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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Voici les sites qui parlent de Merkel palme d'or à Cannes :

Commentaires

"Nicolas Sarkozy, pro Obama en 2009, est clairement passé du côté Merkel."
Contraint et forcé. Vous placez la causalité où elle vous arrange.
Ce n'est pas une prise de conscience de l'échec des politiques de relance. C'est simplement qu'il n'y a plus moyen aujourd'hui d'emprunter de l'argent pour investir, fût-ce dans l'économie du pays (via la relance). Merkel peut jouer les "gros bras", vu d'Allemagne où nul n'est besoin de relance.
Bref, vous faite de l'amalgame parce que ça arrange votre argumentaire. This is not science.
Quant à Obama, il ne peut rien, car les US ne sont pas une dictature. Notons le brillant résultat au Royaume Uni de la politique d'austérité!
Bref, ce que vous écrivez là fleure bon l'idéologie, mais pas la science. Les politiques de relance ne sont pas abandonnées parce qu'elles ne marchent pas, mais parce qu'il n'y a même plus d'argent pour les mettre en oeuvre.

Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans la capacité de l'Italie à rembourser ses dettes.

Le graphique des taux de l'Italie montre que le quatrième domino va bientôt tomber.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

"cinq économistes indépendants , chargés de dire les faits à tout Chancelier"... et donc au peuple.

Quid de la démocratie ? Les experts, qui se trompent souvent, exerceraient donc une dictature consulaire. Cela se défend, mais il ne faut pas être hypocrite, Guy Sorman.

Et dire franchement que le suffrage universel est un obstacle insupportable.

Et alors, il faut faire comme les Chinois : un seul parti et pas d'élections, et le problème est réglé.

Sarkozy a choisi la convergence avec l'Allemagne et c'est probablement la bonne option.
Mais le problème est de savoir si elle est possible, pour la France et pour les autres états du sud.
Une analyse des grandes tendances sur la dernière décennie nous laisse hélas dubitatifs sur la réussite de cette entreprise. Et c'est là qu'est la faiblesse intrinsèque de la zone euro. Sur le long terme, sauf miracle, Hollande touché par la grâce et réduisant massivement le périmètre de l'état, cela mènera à la conclusion que, ou bien les pays du nord sortiront de l'euro,
ou plus vraisemblablement que ce sera le Club Med qui retrouvera ses monnaies nationales...

En pourcentage du PIB, quels sont les sept Etats européens les plus endettés ?

1- Grèce : la dette publique est de 329,351 milliards d'euros, soit 144,9 % du PIB.

2- Italie : la dette publique est de 1842,826 milliards d'euros, soit 118,4 % du PIB.

3- Belgique : la dette publique est de 340,738 milliards d'euros, soit 96,2 % du PIB.

4- Irlande : la dette publique est de 147,988 milliards d'euros, soit 94,9 % du PIB.

5- Portugal : la dette publique est de 161,257 milliards d'euros, soit 93,3 % du PIB.

6- Allemagne : la dette publique est de 2061,795 milliards d'euros, soit 83,2 % du PIB.

7- France : la dette publique est de 1591,169 milliards d'euros, soit 82,3 % du PIB.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-21102011-AP/FR/2-21102011-AP-FR.PDF

Je ne vois pas pourquoi il faut donner la palme d'or à Merkel ? Passons en revue les différents chiffres :

- Les investisseurs font-ils d'avantage confiance à l'Allemagne qu'à la France ? Non. La France est largement devant l'Allemagne pour les investissements directs étrangers : plus d'un milliard de dollars en France contre 674 millions en Allemagne, selon les statistiques publiées par la CNUCED.

- Les Allemands sont-ils meilleurs que nous en matière de dette ? Non. En 2010, l'Allemagne avait une dette de 83,2 % du PIB contre 81,7 % pour la France selon Eurostat. L'Allemagne est donc tout autant que la France en dehors de la limite des 60 % du PIB exigée par le Pacte de stabilité.

- La croissance allemande est-elle meilleure que chez nous ? Non plus. Sur la dernière décennie elle a été inférieure à celle de la zone euro et moindre qu’en France. D’ailleurs, le "modèle allemand" n'a pas protégé ce pays de la crise : avec une chute de 4,9 %, du PIB il a subi en 2009 une récession deux fois plus importante qu’en France. L'embellie en 2010 est donc un rattrapage. Au final, par rapport à 2008, l'Allemagne marque encore un retard de croissance plus grand qu’en France.

- Le Taux de chômage en Allemagne est-il vraiment plus faible que chez nous ? Non. Officiellement de 6 % contre 9,9 % en France, il a été visuellement dégonflé grâce à la réforme social-démocrate. Elle a rayé des comptes 1,5 millions de sans emploi. Cela correspond exactement à la baisse du chômage affichée depuis 2002. En septembre dernier, le journal Die Welt a aussi révélé que 200 000 chômeurs âgés avaient été radiés. Le ministère allemand du travail a reconnu que 57 % seniors chômeurs n'étaient plus comptés. Autre artifice : la généralisation du chômage partiel, invisible dans les statistiques. Ainsi en 2010 selon Eurostat, il concernait 26,2 % des salariés allemands contre 17,8 % des salariés français.

