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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Voici les sites qui parlent de L' euro bouge encore :

Commentaires

Faire taire Christine Lagarde , avais-je écris il y a un an sur ce blog : en vain. Elle cause toujours. Et demander aux Grecs de payer des impôts alors qu'elle même n'en paye pas , est indécent. Il conviendrait de ramener les DG du FMI à ce que fut leur statut avant que DSK ne s'en balance: ce sont des hauts fonctionnaires en principe liés par un devoir de réserve. Les prédécesseurs français de DSK et Lagarde , La Rosière , Camdessus , furent ( eux) compétents , rendirent d'immenses services aux économies les plus pauvres et ne s'adressaient jamais aux médias. Il faut y revenir. Ou supprimer le FMI dont l'utilité n'est plus prouvée.
Guy Sorman

D'accord pour la suppression du FMI. Il a été utile en sont temps mais il est aujourd'hui dépassé. Mais pour l'euro, les grecs devront le quitté pour le besoin de sa survit. Ce n'est pas vrai que les allemands doivent sacrifier leur bien être pour des gens qui ne veulent pas faire d'efforts.

Et j'espère que vous appréciez votre séjour dans ma ville, malgré le son des casseroles. Si ce n'est pas trop indiscret, que pensez vous de notre grève (ou boycotte) de étudiants?

Les taux d'intérêt ne mentent pas, Guy Sorman !

L'Euro résistera certainement mais à quel prix pour les citoyens ?
Avec la croissance, tout le monde parle de fédéralisme pour relancer l'Europe, mais lequel ? Si c'est celui des politicards dirigés par des technocrates anonymes, je ne signe pas

Lundi 28 mai 2012 :

Forte tension sur la dette de l'Espagne et Italie.

Les taux des obligations espagnoles se sont fortement tendus lundi sur le marché obligataire, entraînant dans leur sillage ceux de la dette italienne, alors que la situation de l'Espagne s'aggrave et accentue les craintes sur l'ensemble de la zone euro.

La prime de risque espagnole - le surcoût que doit payer l'Espagne pour emprunter à dix ans par rapport à l'Allemagne, la référence du marché - atteignait un record de 510 points de base (5,1 points de pourcentage).

"Les déboires du secteur bancaire font fuir les investisseurs qui n'achètent plus de papier espagnol", relève René Defossez, stratégiste obligataire chez Natixis.

La grande banque espagnole Bankia, qui croule sous les actifs immobiliers risqués, a demandé vendredi soir une aide à l'Etat de 19 milliards d'euros, un montant record dans l'histoire du pays.

La Bourse de Madrid a terminé lundi en chute de 2,17% à 6.401,2 points, son plus bas niveau depuis le 27 mai 2003.

La situation de l'Italie, bien que moins grave que celle de l'Espagne, n'a pas été de nature à rassurer les investisseurs. Les taux longs italiens souffrent de la contagion de la hausse des taux espagnols. Ils ont été aussi affectés par une mauvaise statistique et par une adjudication sur des lignes à deux et quatre ans qui s'est traduite par une hausse des rendements.

L'Italie a pu emprunter 3,5 milliards d'euros à 2 ans, mais en concédant des taux en nette hausse (4,037%, contre 3,355% lors de la précédente opération).

L’Italie a émis en outre 418 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2016 à un taux de 4,39 %, contre 2,71 % le 24 février.

http://www.romandie.com/news/n/BONDSEUROPEForte_tension_sur_la_dette_de_l_Espagne_et_Italie57280520121920.asp

Italie : taux des obligations à 10 ans : 5,741 %.

Espagne : taux des obligations à 10 ans : 6,479 %.

Difficile de dire ou ira l'Euro.Tout le monde s'accorde pour dire que sans discipline budgétaire commune et sans un pouvoir budgétaire central (et donc fédéral) l'euro aura du mal à résister.On pourrait ajouter que sans réajustement des parités nationales par rapport à l'E/DM, les pays du sud auront du mal à compenser leur dérive de compétivité par rapport à l'Europe du nord depuis la création de l'Euro. Et enfin que sans restructuration sérieuse de leurs dettes les pays du sud ne pourront jamais les rembourser. Ce sont ces trois conditions majeures qui conditionnent la survie de l'Euro. On peut penser que de très grands dirigeants européens sauraient les surmonter. Mais les dirigeants "normaux" actuels méritent ils ce qualificatif?

Mardi 29 mai 2012 :

L'Italie emprunte 8,5 milliards d'euros à six mois à des taux en nette hausse.

L'Italie a emprunté mardi comme prévu 8,5 milliards d'euros à six mois, mais a dû concéder des taux en nette hausse en raison des fortes tensions sur les dettes des pays fragiles de la zone euro, sous l'effet des inquiétudes concernant l'Espagne, a annoncé la Banque d'Italie.

Les taux de ces obligations se sont inscrits à 2,104%, contre 1,772% lors de la dernière opération similaire le 26 avril.

Le marché obligataire est secoué par les craintes des investisseurs à l'égard de l'état de santé du secteur bancaire espagnol, ce qui entraîne une tension des taux espagnols et des taux italiens dans leur sillage.

La grande banque espagnole Bankia, qui croule sous les actifs immobiliers risqués, a demandé vendredi soir une aide à l'Etat de 19 milliards d'euros.

L'Italie, qui fait face depuis la mi-avril à un net rebond de ses taux lors de ses émissions, à l'exception d'une certaine détente enregistrée mi-mai, procédera à une nouvelle émission obligataire mercredi, cette fois à moyen-long terme.

