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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Du grand Sorman ! Pertinent comme on l'aime. Voyez-vous moi ce que je préfère ce sont vos analyse économiques.

En effet, pour moi la politique n'est qu'un mal nécessaire. Et j'ai plus d'admiration pour un Bernard Arnault qui a bati un empire industriel que pour un Sarkozy qui a bati une carrière politique fusse-t-elle prestigieuse et dusse-t-elle le mener jusqu'à la magistrature suprême.

En effet, pour moi les hommes politiques sont des carriéristes qui gèrent leur carrière 8h / jour et 7 jour sur 7. Ainsi ils n'ont pas le temps de faire le boulot pour lequel ils ont été élu.

Sarkozy est-il 100% ministre de l'intérieur ? Lorsqu'il y a de la violence est-ce qu'il prefère laisser dégénerer afin de faire monter les votes extremes et donc s'assurer une droitisation des esprits ?

Et pendant ce temps c'est toute une aristocratie d'elus qui vivent des fonds publiques. Et qui en font profiter neveu, nièce, femme, maitresse, etc
sur le dos des contribuables.

Alors après on peut se demander ou part le déficit public. Mais il est clair que quand des gens cumulent primes, logements de fonction, voitures de fonction, pension de député, salaire de maire, + leur retraite (au bout de 20 ans pour les députés)....

Je me dit que les contribuables ont bon dos. Mais à force de charger la barque...

Tout le monde aura entre 30 et 50 ans un jour... Le système est tel qu'une majorité soit en bénéficie, soit sait qu'elle a de bonnes chances d'en bénéficier. Vous avez raison de stigmatiser l'étatisme, mais il ne faut pas oublier que le blocage (qui n'est pas spécifique à la France : dans tous les pays européens, annoncer des réformes radicales est une recette pour l'échec électoral ou le blocage par "grande coalition") provient de cette situation inédite dans l'histoire de sociétés dans lesquelles les privilégiés sont une majorité.

Le rapport de l'académie me semble plutôt dans l'air du temps. Allez dans une librairie en France, il y a au moins 5 livres récents qui développent cette antienne comme celui de Louis Chauvel :
http://www.delpla.org/article.php3?id_article=271

En revanche, vous avez une façon bien à vous de voir la crise du CPE : révolte contre les travailleurs à statut privilégié ? Bien plutôt refus d'une marginalisation pire encore par une dégradation "spéciale jeunes" des conditions d'embauche... prônée par tous les libéraux de France et de Navarre.

Excellent article, que j'espère lire dans le Figaro (je me demande d'ailleurs comment le Figaro fait sa sélection parmi vos écrits. J’aurais deux mots à leur dire).

Ayant un grand fils dans une “petite grande école” (du moins je l’espère) en France, et des enfants plus petits à l’école publique Américaine, sans parler de ma propre expérience consternante de l’université publique Française, j’ai un peu d’expérience de la situation.

Tout ce que vous dites et raportez est exact.

Mais je voudrais m’arrêter sur la question de la « pensée ».

Le plus désespérant dans tout cela, et je vais bien entendu généraliser, c’est la formation de la pensée "socialisante" à laquelle est soumise la jeunesse Française depuis la maternelle jusqu’à l’age adulte (qui advient par conséquent de plus en plus tard).
Par “socialisante” je parle, bien entendu, de cette pensée déresponsabilisante, un état d’esprit où l’on croit avoir des droits sans avoirs de devoirs, où l’on a peur (et pour cause) du monde et peur de prendre le moindre risque, où l’on passe de papa-maman à papa-état (voire, retour à papa-maman), j’arrête là cette liste que tout le monde connaît par coeur.

Je suis toujours sidéré de voir les jeunes Américains (écoliers et étudiants), de tous milieux, travailler pendant leurs vacances. Il ne leur viendrait même pas à l’idée de passer deux moins à la plage (voire deux semaines).

Ou de voir la réaction des adultes lorsqu’ils sont victimes d’une catastrophe naturelle: aux US, on entend “on va reconstruire, on va s’en sortir, ce sera encore mieux qu’avant, etc”.

En France, on pleurniche, on est victime, on se plaint, on accuse le maire, la préfet, l’état (pas Dieu, ce n’est plus dans l’air du temps).

Qui des deux sera mieux à même à affronter la vie? Et qui des deux sera, au fond, le plus heureux?

Il y a en France, un immense problème de caractère, de formation de la pensée. La France est devenue molle, frileuse, trouillarde, irresponsable, gémissante et recroquevillée.

Voilà une question pour vous, cher Mr Sorman, comment réformer la pensée des français?

Je viens de lire le papier de Timothy Smith dans le Figaro d'aujourd'hui, une bonne dénonciation, digne de la vôtre, de ce que Rueff appelait la "société duale". Je ne sais pas si lire cela me fait plus de plaisir de le voir dit ou plus de peine de le considérer encore une fois.

Je vais bientôt avoir 22 ans. Je suis sur les bancs de l’école depuis l’âge de 5 ans. J’ai connu pas mal de choses, la fac, les CPGE, les stages en tous genres, pas mal de matières, les sciences humaines, le droit. J’ai connu les félicitations des jurys et les avertissements de travail, les dizaines d’heures de colle et l’amitié de quelques professeurs.