- La croissance allemande basée sur les exportations est-elle un modèle généralisable? Non. 65 % des exportations allemandes sont destinées à la demande des autres pays européens. S’ils imitaient le « modèle allemand » en contractant leurs achats l’export made in germany s’écroulerait. De plus, ces exportations ne révèlent pas une plus grande performance technique. Selon Eurostat, 16 % de celles-ci concernent des produits de haute technologie. La France c’est 26 % des exportations. L’OCDE note aussi que les Français travaillent 154 heures de plus par an que les Allemands. Et la productivité des travailleurs français est la plus élevée d'Europe. Elle a progressé sur la dernière décennie deux fois plus vite qu'en Allemagne.

- L’Allemagne a bénéficié des subventions européennes pour financer sa réunification et, aujourd’hui elle ne veut pas mettre la main à la poche pour aider la Grèce. Voilà avec ce premier couac, la réalité européenne, une tromperie avérée, une illusion d’optique, au bénéfice d’un seul pays. C'est ça le modèle allemand !

Je pousse le raisonnement d'Empereur jusqu'à sa conclusion logique, à savoir la supériorité du modèle français, cette URSS qui a réussi...
;-)

Quel lien avec l'URSS ? Franchement, les mecs comme El oso ou D.J. ne savent pas raisonner ou quoi ? Avant la crise, le modèle anglo-saxon était infiniment supérieur au notre, maintenant c'est le modèle allemand.

Hitler, dans sa tombe, doit ruminer son gravissime échec, lourd de conséquences criminelles pour l’humanité entière. Ce qu’il n’a heureusement pas réussi à faire, Angéla Merkel est en train de le réussir pacifiquement.

Mais comme dans les années 30, il se trouve des dévots inconditionnels pour voir en l’Allemagne le modèle à suivre. A une différence de taille près, toutefois : il n’y a rien d’infamant à soutenir Madame Merkel, alors que les partisans français du « Plutôt Hitler que le Front Populaire », principalement les dirigeants du patronat français, se sont conduits comme de véritables traitres à leur pays.

Cher Guy Sorman vous voici donc, avec Nicolas Sarkozy, dans la cohorte des « Merkelophiles ». Jusqu’à quand ?

Comme Nicolas Sarkozy, vos emballements évoluent au gré de la ligne de pente. Jusqu’à la faillite de Lehmann Brothers, en 2008, vous et Sarkozy avez été « bushistes ». A sa différence, vous n’avez pas été « obamaniaque », mais voilà que vous vous rejoignez aujourd’hui. La proximité de l’élection présidentielle sans doute.

Vos arguments pour soutenir le modèle allemand valent le détour.

La description que vous en faites est délicieuse : « …..il appartient aux gouvernements de ne pas réagir à l’excès à la conjoncture mais de procurer aux entrepreneurs une perspective fiscale, sociale, réglementaire prévisible à long terme. Cette expérience confirmée par la gestion sud- coréenne, exige aussi une flexibilité du marché du travail pour permettre aux entrepreneurs de s’adapter à un marché mondial fluctuant. »

A travers ces deux phrases, vous avez livré le fond de votre pensée néfaste pour les peuples.

Je ne sais même pas si vous l’avez fait consciemment. Dans tous les cas, merci pour votre franchise.

Ainsi, vous dites crûment, en vous en faisant le chantre, que libéralisme consiste à garantir la stabilité à long terme aux entrepreneurs, qui ont tout, et la précarité quotidienne aux salariés, qui n’ont rien. C’est bien comme cela que j’avais compris la manière de fonctionner du libéralisme. C’est la raison pour laquelle j’en suis un adversaire irréductible.

Vous vous extasiez aussi sur « le rôle décisif d’un Conseil des Sages, cinq économistes indépendants, chargés de dire les faits à tout Chancelier ».

Vous ne dites pas qui a choisi ces cinq Sages. Vous oubliez de préciser qu’il s’agit d’économistes libéraux, dont la manière de dire « les faits », c’est-à-dire leur vérité, va dans le sens de l’orthodoxie libérale.

Votre aveuglement pro-allemand me sidère. Je ne peux pas arriver à croire que vous ne connaissiez pas toutes les données comparatives entre la France et l’Allemagne qu’à produites Empereur, dans sa contribution sur votre blog, le 6 novembre 2011 à 15h44.

Toutes les informations qu’il a données, je les connaissais moi aussi. Vous êtes mieux placé que nous pour les connaître. Comment se fait-il, dès lors, que vous ayez écrit cet article à la gloire de l’Allemagne ? Est-ce encore une manifestation de votre fanatisme pro-libéral ? A la manière dont Georges Marchais était pro-soviétique. Je le crains.