(©AFP / 29 mai 2012 11h25)

Un euro sans intégration économique, budgétaire, de la dette (eurobonds) et sans acceptation d'un transfert de richesses des états les plus riches vers les plus pauvres (comme aux US), c'est une voiture sans amortisseurs: ça roule un temps, même si c'est inconfortable, jusqu'au jour où le moteur tombe subitement par terre.
"On payera pour l’euro et pour l’Europe"...
Optimisme, toujours. Mais la démocratie étant ce qu'elle est, et les populismes se nourrissant des crises, il est envisageable que certains (la Grèce en étant le premier exemple) refusent de jouer le jeu. Préfèrent la voie du défaut sur la dette, par exemple. Et alors là, on fera quoi ?
Donc, time is running out.
Quant à Lagarde, Gastonne de son prénom, elle serait mieux à sa place au café du commerce, ou chez Sorman, c'est plus chic, qu'à la tête du FMI. Compte tenu de ses propres avantages fiscaux tout à fait exorbitants, véritable fraude institutionnalisée, la démission s'impose. Sauf que chez ces gens là, Monsieur, on ne démissionne pas, on ne démissionne pas, on parachute...

Ou plutôt: chez ces gens là, Monsieur, on ne saute pas... on ne saute pas... on parachute.

@ ETF

Personnellement je ne trouve pas que Mme Lagarde ait commis un impair. Elle a dit ce que tout le monde sait.
Il est de notoriété publique que les grecs ne font aucun effort véritable, même symbolique, pour réformer leur pays. Il est également vrai que dans ce pays ne pas payer ses impôts est un sport national. Les grecs pensent encore qu'ils pourront nous contraindre à sortir le chéquier indéfiniment, du fait de la peur qu'engendre l'éclatement de la zone euro. Si j'étais eux, je ne continuerais pas trop longtemps ce petit jeu.

Par ailleurs, pourquoi devrait-il exister un transfert des pays les plus riches, vers les plus pauvres ? Je ne vois pas de justification évidente. Nous ne sommes pas une même nation, culturellement homogène comme les US. Il n'y a pas de pays "Europe". Oh, je sais bien que la tentation d'un super Etat européen fait mouiller de désir nos "élites", raison pour laquelle il nous ont vendu l'euro, pour nous contraindre ultérieurement à accepter de gré ou de force ce fédéralisme instinctivement rejeté par les peuples. Cela ne se fera pas, tout simplement parce que les peuples n'en veulent pas.

"Cela ne se fera pas, tout simplement parce que les peuples n'en veulent pas."
C'est bien ce que je dis. Tout ce bel édifice est à la merci du vote démocratique. Et il suffit qu'un maillon de la chaîne vote "de travers" pour que l'ensemble se grippe, voire se rompe.
Quant à Lagarde, elle devrait savoir, en tant qu'ancienne avocate et ministre, que savoir tourner (en un éclair) sa langue 7 fois dans sa bouche est un pré-requis pour ce genre de fonction.
Quels qu'en soient les fondements réels (ça se discute, chiffres à l'appui), son intervention est donc aussi déplacée que puérile, que contre-productive. Ajoutez à cela son propre statut de riche non-imposable, et vous avez de quoi faire péter le parthenon.

Montréal paralysé par des étudiants "indignés"? Un luxe de riches, comme l'observe l'éditorialiste de La Presse, André Pratte. Pas de chômage pour les jeunes diplômés, et des droits d'inscription abordables pour d'excellentes universités qui garantissent un emploi? De quoi se révolter en effet.
Guy Sorman

@ ETF,

Les Grecs commencent sérieusement à m'em...der, et pas que moi je pense. Si ils sont dans la mouise, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux. C'est un peu facile de monter sur ses grands-chevaux alors qu'on dépend au jour le jour de la générosité des autres. Générosité à fond perdu, puisque jamais ils ne nous rembourseront.

Sur Mme Lagarde, désolé, je n'arrive pas à m'indigner. Parfois mettre les pieds dans le plat, ça peut faire un électrochoc. C'est son statut qui est bizarre (en effet on ne voit pas pourquoi son poste la dispense de payer des impôts). Néanmoins, j'imagine que dans le passé, et à l'avenir, après son passage au FMI, elle se remettra à en payer, et sûrement pas qu'un peu.

"...C'est bien ce que je dis. Tout ce bel édifice est à la merci du vote démocratique. Et il suffit qu'un maillon de la chaîne vote "de travers" pour que l'ensemble se grippe, voire se rompe..."

Est-ce que le vote démocratique vous déplait, ou bien j'ai mal compris ? Seriez-vous de cette catégorie de technocrates qui pensent raisonner plus vrai et mieux que le peuple ?

Le peuple? C'est quoi, ça? Non, je suis pour le vote à la proportionnelle. Mais une proportionnelle un peu particulière: les élites comptent plus que le reste.
Par exemple, Madame Lagarde est une "F10" ou "Facteur 10", c'est à dire que son vote compte 10. Mon doorman, par contre, est coté" "F0.2", son vote compte donc d'autant moins.
Je suis donc pour l'élitocratie. La démocratie élitiste.
Je termine d'ailleurs un doctorat en philosophie (platoniste) qui me permettra, je l'espère, d'accéder au niveau "F7"!
Je pourrais, pas la suite, aller dans des soirées "Facteur 7", draguer des "F7", accéder aux concerts, hôtels et aux transports "F7", etc.
En plus, maman sera fière de moi. Elle dira à son entourage (tous "F5" and bellow), "ben mon fifils, il est F7"!!!

Christine Lagarde, c'est l'élite.

Christine Lagarde a la clairvoyance de l'élite.

Christine Lagarde a la lucidité de l'élite.

Christine Lagarde a le réalisme de l'élite.

Lisez "le BEST OF de Christine Lagarde" :

http://www.les-crises.fr/christine-lagarde/

@ MarcusVinicius,

Je suis de votre avis sur l'ensemble de vos commentaires. Lagarde devrait peut-être se regarder devant le miroir avant de demander aux grecs de payer leur impôts; mais ce qui ne veut pas dire qu'elle a tout faux. Je ne sait pas si dans le " grec " elle inclue les l'église orthodoxe et les armateurs. toujours est-il que tout le monde a profité de cette politique grec laxiste.

