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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Je pense egalement qu'il n'y aura que des perdants lors de la future election

Paroles de campagne tout de même. Scène de la démagogie et de l’aveuglement ordinaires. C’est d’une irresponsabilité affligeante.
Une autre assez belle dans le genre, Sego, ce soir, invitée de l'émission « A vous de juger » sur France 2, la candidate socialiste a estimé ce qui a détruit la valeur travail « c'est la précarité ». Ben oui pardi! Ça coule de source. C’est pas de votre faute si vous ne voulez plus bosser… c’est parce que vous risquez de vous faire virer, ou qu’on ne vous garantit pas « qu’ça va, durer toujours » (comme dirait Greco)… c’est très mauvais pour le moral… venez, mes petits poussins victimes, maman Sego et papa Etat vont s’occuper de vous. Vous serez tous fonctionnaires, tous, c’est promis!

Quand on sait combien les fonctionnaires, à l’abri de la précarité, sont des stakhanovistes, des idolâtres de la sueur frontale, l’on reste béat d'admiration devant la pertinence de la pensé Ségoliste.

Que pensez-vous, M. Sorman, de l'argument contre l'euro consistant à dire que, ne pouvant plus dévaluer, le gouvernement français ne court plus le risque d'être justement obligé de dévaluer, chose toujours très impopulaire; mais l'effet économique de sa mauvaise politique ne disparait pas pour autant et se "reporte" sur des impôts et des charges en augmentation, ce qui revient comme une dévaluation à abbaisser le pouvoir d'achat en france ?

Les syndicats et la fonction publique sont républicains? Hum!... Je vous trouve bien optimiste... Je n'ai pas vu la queue du début d'un indice de cette inclination dans le fonctionnement des syndicats français!

Mon observation des phénomènes économiques et des revendications sociales
sur les 15 à 20 ans écoulés depuis le SINGLE ACT (Marché Unique si l'on préfère) c'est que les gens ordinaires blâment l'€, non par regret de leur monnaie nationale, mais bien plus par les rigidités économiques auxquelles elle s'associe!

Il n'y a pas de politique économique GLOBALE possible au niveau UE. Pas plus qu'il fait sens d'avoir UNE politique sociale indifférenciée.
Depuis 20 ans, des myriades d'initiatives y sont lancées, sans cohérence ni parfois vraie pertinence... Au total s'établit une vaste confusion. Les gens mal informés (au moins 3/4 des populations) attribuent alors la "faute" à ce que leur déverse la presse ou les discoureurs politiciens, pas toujours compétents!
Suffit aussi de voir le style journalistique où deux colonnes d'AVIS s'affrontent côte-à-côte, ex.: OUI à l'€, NON à l'€
avec des "experts" émettant leur opinion, dont on sait qu'elle est souvent PAS NEUTRE... ni que art et science n'ont pas de frontière claire en matière économique.

Le problème avec les politiciens c'est qu'ils aiment avoir toujour plus de pouvoir, afin d'avoir toujours plus de manettes entre les mains sur lesquelles ils peuvent agir.

Le fait de leur avoir retirer la monnais entre leurs pattes (d'ânes batés incompétents abrutis par trop d'idéologies décorrélées des principes de réalités) ça les frustre.

C'est une manette en moins dans leur panoplie de politicien shooté à l'extase du pouvoir. Et ils ne peuvent pas le supporter.

Alors donnons leur l'Euro ?
Et ensuite dans 20 ans la monnaie Européenne sera plus faible que le Rouble !

Non l'économie est une science trop sérieuse pour être laissée à des politiciens, qui finalement meme en ayant fait preuve de lourdes incompétences, restent en poste et continue des carrières magnifiques sur 40 ans.

Quand on voit Chirac est resté en poste jusqu'a 73 ans alors que l'age de la retraite est à 60 ans !

Mais qu'est ce qu'on attend pour réclamer des diplomes a des qui prétendent prendre des décisions lourdes de conséquences...

Laisse-t-on à un abruti dégénéré le droit de piloter un avion ?