Au fait, je ne sache pas que vous vous soyez exprimé sur le cas argentin. Je serais très intéressé de savoir ce que vous en pensez. Ce pays qui, il y a une dizaine d’années, a dit merde au FMI, a détaché sa monnaie du dollar, a annulé unilatéralement sa dette, et qui aujourd’hui connaît une situation plutôt florissante, avec, il est vrai, un taux d’inflation élevé, mais avec un taux de chômage considérablement abaissé, inférieur au nôtre, et un taux de croissance de l’ordre de 8 à 9 % depuis plusieurs années. Au point que sa présidente a été réélue nettement dès le premier tour, après qu’elle ait succédé à son mari, décédé, et qui fut l’initiateur du virage salvateur.

Votre silence me paraît révélateur de votre gêne. Modèle pour modèle, mais je n’aime pas l’idée de modèle, je préfère l’argentin à l’allemand. On ne se refait pas.

Bref, le seul point avec lequel je suis d’accord avec vous, c’est quand vous dites que Merkel a éclipsé Sarkozy à Cannes. Les fanfaronnades de ce dernier n’y changeront rien.

Pour conclure, je crois comprendre, en filigrane, à travers votre article, que la situation de l’Europe est moins préoccupante que celle des Etats-Unis. C’est aussi mon sentiment.

Le modèle argentin exige de produire du soja , le pétrole vert. Ce qui a sauvé le pays , ou une partie: car la pauvreté s'amplifie et aussi l'analphabétisme. Pour gagner les eléctions , il suffit là-bas, d'acheter des voix , ce que les Péronistes savent faire.

Monsieur Sorman, il est vrai que l'école allemande en offrant des perspectives stables est favorable aux entrepreneurs.

Toutefois, il y a une question à laquelle les "politiques" ne répondent jamais: Comment réformer la France pour qu'elle puisse profiter d'un euro stable ?

Les réformes paraissent tellement nombreuses (système éducatif, manque d'un important vivier de PME exportatrices comme en Allemagne, production plutôt en milieu de gamme concurrencée par les pays émergents), et le temps étant compté (en tout cas pour les marchés financiers) qu'on peut être perplexe pour la capacité de la France à s'adapter à l'euro.

En fait, est-ce qu'il ne manque pas à la France les quarante ou cinquante ans qu'a eu l'Allemagne pour construire son modèle ?

"Nicolas Sarkozy, pro Obama en 2009, est clairement passé du côté Merkel"

Comme toujours, j'aime beaucoup vos analyses, mais la déclaration ci-dessus me parait contestable. En effet, quand le gouvernement français parle de "faire des économies", c'est pour implémenter uniquement des augmentations de prélèvement (augmentation de la TVA, de l'IS pour les grands groupes, 2e journée de solidarité...).
Après la baisse des dépenses par la suppression de niches fiscales, notre gouvernement continue à utiliser des formulations assez particulières.

Enfin, je tiens à signaler, surtout pour ETF, qu'actuellement, les pays d'europe qui enregistrent les plus forts taux de croissance sont ceux qui ont implémenté les politiques d'austérité les plus drastiques, à savoir les pays baltes et l'Irlande.

@ Guy Sorman

Votre réponse sur l'Argentine est proprement ahurissante.

Je n'ai pas lu un seul article qui ait mis en cause la sincérité du dernier vote intervenu en Argentine. Comme ont dit en justice : produisez vos preuves.

Mais là n'est pas l'essentiel. Est-ce que l'Argentine n'a pas dit merde au FMI, détaché le peso du dollar, annulé l'essentiel de sa dette, il y a dix ans ?

Est-ce que depuis, l'Argentine n'a pas réduit considérablement son taux de chômage (7 % en 2011), retrouvé la croissance, de l'ordre de 8 à 9 % depuis au moins trois ans ? Certes son taux d'inflation est élevé. Mais au moins le peuple respire et a retrouvé sa dignité.

Mais l'essentiel de mon papier ne portait pas sur l'Argentine, mais sur l'Allemagne.

Contestez-vous les chiffres produits par Empereur ?

Si oui, fournissez vos preuves.

Si non, la moindre honnêteté consisterait à le reconnaître. Et, ipso facto, à réviser votre vision de l'Allemagne idyllique.

Je me méfie de corrélations présentées comme des causes et effets. L'Irlande est un cas particulier, puisqu'il s'agit d'un vivier à multinationales qui vit grâce à des taux d'imposition sur les sociétés inférieurs au reste de la zone.
Je connais moins les pays Baltes, mais je note que vous ne citez pas l'Angleterre. Not objective, my friend.
Bref, je ne prétends pas que la relance est une bonne solution. Je ne sais pas. Mais je prétends que l'argument présenté ici par notre taulier est biaisé.
Ce n'est pas un soi-disant retour à la raison qui pousse Sarko, mais la nécessité de garder à la France son AAA, et le fait qu'après avoir joué les fiers-à-bras envers la Grèce et l'Italie, après avoir joué "la France et l'Allemagne dans la même catégorie" alors que c'est loin d'être le cas, il n'a plus d'autre choix que de faire des économies, rendant par là même impossible toute relance.

