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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Des gens qui vont pleurer Castro !!!!! ?????

Si on leur montrait les vidéos des opposants politique de Castro emprisonnés, torturés et qui se font bouffer les testicules par des bergers allemands, alors continueraient-ils a lui voueur un culte ?

Mais d'ou sortent ces gens de gauche ? C'est pas possible autant d'aneries montées sur pattes....

A mon avis, les gens de gauches ne sont pas des êtres humains. Car l'erreur est humaine mais la perseverance dans l'erreur est démoniaque.

Or les gens de gauche persistent et signent dans l'erreur et l'horreur...

Voilà peut-être pour vous Quimboiseur un essai d'explication de ce mystère. J'ai remarqué que les gens de gauche refusent le plus souvent les arguments des gens de droite, non pas de façon raisonnée en faisant remarquer une erreur dans le raisonnement par exemple, mais de façon passionnée, et cela parce qu'ils suspectent toujours a priori n'importe quel argument de droite d'être un pas vers un extrêmisme de droite. Même s'ils comprennent parfaitement que, par exemple tel ou tel argument libéral (d'apparence non-généreuse) peut en effet être bien plus efficace à moyen terme qu'une solution non libérale (consistant à ouvrir le porte-monnaies des autres pour une dépense qui est le prix d'une justice sociale sacrée à leurs yeux), s'ils comprennent donc cet argument, ils le réfuteront pour autant, quitte à le faire de mauvaise foi, parce l'idée même de fuir un instant leur utopie est inadmissible: s'en éloigner d'un pas, c'est renoncer pour toujours, c'est se résigner, c'est finir "bourgeois". L'intéret général compte moins que la lutter permanente ver sun monde meilleur, en fait un monde différent. Refuser les arguments de bon sens s'ils donnent l'impression de renoncer aux rêves, cela mène hélas souvent à croire n'importe quel bobard bien amené, et la réfutation de mauvaise foi fait perdre tout espoir d'un raisonnement réaliste. Voilà pourquoi cette spirale pousse certains à soutenir les pires atrocités, tout en les niant, tout en sachant très bien qu'elles sont véridiques. Je parle ici bien sûr des vrais gens de gauche, pas des opportunistes, mais voilà ce que par empathie je devine qui pousse leur coeur et leur esprit mener cette lutte en vain.

Cher Guy, une fois encore je partage votre opinion (je vous promets que je finirai par trouver un désaccord entre nous, sans quoi je vais me faire traiter de sormaniaque!).

Voici l'article que j'ai publié sur mon blog il y a quatre jour, intitulé : "Günter Grass ou les aléas de l'antifascisme" :


Le Prix Nobel de Littérature 1999, l'Allemand Günter Grass, vient, à 78 ans, d'avouer avoir été membre de la Waffen SS dans sa jeunesse. Dans une interview retentissante, publiée à quelques jours de la publication de ses mémoires, il admet avoir cherché, à l'âge de quinze ans, à s'engager dans la marine, et avoir été, deux ans plus tard, enrôlé dans la division Frundsberg, qui appartenait à la Waffen SS.

Ce qui choque le plus en Allemagne dans ces surprenants aveux, ce ne sont pas vraiment les faits eux-mêmes. Après tout, une grande partie de la génération de l'écrivain a été contrainte de combattre sous l'uniforme nazi (même si tous ne se sont pas portés volontaires et même si tous ne sont pas entrés dans la Waffen SS).

En fait, si ces révélations font à ce point scandale, c'est que Günter Grass, véritable instance morale de l'ex-RFA, conscience intellectuelle de la social-démocratie allemande, a pendant un demi-siècle, fait son fond de commerce de la dénonciation du péril fasciste et de la traque des anciens nazis.

Ainsi, dans l'Allemagne du démocrate-chrétien Adenauer (qui, lui, fut un opposant de toujours à l'hitlérisme), l'écrivain engagé de gauche s'était fait une spécialité de la dénonciation du "recyclage" des anciens serviteurs du III° Reich (il est vrai que c'était la guerre froide et que l'on n'était pas toujours très regardant sur le passé des cadres de la nouvelle Allemagne démocratique...).