Chez moi on a souvent traité les suisses de con qui travaille trop qui on moins de vacances, qui partent plus tard à la retraite. Que les espagnols, Italiens et autre pays latins y compris grec savaient vivre et prendre leur temps, ne se faisaient pas chier pour bosser etc... On faisait passé les suisses pour des cons qui était le pays ayant le moins de propriétaires en rapport avec les pays cités. L'Espagne cité en exemple par nos cher médias avec leur 80% de propriétaires. J'avais des collègues espagnole qui se vantaient que chez eux on vivait mieux qu'en Suisse etc... notemment plus généreux dans le sociales. Aujourd'hui ces pays se ramassent en pleine gueule leur vie pénard, leur sociale infinançable, leur retraite en faillite etc...

Cherchez l'erreur.

D.J

Mercredi 30 mai 2012 :

La BCE rejette le plan espagnol d'aide à Bankia.

La Banque centrale européenne (BCE) a rejeté le schéma de recapitalisation élaboré par le gouvernement espagnol pour Bankia, troisième banque du pays par les actifs, affirme mercredi le quotidien économique Financial Times, citant des responsables européens anonymes.

Ce plan, consistant à apporter des obligations d'Etat à Bankia, afin que la banque puisse ensuite les présenter pour obtenir de l'argent frais auprès de la BCE, a été considéré comme inacceptable, selon le quotidien.

Ce mode de recapitalisation serait assimilé à un financement de l'Etat espagnol par la BCE, ce qui est contraire à ses statuts, selon une des sources citées.

Le Wall Street Journal indique de son côté que la BCE s'opposerait à un tel plan s'il lui était présenté, citant des sources également anonymes.

Bankia a besoin pour se renflouer de 23,5 milliards d'euros, dont 19 milliards restent encore à trouver.

Une porte-parole du ministère de l'Economie a indiqué mardi que la priorité est d'aller sur le marché, Madrid étant donc disposé à lancer une émission obligataire, malgré la tension actuelle, pour obtenir ces fonds.

Le président de la BCE Mario Draghi doit prononcer mercredi à Bruxelles un discours sur la stabilité financière, monétaire et la croissance.

L'Espagne a été encore fortement bousculée mardi sur les marchés, qui continuent de douter de sa capacité à assumer seule ses engagements financiers alors qu'elle doit voler au secours de ses banques et de ses régions, en pleine récession.

http://www.romandie.com/news/n/_La_BCE_rejette_le_plan_espagnol_d_aide_a_Bankia_37300520120848.asp

Mercredi 30 mai 2012 :

L'Italie emprunte 5,74 milliards d'euros, taux en forte hausse : 6,03% pour l'emprunt à 10 ans.

L'Italie a emprunté mercredi 5,74 milliards d'euros à moyen et long terme à des taux en forte hausse, dans un marché très nerveux en raison notamment de fortes tensions sur l'Espagne, mais la demande a été en général stable.

Dans le détail, le Trésor italien a émis pour 3,39 milliards d'euros d'obligations à cinq ans à un taux de 5,66% contre 4,86% lors d'une émission similaire le 27 avril, et pour 2,34 milliards d'obligations à 10 ans à un taux qui a atteint 6,03%, contre 5,84% lors de la précédente émission.

(©AFP / 30 mai 2012 11h42)

Jeudi 31 mai 2012 :

La zone euro doit agir si elle veut éviter la "désintégration" (Olli Rehn).

"La zone euro n'a pas le choix et doit prendre des mesures sous peine de risquer la désintégration, qui mènerait à la dépression", a averti jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

M. Rehn, qui s'exprimait devant le Brussels Economic Forum, a plaidé pour faire le nécessaire afin d'empêcher la contagion de la crise financière, "si nous voulons éviter une désintégration de la zone euro et si nous voulons qu'elle survive".

Il a estimé qu'il fallait agir sur trois fronts: "d'abord rester sur la voie de la consolidation budgétaire, deuxièmement mettre en oeuvre des réformes structurelles, troisièmement soutenir les investissements publics et privés pour alimenter le moteur de la croissance".

En l'absence d'action, une "désintégration de la zone euro mènerait à une dépression terrible en Europe et dans le monde", a-t-il averti.

M. Rehn a en revanche estimé que les euro-obligations n'étaient pas une solution aux problèmes actuels de la zone euro. "Nous ne parviendrons pas à surmonter nos problèmes en nous focalisant sur l'émission de dette", a-t-il jugé.

La Commission est pourtant la première institution à avoir défendu l'introduction d'euro-obligations, des titres mutualisant la dette dans la zone euro, auxquelles la France est favorable, mais l'Allemagne y est opposée.

Une des porte-parole de la Commission a cependant indiqué la semaine dernière que si leur introduction était "possible", ce serait à une date "pas spécifiée".

(AWP / 31.05.2012 11h15)

Si l'Euro disparaît, les billets d'avions de Guy vont lui coûter plus cher, et ça c'est vrai que ça peut déplaire.

Mais un libéral est pour la vérité des prix, n'est-ce pas ?

L'Euro c'est "l'amour du risque" comme le générique de cette série américaine des années 80 :
"C'est l'amour du risque,
François et Angela vont se retrouver chocolat ! "

Mais voir Guy Sorman et Jacques Attali d'accord sur l'Euro comme le dirait VGE "ça fait quelque chose" : finalement il y a des points communs entre eux.

L’URSS regroupait 15 nations.
L’URSS était un État fédéral.
L’URSS avait une monnaie unique : le rouble.
Aujourd’hui, l’URSS n’existe plus.
Aujourd’hui, chacune des 15 nations indépendantes a sa monnaie.