Dans la controverse sur les modèles économiques, il faut faire la part de l'histoire longue et de la géographie: la politique économique ne représente que la moitié de la réalité. Sauf quand elle est destructive : hyperinflation, fermeture des frontières, suppression de la propriété privée .Mais appliquer une politique dite allemande, ne porte ses fruits que dans la durée et ne crée pas une nouvelle Allemagne. La France est dominée par quelques grandes entreprises depuis Louis XIV, l' Allemagne par des PME performantes et décentralisées, comme le Japon . L'Argentine a du soja et ne produit rien d'autre parce que le pays a toujours été dominé par une oligarchie agraire , etc

@ Guy Sorman,

Je vous signale que l'Argentine exportait déjà du soja et j'y ajoute de la viande quand M. Kirchner a décidé de rompre radicalement avec la politique de ses prédécesseurs, y compris Péronistes, aplatis devant le FMI et les Etats-Unis.

Ce n'est donc pas le soja et la viande qui ont sorti l'Argentine de l'ornière, mais bien les mesures courageuses, à l'opposé de l'orthodoxie libérale.

Je me souviens, pourtant, que le FMI comme les Etats-Unis ont promis la foudre aux Argentins s'ils faisaient ce que finalement ils ont fait avec beaucoup de courage. Et notre duo infernal est passé à l'acte. Mais heureusement, il a échoué dans sa sale besogne. Certes, les deux ou trois premières années ont été difficiles. Mais les Argentins ont résisté, contre vents et marées. Comme quoi, quand un peuple veut il peut.

Pour autant, l'Argentine n'est pas un pays socialiste, encore moins communiste. Loin de là.

Quant à ce que vous appelez la controverse sur les modèles économiques, c'est de l'enfumage pour ne pas avoir à répondre sur les chiffres comparatifs entre la France et l'Allemagne. Ce faisant, vous agissez comme les politiciens. Vous dégagez en touche quand la question bat en brèche vos certitudes.

Nos deux pays ont adopté le même modèle économique, mais chacun l'applique avec ses particularités.

J'insiste, les chiffres donnés par Lempereur sont-ils faux ?

Votre silence est révélateur de votre incapacité à vous remettre en cause.

Les avocats de la banqueroute, argentine, grecque etc.. oublient que quelqu'un paye pour les dettes non remboursées.

"Les politiques de relance ne sont pas abandonnées parce qu'elles ne marchent pas, mais parce qu'il n'y a même plus d'argent pour les mettre en oeuvre."
Si je puis me permettre, le fait qu'elles ne génèrent pas de quoi les faire durer n'en fait-il pas des politiques qui ne marchent pas?

"Ce n'est pas un soi-disant retour à la raison qui pousse Sarko, mais la nécessité de garder à la France son AAA"
Courber l'échine devant la nécessité, ce n'est pas un retour à la raison?

A tous ceux qui n'ont pas vu ce truc effarant dans la presse cette semaine:

http://tiny.cc/18und

Comme un symbole: la dette publique allemande est bien inférieure à la dette publique française...

@ETF
L'angleterre vient à peine de commencer à mettre en œuvre son plan d'austérité alors que les pays baltes ont déjà implémenté des plans tous autour de 15% de PIB.
Par rapport à d'autres pays, on notera aussi que l'Irlande et les pays baltes (soit dans l'euro, soit ayant des taux de change fixe avec l'euro) ont été capables de s'ajuster par la déflation et ont conservé un environnement business-friendly, ce qui explique leur reprise par les exportations et l'investissement.

Dimanche 6 novembre 2011 :

Italie : sans réformes à Rome, la BCE pourrait cesser ses rachats.

"La Banque centrale européenne (BCE) discute souvent de la possibilité de mettre un terme à ses rachats de titres de dette souveraine italiens au cas où Rome ne mettrait pas en oeuvre les réformes promises", déclare Yves Mersch, membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

"Si nous constatons que l'efficacité de nos interventions est mise à mal par une absence d'efforts des gouvernements nationaux, alors nous devons nous poser nous interroger sur l'effet de ces interventions", déclare-t-il dans un entretien publié dimanche par le journal La Stampa.

Prié de dire si cela signifiait que la BCE pouvait arrêter d'acheter des obligations italiennes, Yves Mersch, à la tête de la banque centrale luxembourgeoise, répond :

"Si la conseil de la BCE arrive à la conclusion que les conditions qui l'avaient conduit à prendre une décision ne sont plus réunies, il peut changer cette décision à tout moment. Nous en discutons tout le temps."