Laisse-t-on à un cardiaque le droit de piloter un avion de chasse ?

Alors pourquoi n'importe quel pecnot peut-il pretendre à la magistrature supreme sans aucun diplome, sans aucune qualification, sans aucune preuve de compétence ?

Quelqun qui aurait monté une entreprise avec des centaines de salariés pendant au moins 10 ans, un professeur d'université reconnue par ses pairs, seraient des gens certainement mieux avisés que tous ces clowns que l'on voit dans la grande kermesse télévisuelle...

Excusez-moi d'être grossier mais cette campagne présidentielle n'est qu'un immense étalage de démagogie.

Et le plus fort : c'est que c'est ceux qui font le plus de démagogie qui sont sur d'être élus ?

Je me demande s'il ne faudrait pas passer un permis pour voter ?

un permis pour voter ?
au choix:
- permis de chasse ?
- permis de passe-droit ?
- permis de passe ordinaire, avec les bien fagotées (intellectuellement)?

Pour l'instant le droit de voter est lié à la citoyenneté.

Or maintenant on parle du droit de vote pour les immigrés.

N'importe qui, même un martien, pourra voter en France.

Ce seront donc d'autant de part de marché electorale qu'il faudra séduire à coup de démagogie et des discrous creux et vides de substances...

Non il faudrait restreindre le droit de vote, un meilleur ecrémage dans le droit de votre conduirait à un meilleur écrémage dans la population de prétendants au trône supreme. !

Personne n'a parlé de l'augmentation des prix au passage de l'euro. Je parle là de la France ou peut-être que les avantages de l'euro sont beaucoup plus nombreux que les désavantages.

Pour ceux qui aimerait bien connaître les mécanismes inflationistes, je recommande l'ouvrage de Milton Friedman "Inflation et systèmes monétaires", aux éd. Presses pocket.

D.J

Les hausses des prix n'est pas du fait de l'euro !

Si la translation des prix avait été scrupuleusement proportionnelle au rapport 6,55957 alors les prix seraient restés les mêmes proportionnellement parlant !


Or ce qui s'est passé c'est que la hausse des prix est du au fait que les commercant en ont profité pour arrondir à leur avantage les centimes d'euros.

Et je dirai meme que certains en ont profité pour doubler carrément les prix en profitant de la periode de trouble où les gens n'arrivaient pas à estimer la valuer des prix.

Demander aux commerçants s'ils sont satisfait de l'Euro !

Comme quoi l'Euro est encore un bouc emissaire facile !

Quelques constats et réflexions?
1° le commerce de détail est étranglé par HYPERCONCURRENCE ambiante de l'U.E. Situation couplée au manque de croissance moyenne de l'Union et à une attitude consommateur qui n'est guère comparable à celle vue aux USA.
2° la 'politique de la concurrence' de l'Union est devenue aberrante avec le temps, ne s'ajustant guère au plan législatif ni mental (les Monti et Kroes n'ont pas changé p.r. à la période VanMiert, pas plus d'ailleurs que leurs fidèles eurocrates). Or que tout le contexte s'est profondément bouleversé entre la fin des '80s et 2006!
3° les commerçants ont peut-être arrondi par excès, en une espèce de rattrapage, MAIS...

4° les consommateurs ont eu ce comportement que l'on retrouve à chaque changement profond de la parité des monnaies. Passer de 100 FFr à 15,2449 € déclenche un relatif emballement d'achat (en quantité ou dans la somme dépensée) avec -dans un réflexe tardif- la prise de conscience qu'on y est allé peut-être fort. D'où les cas de "surendettement" dont sont trop coutumiers les gens .. à faible pouvoir d'achat (population préférée des socialistes et des gauches plurielles)!
Lorsque le coefficient de conversion est élevé (le fait belge = 40,3399), le phénomène d'illusion d'une gratuité a engendré le même problème: emballement du chariot, suivi de plaintes. Or que le ministère des Finances a envoyé une armada d'Inspecteurs afin de surveiller les commerçants et leurs étiquettes.