Plus tard, lorsque le chancelier (CDU) Helmut Kohl (lui-même enrôlé dans l'armée allemande en avril 1945, à l'âge de quinze ans) fut violemment attaqué pour avoir participé, aux côtés du Président américain Ronald Reagan, à une cérémonie dans un cimetière militaire de Bitburg, où reposaient aussi des anciens Waffen SS, l'écrivain antifasciste joignit, sans vergogne, sa voix au concert d'indignations.

Visiblement, l'auteur du Tambour n'est pas un adepte de la parabole biblique de la paille et de la poutre...

J'ajouterais que c'est en France que Günter Grass a trouvé ses thuriféraires les plus ardents. Nul part ailleurs, il n'a joui d'une telle réputation, d'une telle estime, d'une telle gloire même que chez nos grands esprits germanopratins. Comme le rappelait avant-hier à la radio Alfred Grosser, les intellectuels français ont toujours trop pris au sérieux le moindre propos de leur homologue allemand.

C'est qu'il leur ressemblait tant! Car nous avions nous, en France, le vrai modèle, l'étalon (au sens monétaire du terme...) universel de l'engagement et de l'antifascisme. Je parle évidemment de Jean-Paul Sartre, qui présente avec Günter Grass un certain nombre de points communs.

Non pas que Sartre ait été un collabo. Certes pas! Mais il n'a pas non plus été un résistant. Pas une seconde! Comme l'immense majorité des français, l'auteur de La Nausée fut attentiste durant la guerre. Il passa celle-ci, non pas bien au chaud (car il fit très froid durant l'occupation), mais à l'abri, sans prendre le moindre risque pour sa vie.

Il n'y a là, vous me direz, rien d'infâmant. Soit. C'est simplement un peu gênant pour celui qui va devenir à la libération le chantre, mieux même, l'incarnation de l'engagement intellectuel. C'est juste un peu embarrassant pour quelqu'un qui, en permanence, enjoignait à tout un chacun, de prendre parti, de choisir son camp, de S'ENGAGER. C'est un chouïa ennuyeux pour un homme qui rompra avec Albert Camus, l'un de ses meilleurs amis, parce que ce dernier refusait de "choisir entre la justice et sa mère" au moment de la guerre d'Algérie.

On le voit, les figures les plus notoires du "combat antifasciste" ne sont pas toujours celles qui affichent le plus de titres réels en la matière...

P. S. Concernant le cas Sartre, j'ai écrit aussi un long article intitulé : "Errances de l'Intellectuel".

J'imagine que vous êtes très occupé, mais recevoir votre visite sur mon blog et avoir un commentaire de votre part, me ferait le plus grand plaisir et me flatterait infiniment.

Cordialement


C'est aussi une habitude fréquente dans notre pays d'utiliser sa notoriété ou son talent pour tenter de crédibiliser ses positions. Mais tel professeur, spécialiste ou artiste n'a pas plus de légitimité qu'un homme de la rue lorsqu'il sort de son domaine. Malheureusement, notre monde des media est principalement composé de gens de gauche qui confondent faits et opinions et tendent à faire croire le contraire. Quant au monde de l'enseignement... Voyez dans les derniers manuels scolaires le traitement du 11 septembre 2001 (cf. "élèves sous influence", par Barbara Lefebre et Eve Bronnivard). Encore une autre légitimité usurpée!

Cher Guy et autres blogeurs...

il existe une constante qu'il faudrait mettre en exergue...les liens entre le journaliste et l'artiste ...il arrive souvent que l'artiste engagé(lire engagé pour le socialisme) soit médiatisé et porté aux nues...

un artiste étant dans la conscience populaire par nature de "gauche"...et plus il est à gauche plus il sera médiatisé...plus il sera conservateur plus il sera ostracisé...étrange, non??

Troublant effectivement de voir que 80 % des artistes médiatisés sont de gauche. Seul quelques-uns, dont Fabrice Lucchini, avouent sans vergogne être de droite. Culpabilisation de l'argent ? Langue de bois ? Cet atavisme est en tout cas le plus souvent doublé d'une méconnaissance totale de la chose économique et s'exprime avec des arguments à l'emporte-pièce, ne dépassant jamais le langage syndical le plus sot ...