1-Arménie. Monnaie : le dram.
2-Azerbaïdjan. Monnaie : le manat azéri.
3-Biélorussie. Monnaie : le rouble biélorusse.
4-Estonie. Monnaie : l’euro.
5-Géorgie. Monnaie : le lari.
6-Kazakhstan. Monnaie : le tengue.
7-Kirghizistan. Monnaie : le som.
8-Lettonie. Monnaie : le lats.
9-Lituanie. Monnaie : le litas.
10-Moldavie. Monnaie : le leu moldave.
11-Ouzbékistan. Monnaie : le sum ouzbek.
12-Russie. Monnaie : le rouble.
13-Tadjikistan. Monnaie : le somoni.
14-Turkménistan. Monnaie : le manat turkmène.
15-Ukraine. Monnaie : la hryvnia.

Conclusion : comme toutes les constructions supranationales, l’URSS s’est effondrée. Comme toutes les constructions supranationales, l’Union Européenne s’effondrera.

Chaque nation de l’Union Européenne reprendra son indépendance.

Chaque nation de l’Union Européenne reprendra sa monnaie.

Chaque nation de l’Union Européenne reprendra le contrôle de sa monnaie, comme toutes les autres nations le font, partout ailleurs, sur tous les autres continents.

L’euro rejoindra le gigantesque cimetière des monnaies mortes et enterrées.

Ce sera la fin d’une folie collective. La fin d’une folie collective qui disait : « Les pays européens peuvent avoir la même monnaie »

Ce sera le retour à la normale.

Sauve-qui-peut sur les marchés face à l'aggravation de la crise.

A la clôture, la Bourse de Francfort affichait une chute de 3,42%, la Bourse de Paris perdait 2,21% et Londres cédait 1,14%. La Bourse d'Athènes, épicentre de la crise dans la zone euro, a chuté elle de plus de 4%, entraînée par la dégringolade des autres places européennes.

Le taux de chômage des Etats-Unis est remonté en mai pour la première fois en un an, pour s'établir à 8,2%, alors que les embauches progressaient à leur rythme le plus faible en douze mois.

Les places européennes avaient déjà toutes pris un mauvais départ vendredi, affectées par une accumulation de mauvaises statistiques en Europe, alors que les interrogations sur l'avenir de la zone euro restent toujours aussi vives.

L'activité du secteur manufacturier s'est ainsi fortement contractée en mai dans la zone euro, retombant à son plus faible niveau depuis l'été 2009 et le taux de chômage dans la zone euro a atteint en avril le niveau record de 11%.

Dans ce contexte morose, les chiffres du chômage américain sont venus confirmer s'il en est encore besoin, le ralentissement de l'économie mondiale. "Les Etats-Unis sont en train de subir les conséquences de la récession en Europe, tout comme la Chine et les pays émergents", précise Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.

Mais c'est surtout la crise qui n'en finit de s'aggraver dans la zone euro qui inquiète les investisseurs au plus haut point.

"Le marché attend un électrochoc de la part des responsables politiques et économiques européens, seul moyen de redresser la barre", commente ainsi Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

(Dépêche AFP)

La Bourse de Paris a perdu 2,21% vendredi, après l'annonce d'une remontée du taux de chômage américain en mai, qui confirme le scénario d'un ralentissement de la croissance outre-Atlantique et s'ajoute aux mauvaises nouvelles en Europe.

Quelques minutes après l'annonce d'un taux de chômage américain plus important que prévu, le CAC40 avait chuté de plus de 3%. Mais il s'est par la suite ressaisi, alors que les opérateurs ont commencé à envisager une nouvelle intervention de la Banque centrale américaine (Fed) pour soutenir l'économie outre-Atlantique.

"La perspective de ce geste de la Fed qui consiste à injecter des liquidités dans l'économie américaine et qui a déjà fait ses preuve récemment, a permis de rassurer quelque peu les marchés", a souligné Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

"Les chiffres sur l'emploi américain montrent que le marché du travail se dégrade incontestablement et cela conduit les investisseurs a spéculer sur une prochaine intervention de la Fed pour soutenir l'économie", ont renchéri les analystes de CaptialEconomics.

Pour autant, l'annonce de cette remontée du chômage américain en mai est un coup dur pour les Bourses. Le taux de chômage outre-Atlantique est remonté en mai pour la première fois depuis un an et se révèle plus important que prévu à 8,2% contre 8,1% attendu.

"Les Etats-Unis sont en train de subir les conséquences de la récession en Europe, tout comme la Chine et les pays émergents vont bientôt la subir", a précisé Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.

Cette statistique décevante alimente la déprime sur le marché boursier qui doit déjà faire face aux risques d'un éclatement de la zone euro, à des perspectives économiques très maussades en Europe et à des inquiétudes sur le rythme de croissance dans les pays émergents.

A cela s'ajoutent toutes les incertitudes sur le sort de la Grèce et celles sur le système bancaire espagnol.

(AWP / 01.06.2012)

Lundi 4 juin 2012 :

Pékin se préparerait à une possible sortie de la Grèce de l’euro.

Le gouvernement chinois a demandé à des institutions telles que la banque centrale de présenter des plans d’urgence dans le cas d’une sortie de la Grèce de la zone euro, ont déclaré lundi à Reuters trois sources proches du dossier.

Préserver la stabilité du yuan, augmenter les contrôles des mouvements de capitaux transfrontaliers et accélérer les mesures de stabilisation de l’économie intérieure pourraient constituer autant de mesures à l’étude, ont ajouté les sources.

La Commission nationale de développement et de réforme, ainsi que l’autorité de tutelle du secteur bancaire ont également été sollicitées par Pékin, ont dit encore les sources.