5° les associations de consommateur sont liguées au sein de l'UE avec leur BEUC (Bureau européen d'union des consommateurs). Bureau ...qui jouit d'un redoutable pouvoir de lobbying auprès du P.E. et la Commission. Elles sont ainsi allées de toute leur force de frappe mentale et politique pour tenter de contester et faire casser encore les prix (anciens et nouveaux).
Leur leitmotiv : tout doit rejaillir dans "un mieux pour le consommateur final". De la sorte, on installe chez certains consommateurs l'illusion du "tout gratuit", "tout vous est dû"! Distorsion évidente, dans le même temps où l'insuccès des mesures de stimulation de la croissance économique dans l'UE accroît l'insatisfaction de nos populations. Le problème de fond n'est donc pas l'€ mais doit se chercher AILLEURS.

Au total aussi: confusion, amplification des rumeurs, revendications syndicales accrues... pour constater que si le consommateur restreint ses dépenses, c'est toute la "chaîne de valeur" qui prend les coups vers l'amont a) d'abord sur les distributeurs (guerre des prix), puis b) les producteurs (souffrant eux de sur-capacités et devant faire face à de "nouveaux entrants"...). L'un et l'autre soumis à des législation du travail imbéciels. Enfin c) aboutir à une précarisation des "petits producteurs amont" dont l'inaptitude à générer de la productivité ad-hoc les tue lentement. Voyez le cas répandu en U.E. !
Bilan: pertes d'emploi, délocalisation... et l'UE va de crise en crise; on tourne en rond !!!

Bonjour Monsieur Sorman,

Certes, comme vous le soulignez, l'euro a retiré aux Etats natinonaux le pouvoir de créer de la monnaie.
Mais ce pouvoir n'a pas été supprimé ! Il est maintenant entre les mains d'une institution encore plus centralisée, la BCE.
N'est ce pas finalement encore plus dangereux ?
Que pensez d'un retour de l'or comme monnaie ?
Seul l'or peut définitivement supprimer toute possibilité de création de monnaie à partir de rien.
Votre avis ?

La question théorique de l'étalon or est réglée depuis longtemps , par la négative : l'or est inégalement réparti et la gestion obligerait à crééer une monnaie dérivée qui'l faudrat gouverner . On serait ramené à la situation présente . Celle-ci n'est pas mauvaise : la gestion anti-inflation du Dollar , du Yen, de l'Euro , du Yuan , de la Livre , du France suisse contribuent certainement - avec la mondialsation et le progrés technique- à la croissance mondiale sans précédent qui enrichit les riches mais aussi les pauvres . En 2006 , tout le monde s'est développé , y compris en Afrique noire et dans la monde arabe non pétrolier: une Première mondiale.

L'étalon, c'est le pétrole et adossé à cet étalon, le dollar. Le dollar étant la seule monnaie acceptée par l'OPEP en échange de ses précieux barils, la demande de billets verts demeure forte, malgré les folies déficitaires budgétaires et commerciales des US... Et si, comme le propose l'Iran, le baril en vient à être facturé en Euro?! Chavez ne devrait d’ailleurs pas tarder à s’engager dans la même voie. Je serais curieux de savoir quelle sera la parité Euro/Dollar pour un baril de pétrole Iranien, et quel sera l’impact sur la valeur du greenback. Il est inévitable qu’à mesure que la domination commerciale des US diminue en pourcentage du commerce mondial, le rôle du dollar comme monnaie de référence sera remis en question.

Le $ ne serait "menacé" que si une autre monnaie de référence pouvait prendre sa place ; or , actuellement , il n'en existe pas . L' euro est trop récent et imprévisible ( voir les attaques récentes de Sarkozy & Royal ) pour devenir une monnaie de réserve. Le $ règnera donc longtemps encore , parce que les Etats et les fonds de placement ont confiance en la Federal reserve Bank.

"L'étalon, c'est le pétrole et adossé à cet étalon, le dollar."
Ce disant, ETF, vous raisonnez fort loin des bases de l'économie...