C'est notamment parce que les rendements des obligations souveraines espagnoles et italiennes avaient atteint début août un niveau jugé difficilement soutenable sur le long terme pour ces pays, à plus de 6 %, que la BCE avait repris son programme de rachats d'obligations.

Depuis les trois derniers mois, elle a racheté pour quelque 100 milliards de titres, dont plus de la moitié seraient des emprunts d'Etat italiens.

Vendredi, le rendement des emprunts italiens à 10 ans a atteint un nouveau plus haut depuis la création de la zone euro, à 6,43 % en raison de la défiance inspirée aux investisseurs par le pays, où un vote de confiance à la Chambre prévu mardi 8 novembre pourrait faire tomber le gouvernement de coalition dirigé par Silvio Berlusconi.

@ Guy Sorman,

"Les avocats de la banqueroute, argentine, grecque etc.. oublient que quelqu'un paye pour les dettes non remboursées."

C'est vrai, quand un pays s'asseoit sur sa dette, il y en a qui, à l'autre bout la paye.

Mais voyez-vous, quand l'essentiel de la dette est le produit de taux d'intérêts usuraires, ou de manoeuvres spéculatives, si un pays se met en défaut, ce sont les aigrefins qui prennent le bouillon. Comme dirait Chirac, ça m'en touche une sans me bousculer l'autre.

Alors, les chiffres de Empereur, entre la France et l'Allemagne, sont-ils faux ? Manifestement, ces chiffres ne collent pas avec votre idolâtrie de l'Allemagne.

"Mais c'est dur tout de même", répond Ragueneau à sa femme Lise, dans "Cyrano de Bergerac" acte 2, scène 2. Vous en êtes-là : c'est dur tout de même d'affronter la réalité, quand elle ne correspond pas à ce que vous en dites.


"Si je puis me permettre, le fait qu'elles ne génèrent pas de quoi les faire durer n'en fait-il pas des politiques qui ne marchent pas?"
Hé non. Timing is everything. Y'a même plus d'argent pour investir.
A propos, notez que les US avec une pression fiscale bien moindre, un marché du travail bien plus flexible, et patati, et patata, n'est pas en meilleurs posture que l'Europe. Ce qui relativise toutes ces soit-disant recettes miracles et facteurs-clé. Les problèmes sont essentiellement ailleurs.
Plus de la moitié des chômeurs aux US n'a plus droit aux allocations. La misère est donc là, à nos portes.
Les bonus à Wall Street ? Comme en 14. Les bénéfices des grands groupes? Idem. La pression fiscale sur les grandes entreprises? Jamais été aussi faible aux US (18% en moyenne). Voilà. Et plus d'argent dans les caisses, et surtout, ne pas aller en chercher un peu où il se trouve. La voilà, la doxa libérale. Merveille!

L'euro est mort M. Sorman, ne le voyez-vous pas ?

Il ne manque plus que l'acte de décès officiel.

C'est la fin des haricots, amis européens. Tous ceux qui indiquaient la déchéance depuis des années sur ce blog avaient mille fois raison. Les US ne sont pas loin derrière, qu'on ne s'y trompe pas.
Maintenant, apprenons à marcher à la cadence de notre nouveau maître...

"Le président du fonds souverain chinois CIC a fustigé l'Etat-providence responsable selon lui de la crise de la dette en Europe, exigeant des réformes contre un soutien de la Chine à la zone euro, dans une interview à la chaîne de télévision qatariote Al-Jazira.

"Les troubles qui se sont produits dans les pays européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en fin de course, vivant d'acquis sociaux", a déclaré Jin Liqun, qui dirige la China Investment Corporation (CIC), dans une interview diffusée dimanche."

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/07/97002-20111107FILWWW00376-europe-critique-du-fonds-chinois.php

L'Allemagne, un modèle ? Précarité, jobs à un euro, pauvreté en augmentation... et dette publique équivalente à celle de la France.

Ajoutons que si tous les pays européens adoptaient le modèle allemand, basé sur l'exportation, ça ne pourrait pas marcher. Que l'Allemagne nous écrase avec ses exportations implique que les autres importent, c'est un jeu à somme nulle.

Renoncer aux acquis sociaux ? Et ressembler aux Américains et leurs chômeurs non indemnisés, leurs travailleurs non couverts par l'assurance - maladie ? Leurs états qui licencient des profs ?

Il va falloir être imaginanif si on veut convaincre les Français de la pertinence de tels modèles.

Moins d'impôts, moins de taxes ! Endettement moyen des étudiants US : 50 000 dollars (puisque l'impôt ne finance pas l'enseignement supérieur ou trop peu, les gens doivent bien se débrouiller).

Et certains imputent au "socialisme" la cause profonde de l'endettement.

Le problème de l'Euro, c'est que l'objectif n'a jamais été dit explicitement (fédérer l'Europe).
Au contraire il a été tacite.