« C’est très urgent », a affirmé l’une d’elles. « Le gouvernement a demandé à tous les ministères d’analyser des mesures en cas de sortie de la Grèce de la zone euro et de présenter leurs propositions le plus vite possible ».

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE85304E20120604

Mardi 5 juin 2012 :

L'Espagne, boudée par les marchés, se juge trop grande pour un sauvetage.

L'Espagne a assuré mardi qu'elle "ne peut techniquement pas faire l'objet d'un sauvetage" en raison de sa taille importante, admettant toutefois que le moment de tension extrême qu'elle vit lui ferme l'accès aux marchés financiers.

Le pays est la quatrième économie de la zone euro, dont il représente 12% du PIB total, contre seulement 6% pour l'Irlande, le Portugal et la Grèce réunis. Les plans de sauvetage de ces trois pays ont coûté respectivement 85 milliards, 78 milliards et 292 milliards d'euros... ce qui laisse augurer d'un coût encore plus élevé pour Madrid.

Depuis la demande d'aide publique historique de 23,5 milliards d'euros formulée en mai par Bankia, troisième banque du pays par actifs, l'Espagne est au coeur des inquiétudes des marchés, les investisseurs craignant qu'elle ne puisse assumer seule ses obligations financières et doive demander une aide extérieure.

Mais cela ne sera pas le cas, "entre autres parce que l'Espagne ne peut techniquement pas faire l'objet d'un sauvetage", a affirmé le ministre du Budget Cristobal Montoro.

Ce qui ne l'a pas empêché de reconnaître l'importance des turbulences actuelles : "ce qu'indique la prime de risque (surcoût que l'Espagne doit payer pour emprunter par rapport à l'Allemagne, ndlr) c'est que la porte des marchés n'est pas ouverte à l'Espagne, que comme Etat, nous avons un problème à l'heure d'accéder aux marchés, à l'heure de refinancer notre dette".

Des déclarations inquiétantes à deux jours d'une émission obligataire très attendue, où Madrid espère lever un à deux milliards d'euros, sur l'échéance symbolique des dix ans notamment.

http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-boudee-par-les-marches-se-juge-trop-grande-pour-un-sauvetage-e162728c59f9f85c9b9131bd96db7ab7

Mercredi 6 juin 2012 :

L'Espagne va devoir s'adresser au FESF, estime un proche de Merkel.

Le chef de file des députés conservateurs allemands, Volker Kauder, a estimé mercredi que l'Espagne devait demander de l'aide au fonds de secours européen FESF, à cause de ses banques.

« L'Espagne va devoir prendre une décision, et je pense qu'elle doit se placer sous la protection du FESF à cause de ses banques », a dit dans une interview télévisée M. Kauder, un proche de la chancelière Angela Merkel qui dirige le groupe parlementaire des Unions chrétiennes CDU/CSU.

http://www.romandie.com/news/n/_L_Espagne_va_devoir_s_adresser_au_FESF_estime_un_proche_de_Merkel_RP_060620120849-11-190680.asp

Le FESF va devoir intervenir pour sauver l'Espagne. Mais qui est derrière le FESF ?

Réponse :

1- L'Allemagne apporte au FESF une garantie de 211,045 milliards d'euros, soit 27,06 % du FESF.

2- La France apporte au FESF une garantie de 158,487 milliards d'euros, soit 20,32 % du FESF.

3- L'Italie apporte au FESF une garantie de 139,267 milliards d'euros, soit 17,85 % du FESF.

4- L'Espagne apporte au FESF une garantie de 92,543 milliards d'euros, soit 11,86 % du FESF.

En clair : pour sauver l'Espagne, le FESF va intervenir et va lui prêter 50 milliards d'euros.

Mais le FESF est une coquille vide. Comme le FESF ne possède pas ces 50 milliards d'euros, le FESF va devoir les emprunter sur les marchés internationaux, pour pouvoir ensuite les reprêter à l'Espagne !

L'Espagne est écrasée sous des montagnes de dettes. Et donc on va empiler des montagnes de dettes supplémentaires sur les montagnes de dettes qui existent déjà !

Et on va continuer à croire que ces montagnes de dettes peuvent monter jusqu'au ciel !

Jeudi 7 juin 2012 :

L'Espagne emprunte 2,074 milliards d'euros, mais à un coût très élevé.

L'Espagne a levé jeudi 2,074 milliards d'euros en obligations, un peu plus que prévu, grâce à la forte demande des investisseurs, mais a dû concéder des taux d'intérêt en hausse sur l'échéance-phare à dix ans, au-dessus de 6%.

Le taux à 10 ans a atteint 6,044%, contre 5,743% lors de la dernière émission similaire, le 19 avril 2012, selon un communiqué de la Banque d'Espagne.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_emprunte_2074_mds_d_euros_mais_a_un_cout_tres_eleve75070620121104.asp

Jeudi 7 juin 2012 :

Le fonds chinois CIC réduit ses avoirs UE.

Le président du fonds souverain chinois CIC, Lou Jiwei, a déclaré que son institution réduisait ses avoirs en actions et en obligations européennes, en considérant que le risque d'éclatement de la zone euro augmente, dans une interview au Wall Street Journal aujourd'hui.

"Il y a un risque d'éclatement de la zone euro et ce risque augmente", a dit M. Lou au quotidien économique.

"Actuellement, nous trouvons qu'il y a trop de risques sur les marchés publics européens", a ajouté le président du CIC dans son premier entretien accordé depuis cinq ans à un média étranger, toujours selon le Wall Street Journal.

M. Lou a précisé que le CIC avait réduit depuis longtemps son exposition aux pays européens périphériques.

Il n'a pas précisé ce qu'il entend par pays périphériques, mais l'expression fait probablement référence à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal et peut-être à l'Italie et à l'Espagne, selon le Wall Street Journal.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/06/07/97002-20120607FILWWW00528-le-fonds-chinois-cic-reduit-ses-avoirs-ue.php

Samedi 9 juin 2012 :

Espagne : la zone euro envisage un plan d'aide jusqu'à 100 milliards d'euros.