Entendons nous bien : la "chose économique" comme vous dites est une fausse science inventée par le patronat et les puissances financières pour écraser le peuple et comprimer la masse. Elle n'est pas objective, ne sert qu'à une chose : amasser encore et encore plus d'argent au détriment des valeurs humaines. C'est un hybride nauséux récent de maths, géo, droit, compta, que sais je encore ?

La "chose économique", en occultant tout le reste, est en train de conduire l'humanité à sa perte ! Alors arrêtez, petits histrions de droite nés avec une cuillère en or gorgée de caviar enfoncée dans la bouche, fils de petits patrons ou de grandes familles, de l'invoquer à tout bout de champ comme une divinité inviolable.

Normal qu'un artiste soit de gauche puisqu'il créé, qu'il a de l'imagination, qu'il s'adresse aux gens, qu'il se met en nage pour leur donner du rêve, des sensations.

Toutes choses dont est bien incapable un "économiste".

Grâce aux économistes qui maîtrisent la connaissance du développement , l'humanité échappe à la misère. Sans les économistes , Günter Grass serait mort de faim. Les économistes ne sont fils de personne en particulier ( en supposant que c'est une tare !) mais des chercheurs comme les autres.
Enfin , identifier la gauche et les artistes ne fait pas sens : Cézanne était-il de gauche ? L'artiste est habituellement ailleurs.

Ce que vous écrivez est proprement scandaleux !

"L'humanité échappe à la misère"... On voit bien que vos voyages se circonscrivent aux chambres d'hôtels des palaces. Saviez-vous que 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde ? Que 2,8 milliards de ménages vivent avec moins de deux dollars par jour ? Ce sont surement des fariboles inventées par des gens de "gôche"...

Dans quel monde vivez vous, Guy Sorman ?

Quand aux économistes, Je n'ai jamais dit qu'ils étaient les fils de quiconque.

Je parlais des pucerons réactionnaires qui pulullent sur votre Blog.

Il serait bienvenu que Vidal cherchât les statistiques de la misère il y a 200 ou 300 ans. Il serait certainement surpris de voir que la misère était une chose bien mieux partagée qu'aujourd'hui... Guy Sorman donne une vision dynamique et évolutive, il ne prétend pas que la misère n'existe pas aujourd'hui. A l'évidence cela vous échappe.

"Alors arrêtez, petits histrions de droite nés avec une cuillère en or gorgée de caviar enfoncée dans la bouche, fils de petits patrons ou de grandes familles..."
Et puis cessez ce genre de clichés ridicules : ils ne vous honnorent pas. Que savez-vous de ceux qui écrivent des commentaires ici ? Et comprendre le monde n'est pas une question de fortune, mais d'ouverture et d'intelligence.

Pourquoi vous abaissez-vous à répondre aux commentaires débiles et gnangnan de Vidal?

Ce que ce genre de propos appelle, ce n'est pas la réfutation, c'est l'éclat de rire.

Riez, riez méprisants arroguants...

Vous ne rirez pas éternellement. Je rirais aussi à mon tour quand vous essuierez votre morve torve dans des mansardes sombres, tels des russes blancs exilés.

Bah..., sait-on jamais...

De vos propos absolument pertinents j'extrais, Mr Sorman, celui-ci:
""Car, par-delà ce cas singulier, on ne se méfie pas assez des artistes.""

* Divers milieux, par ailleurs parfaitement irresponsables des conséquences de leurs propos et leurs prises de positions, se croient assez fûtés pour "agiter le monde" en lieu et place de ceux qui sont élus démocratiquement pour ce faire: les politiques (ceux réellement gouvernants, pas les gesticulateurs qui meublent les hémicycles). Nombre de ces "artistes" manquent donc à leur devoir de réserve... auxquels j'ajouterais volontiers maints "journalistes" qui projetent leurs convictions personnelles (ou intérêts?) en lieu et place de relater les investigations qu'ils sont sensés mener!

* L'ignorance étant une vertu (hoooops, un défaut) très répandu, la voir pratiquer par des gens qui visent essentiellement à flatter leur ego et leur visibilité commerciale est simplement une pratique répugnante!