Parfois, je pense à Achille, instruit et éduqué par le centaure Chiron, à Alexandre, formé par Aristote lui-même, aux chapitres de Montaigne contre le « pédantisme », expression signifiant à l’époque l’activité professorale, mais déjà teintée de la connotation que nous y mettons aujourd’hui. A 32 ans, César se désolait : « à mon âge, disait-il, Alexandre avait déjà conquis le monde. » Que serai-je dans dix ans ? Déjà l’angoisse de ce qui eût été possible et n’a pas été me saisit.

Alors, mon esprit s’évadant du lourd réseau de prêt à penser qui nous traque tous, je me dis que j’aurais pu acquérir le double du savoir que je maîtrise, si ce n’est plus, en la moitié de temps, si ce n’est moins. Je me dis surtout qu’il est une foule de choses dont je n’aurais pas dû m’embarrasser, et une foule plus encombrante encore, dont j’ai bien dû m’embarrasser pour passer des examens, tout en sachant parfaitement que, telles une monnaie de pays communiste, elles n’avaient aucune valeur à l’extérieur. Je me dis qu’il y a des sujets où ma connaissance a arrêté de progresser depuis l’âge de huit ans. Je me dis qu’il y en a où elle a stagné pendant des années, sur des questions capitales, sans que jamais aucun de ceux qui osent, de nos jours, s’appeler des professeurs, n’approchent de loin d’y fournir un embryon de réponse. Je me dis aussi qu’ayant fait trois ans d’études de philosophie, j’aurais pu ne pas savoir toute la philosophie que je sais (qui est du reste fort incomplète), parce que je l’ai apprise en marge de mes études, par le goût et l’effort personnel qui étaient censés me servir pour elles, et qui n’ont fait que nourrir mon hostilité à elles. Je me dis encore qu’il y a des disciplines essentielles à la compréhension du monde contemporain, dont on tient volontairement le peuple éloigné : comme le prouve mon texte sur les 35 heures et la valeur-travail, il est infiniment regrettable que tous les petits Français des filières générales au moins ne soient pas obligés de suivre un enseignement fondamental en économie et en sciences sociales.

Un jour, dans un couloir de la fac, j’ai explosé, et un très gros bonnet de la Sorbonne, que je ne voyais pas, a tout entendu. Il avait un entretien avec une personne de ma connaissance juste après. « Qu’il se méfie, lui a-t-il dit ; avec un tel tempérament, il n’aura jamais l’agrégation. »

C’est en me débattant contre l’avis de mes profs de prépa que j’ai eu la première expérience professionnelle, en 2003, à 18 ans. J’ai travaillé dans un journal, un ministère, demain un musée, une maison d’édition, le mannequinat… Je me heurte encore à la pieuvre de la médiocrité, sous la forme du refus universitaire de laisser ses étudiants se former à ce qui leur apprend vraiment quelque chose, les préservera peut-être du chômage, leur permettra d’acquérir une expérience de ce qu’est véritablement le travail, voire leur permettra d’apprendre une fois à se connaître et à choisir ce qu’ils veulent faire vraiment de leur vie, au lieu de ne considérer cette question que d’un stupide point de vue matérialiste, égoïste et platement économique (au sens psychanalytique), ainsi que les manifestants anti-CPE, ces « jeunes vieux », comme disait Claude Imbert, nous en ont donné le navrant exemple. C’est le triomphe du droit-créance, qui vient même rogner les droits-liberté : indice d’une société dépravée, qui place le bide et les couilles plus haut que le cœur et l’esprit

« Education nationale », Université aliénante, politiciens liberticides, je vous hais !

Philroll

Excellent comme toujours. Mon rêve? que cet article soit repris par Le Monde ou Le Figaro. Mais inutile de rêver. Au fait cet Hebdo blog suisse ne peut il être dupliqué ?

Excellent comme toujours. Mon rêve? que cet article soit repris par Le Monde ou Le Figaro. Mais inutile de rêver. Au fait cet Hebdo blog suisse ne peut il être dupliqué ?

N'hésitez pas à reproduire , dupliquer , faire circuler les textes publiés sur ce blog.

N'était-ce pas vous d'ailleurs, M. Sorman, qui dans un livre autrefois aviez évoqué l'image d'une "citadelle de l'emploi" ? Cette image, je l'ai toujours trouvée pertinente et elle est plus que jamais d'actualité.

J'ai 29 ans et je travaille (informatique) dans une petite société du privé. Ce que je fais, j'aurais pu le faire dès la fin de mon DEUG car c'est là que j'ai tout appris grâce à quelques excellents professeurs. La maîtrise et le DESS qui suivirent, totalement déconnectés de la réalité comme j'ai pu le constater dès que j'ai commencé à travailler, ne servent qu'à décorer mon CV, mais c'est une décoration qui encore aujourd'hui compte autant sinon plus que mon expérience professionelle. Mon premier patron, pourtant peu regardant sur les diplômes qu'il méprisait, avait fini d'ailleurs par n'embaucher, chez les jeunes, que des bac+5, parce que la compétence et la rigueur des moins diplomés était vraiment trop aléatoire : à l'Université, c'est l'endurance qui fait office de sélection.