1° Le pétrole est une ARME géopolitique, par nature extrêmement volatil.
Donc sujet à ou source des conflits répétés. Idem pour les éléments radioactifs en 2030 ? Remarquez que l'U.E. est plus tributaire pour son pétrole que les USA! Chavez et Almadenijad étant chacun deux cinglés (plus populistes que démocrates), il ne faut pas attendre d'eux qu'ils respectent les lois d'échanges, sinon au profit de leurs idéologies respectives. L'équilibre vers l'€ est pour eux une arme tactique, instrument d'intimidation.
L'alternate sourcing restera donc un sujet d'anxiété pour tous les dirigeants (de gauche et de droite). Et par ses tentatives d'expansion (Angola, Equateur,...), OPEC ne vise pas moins qu'à nous remettre -Occidentaux- dans une situation comparable aux années 1970s, là où ils faisaient la pluie et le beau temps avec le baril à $100 !
Le réchauffement climatique de 2050 pourrait ainsi prendre une forme inattendue, loin des degrés Celsius ou Farenheit qui nourrissent actuellement les experts du IPCC/GEIC !
Je m'étonne d'ailleurs que face au futur des populations vous ne citiez pas l'OR BLEU à l'égal de l'or noir. C'est pourtant le levier élémentaire du développement pour des milliards de gens.

2° La MONNAIE doit (si possible) être un élément de stabilité dans les échanges entre deux parties. C'est ce que visent les Etats. Guy Sorman le rappelle fort à propos en invoquant le rôle-clé de la monnaie de réserve (une forme de protection du capital). Faire de l'€ une monnaie de réserve était dans les âmes des politiciens européens, dès le début. Avec cependant l'erreur d'appréciation quant au temps nécessaire à ce qu'il € le devienne (je me rappelle des débats 1997-98 sur cet aspects: eux croyaient l'établir endéans la décennie). Nous en sommes loin!

3° Compte-tenu de l'OUVERTURE irréversible de notre monde et de la quantité de spéculateurs qui s'y agitent (carry-trade & Co), ajoutés aux investisseurs et nos commerçants, le $ a effectivement une longue vie de suprématie. Les démocrates US venant au pouvoir n'auront d'ailleurs de cesse que de le maintenir dans cet état! Si l'affaiblissement des USA devenait réalité, ceci durcirait leur attitude en matière de relations extérieures. Il n'y avait que Kerry pour ne pas le croire.

Etonnant que dans ces commentaires on ne parle guère de perspectives et d'impacts +/- à venir du "jeu" derrière la convertibilité géo-spéculative du Yuan, ou d'un possible affaiblissement du Yen que nous ne devrions cependant pas désirer!

Nomis: vous voyez vraiment le Yen s'affaiblir?
Personnellement je serai plutot tente de parier sur le contraire.... Pas sur le tres court terme, mais a moyen terme je n'ai pas vraiment de doutes la dessus...
Mais je n'ai peut-etre pas compris ce que vous vouliez dire.

Avidollars: Il faut reconnaître la situation au-delà du seul problème d'instabilité €/Y et $/Y actuelle, liée elle aux effets carry-traders avec leur impact sur Yen.
Le Japon exportateur subit une concurrence effrénée dans la sphère asiatique. Japon, ce 2e partenaire régional de la Chine. Des chinois manipulateurs habiles sur le taux de change de leur Yuan.
Tout me semble pousser à un maintien exacerbé du Yen vers le bas. Mais je ne suis pas expert prétendu clairvoyant!

De la part de Chinois qui exportent beaucoup de produits, le Yen faible est un avantage.

D'un autre coté, ils importent beaucoup de matières premières. Et un Yen faible est un handicap dans un tel cas....

