lost this election. "
http://firstread.msnbc.msn.com/_news/2010/11/03/5403120-just-32-of-tea-party-candidates-win
Go Obama, sauveur de Titanic après impact!
Rédigé par : ETF | 04 novembre 2010 à 17:41
Ce qui menace les US et par delà , l'économie mondiale : le délire inflationniste de Bernanke. Au programme du G20 , plutôt que d'attaquer le Yuan ( dont les effets sont modestes ) , c'est la Banque fédérale US qu'il faudra ramener à la raison. Post à suivre .
Rédigé par : Guy Sorman | 04 novembre 2010 à 21:15
à ETF : vous abusez de l'ignorance des lecteurs français en citant msnbc, gauche caviar, comme une source fiable . Le Tea Party va-t-il s'emparer ou non du Parti républicain est le débat du jour .
Rédigé par : Guy Sorman | 04 novembre 2010 à 21:18
Vous avez vu le Portugal ?
Vous avez vu l’Irlande ?
Vous avez vu la Grèce ?
Vous avez vu les trois graphiques ?
Tous les G20 n’ont servi à rien.
Tous les plans de sauvetage n’ont servi à rien.
Tous les plans de stabilisation n’ont servi à rien.
Toutes ces centaines de milliards d’euros qui avaient soi-disant « rassuré les marchés » n’ont servi à rien.
Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 6,607 % !
Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 7,656 % !
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND
Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,212 % !
Rédigé par : BA | 04 novembre 2010 à 21:21
Je laisse le lecteur français lire l'article, les critères retenus et se faire une idée par lui (ou elle)-même.
Et aussi faire ses propres recherches sur ce qu'est réellement la nébuleuse "Tea Party" (j'avais posté un lien vers une enquête sérieuse sur la question).
Ce qui est clair, et ce depuis les années Bush, je l'avais noté ici (avec 80% d'insatisfaits à l'époque), c'est que les américains ont perdu confiance en Washington, qu'il soit de droite ou de gauche, écoeurés qu'ils sont pas la corruption du système, les lobbys, les copinages, etc. Il y a révolte à "droite" comme à gauche. Les uns sont allé voter, les autres se sont abstenus.
Mais n'ayons crainte. Nos populistes révoltés du jour (on l'a vu avec Palin qui n'a eu qu'un objectif: s'en mettre plein les poches) feront très bientôt partie de l'establishment, avec ses petites habitudes...
Rédigé par : ETF | 04 novembre 2010 à 21:41
Tant que les gens ont pu trouver un job et emprunter à gogo, ils ne se sont pas trop préoccupés de politique, ils étaient trop occupés à dévaliser Wal Mart de toutes ses chinoiseries...
Depuis la crise, c'est une autre affaire. Chômage à près de 10%, chômage réel à près de 20%, plus de boulot, des dettes à ne plus savoir qu'en faire et des banques soudain devenues sourcilleuses, plus de 44 millions de récipiendaires de food stamps, angoisse pour l'avenir, pour eux-mêmes et leurs enfants,voilà ce qui a alimenté la colère des gens.
Le Tea Party n'est pas organisé, leurs idées sont on ne peut plus hétéroclites et, osons le dire, pour la plupart du temps stupides.
Deux évolutions possibles, l'une optimiste, l'économie repart, le chômage baisse, les gens reprennent espoir et se remettent à consommer. Le Tea Party retourne alors à son néant.
L'autre pessimiste, l'économie ne repart pas, ou insuffisamment, le chômage ne baisse pas ou, pire, continue à augmenter, et alors on n'a pas fini d'en entendre parler.
S'emparer alors du parti républicain? Pourquoi pas?
Rédigé par : El oso | 05 novembre 2010 à 02:24
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101102-3149.html
""La vraie dette du gouvernement américain est effrayante". "L'économiste Laurence Kotlikoff, de l'Université de Boston, déclare que la dette gouvernementale n'est pas de 13 500 milliards de dollars (US), soit 60% du PIB actuel, comme le pensent les investisseurs mondiaux et les contribuables américains, mais 14 fois plus élevée : 200 000 milliards de dollars, soit 840% du PIB actuel. 'Soyons réaliste', dit le Pr. Kotlikoff, 'les Etats-Unis sont en faillite'."