Tout à fait d'accord avec vous cher Guy.
Je me permets de conseiller à vos lecteurs deux livres qui vont tout à fait dans votre sens :
- Philippe Manière : "L'aveuglement français. Le libéralisme contre la régression sociale", Stock, 1998.
- Jean-Robert Pitte, "Jeunes, on vous ment!", (Fayard, 2006).
Ces deux livres importants ont été commentés sur mon blog : http://legauchisterepenti.oldiblog.com

Les causes, à la fois historiques et conjoncturelles, de l'étatisme français ont longuement été analysées (de Tocqueville, Taine jusqu'à Boudon).

Cependant, il me semble que nous nous trouvons en face de deux faits nouveaux :

> la masse de ceux dépendent directement ou indirectement de l'Etat (à laquelle il conviendrait d'ajouter ceux qui n'en dépendent pas mais en espèrent quelque chose) est devenue si importante (estimations vont de 1/3 français à 1/2) qu'elle bloque de fait toute libéralisation (réforme après réforme, le % de dépenses publiques dans le PIB, sûr indicateur de l'étatisation d'une société, ne cesse de progresser).

> les fonctionnaires sont sur-représentés parmi les politiciens (~50 %)

Une libéralisation est donc souhaitable (il suffit de voir ce qui s'est passé en Irlande, au Canada et ailleurs) mais n'a que très peu de chances de survenir.

D'ailleurs, vous constaterez qu'il n'y a aucun candidat libéral, même de loin, aux prochaines présidentielles.

Cependant, l'étatisme secrète son antidote, le système D (exemple : contournement de carte scolaire).

Milton Friedman pensait que si tous les réglements étaient appliqués en France, l'économie serait bloquée et qu'elle ne fonctionne que parce qu'il y a des gens qui contournent les réglements.

J'avais fait un jour ce compte qu'en une semaine, je m'étais livré à 43 infractions ou contournement de règlement, surtout dans le domaine automobile mais pas seulement (par exemple, feuille de maladie envoyée en retard). Faites ce petit compte pour vous-mêmes, et vous serez surpris.

Il y a donc bien latent en France une tendance à la libéralisation.

Mais elle ne s'articule, pas, ne s'organise pas et n'est en général même pas pensée.

Peut-être le changement de génération favorisera-t-il l'évolution, mais je n'en suis pas sûr tant est forte l'emprise de la vision socialiste du monde au sein de l'éducation nationale, aux mains de laquelle passent 80 % des petits Français.

Hum, il y a à ma connaissance, parmi les 30 et quelques candidats à la prochaine élection présidentielle (je ne dis pas qu'ils auront les 500 parrainages), deux candidats libéraux. Le plus petit c'est Edouard Fillias, candidat du mouvement Alternative Libérale, comme-son-nom-l'indique, et l'autre, que je considère comme le plus libéral des candidats qui dépasseront 1 pour cent des voix, Ph. de Villiers.

A ceux qui me rétorqueraient que "souverainiste" n'est pas compatible avec "libéral", je répondrai que si le souverainisme consiste à préserve rles valeurs culturelles, morales, constitutionnelles du pays, alors ce sont trois domaines dont le libéralisme ne se mêle point, et qu'en conséquence je ne vois aucune incompatibilité. J'ajouterai même qu'un peu de protectionnisme contre un adversaire qui fait la même chose, ce n'es tpas foncièrement anti-libéral (un peu quand même, d'accord).

De Villiers libéral !? Franchement difficile à admettre. Tout son discours est paré de protectionnisme.

Concernant les débouchés professionnels en France, je suis obligé d'admettre qu'il y a une émigration de travail en France. Un peu comme au début du siècle des Irlandais partaient aux Etats Unis, un peu comme ces immigrés clandestins qui viennent faire leur vie en France, et bien les Francais eux aussi émigrent vers le Canada, l'Angleterre ou les USA.

Cependant cette émigration spécifique Francaise c'est que ce ne sont pas des clandestins qui crèvent la faim qui s'en vont mais des artistes, des athlètes, des entrepreneurs, des gens avec des capitaux, des étudiants, des ingénieurs, des experts et des gens qui en veulent.

Bref, c'est toute la substance la plus dynamique, la plus talentueuse et la plus productive de la société Francaise qui s'en va. C'est vraiment un scandale et une honte pour les politiques Francaises de ces 30 dernières années.

D'abord parce que ces gens la font des enfants qui ne seront plus Francais. Ces gens la ne reviendront plus en France. La France les a formé et ce sont des étranger qui profitent de leur compétence.

Mais au-delà des compétences purement économique, il faut ajouter les compétences civiques et culturelles. Car du point de vu des USA par exemple, avoir 1 millier d'entrepreneurs Francais, ingénieurs Francais, etudiants Francais, c'est tout bénéfice. Sur le plan économique ce sont des bosseurs. Mais il y a aussi sur le plan purement civil. En effet, ces gens la en plus d'être compétent, sont aussi polis, bien éduqués et respectueux des lois. Donc pas de viols collectifs dans les caves, pas de voitures volées, pas d'agressions physiques, pas de degradations d'equipements publics, pas de voitures incendiés, pas d'écoles zoo-foutoir-bordéliques, pas d'enfants éduqués avec une sous-culture de dégénérés déficients mentaux.

Donc il n'y a pas que sur le plan économique que ces pays gagnent à accueillir des Francais. Il y a tout le reste.

Et en France, pendant qu'on accueille des populations en situation précaire pour lesquelles il faut faire fonctionner la solidarité à coup de subventions publiques, il faut encore rajouter le surcoût de la délinquance, des vols, des dégradations, des agrétions, du sentiment d'insécurité, de l'impossibilité d'étudier sereinement au collège ou au lycée.