Nomis: Je ne suis pas non plus un expert ni ne me pretend clairvoyant (mais j'aimerais bien l'etre!...). Et c'est vrai que j'ai tendance a ne regarderce probleme que du point de vue du carry-trade. Mais je me demande si vous ne sous estimez pas le poids et l'importance de ce phenomene. Le jour ou cela se retournera, non seulement il n'y aura plus de vendeurs de Yen, mais il n'y aura plus que des acheteurs (tous les shorts devront se racheter...). On l'a vu il y a quelques annees sur le marche de l'or: les carry-trades fonctionnent bien un certain temps jusqu'a ce qu'ils... ne fonctionnent plus. Et la, ca fait tres mal. On l'a vu il y a quelques semaines....
Les japonais ont monte leur taux d'interet recemment (ce qui a declenche les soubresauts d'il y a quelques semaines) et le mouvement est lance. Le prochain move sur les taux nippons sera a la hausse. Et ne sera pas sans consequences...

Le top de l'info ou le blog Drzz marque de précieux point sur les incohérences du Global Warning, ainsi que les chiffres de l'Irak Body Count.

D.J

drzz gratte sur son blog et DJ s'extasie.
Pendant ce temps, Gore enfonce le clou au congrès et au sénat. La Californie annonce des mesures drastiques de réduction des émissions. Hier, 143 Irakiens, 5 GIs tués, 124 Irakiens blessés.
Le soutien du peuple Américain à la guerre est au plus bas. En plus du quagmire Irakien, Bush est laminé par les scandales.
Le dernier sondage réalisé auprès des Irakiens est désastreux.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/6451841.stm
drzz gratte sur son blog et DJ s'extasie...
Pas de doute, tout baigne dans l'huile!

Brièvement à ETF, bce heure européenne tardive...

Pour écouter régulièrement BBC World et autres chaînes, remarquons qu'ils ont TOUS viré à gauche, à l'anti-américanisme, etc.
Affligeant de la part d'une grande BBC historique. Information => manipulation à grande échelle.
Il leur reste heureusement d'excellents documentaires!

En ce qui concerne AlGore, allez donc lire sur ses consommations d'énergie privée 100 x celle de l'européen ordinaire. Plus ses intérêts $$$$$$$ dans l'exploitation de zinc voisine (cfr Think tank Tennessee...).
Gore = hydre à deux têtes ?

Tout ceci ne change rien aux faits. On peut aimer ou pas la BBC ou Al Gore, toujours est-il que l'Irak est un désastre pour les Iraquiens et les Américains (les sondages ne sont pas réalisés par la BBC ou autre, mais seulement commandités à des instituts de sondage), les USA commencent à prendre le réchauffement au sérieux (la Californie à elle seule est la 7ème économie du monde), et l'administration Bush, prise la main dans le sac de ses innombrables magouilles se retrouve isolée, sur la défensive, condamnée même par ses alliés républicains (les commissions de la chambre et du sénat - démocrates et certains républicains unis - vont forcer Karl Rove et Harriet Maiers a venir témoigner en public et sous serment, contre l’avis du président).
Nous assistons enfin au crépuscule d’une présidence malhonnête, arrogante et impériale et au retour en force de la démocratie aux USA.
Cheers to that!

Tous les arguments évoqués sont bons sur le papier, et c'est cela qui, finalement, est le plus décourageant dans l'analyse que fait une certaine élite de la réalité. Si c'est bon sur le papier (ie conforme à la théorie), alors c'est que c'est vrai dans la réalité. A voir...
- Pas de marché sans monnaie unique ? Ah ? Donc, avant la monnaie unique, il n'y avait pas de marché commun ? L'Europe a donc commencé seulement dans les années 90 ?
- Le risque d'inflation ? L'inflation joue le même rôle chez les libéraux que les communistes chez les Américains, ou l'extrême-droite chez les gens de gauche (voir les bonnes pages de Revel sur le sujet). Une menace toujours dénoncée, mais objectivement plus fantasmée que réelle. L'inflation a disparu depuis des lustres et le risque est quasi nul. C'est drôle comme les gens fortunés sont plus préoccupés de l'inflation (qui nuit au capital) que d'emploi ou de pouvoir d'achat... Quant à l'argument selon lequel l'euro n'aurait pas favorisé la hausse des prix, là aussi, l'argument tient sur le papier. Mais, de fait, comme la majorité des gens ont perdu leurs repères quantitatifs, ils ne savent tout simplement plus ce qu'ils dépensent. Dépenser 150 euros ou 1000 francs n'est psychologiquement pas la même chose, n'en déplaise aux économistes.
- La croissance indispensable ? Bien sûr, personne n'en doute. Mais où conduit la croissance ? Brûler de l'essence contribue à augmenter le PIB. Les principaux indicateurs économiques ne sont plus adaptés au monde tel qu'il est et tel qu'il vient.