Les ministres des Finances de la zone euro envisagent un plan de sauvetage pour les banques espagnoles pouvant aller jusqu'à 100 milliards d'euros, a confié samedi une source gouvernementale européenne.

La conférence téléphonique de l'Eurogroupe consacrée à l'Espagne a débuté comme prévu peu après 16H00 (14H00 GMT), selon une seconde source gouvernementale européenne.

Il est question à ce stade d'un montant pouvant aller jusqu'à 100 milliards d'euros, mais cela n'est pas encore tranché, a déclaré cette source.

De son côté, le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt avait indiqué un peu plus tôt qu'il était question d'un chiffre dépassant les 80 milliards d'euros, dans une interview à la radio publique SVT.

Il s'agira en fait d'un des plus grands sauvetages financiers de l'histoire récente, avait souligné M. Reinfeldt, dont le pays ne fait pas partie de la zone euro.

http://www.romandie.com/news/n/_Espagne_la_zone_euro_envisage_un_plan_d_aide_jusqu_a_100_mds_EUR_77090620121638.asp

Dimanche 10 juin 2012 :

L'Espagne va demander "une aide financière européenne" pour redresser son secteur bancaire, a annoncé à Madrid le ministre de l'Economie Luis de Guindos, après une réunion téléphonique des ministres des Finances des 17 pays de la zone euro.

M. de Guindos a expliqué que cette aide serait considérée comme de "la dette publique" espagnole, qui va donc augmenter, et "devra absolument être remboursée".

http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-se-resigne-a-demander-une-aide-pour-ses-banques-26c3d6049ab14c996e697db42de7303a

C’est toujours le même remède. Mais ce remède ne guérit pas le malade : ce remède ne fait qu’empirer la maladie. Ce remède aggrave la maladie.

L’Espagne est déjà surendettée. Et donc on va rajouter du surendettement au surendettement qui existe déjà !

L'Espagne est écrasée sous des montagnes de dettes. Et donc on va empiler des montagnes de dettes supplémentaires sur les montagnes de dettes qui existent déjà !

Et on va continuer à croire que ces montagnes de dettes peuvent monter jusqu'au ciel !

Mais les montagnes de dettes NE peuvent PAS monter jusqu’au ciel. Il arrive toujours un moment où tout s’effondre. Ce moment précis, ça s’appelle un défaut de paiement.

Le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, Chypre, etc, foncent vers un défaut de paiement total.

Espagne : taux des obligations à 10 ans :
Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,090 %.
Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,220 %.
Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,508 %.

http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

Conclusion : les investisseurs internationaux n'ont pas du tout été rassurés par le plan de sauvetage des banques espagnoles.

Italie : taux des obligations à 10 ans :
Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,710 %.
Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,770 %.
Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,032 %.

L’Espagne et l’Italie foncent vers un défaut de paiement total.

Les taux des obligations d’Etat de l’Espagne et de l’Italie sont en train d’exploser.

L’Espagne et l’Italie foncent vers le défaut de paiement.

Espagne : taux des obligations à 10 ans :
Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,090 %.
Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,220 %.
Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,508 %.
Mardi 12 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,705 %.

http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

Italie : taux des obligations à 10 ans :
Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,710 %.
Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,770 %.
Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,032 %.
Mardi 12 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,171 %.

Mercredi 13 juin 2012 :

Les prêts qui seront faits conformément à l'accord d'assistance à la recapitalisation du secteur bancaire espagnol seront remboursables sur 15 ans, écrit aujourd'hui le journal El Mundo.

L'Espagne, qui fera transiter l'argent via son fonds de restructuration bancaire, le Frob, commencera à rembourser en 2017, bénéficiant ainsi d'un délai de grâce de cinq ans.

Un porte-parole de la Commission européenne a dit hier que les banques qui bénéficieraient de l'aide de l'Union européenne via le Frob, à hauteur de 100 milliards d'euros selon l'accord passé samedi, paieraient un intérêt de 8,5% au moins.

Par ailleurs, dans un article paru mercredi, le journal ABC écrit que le gouvernement espagnol entend modifier son budget courant pour permettre au Frob d'assumer 66 milliards d'euros de dette.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/06/13/97002-20120613FILWWW00424-espagneaide-15-ans-pour-rembourser.php

La phrase la plus importante dans cet article est la suivante :

"Un porte-parole de la Commission européenne a dit hier que les banques qui bénéficieraient de l'aide de l'Union européenne via le Frob, à hauteur de 100 milliards d'euros selon l'accord passé samedi, paieraient un intérêt de 8,5% au moins."

Vous avez bien lu : les banques espagnoles vont devoir rembourser le prêt de 100 milliards d'euros en payant "un intérêt de 8,5% au moins"

Les banques espagnoles ne pourront pas s'en relever.

En Espagne, la crise systémique se rapproche.

Mercredi 13 juin 2012 :

Considérant que l'Union Européenne était à un moment "crucial", le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des "capitales" qui ne mesurent pas l'urgence de la situation.

"Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l'urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd'hui", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

http://www.boursorama.com/actualites/italie-monti-affiche-sa-serenite-malgre-la-flambee-des-taux-d-emprunt-80574aa0b4cacf171c2e010311c52766

José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

"Nous avons un problème systémique devant nous"

Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre : les dominos tombent les uns après les autres.

L'Espagne et l'Italie foncent vers un défaut de paiement total.

Jeudi 14 juin 2012 :

L'Italie emprunte 4,5 milliards d'euros à moyen et long terme, bond des taux.