* Enfin, singulièrement, l'ignorance semblait aussi règner parmi ces "comités-jury" chargés d'attribuer un prestigieux prix Nobel; qu'il s'agisse de celui de littérature, de la paix ou d'autres.
En bonne logique, ma conscience de citoyen responsable commanderait à ce que le bénéfice de ce prix soit restitué à la Fondation Nobel, en signe de repentir, plutôt que de "passer à trépas" un jour futur avec l'étiquette de celui à qui on l'attribua erronément!
Mais G. Grass est - je crois - de ce "schéma mental" qui jouera de toutes les mimiques du repentir plutôt que de faire ce geste ... Somme toute est-il un des nombreux médiocres qui veulent s'ignorer?

cher guy,

vous écrivez : "Enfin , identifier la gauche et les artistes ne fait pas sens : Cézanne était-il de gauche ? L'artiste est habituellement ailleurs."

Je suis d'accord avec la fin de votre assertion mais pas avec son début....
je m'explique avec cette citation d'un chanteur français peu connu Tristan Edern Vacquette : "pour la promo on tape à gauche à fond...rien de plus facile que d'embrouiller ces bouffons..tu leurs dis juste vous êtes mieux que la droite, ils jouissent dans leur culotte et tes ventes sont dans la boîte"..tout est dit..

> N'oubliez pas une particularité des artistes et des gensdelettres : leurs erreurs ne leur coutent rien (contrairement par exemple à un ingénieur ou à un dirigeant), il se peut même qu'un retournement de veste correctement mis en scène soit profitable (voir Sartre). Les artistes et gensdelettres sont sur la plupart des sujets des irresponsables au sens propre. De plus, n'est pas Voltaire ou Zola qui veut.

> la gauche a longuement et méthodiquement labouré le terrain des intellectuels, au point qu'on n'y peut se dire de droite calmement, sans hystérie ou sans honte. Au point que Stendhal ou Maupassant sont moins enseignés à l'école car considérés, ô bêtise, comme de droite.

@petit vidal

Aucun artiste n'est de gauche.
Seuls les fonctionnaires de l'art sont de gauche, c'est parce qu'il sont incapable d'effectuer un travail apprécié par les autres qu'ils vivent de subventions publiques.

Jugurta : vous avez raison de signaler que la scission droite-gauche, quand bien même elle serait dépassée, existe toujours ne serait-ce que dans les propos, les discriminations. Mais de nombreuses personnes, artistes ou pas, se définissent fondamentalement comme ni de droite, ni de gauche: parce qu'ils retrouvent leurs idées dans un camp et dans l'autre à la fois, parce qu'ils sont indifférents aux querelles politiques, ou parce qu'ils ne comprennent pas (peut-être à raison) en quoi la différence est importante. Beaucoup de ceux-là se laissent alors entraîner à l'occasion (par exemple, eh bien, d'un débat passioné) du côté de la pensée dominante, d'autres par esprit de contradiction de l'autre côté. Mais ce qui importe véritablement est la qualité des arguments échangés, et bien qu'on soit souvent tenté, il faut se garder de classer la parole de l'autre à droite ou à gauche avant de juger l'argument en soi. Le cas des liibéraux est un exemple toujours à propos: classés à gauche à certaines époques, à droite à d'autres, ils sont sans doute plutôt à droite, mais partagent des idées qu'on ne retrouve dans aucun des deux "camps" si ces camps existent réellement. La seule chose qui soit certaine est que certaines idées sotn plus cohérentes avec certaines qu'avec d'autres, mais il n'existe certainement pas que deux modes de pensée. Le seul mode de pensée, d'ailleurs, devrait être le raisonnement (cf. les deux messages ci-dessus pour un contre-exemple), tout le reste n'étant que de l'idéologie, et un grand penseur de notre temps (clin d'oeil à Guy Sorman) n'avait-il pas, quand on lui demandait s'il n'existait pas un "compromis" entre libéralisme et socialisme, répondu : "Y a-t-il un compromis entre l'erreur et la vérité" ?

c'est pas du joli joli de supprimer les comms qui vont pas dans votre sens.

folelol : « c'est pas du joli joli de supprimer les comms qui vont pas dans votre sens. »

Ceux qui ont eu l'occasion de lire les commentaires en question pourraient aussi préciser que le langage employé n'était pas spécialement joli joli.