Donc d'un point de vu civilisationnel, on peut dire que qui veut faire l'ange (socialisme) fait la bête (gangrénisation délinquante de la société).

Pour continuer dans ce sens, je discutais avec un collègue qui a une trentaine d'ami ingénieurs Francais. A part 2 qui sont restés en France, tous sont partis à l'étranger et gagnent 10,000 $ par mois.

Il y a peut être encore de la place pour les travaux manuels en France, mais pour les métiers d'ingénieurs il n'y a plus de place. On ne met plus d'argent en R&D en France et du coup il faut aller à l'étranger pour faire son métier d'ingénieur.

Alors à l'heure actuelle des ingénieurs sont en poste. Mais à terme quand ceux ci vont partir à la retraite, ils ne seront pas remplacés. Et c'est une bombe à retardement qui va nous exploser à la figure.

Car les pays qui n'investissent pas dans la recherche et développement et qui voient partir tous leurs cerveaux, ce sont les pays du tiers monde.

Or la France correspond étrangement à cette description !

Donc elle est en voie de tiers mondisation !

Quimboiseur décrit très bien la pente que nous suivons. A mon expérience, c'est une pente qualitative plus que quantitative : peu nombreux sont ceux qui partent, mais, comme on dit, ce sont les meilleurs qui partent les premiers.

Or, en France, avec nos délires égalitaristes, il nous est difficile d'envisager que le départ d'un Dupont puisse être plus dommageable que le départ de 10 Martin.

Quand il part un ingénieur français et qu'il arrive un émigré sans qualification (et quelquefois sans envie de travailler -regroupement familial par exemple), la France y perd, et beaucoup car sur tous les tableaux comme l'explique Quimboiseur.

C'est le sens de la pente. Mais il peut y avoir des rupture de pente, dans un sens positif ou négatif ; seulement, plus la remise en cause est tardive plus elle tend à être violente, intellectuellement mais surtout physiquement.

Je crois, mais ce n'est qu'un acte de foi, qu'il y aura ce sursaut.

La France s'offusque parce que Sego paye l'ISF... aux US (si ISF il y avait), ce serait un atout pour elle.
Tant que ces mentalités de communistes n’évolueront pas (appelons un chat un chat), à commencer par le corps enseignant et le système éducatif, il y a peu de chances que tout cela change.
Le plus difficile, et c'est le même problème avec l'Islam, c'est de faire évoluer les esprits, de sortir des dogmes, surtout quand ces dogmes sont inculqués dès l'enfance et imprègnent toute la société (ou presque).
A chacun ses archaïsmes et ses immobilismes.

J'ai envoyé par mail le texte de Guy Sorman à une ancienne camarade de Lycée expatriée et j'ai reçu en retour le message suivant:

"interessant, mais le passage "trois mille jeunes Français - c´est peu- qui, par leur talent et plus encore par leur origine sociale, ont atteint le refuge des « Grandes Ecoles »"... l'entree en grandes ecoles se fait par concours donc c'est TOUT d'abord le talent et on trouve TOUTES les origines sociales en grandes ecoles aujourd'hui. Bref, un commentaire un peu decevant et simpliste. Pour ce qui est du declin francais... non, il n'y en aura probablement pas. La France se porte plutot bien et avec ce probleme de chomage, les compagnies arrivent a faire du chantage sur les salaires: j'ai vu des diplomes d'ecole d'ingenieur accepter un job a 20,000 euros/an... Un eboueur gagne plus.
Grace a ce chantage, la moitie des francais sont payés au même salaire et on leur fait croire qu'ils devraient etre heureux car ils ont un emploi. Ce n'est pas la classe d'age 30-50 qui m'inquiete, mais plutot les 50-100 qui ont quasiment la majorite et qui votent comme des pieds.

Tout ca ne m'aide pas pour faire mon choix Sego gaucho/Sarko facho. argh..."

Je suis pour ma part d'accord avec le texte de G.S. mais je crois également qu'un certain intérêt pour la science économique est nécessaire à la compréhension de tout ce qu'il sous-tend. Il a été dit à maintes reprises sur ce blog que l'enseignements des bases de cette science devrait faire partie de n'importe quel cursus, et ceci pour permettre aux citoyens d'exercer leur droit de vote en connaissance de cause. Ce n'est malheureusement qu'un voeux; tout le monde s'accorde dans le camp libéral pour dire que les changements qui seraient nécessaires à une véritable mutation de notre société sont tout d'abord phylosophiques. Les ingérences de l'Etat dans la vie des Français font tellement partie de nos vies que peu nombreuses sont en vérité les personnes qui ne s'arrêtent pas qu'aux symptômes que sont le chômage ou l'échec scolaire.
La personne dont je cite le texte plus haut est loin, trés loin d'être pauvre d'esprit.
Comment, donc, réussir à rassembler les Français sur un diagnostic froid et profond de la situation? Comment quitter une situation où l'analyse de surface ne trouve aucun adversaire sérieux sur le tatami des échanges superficiels favorisés par des années de propagande "égalitariste" et socialisante?

Mr Sorman nous faisons un devoir sur votre livre made in USA et nous avons besoin d'une anecdote à votre sujet. Pouvez vous nous en dire une?
Aurions nous la possibilité de nous rencontrer?