L'Italie a vu ses taux flamber et dépasser les 6% sur les échéances les plus longues jeudi lors d'une émission de dette très suivie, alors qu'elle est de nouveau sous la pression des marchés, mais elle a atteint son objectif maximum en levant 4,5 milliards d'euros.

Le Trésor italien a emprunté 3 milliards d'euros de titres à trois ans à un taux de 5,30%, contre 3,91% le 14 mai, dans un marché tendu, marqué par la dégradation de la note de l'Espagne de trois crans par Moody's, qui a propulsé les taux de Madrid à des nouveaux sommets sur le marché secondaire.

Selon le résultat de l'opération communiqué par la Banque d'Italie, Rome a en outre émis 627 millions d'euros de titres à échéance 2019 et 873 millions à échéance 2020.

Sur ces deux maturités, les taux ont franchi la barre symbolique des 6%.

Pour l'emprunt à 7 ans, l'Italie a dû payer un taux de 6,10%, contre 5,21% lors de la précédente émission le 27 avril.

Pour l'emprunt à 8 ans, l'Italie a dû payer un taux de 6,13%, contre 5,33% lors de la précédente émission le 14 mai.

Mercredi, Rome avait déjà enregistré un bond de ses taux à 3,972%, contre 2,34% le mois dernier lors de l'émission de 6,5 milliards d'euros de titres à un an.

L'Italie, qui avait réussi à regagner la confiance en début d'année grâce aux mesures de rigueur et aux réformes du gouvernement Monti, alimente à nouveau l'inquiétude des marchés.

A présent que l'Espagne a accepté un plan d'aide pour ses banques, certains analystes craignent que l'Italie, dont la dette colossale dépasse les 120% du PIB, ne soit le prochain domino de la zone euro à tomber.

(AWP / 14.06.2012 12h00)

Vendredi 15 juin 2012 :

Espagne : dette publique à 72,1% du PIB fin mars, nouveau record.

La dette publique de l'Espagne a atteint fin mars un nouveau record historique, représentant 72,1% du PIB, huit points et demi de plus qu'il y a un an (63,6%), selon les chiffres publiés vendredi par la Banque d'Espagne.

Le niveau de la dette espagnole devrait fortement progresser au cours de 2012, le gouvernement tablant sur 79,8% du PIB en fin d'année, une prévision ne tenant pas compte du prêt européen aux banques espagnoles, qui pourrait atteindre 100 milliards d'euros et augmenter alors la dette de dix points.

(Dépêche AFP)

En clair :

Fin 2012, la dette publique de l'Espagne sera de 90 % du PIB.

Considérant que l’Union Européenne était à un moment « crucial », le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des « capitales » qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

« Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui », a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

http://www.boursorama.com/actualites/italie-monti-affiche-sa-serenite-malgre-la-flambee-des-taux-d-emprunt-80574aa0b4cacf171c2e010311c52766

José Manuel Barroso vient de comprendre.

José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

« Nous avons un problème systémique devant nous »

Samedi 16 juin 2012 :

Allemagne : un responsable conservateur lance un avertissement aux Grecs.

L'un des responsables conservateurs allemands, Wolfgang Bosbach, a estimé samedi que si la gauche radicale grecque l'emporte lors des élections de dimanche, la sortie de la Grèce de la zone euro ne "sera qu'une question de temps".

"Si la gauche radicale s'obstine à dire qu'elle souhaite avoir les aides des autres pays de la zone euro dans leur intégralité mais qu'elle ne veut pas apporter de contreparties, alors ce ne sera qu'une question de temps avant que la Grèce ne sorte" de la zone euro, a souligné M. Bosbach, président de la commission des Affaires intérieures à la chambre des députés, et proche de la chancelière Angela Merkel.

Ce responsable de l'Union démocrate-chrétienne (CDU) assure en outre qu'indépendamment du vote de dimanche, la Grèce ne remplit pas les conditions pour être membre de la zone euro.

"Il manque au pays le dynamisme de son économie, de la compétitivité et une administration efficace. Et ce ne sont pas les nouveaux milliards d'aide qui vont changer ça fondamentalement", a souligné M. Bosbach dans l'édition dominicale du "Frankfurter Allgemeine Zeitung", selon des extraits diffusés samedi.

Selon lui, toutefois, une sortie éventuelle de la Grèce ne sera pas décidée "dans les semaines à venir" mais l'Europe devra aider le pays économiquement dans la phase de transition.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00449674-allemagne-un-responsable-conservateur-lance-un-avertissement-aux-grecs-334541.php

Lundi 18 juin 2012 :

Dette : le taux de l'Espagne inverse la tendance et se tend au-delà des 7%.

Le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne inversait la tendance lundi matin et se tendait très nettement pour dépasser les 7% et afficher un nouveau record, signe que les craintes sur la zone euro ont repris le dessus malgré le vote grec.

A 10H12 (08H12 GMT), le rendement de l'emprunt espagnol de référence, qui évolue en sens inverse de la demande, montait à 7,061%, contre 6,838% vendredi soir.

Ce taux s'était pourtant nettement détendu en début de séance, grâce au bref répit permis par la victoire de la droite pro-euro en Grèce.

(©AFP / 18 juin 2012 10h19)

Les marches financiers ne sont pas tres surs et les endettements de certains pays europeens, la Grece, l'Espagne, bientot d'autres ne permettent pas d'etre optimiste.

Mardi 26 juin 2012 :

L’Espagne et l’Italie ont réussi à emprunter mardi respectivement 3 et 3,9 milliards d’euros, mais à des taux d’intérêt en très forte hausse.

L’Espagne a emprunté 3,077 milliards d’euros à 3 et 6 mois, légèrement au-dessus de la fourchette visée, au moment où le pays est soumis à de vives tensions sur les marchés après la demande d’aide à ses banques.