Guy Sorman : « Ou peut-être en raison du Prix Nobel, un prix au pedigree douteux, si souvent. »

A qui pensez-vous en particulier ?

On a dit que Borges ne l'avait pas eu car on ne le jugeait pas “politiquement correct”. Et c'est un fait que depuis longtemps un Mario Vargas Llosa a la stature qu'il faudrait pour être nobélisable, sans que son nom ne soit sorti du chapeau jusqu'à présent. Mais, en l'absence de preuve tangible, n'est-il pas facile, aussi, de trouver certaines raisons pour expliquer certaines choses ? De quoi débattre sans fin, sans doute...

Vu l'impact médiatique qu'ont les prix Nobel de littérature et de la paix, sans commune mesure avec la valeur pécuniaire du prix et la représentativité du jury (je ne dis pas qu'il devrait l'être, mais je préfère tout de même le rappeler), on ne saurait s'étonner qu'on en profite pour passer un message politique quand on décerne ces deux prix. C'est la même chose d'ailleurs avec d'autres prix tels la palme d'or de Cannes. Ces prix ne doivent être considérés que comme ils sont, à savoir l'expression du sentiment d'un groupe de personnes qui n'est ni vous, ni moi, ce pourrait tout aussi bien être l'avis de mon boulanger ou de mon vendeur de journaux, cela m'indiffère au plus haut point. Finalement, ces prix n'ont d'autre intérêt que de refléter la pensée à la mode du moment, voire le message que souhaite donner une instution, voilà tout.

Yasser Arafat prix nobel de la paix...

Voila qui décredibilise complétement ce genre de prix.

A force de magouilles, de discours mieleux et fieleux, de faux semblants, de politiquement correct et d'hypocrisies, les manifestions publiques et les discours ne veulent plus rien dire.

C'est donc ça la démocratie ? Cette farce ? Cette escroquerie ?

Ce n'est en réalité qu'une vaste supercherie !

"Ksorp" a écrit :

"C'est la même chose d'ailleurs avec d'autres prix tels la palme d'or de Cannes. Ces prix ne doivent être considérés que comme ils sont, à savoir l'expression du sentiment d'un groupe de personnes qui n'est ni vous, ni moi..."
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En décernant la Palme d'Or à Ermano Olmi pour "L'arbre aux sabots" en 1979 le jury de Cannes a récompensé un chef-d'oeuvre du cinéma que le succès populaire a confirmé par la suite.

Pour le prix Nobel de littérature 2006 je propose la candidature de CLAUDIO MAGRIS.

Ducon: mon raisonnement n'excluait pas du tout que le jury puisse juger l'oeuvre à sa qualité cinématographique; mais selon moi, c'est un miracle ou une heureuse coïncidence, pas une règle. Il en va d'ailleurs de même pour les prix littéraires et, d'une manière générale, de toutes les récompenses (qu'on s'offre entre amis) ayant de telles conséquences financières. Attribuer un prix en ne jugeant qu'à la qualité objective de l'oeuvre est, de nos jours, une vertu rare et si peu valorisée que beaucoup la troquent contre de l'argent. Je suis sûr que Vidal sera d'accord avec moi là-dessus ;)

Il est historiquemnt exact que Borges s'est vu dénié le NObel pour des raisons politiques : il lui fut reproché de n'avoir pas dénoncé la dictature militaire argentine avec assez de virulence. Garcia Marquez , ami de Fidel Castro , n'a pas eu ce genre de difficulté.

Je vous salue monsieur Sorman !

Cher Jurguta, comme on se retrouve...