Or si l'Euro n'avait pas été crée, le Franc aurait probablement connu plusieurs dévaluations depuis vingt ans, et c'est peut être par ces dévaluations et par comparaison avec l'Allemagne ou la Suisse que les Français auraient eux mêmes et en pleine conscience choisi un modèle plus vertueux.

Comment croire que dans l'état actuel de non réforme de l'économie française (régime de retraite dont la pérennité est basée sur la démographie avec un retraité pour un actif en 2020, système éducatif inefficace) l'imposition d'une monnaie trop forte ne va pas contribuer à des "souffrances" inutiles pour la majeure partie de la population ?

Comment un libéral peut défendre ce qui s'apparente à un certain arrangement avec le Droit ?

Charles Gave a une opinion inverse, l'euro aurait pu fonctionner si les pays s'étaient réformés avant d'en faire partie :

http://blog.turgot.org/index.php?post/Gave-Italie

http://lafaillitedeletat.com/2011/11/07/pourquoi-l'euro-ne-peut-pas-fonctionner

L'avenir appartient aux marchés.

"il appartient aux gouvernements de procurer aux entrepreneurs une perspective fiscale, sociale, réglementaire prévisible à long terme"

mais pourquoi cette EVIDENCE n'arrive pas à s'imposer ?

" L'Allemagne, un modèle ? Précarité, jobs à un euro, pauvreté en augmentation... et dette publique équivalente à celle de la France. "

La même ritournelle habituelle contre une performance économique à origine libérale. On nous sortait les même clichés pour l'Amérique de Reagan. Je vous rappel que les petits bouleaux à 1; 2 ou 3 euros et je en sais quoi, permettent mieux d'accéder à l'ascenseur sociale que le chômage permanent.

" Ajoutons que si tous les pays européens adoptaient le modèle allemand, basé sur l'exportation, ça ne pourrait pas marcher. Que l'Allemagne nous écrase avec ses exportations implique que les autres importent, c'est un jeu à somme nulle. "

votre argumentaire connaît un démentis réel. En Europe, il y a bien un deuxième exemple allemand. c'est la Suisse. Ou vice-versa.

L'Allemange est le premier partenaire économique de la Suisse tant pour les exportations que celles des importations. L'économie suisse s'en tire à bon compte. Chômage bas ( moins de 4% ) dette publique d'environ 40% du PIB et un excédent budgétaire.

" A propos, notez que les US avec une pression fiscale bien moindre, un marché du travail bien plus flexible, et patati, et patata, n'est pas en meilleurs posture que l'Europe. Ce qui relativise toutes ces soit-disant recettes miracles et facteurs-clé. "

cela en serait pire autrement. les USA sont performants quand la conjoncture est bonne. Les pays au marché du travail rigide à la fiscalité confiscatoire connaissent des difficultés économiques permanentes avec chômage élevé car structurel. Et cela même en bonne conjoncture.

"Les politiques de relance ne sont pas abandonnées parce qu'elles ne marchent pas, mais parce qu'il n'y a même plus d'argent pour les mettre en oeuvre."

Il a pas encore compris qu'Obama a triplé la dette US par des dépenses massives en plans de relance qui n'ont pas marché. C'est bien ces plans de relance qui ont contribué à ce qu'il n'y a plus d'argent pour continuer à mettre en oeuvre cela.

D.J

NB:

@ Empereur,

facile d'accuser les autres d'un manque d'argument quand on se fait clouer le bec dans le débat.


Lundi 7 novembre 2011 :

Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans la capacité de l'Italie à rembourser ses dettes.

Les taux de l'Italie sont en train d'exploser leurs records : le taux des obligations à 10 ans est aujourd'hui de 6,656 % !

Le graphique ci-dessous montre que l'Italie va bientôt demander l'aide du FMI et de l'Union Européenne :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

@ D.J.

Qui cloue qui ? Ce n'est pas parce que vous répondez à côté de la plaque que ça montre que vous m'avez "cloué". On ne peut à la fois être juge et partie. C'est à l'ensemble des lecteurs ici de dire qui "cloue" qui, en analysant la pertinence des arguments de chacun.

@ Empereur,

C'est vous qui avez voulu cesser le débat sous prétexte que je disais n'importe quoi. Si vous n'arrivez pas à me rétorquez quand je suis à côté de la plaque c'est bien parce que vous êtes limité en arguments.

D.J

Mardi 8 novembre 2011 :

Les taux de l'Italie sont en train d'exploser leurs records : le taux des obligations à 10 ans est aujourd'hui de 6,768 % !

Le graphique ci-dessous montre que l'Italie va bientôt demander l'aide du FMI et de l'Union Européenne :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND


la palme d'or revient à Sarkozy pour ses frais d'hôtel. ( en franc suisse ) 1 euro = 1,20 Frs.

Sarkozy c'est payé une suite à 46'000 francs.