Le taux a presque triplé sur l’échéance à trois mois, passant à 2,362%, contre 0,846% lors de la dernière émission similaire le 22 mai.

Le taux a presque doublé sur l’échéance à 6 mois, à 3,237%, contre 1,737% le 22 mai.

L’Italie a de son côté emprunté 3,9 milliards d’euros, un montant légèrement inférieur à son objectif maximum de 4 milliards, a annoncé la Banque d’Italie.

Dans le cadre de sa principale émission, le Trésor italien a emprunté 2,99 milliards d’euros de certificats du Trésor zéro coupon à échéance 2014 à un taux de 4,712%, contre 4,037% lors de la précédente émission le 28 mai.

L’Italie a émis en outre 626 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2016 à un taux de 5,20%, contre 4,39% le 28 mai.

Enfin, l’Italie a émis 290 millions de bons indexés sur l’inflation à échéance 2026 à un taux de 5,29%, qui n’est pas comparé par la Banque d’Italie à celui d’une opération précédente.

(Dépêche AFP)

Mercredi 27 juin 2012 :

L'Italie emprunte 9 milliards d'euros à six mois à des taux en forte hausse.

L'Italie a emprunté mercredi comme prévu 9 milliards d'euros à six mois, mais a vu ses taux bondir, alors que les marchés restent très nerveux à la veille d'un sommet européen présenté une nouvelle fois comme crucial pour la zone euro, a annoncé la Banque d'Italie.

Les taux de ces obligations ont bondi à 2,957% contre 2,104% lors de la dernière opération similaire le 29 mai.

La demande des investisseurs a été soutenue, s'élevant à 14,5 milliards d'euros.

Mardi, le Trésor italien avait déjà emprunté 3,9 milliards d'euros à échéance 2014, 2016 et 2026 à des taux en forte hausse.

Il reviendra jeudi sur le marché avec une émission très suivie de titres à cinq et dix ans, au cours de laquelle il tentera de lever entre 3,75 et 5,5 milliards d'euros.

http://www.boursorama.com/actualites/l-italie-emprunte-9-milliards-d-euros-a-six-mois-a-des-taux-en-forte-hausse-c28732472177af269b7f5315412aa462

Jeudi 28 juin 2012 :

Plus les jours passent, plus l’Italie emprunte à des taux de plus en plus élevés.

Plus les jours passent, plus l’Italie se surendette.

Plus les jours passent, plus l’Italie se rapproche du défaut de paiement.

Jeudi, l’Italie a emprunté.

Lisez cet article :

"Lors de cette émission très suivie par les investisseurs, les taux des obligations italiennes à cinq ans se sont inscrits à 5,84%, contre 5,66% lors de la précédente émission le 30 mai.

Ceux des titres à dix ans ont progressé de leur côté à 6,19%, contre 6,03% le 30 mai, soit au-dessus de la barre symbolique des 6%.

La demande des investisseurs s’est élevée à environ 7,6 milliards d’euros, ce qui a permis au Trésor italien, qui comptait lever entre 3,75 et 5,5 milliards, de presque atteindre son objectif maximum.

L’Italie, dont la dette colossale dépasse 120% du PIB, est sous la pression des marchés, dans le sillage de l’Espagne, alors que les investisseurs doutent que le sommet européen qui s’ouvre à Bruxelles jeudi puisse enrayer durablement la crise de la dette en zone euro.

Face à cette flambée des taux, le chef du gouvernement italien Mario Monti arrivera à Bruxelles avec la ferme volonté de faire approuver par ses partenaires, et en particulier par Berlin, un mécanisme permettant de calmer les tensions sur les marchés."

http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_emprunte_54_mds_EUR_a_cinq_et_dix_ans_legere_hausse_des_taux51280620121145.asp

Vendredi 29 juin 2012 :

Zone euro : voie ouverte à la recapitalisation directe des banques (Van Rompuy).

La zone euro veut mettre en place d'ici fin 2012 un mécanisme qui permettra de recapitaliser les banques directement via ses fonds de secours et d'assouplir les conditions pour qu'ils achètent de la dette souveraine sur les marchés, accédant à une demande de l'Espagne et de l'Italie.

"Quand ce sera prêt, le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourra avoir la possibilité de recapitaliser directement les banques", a déclaré M. Van Rompuy lors d'une conférence de presse à Bruxelles au terme d'un sommet de la zone euro.

La recapitalisation directe des banques se fera sous certaines conditions.

"La zone euro est également prête à ce que les fonds de secours interviennent pour rassurer les marchés", a ajouté M. Van Rompuy, ce qui signifie que le FESF et le MES pourront acheter directement des titres de dette sur les marchés.

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_voie_ouverte_a_recapitalisation_directe_des_banques_Van_Rompuy_RP_290620120642-23-204095.asp

Cette dernière phrase est hilarante !

"La zone euro est également prête à ce que les fonds de secours interviennent pour rassurer les marchés", a ajouté M. Van Rompuy, ce qui signifie que le FESF et le MES pourront acheter directement des titres de dette sur les marchés.

Mais avec quel argent ?

Avec quel argent le FESF et le MES pourront-ils acheter directement des titres de dettes sur les marchés ?

Et c'est pareil pour la recapitalisation directe des banques : avec quel argent le FESF et le MES pourront-ils recapitaliser directement les banques ?

Rappel : le FESF et le MES sont des coquilles vides. Le FESF et le MES n'ont pas les milliards d'euros nécessaires pour acheter directement des titres de dettes. Le FESF et le MES n'ont pas les milliards d'euros nécessaires pour recapitaliser directement les banques.

Donc le FESF et le MES vont d'abord devoir emprunter des milliards d'euros sur les marchés internationaux.

Ensuite, avec cet argent, le FESF et le MES pourront intervenir.

Bref, on va rajouter des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui existent déjà !

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