Au fond, ce que l'affaire Grass confirme, c'est que c'est lorsque l'artiste s'engage qu'il risque de se galvauder - surtout quand il choisit le camp du bien, c'est-à-dire celui de la délation des méchants, de la dignité arrogante, et bien malheureusement de l'opinion majoritaire (car quand on est du côté du bien, on est du côté de tout le monde), alors qu'en "artiste", il aurait dû le camp le plus artiste, c'est-à-dire le plus singulier, voire le plus minoritaire. Etre intempestif, inactuel, "ailleurs" comme le disait notre hôte, et non dedans, tel est le rôle de peut jouer l'artiste s'il veut absolument en tenir un dans la société (ce qui n'est pas nécessaire et ce qui peut même faire douter de son art). Fors de son expérience de jeunesse, Gunther Grass aurait dû intérioriser et exploiter littérairement ce flirt (poussé ou forcé ?) avec le mal au lieu de le voiler pour d'évidentes raisons de pouvoir et d'aller passer le reste de sa vie à dénoncer ses petits camarades.

Quant au problème de l'art et de la gauche, je serai presque tenté de penser qu'il s'agit là d'un contresens - tant, comme le faisait remarquer Houellebecq dans Les Particules (par la bouche de Sollers, ah perfide Michel !) que tous les grands écrivains sont réactionnaires, Flaubert, Baudelaire, Dostoïevski, Balzac, même Zola, ce qui est assez naturel puisque comme dirait Cioran (à propos de Joseph de Maistre !) :

"Pourquoi les conservateurs manient-ils si bien l'invective, et écrivent-ils en général plus soigneusement que les fervents de l'avenir ? C'est que furieux d'être contredits par les événements, ils se précipitent dans leur désarroi, sur le verbe, dont, à défaut d'une plus substantielle ressource, ils tirent vengeance et consolation. Les autres y recourent avec insouciance et même avec mépris : complices du futur, assurés du côté de "l"histoire", ils écrivent sans art, voire sans passion, conscients qu'ils sont que le style est la prérogative et comme le luxe de l'échec."

Pour le reste, tout à fait d'accord avec le rôle des économistes pour la survie de l'humanité. Il est encore et toujours à souligner que quand un anti-libéral allume son PC et va enrager sur le blog d'un libéral, il le fait grâce au libéralisme !

Bien à vous.

Pierre Cormary, dit *Montalte.
http://pierrecormary.blogspirit.com/

On comprendra que j'ai voulu écrire : "alors qu'en TANT "artiste", il aurait dû CHOISIR le camp le plus artiste..."

et

"tel est le rôle QUE peut jouer..."

Bien à vous.

Guy Sorman : « il lui fut reproché de n'avoir pas dénoncé la dictature militaire argentine avec assez de virulence. »

Il a aussi été reproché à Borges, il me semble, d'avoir fait une visite chez Pinochet. Mais Margaret Thatcher n'avait-elle pas elle aussi été voir le vieux général en chaise roulante, lorsqu'il avait été assigné à résidence en Grande-Bretagne ? Geste difficilement compréhensible, y compris pour ceux qui n'attrapent pas forcément une crise d'urticaire en entendant le nom de la dame de fer, mais qui n'a pas valu à cette dernière de souffrir d'ostracisme, pour autant que je sache.

Pour en revenir au Nobel, les Sartre, Neruda ou Garcia Marquez — ou encore Harold Pinter plus récemment — ne semblent effectivement pas avoir suscité le genre de réaction auquel a eu droit Borges. Ils devaient avoir le “bon profil”.

Justes paroles encore que celles de Guy Sorman …

Voir, au petit mais non négligeable niveau des jeunes générations, l’illustration contemporaine et exemplaire qu’en donne le fameux caricaturiste brésilien Carlos Latuff:

http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/jcdurbant/2006/08/epouser_toutes_.html

http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/jcdurbant/2006/08/the_boy_from_br.html

Bravo pour ton papier du Figaro, mon cher Guy ! A la revoyure !
Amt
BL

J'aime bien la déresponsabilisation généralisée : Foucault, Aragon, Garaudy, Foucault, tous soutenaient/soutiennent l'horreur.

Et la population française en grande majorité avec eux. Droite comme gauche. Le problème n'est pas de quel bord politique la France se trouve, mais dans quel camp.

Pour l'instant, elle vit en porte-à-faux avec le monde occidental. Ce genre de dérive se paie, un jour ou l'autre.

Drzz
http://drzz.over-blog.org

Je vous conseille l'article proprement risible de M. Jean-Pierre Amette ("Une bien facile vengeance") dans "Le Monde" du 25-08-2006.