Rédigé par : Kim Jong Ilien | 05 novembre 2010 à 04:07
"Tant que les gens ont pu trouver un job et emprunter à gogo, ils ne se sont pas trop préoccupés de politique"
Non. Avec 41% de votants en moyenne (contre 61% aux présidentielles), ces midterms n'ont rien d'exceptionnel. La démocratie US est malade, on le savait, et vu la faible participation, les élections sont souvent déterminées par le degré de motivation d'une petite frange de l'électorat. Ce qui s'est passé est assez simple. Obama a hérité d'une situation cataclysmique, qu'aucun homme politique n'aurait pu retourner entièrement aussi peu de temps (d'ailleurs, les pouvoir réel du "politique" sur le plan économique se réduit d'année en année). Il a oeuvré pour sauver le navire, et il l'a fait (pour l'instant). Chapeau! Pour ce faire, il a gouverné au centre, et a donc déçu à "gauche" (pas d'option "publique" dans son plan d'assurance santé, la gabegie Wall Streetienne, le "surge" en Afghanistan, etc, etc). Obama a toujours été un centriste, d'ailleurs, jamais le gauchiste que les idéologues et les propagandistes aiment à dépeindre.
Donc, pour la "gauche" (les "liberals"), Obama est trop à droite, trop gentil, top poli, trop propret, pas assez charismatique, pas assez roublard une fois au pouvoir. Trop de scrupules. Trop de compromis (il ne pouvait pas vraiment faire autrement, et il aura fait plus en deux ans que Clinton en 8, il est bon de le rappeler et de regarder la réalité, pas les mythes ou la propagande, Sormanienne ou autre). Et bien entendu, au sortir du cataclysme, et dans un contexte international en plein chambardement, l'économie et l'emploi mettent du temps à se redresser (s'ils y parviennent jamais). La "gauche" a donc moins voté. Pendant ce temps, les micro-mouvements protestataires hétéroclites mais hyper-médiatisés de la Partie de Thé, ont fait ce que les questions d'avortement avaient fait pour Crétinus: mobiliser la base à droite. Les schémas sont les mêmes, les méthodes sont les mêmes (récupération politicienne), les ressorts (la colère, voire la haine) aussi. Les républicains se refont une virginité en deux ans? Ubuesque! La démocratie, parfois, ça ne volle pas haut. Le Tea Party, un takeover du parti républicain? Ils auront déçu avant que de pouvoir le faire.
Et pendant qu'on se gargarise de ces simagrées,
la Chine poursuit son takeover de la planète.
Rédigé par : ETF | 05 novembre 2010 à 09:17
"La Chine poursuit son takeover de la planète"
La France est muselée, avec des contrats et une promesse de soutien pour sa présidence du G 20. Le plus gros des contrats sera effectué en Chine où Airbus est déjà implanté et où Areva va construire un EPR, pas uniquement avec du personnel français, j'imagine.De plus Areva ouvre à la Chine les portes de ses mines d'uranium au Niger.
Le contrat que vient d'obtenir Alstom sera lui aussi exécuté en Chine.
Bénéfice pour l'emploi en France, très mince donc.
On apprend par ailleurs que Chateauroux va devenir la tête de pont des exportations chinoises vers la France. Signe des temps, Chateauroux n'avait pas retrouvé son équilibre depuis le départ des...américains...Là, il paraît que cela va créer des emplois. On verra.
Au niveau européen, on sait que la Chine a promis son aide à la Grèce moyennant sa main-mise sur le port du Pirée.
Elle va maintenant s'intéresser au Portugal. Nous en saurons plus dans quelques jours.
Au niveau mondial, on connaît déjà les multiples accords avec des pays africains ou latino-américains pour sécuriser les approvisionnements chinois en matières premières.
La dernière nouvelle, c'est la signature d'un traité de libre-échange avec l'ASEAN (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie, Cambodge). Un milliard neuf cent millions d'habitants au total...
Résumons, le yuan non convertible, donc à l'abri des aléas du marché, soutien à l'euro , étouffant la concurrence européenne, et des achats de dollars suffisants pour éviter une trop forte plongée de cette devise, histoire d'em...bêter les exportateurs américains...
Le jeu de go dans toute sa splendeur...
Rédigé par : El oso | 05 novembre 2010 à 10:44
La poussée à droite aux élections US est surtout la manifestation :
1/ du désarroi des soutiens d'Obama, qui constatent que les réformes ne changent pas le cours des choses en 1 an. Ces soutiens existent toujours, ils sont potentiellement majoritaires, mais ne sont pas allés voter.
2/ de la peur de la classe moyenne blanche, qui constate que l'Amérique décline, qu'elle est de moins en moins blanche justement, et que les fondamentaux (libre entreprise, consommation frénétique, domination mondiale) sont contestés.
Or, la peur nourrit un réflexe conservateur. Même chose en Europe avec la montée du populisme.
Rédigé par : Emmanuel | 05 novembre 2010 à 11:40