Obama deuxième avec 43'000 francs et Berlusconi 36'000 francs. Je doutes que ce fut de leur poche. Si je me trompe qu'on me le dise.

Dans le genre je prend les contribuables pour des cons; ils font fort. On parle rigueur budgétaire pour les autres, mais pas pour soit.

Seul Cameron fait dans le correct avec une suite à 2400 francs. Ce qui est déjà pas mal.

D.J


Cher DJ, vous n'alliez tout de même pas que notre président qui souffre, tout le monde le sait, du syndrome ne Napoléon, allait envisager une seconde de ne pas avoir la suite la plus chère, plus chère surtout que celle d'Obama !
Pour dire ensuite à celui-ci, en fausse apartée, qu'il ne peut pas saquer Netanyahu et que c'est un menteur.
C'est notoire, tous les "grands" de ce monde se moquent du petit Napoléon, et se racontent les uns aux autres les méchancetés qu'il a dites sur eux dans leurs dos.
Les français ont élu un gamin à la présidence. Il a l'énergie d'un gamin, et la maturité qui va avec.
Faut savoir ce qu'on veut.
Juppé, à côté, fait figure de Bouddha.

Cher Empereur,

Je suis votre débat avec DJ. Je suis totalement à vos côtés.

Pour avoir moi aussi débattu avec lui sur ce blog, je peux vous dire que c'est peine perdue.

C'est un fanatique du libéralisme, d'une malhonnêteté intellectuelle insigne. C'est un disciple de Hayek, Friedmann, les Chicago Boys, qui ne sont autres que les maîtres à penser de Pinochet.

Ces monstres du libéralisme n'ont qu'une idée inavouable en tête : aligner tous les salariés occidentaux sur ceux de la Chine. Et quand, par leurs luttes, les Chinois auront amélioré leur sort, les émules de ces monstres iront installer leurs unités de production dans d'autres pays plus attardés pour exploiter ces peuples jusqu'au sang.

Sauf que les lieux d'exploitation sans limite vont au fil du temps se réduire comme peau de chagrin. Puisque, comme Marx l'écrivait en substance, là où les libéraux installent leur mode d'exploitation, ils créent ipso facto leurs propres fossoyeurs.

Pour arriver à leurs fins, ces monstres sont capables de tous les mensonges, de toutes les vilénies. L'essentiel est que eux se gobergent sur des tas d'or. Le peuple n'est bon qu'à travailler pour eux.

Au passage, partout, ces sangsues sont les principaux assistés. En plus de l'exploitation des salariés, ils reçoivent force subventions, exonérations fiscales et sociales de la part des Etats, distribuées sans contrôle aucun. Le pire c'est que ces sommes leur sont données aussi bien par des gouvernements de droite, c'est dans la logique de leur engagement, que de gauche ou qui se disent tels. Et ces profiteurs ont le toupet de fustiger les aides attribuées aux plus pauvres d'entre nous.

Si dans nos pays, la situation des peuples est meilleure, c'est grâce à leurs luttes et non à leur générosité.

Mercredi 9 novembre 2011 :

La Bourse de Paris creusait ses pertes mercredi en fin de matinée et perdait plus de 2 %, peu après l'envolée du taux italien à 10 ans au-delà de la barre des 7 %, atteignant 7,372 %, signe d'une défiance accrue envers le pays, malgré le départ prochain de Silvio Berlusconi.

A 11H28 (10H28 HEC), le CAC 40 perdait 2,27% à 3072,08 points, dans un volume d'échanges de 1,111 milliard d'euros, après avoir débuté la séance dans le vert.

Le marché parisien a basculé dans le rouge en cours de matinée et ne cessait de s'enfoncer, au rythme de la hausse du taux d'emprunt italien qui dépassait désormais 7 %, atteignant 7,372 %.

Ce niveau "augmente certainement la perspective d'un plan d'aide" au pays, souligne Manoj Ladwa, analyste chez ETX Capital, qui ajoute toutefois que l'Italie ne joue pas encore dans la même cour que la Grèce.

Le départ annoncé de Silvio Berlusconi n'a pas suffi à soulager les marchés, qui doutaient toujours de la capacité de l'Italie à faire face à ses engagements budgétaires et à sa dette, d'autant que le pays a promis des mesures à l'Union européenne (UE).

"Le départ de Berlusconi était attendu mais le problème c'est que des élections anticipées sont réclamées ce qui pourrait retarder les nouvelles mesures", explique Dov Adjedj, vendeur d'actions chez Aurel BGC.