En tout cas bonne continuation!

Pour votre "devoir" , je vous suggère de chercher sur le web ; me trouvant souvent en voyage, il m'est difficile de trouver le temps d'une rencontre . Je le regrette.

Je comprends tout à fait monsieur Sorman. Je tiens quand même à vous félicitez pour votre oeuvre "made in usa" où on apprend beaucoup de choses...
ps: pourrais je avoir une petite anecdote à votre sujet tout de mème?
Merci d'avance

Bonjour M. Sorman

Je ne sais pas si vous en avez déjà eu connaissance mais je vous invite à lire cet appel et à le signer si vous étiez d'accord avec le contenu de son texte qui a déjà recueilli près de 6 000 signatures.

Je suis instituteur.

http://www.refondation-ecole.net/

Nous, signataires, appelons le futur Président de la République à une refondation de l'Ecole, tout particulièrement de l'Ecole primaire. C'est une cause nationale, qui dépasse les clivages de la vie politique.


Depuis des années, l'Ecole est malade. Ce constat, les Français le font chaque jour.

• Les enfants, à la sortie de l'Ecole primaire, maîtrisent de moins en moins bien la langue française. Beaucoup ne savent pas lire en arrivant en sixième. Les capacités en écriture se dégradent. Tous les apprentissages de base de la langue sont sinistrés : orthographe, vocabulaire, conjugaison, grammaire et syntaxe (1).

• De même en mathématiques : les quatre opérations, la règle de trois, les calculs sur les fractions ou sur les unités de mesure courantes, les éléments simples de géométrie, ne sont plus maîtrisés à la sortie de l'Ecole primaire (2). Le raisonnement mathématique a quasiment disparu jusqu'à la fin du collège.

• L'histoire, la géographie et les leçons de choses sont aussi touchées. Les repères chronologiques essentiels de l'histoire de notre pays et les grands traits de sa géographie physique ne sont plus connus.


Les causes internes de cette dégradation sont identifiées :

• Depuis trente ans, les programmes de l'Ecole primaire se sont beaucoup appauvris sur l'essentiel, tout en affichant des ambitions démesurées sur l'accessoire. Une foule de sujets disparates, la pratique ludique des « nouvelles technologies » et la multiplication des activités périscolaires (prises sur le temps scolaire) empiètent gravement sur les apprentissages systématiques, en particulier en français et en calcul, qui sont les fondements indispensables de l'instruction (on est ainsi passé, en trente ans, de 15 à 9 heures de français par semaine au CP).

• On a imposé, contre l'expérience des instituteurs, de nouvelles méthodes pédagogiques, fondées sur la « construction du savoir par l'élève », qui interdisent tout enseignement explicite, structuré et progressif.

• On a dramatiquement baissé le niveau des exigences. Ainsi, au lieu de décider du passage ou non d'un élève dans la classe supérieure en fonction de son intérêt bien compris et de ses capacités à suivre, on pratique une politique de « flux ».


Les conséquences à long terme sont très graves :

• Le déficit des connaissances fondamentales entrave lourdement la capacité à former sa pensée et à raisonner. Attention, effort intellectuel, mémoire sont affaiblis par manque d'exercice.


• Les bases n'étant plus acquises, le travail des professeurs du secondaire devient de plus en plus difficile, voire impossible. Cette dégradation a gagné les universités, les classes préparatoires et les grandes Ecoles qui s'alarment, elles aussi, de la chute du niveau de connaissance et de maturité intellectuelle (3) .


Pour SURMONTER CETTE CRISE, il faut réaffirmer que la mission première de l'Ecole est l'instruction, la transmission des connaissances et l'apprentissage du raisonnement. Pour le traduire dans les faits, il faut :

EN PRIORITÉ, CONCEVOIR DE NOUVEAUX PROGRAMMES pour l'Ecole primaire : courts, explicites, compréhensibles par tous, ils devront fixer la liste des connaissances à enseigner obligatoirement, selon une progression régulière et méthodique. En français, mathématiques, histoire, géographie et leçons de choses, cette liste ne saurait être inférieure, par ses exigences et les horaires prévus, aux ambitions des fondateurs de l'Instruction publique.

Cette liste devra comporter notamment :

• Pour le CP : l'enseignement du code alphabétique dès le début de l'apprentissage et l'entrée dans la lecture courante ; et en calcul, l'enseignement progressif et simultané des quatre opérations ;

• Pour la fin de CM2, tous les enseignements systématiques, directs et méthodiques permettant une pratique exacte et sûre de la langue, du calcul et des constructions géométriques : conjugaisons complètes, grammaire de phrase, vocabulaire, calcul sur les nombres entiers, décimaux, fractions. Il faut y ajouter la connaissance des principaux repères chronologiques de l'histoire de France (et d'Europe), des rudiments de géographie physique et des éléments de sciences.


RENDRE AU MAÎTRE SA LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE, dans le cadre de nouveaux programmes riches, structurés et cohérents, et dans la mesure où elle permet une transmission efficace des connaissances. Les instituteurs et les professeurs doivent pouvoir procéder comme ils l'entendent, selon les particularités de leurs classes et les leçons de leur expérience. Les inspecteurs doivent les noter uniquement sur leurs résultats.