Je ne savais pas que Sartre était un écrivain de droite, antisémite de surcroît, et allié du nazisme. C'est une relecture audacieuse et brillante, comme toujours avec Guy Sorman, de la vie littéraire durant la seconde guerre mondiale.
Mon souvenir était plutôt qu'il avait collaboré à Combat, et que son théâtre constituait davantage une critique de l'Occupation qu'un éloge du national-socialisme. Certes, c'est moins bien que de prendre le maquis, comme l'a relevé Jankelevitch, mais faire de Sartre un Gunter Grass bis, complice des nazis, il fallait oser ! Qu'importe les faits, ce qui compte, ce sont les paradoxes brillants, et aucun n'est plus jouissif que celui des donneurs de leçons gauchistes pris en faute ! Sauf qu'en l'occurence l'exemple est mal choisi (ça ne marche pas toujours), et que ce sont les intellectuels de droite qui se sont fourvoyés en l'occurence et ont servi de leur plume la barbarie nazie. Mais c'est tellement banal, tellement peu "intelligent" comme constat.

Quelle audace en effet ! Pas la mienne mais celle du commentateur ci-dessus . Au rebours de la lecture de F J Bizière , je n' ai pas écrit et je n'aurais pas pu prétendre que Sartre ou Grass furent des complices du nazisme et de l'antisémitisme . Ils ne l'ont été ni l'un , ni l'autre , évidemment. Mon propos est de souligner combien l' oeuvre d'un artiste peut être distincte de sa vie ( Marcel Proust nous l'avait déja expliqué ) et combien les positions politiques de l'artiste peuvent être ni plus ni moins intéressantes que celle de n'importe qui .
Outre Sartre et Grass qui n'ont cessé de se tromper d'avenir , rappelons Louis Aragon qui de retour de Moscou en 1953 ,louait le génial Staline. Aragon , idiot , pervers, vendu ? On ne sait pas . Mais ceci n'interdit pas de lire et relire son oeuvre. De même , on peut lire et relire Sartre , en particulier ses propos sur l'antisémitisme , tout en regrettant sa passivité pendant la guerre. L'intelligence a ses mystères .

Et à propos de relectures, c'est M. Bizières qui ferait bien de relire l'article d'origine de Guy Sorman. Celui-ci écrit que Sartre a "oublié de protester contre le nazisme et l'antisémitisme" pendant la seconde guerre mondiale, mais par la magie de la lecture, F-J Bizières y a lu que Sartre est de droite, nazi et antisémite. Je savais que nous avions tous plus ou moins des "grilles de lecture", mais voilà un monsieur qui bat tous les records. Plus sérieusement, voilà un superbe exemple d'interprétation anticipée par procès d'intention, argument rhétorique déjà grossier quand il est avancé avec subtilité, mais carrément pathologique chez certains. C'est un peu comme la lecture globale où les enfants en difficulté de lecture (qui ne savent pas lire) s'accrochent à quelques mots connus d'un texte pour en deviner le sens; de la même manière, certaines personnes en "difficulté de pensée" reconnaissent des mots dans un texte, et devinent tout le reste. Vivement qu'on en revienne à l'alphabétique et au syllogisme.

A propos de Sartre, s'il a évité l'ornière durant la 2e guerre, il est tombé dedans pendant la guerre froide, en soutenant aveuglément l'horreur communiste. Comme Pétain, il n'a pas passé deux guerres dans le même camp...

Je serai curieux de savoir si M. Sorman considère que les intellectuels français aujourd'hui suivent les traces de Céline, Aragon, Sartre et autres penseurs nourris à la haine. Comme le disait Yves Roucaute dans "la puissance de la liberté" (PUF, 2004), "qui pourra leur pardonner toute ces offenses?"

Je vois que j'ai fait quelques fautes d'orthographe, mille excuses... Avec la globalisation et le XXIe siècle, tout va si vite... M. Sorman, s'il vous plaît, écrivez un livre lucide sur la France, nous en avons urgemment besoin.

Sur le cas Günter Grass ... lire le dossier que La Gazette de Berlin y a consacré :

http://www.lagazettedeberlin.de/3131.0.html

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