Les valeurs financières, en première ligne de l'aggravation de la situation italienne, souffraient à l'image de BNP Paribas (-2,97% à 30,39 euros), Crédit Agricole (-1,88% à 5,05 euros) et Société Générale (-3,25% à 18,16 euros). Axa lâchait 4,26% à 10,12 euros.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

" Ces monstres du libéralisme n'ont qu'une idée inavouable en tête : aligner tous les salariés occidentaux sur ceux de la Chine. Et quand, par leurs luttes, les Chinois auront amélioré leur sort, les émules de ces monstres iront installer leurs unités de production dans d'autres pays plus attardés pour exploiter ces peuples jusqu'au sang. "

Les chinois auront leur sort améliorés ( il en ont déjà 300 millions d'améliorés post Mao Tsé Mascarell Toung ) justement à cause des exploiteurs occidentaux. Il y a 20 ans vous auriez tenu les mêmes propos pour la corée du sud. Et j'espère que les pays " dit plus attardé selon vos terme insultants " seront eux aussi victime d'affreux monstres capitalistes.

Contrairement à vous; je suis un fanatique d'un système qui désapauvris le monde. Alors que vous; Vous aimez tellement les pauvres que vous soutenez les systèmes qui les fabrique.

D.J

Mercredi 9 novembre 2011 :

Les taux de l'Italie sont en train d'exploser leurs records : le taux des obligations à 10 ans est aujourd'hui de 7,246 % !

Le graphique ci-dessous montre que l'Italie va bientôt demander l'aide du FMI et de l'Union Européenne :

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Plus important encore, la différence de taux entre l'Allemagne et la France a atteint un record.
La France est donc dans le collimateur et avec elle, l'euro. Soit tout change, et vire, avec une intégration à marche forcée, emission d'euro-bonds, et la planche à billets, à l'américaine, soit l'euro, c'est fini.
La positive thinking de notre taulier n'y fera rien. Les dés sont jetés.

" La France est donc dans le collimateur et avec elle, l'euro. Soit tout change, et vire, avec une intégration à marche forcée, emission d'euro-bonds, et la planche à billets, à l'américaine, soit l'euro, c'est fini. "

A moins que Sarkozy arrive à ce faire rembourser ses frais d'hôtel par les hôteliers eux-mêmes. la somme engloutie ne doit pas être négligeable depuis qu'il a pris ses fonction de chef d'état. Mais le feront-ils au nom de la survie de la France?

D.J

Mercredi 9 novembre 2011 : c'est au tour de Wall-Street de dévisser, le VIX à + 30 % !

La crise italienne s'invite sur les rivages nord-américains et elle n'est pas la bienvenue !

Une atmosphère de "fin du monde" comme on n'en avait plus connu depuis le 10 août dernier règne à Wall Street à moins de 90 minutes de la fin de la séance : le Dow Jones plonge de - 400 Pts vers 11.760 Pts, le Nasdaq affiche pratiquement - 4 % à 2.620 Pts, et le 'S&P' dévisse de - 3,7 % à 1.229 Pts avec 99 % de ses composantes en repli.

Les indices US avaient pris l'habitude de renverser la vapeur peu après l'heure du déjeuner : rien de tel ne se produit cette fois-ci... et les opérateurs ne comptent plus que sur un "petit miracle" pour sauver les marchés US d'un scénario catastrophe.

Wall Street efface ce soir tout ce qui a été gagné depuis le 2 novembre et le spectre d'une instabilité incontrôlable des marchés évoquée par Christine Lagarde commence à prendre forme.

L'indice VIX de la peur (panique ce soir) fait un bond quasi historique de + 30 % (à 36) tandis que l'Euro, l'autre baromètre de l'aversion au risque, chute de - 2,2 % sous les 1,3530 face au Dollar.

http://www.boursorama.com/actualites/cac40-c-est-au-tour-de-w-street-de-devisser-le-vix-a-30-bd8df60b3116af2ce8cbe738ea48bdc2

Jeudi 10 novembre 2011 :

Italie : bond des taux à un niveau record lors d'une émission à un an.

Les taux d'intérêt à un an payés par le Trésor italien ont atteint jeudi le niveau record de 6,087 % lors d'une émission obligataire test, alors que l'Italie est menacée à son tour d'être emportée par la crise de la dette, a annoncé la Banque d'Italie.

Ils ont donc presque doublé par rapport à la dernière opération similaire datant du 11 octobre, où ils s'étaient inscrits à 3,57 %.

Ce niveau de taux est insoutenable sur la durée, étant donné la taille colossale de la dette italienne (1.900 milliards d'euros, environ 120 % du PIB).

Le Trésor a en revanche atteint son objectif en réussissant à lever 5 milliards d'euros lors de cette émission, qui était le premier test sur les marchés pour le pays après l'annonce mardi soir du départ prochain du chef du gouvernement Silvio Berlusconi.

La demande a été très soutenue, atteignant 9,95 milliards d'euros.

Les craintes de voir l'Italie emportée à son tour par la crise de la dette avaient propulsé mercredi les taux à dix ans, qui servent de référence, largement au-dessus de la barre des 7 %.

http://www.romandie.com/news/n/_Italie_bond_des_taux_a_un_niveau_record_lors_d_une_emission_test101120111111.asp

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