La formation des maîtres doit être entièrement revue : elle doit comporter d'une part des enseignements disciplinaires très sérieux -puisqu'un bon enseignant doit d'abord dominer les savoirs qu'il transmet–, et, d'autre part, un apprentissage pédagogique, particulièrement important pour les instituteurs, reçu principalement sur le terrain auprès de praticiens expérimentés.


RÉTABLIR UN BON NIVEAU D'EXIGENCE, en respectant le principe selon lequel un élève passe en classe supérieure seulement s'il est en état de suivre le cours avec profit (ce dont les maîtres doivent pouvoir juger sans pression d'aucune sorte). Il faut en particulier, dans une perspective de rattrapage :

• prévoir le redoublement du CP si la lecture n'est pas maîtrisée en fin d'année.

• instaurer un contrôle des connaissances en fin de CM2, fondé sur des épreuves comportant au moins dictée, rédaction, questions et problème d'arithmétique.


Nous, signataires, affirmons que la refondation de l'Ecole est un impératif de justice.

En vidant les programmes, en abaissant les exigences, en déstructurant les enseignements, les réformes successives ont conduit à un renforcement sans précédent de la sélection par la naissance et par l'argent : les familles défavorisées ou non francophones sont terriblement pénalisées lorsque ce que l'on n'apprend plus à l'Ecole doit s'apprendre à la maison, ou dans des cours de soutien payants. (4)

Laisserons-nous l'Ecole abandonner sa mission d'instruction, et des services payants se substituer à elle ?
Voulons-nous mettre fin à la promotion sociale par l'Ecole ?
Accepterons-nous d'entrer dans un nouvel obscurantisme ?
Nous le refusons de toutes nos forces.

Notre cause est trans-partisane : alter-mondialistes, libéraux, communistes, gaullistes, socialistes ou chrétiens-démocrates, croyants, agnostiques ou libres penseurs, enseignants et parents d'élèves, nous sommes rassemblés par un même attachement à l'Ecole et une même volonté : refonder l'instruction publique sur la transmission de savoirs riches, solides et cohérents, et sur la liberté pédagogique des professeurs.


Signataires fondateurs
APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
Laurent LAFFORGUE Mathématicien, professeur permanent à l'Institut des hautes études scientifiques (IHES), lauréat de la médaille Fields en 2002, membre de l'Institut. Membre démissionnaire du Haut Conseil de l'Éducation. (www.ihes.fr/~lafforgue).


APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
Marc LE BRIS Instituteur et directeur d'école à Médréac, en Ille-et-Vilaine depuis trente ans. Auteur de Et vos enfants ne sauront pas lire ... ni compter! chez Stock. Co-responsable du réseau SLECC (Savoir Lire Écrire Compter Calculer) de classes primaires "pilote". (http://grip.ujf-grenoble.fr/spip/)

APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
Jean-Pierre DEMAILLY Mathématicien, professeur à l'université de Grenoble, membre de l'Institut, Président du Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes (GRIP). (www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/)

APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
Michel DELORD Professeur certifié de Mathématiques, Vice-President du GRIP. Membre du conseil d'administration de la Société de Mathématiques de France. (michel.delord.free.fr/)


APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
Frédéric GUILLAUD Ancien élève de l'école normale supérieure. Agrégé de philosophie.

NOTES

(1) D'après l'Inspection Générale (rapport officiel de 1998) :

• Selon les années, entre 21 et 35 % des élèves entrent en sixième sans avoir acquis les bases de la lecture, de l'écriture, et du calcul (évaluation qui ne prend pas en compte ceux qui déchiffrent mais ne comprennent pas bien ce qu'ils lisent).

La dégradation des compétences en français :

• En 2000, une association de professeurs de français (SLL) a fait faire à 2000 élèves de seconde une dictée datant de 1988, corrigée selon les consignes de notation de 1999 (avant la réforme de 2000) : un quart des copies ont obtenu un zéro (plus de vingt fautes lourdes).

• En 2004, après quatre ans d'application des nouveaux programmes, ils ont recommencé l'expérience, sur 2500 élèves, avec la même dictée et les mêmes règles de notation : la moitié des copies obtenaient un zéro.

Cf. aussi comparaison saisissante menée par la DEP entre les performances des élèves de 1995 et de 1923, à partir de 9000 copies du Certificat d'études retrouvées dans la Somme. Voir : http://michel.delord.free.fr/cep96.pdf


(2) Le recul des compétences en mathématiques, à la suite des réformes des programmes du primaire de 2002 :

Tests à l'entrée en sixième :

% d'élèves ayant donné ..............1990 .......1995........ 2005
la réponse exacte
Addition posée (542+7154)......... 95,2%..... 96,7% ......96,7%
Multiplication posée (523x305).... 72,1% ..... 69,7% ......77%
Soustraction posée (789-3 ...... 95,6% ..... 88,3% ......80,3%
Division posée (72 :3)................ 69,4% ..... 77,3% ..... 44,1%
Règle de trois simple...................43,5% ..... 41,2% .....33,4%

Statistiques extraites des données brutes de la Direction des Etudes et de la Prospective du Ministère de l'éducation nationale, 2005.

Autres données, tirées du même test à l'entrée en sixième (DEP, 2005) :

Écrire six cent vingt sept mille en chiffres :…….....…………...25% d'échecs.
Quel nombre faut-il ajouter à 25 pour trouver 100 : .………28% d'échecs.
Combien valent 60 divisés par 4 (calcul mental) : ....………60% d'échecs.
876 x 34 (calcul posé) : ................……………………………………53% d'échecs.
27,5 x 23 (calcul posé) : ...............……………………………………70% d'échecs.


(3) L'inquiétude des Grandes Ecoles :

Alain MARUANI, Professeur à Télécom Paris, animateur du groupe de réflexion sur les mathématiques (concours Mines-Ponts) : « Le niveau d'entrée des candidats ne cesse de décliner, les écarts de niveaux ne cessent de se creuser. Même corrigés du phénomène immémorial de doléance sur le déclin des jeunes générations, ces signaux sont, par leur persistance et leur force, inquiétants. » (Les Echos, 31/01/06) Un colloque s'est tenu sur la question à l'ENST le 10 mai 2005, organisé par les écoles du Concours Commun Mines-Ponts. La conclusion est très nette : le niveau en mathématiques baisse rapidement depuis une quinzaine d'années.


(4) Le renforcement des inégalités et la montée en puissance d'un système parallèle, par défaillance du système public :
• En 1950 : 25% d'enfants de familles modestes dans les grandes Ecoles (X, HEC, ENS, ENA).
En 2000 : moins de 5% (Chiffres Insee)

• Le chiffre d'affaires officiel du marché du soutien scolaire est de 2 milliards d'euros par an. Ce marché augmente à une vitesse de 20% par an.
http://www.refondation-ecole.net/

Bravo, Monsieur "Coriolan",
de nous avoir lancé cet appel (ou de nous le rappeler ici).

Car l'état des lieux en matière de résultats scolaires - dressé notamment par l'OCDE grâce à ses enquêtes périodiques (rapports PISA, 3e éd.) - nous confirme tristement vos observations. Une dégradation non seulement française, bien internationale. Les effets en sont affligeants. Ça ravage partout, de la primaire ...à l'université, en France et ailleurs! Puis certains dogmatiques osent nous bassiner les oreilles avec le thème de "développement durable"? Appuyé sur l'incompétence institutionnalisée peut-être?
Allons alors voir en Asie pour contraster avec les dégradations sur notre Vieux continent? Tiens. Un sursaut semble venir, des anglo-saxons? En G-B 2006, le gouvernement travailliste de Tony Blair a pris conscience de la chose et il agit dans le sens d'une autonomie accrue ("empowerment" des structures, donc leur déconcentration). Aussi vers des exigences haussées (les normes et méthodes). Partout les responsables se questionnent. Les milieux d'entreprises ont eux-mêmes envoyé des signaux aux politiques et à leur diverses administrations. Là, on se cantonne dans des débats, colloques et discours lénifiants. Même les instances de l'U.E. s'en émeuvent, mais, au nom de la subsidiarité, rien ne peut y faire à leur initiative. Aux autres - politiques nationaux et régionaux, parents et électeurs lambda - d'avoir enfin le courage d'agir, autrement que par les bons voeux. Peut-être la gent des médias devrait-elle s'interroger un jour prochain sur l'influence absolument néfaste qu'elle a en ces matières? Car à côté d'efforts documentaires louables qui stimuleraient nos enfants, combien de choix programmatiques concourent à les abrutir, espèce homo-TVivore déconsidérant l'effort scolaire?

Je ne peux que vous citer le contexte belge, où il m'arriva (années '70-80s) d'animer deux associations de parents d'élèves. Analyse faite alors de la situation belge :
- la réforme dite "du Rénové '70s " fut un échec (causes documentées).
- l'enseignement officiel reste de manière dominante aux mains de pouvoirs (P.S. pour ne pas les citer) qui s'efforcent dogmatiquement de "niveler par le bas". Slogan préféré? "L'école de la réussite", "écoles à discrimination positive" (entendez: plus de "postes-clientèle" afin de créer de l'emploi face aux défis de la dénatalité)! Ce constat de nivellement par le bas est confirmé par vos analyses, même si les structures et influences françaises seraient différentes de celles belges.
- avec un autre leitmotiv "d'école unique", le même P.S. et leur frère syndical (la rouge FGTB: ça vaut les CGT, CFDT et FO) agissent afin de réduire l'influence historique d'un réseau "Libre" (entendez à l'origine catholique). Un "Libre" devenu extrêmement laïque avec les ans, mais dont une moyenne de performances supérieure à celle de "l'Officiel" tendrait à me confirmer que:
1° la liberté du choix d'école et de réseau est un PLUS,
2° la rigueur dans les programmes assure de meilleurs résultats,
3° une émulation entre des pouvoirs organisateurs (c-à-d des tutelles distinctes) laisse une plus grande liberté d'innover, de fixer des critères sévères de recrutement des maîtres et d'un corps professoral, d'user de pédagogie moins normative,
4° le tout pose le problème crucial de la formation des enseignants et du maintien de leur motivation personnelle au fil de la carrière, vue trop plane (en €€€ ?) par certains d'entre eux.
5° Bon, j'arrête, d'autres s'en sont largement exprimé!

Hello Nomis: Je pourrai vous parler du programme formidable de George Bush "no child left behing", ainsi que des "charter schools", ecoles subventionnees par le gouvernement qui sont la pour faire concurrence... aux ecoles publiques... Les 'charter schools' fonctionnent tres bien et entrainent un 'improvement' notable de l'education en rendant les enseignants, les eleves et les parents 'accountable'. Ci ca vous interesse, je vous en parlerai. Regards.

Bonjour Annika,
voici une comparaison intéressante, venue d'outre-Atlantique.
J'apprécie ces termes: 'charter schools', ça me rappelle les efforts du PO (pouvoir organisateur du réseau des écoles "libres", entendez d'inclination chrétienne). Il y a plus de 20 ans déjà, ils ont mobilisé les parents dans l'élaboration d'un "projet d'école" à individualiser selon le contexte de chacune: résultat une forme de 'charte'.
Par la suite, les réseaux "officiels" ont lancé une initiative de 'mimicking', malheureusement politique.
Il y a donc émulation! Bons travaux là-bas.

Merci Annika, vous nous montrez là une des facettes de la réussite américaine où tout repose sur l'expérience et l'initiative individuelle. Pendant ce temps là en Suisse comme en France, on se plaint des mauvaises appréciations de l'étude Pisa et de l'autre côté on veut que rien ne change.

P.S. : bienvenue sur le blog de Guy Sorman

D.J

A visionner...
http://www.youtube.com/watch?v=Tr1qee-bTZI
(Des parents et des universitaires critiquent fortement les maths de type constructiviste voir et entendre.)

A quand la signature de Guy Sorman...
Ces hommes et ces femmes ne sont-ils pas des esprits aventureux se heurtant à un ordre conformiste afin qu'il en sorte du nouveau ?

Dix mille pétitionnaires appellent le futur président à une “refondation de l’école” LE MONDE | 19.04.07

Adressé au “futur président de la République”, un “appel pour la refondation de l’école” sera lancé lors d’une conférence de presse à la Sorbonne, mardi 24 avril, au surlendemain du premier tour, de façon à interpeller les deux candidats encore en lice.

Cet appel s’appuie sur une pétition, publiée sur Internet en septembre 2006 et qui vient d’atteindre les 10 000 signataires, dont environ une moitié d’enseignants en exercice ou retraités. Le texte, qui se veut étranger au clivage droite-gauche, n’est pourtant pas consensuel : entre les tenants de “l’instruction” et ceux de “l’éducation” - débat récurrent depuis une vingtaine d’années -, il se situe clairement du côté des premiers.

L’appel est cependant rédigé de façon à limiter les traits polémiques. Il porte un diagnostic - “l’école est malade” - et propose des solutions, inspirées par la réaffirmation de la priorité à “la transmission des connaissances et l’apprentissage du raisonnement”. Ses cinq initiateurs ne sont pas des inconnus dans les milieux de l’éducation. Le mathématicien Laurent Lafforgue, médaille Fields 2002, éphémère membre du Haut Conseil de l’éducation, avait dû en démissionner en novembre 2005 après avoir, dans un courriel, comparé la “Nomenklatura” de l’éducation nationale à des “Khmers rouges”. L’instituteur Marc Le Bris est membre de l’association “Sauver les lettres”. Le mathématicien Jean-Pierre Demailly est président du GRIP (Groupe de réflexion interdisciplinaire sur les programmes), dont Michel Delord, professeur de mathématiques, a été l’inspirateur. Enfin, cheville ouvrière de l’appel, Frédéric Guillaud, normalien, agrégé de philosophie, a été, de septembre 2005 à mai 2006, conseiller technique au cabinet du ministre de l’éducation nationale, Gilles de Robien.

Parmi les signataires, on relève les principales figures du combat contre le “pédagogisme” (terme qui n’est pas utilisé dans l’appel) : Jean-Paul Brighelli, Liliane Lurçat, Rachel Boutonnet… Les écrivains Renaud Camus et Claude Duneton, les historiens Alain Besançon et Pierre-André Taguieff, les académiciens Marc Fumaroli, Jean d’Ormesson et Jacqueline de Romilly en font également partie, de même que Michel Zink (Elduendeloco) et Antoine Compagnon, du Collège de France, ainsi que les professeurs Robert Redeker et Maurice Maschino, les journalistes Natacha Polony (Marianne) et Eric Zemmour (Le Figaro) ou le théoricien libéral Philippe Nemo.

“LES BASES NE SONT PLUS ACQUISES”

Le texte vise essentiellement l’école primaire où, “depuis trente ans”, sous l’effet des “réformes successives”, le niveau d’exigence a “dramatiquement baissé”. Ses rédacteurs citent un exemple, tiré des statistiques du ministère de l’éducation : aux évaluations de 2005 à l’entrée en sixième, un taux d’échec de 60 % a été enregistré à la question de calcul mental “combien valent 60 divisés par 4 ?”. “Les bases n’étant plus acquises, le travail des professeurs du secondaire devient de plus en plus difficile, voire impossible”, estiment les auteurs de l’appel, qui prônent en priorité l’instauration de “nouveaux programmes, courts, explicites, compréhensibles par tous”.

Se déclarant pour une plus grande “liberté pédagogique”, ils demandent que les instituteurs et les professeurs soient notés “uniquement sur leurs résultats”.

Enfin, ils défendent “le redoublement du CP si la lecture n’est pas maîtrisée en fin d’année” et se prononcent en faveur d’un “contrôle des connaissances en fin de CM2, fondé sur des épreuves comportant au moins dictée, rédaction, questions et problème d’arithmétique”.

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