Palo Alto se régalerait à voir la répétition infinie de ce "toujours plus de la même chose"...

Le risque d'inflation est quasi-nul? C'est Ben Bernanke qui va être soulagé! Arnaud, il faut tenter de sortir des schémas: la croissance c'est mauvais, l'Euro est responsable du chômage, le capital, ça ne profite qu’aux riches, etc... C’est un raisonnement étriqué et bourré de contradictions. S'il y a tant de chômage en France, c'est, entre autres, parce que la croissance y est faible. Vous parlez de pouvoir d'achat: c'est justement l'inflation, pas l’Euro, qui est un des pires ennemis du pouvoir d’achat. L’appréciation de l’Euro vis à vis du dollar a d’ailleurs permis d’amortir quelque peu l’envolée du prix du pétrole, et donc de contrecarrer une forte pression inflationniste. Enfin, brûler de l’essence contribue au réchauffement climatique (et à vous transporter d’un point A à un point B, entre autres), mais certainement pas au PIB (ah si, un peu, quand vous roulez ELF). Vos problèmes ne viennent pas du capital et des « gens aisés », mais plutôt du fait qu’en France, l’on diabolise très hypocritement les deux, et qu’il soit plus facile de se plaindre des « riches » que de chercher à s’élever socialement soi-même.

J'entends bien tout cela : la théorie est bonne, c'est son application qui pose problème. Le communisme était une bonne idée, et si elle donné lieu aux désastres que l'on sait, c'est parce qu'elle a été détournée (Revel a répondu sur ce point). Le libéralisme (économique) est une bonne idée, et si cela ne marche pas, c'est qu'on ne l'applique pas assez (voir les réponses chez Stiglitz, Sapir, Galbraith).

Monde fascinant des idées, où la plus haute érudition conduit au plus grand aveuglement. Les pages d'Edgar Morin sur ce sujet sont fortes ("Introduction à la pensée complexe").
Il y a toujours de bons arguments théoriques des deux côtés, et même la "réalité" - si tant est que ce concept ait un sens après le constructivisme - n'est jamais regardée qu'à travers le prisme déformant de son propre cadre de référence. Chacun le sien.

Le mien est celui des gens qui ne connaissent rien en économie, mais ne voient pas l'inflation dont on leur parle depuis 20 ans ; qui ont voté pour l'euro, mais ont du mal à voir ce que cela apporté (aux citoyens, s'entend, parce que pour d'autres, c'est bien visible) ; qui ne doutent pas que la croissance soit une chose formidable, mais ne peuvent s'empêcher de se demander jusqu'à quand la soif d'avoir va remplacer la réflexion sur l'être et l'être-ensemble ; qui sont personnellement ravis que le pétrole s'enflamme, car c'est probablement la seule façon de changer nos comportements ; qui n'ont rien contre les riches (il en fait partie), mais côtoient suffisamment les pauvres pour voir que chacun n'a pas les mêmes chances de "s'élever socialement soi-même" (voir "Vous serez tous des maîtres", de Philippe d'Iribarne) ; qui pensent que richesse et pauvreté sont des notions relatives l'une à l'autre, et que si les riches s'enrichissent plus vite que les pauvres, alors on peut dire que ces derniers s'appauvrissent.

Le capitalisme est une formidable machine à générer de la richesse ET de l'inégalité en même temps (la richesse créée allant dans quelques mains seulement ; cf. "La démocratie et le marché", de JP Fitoussi). Autrement dit, les deux dimensions doivent être pensées en même temps. Ce qui n'est pas fait : la droite se soucie de la création de richesse, et renvoie à plus tard (ou au "marché") le soin de traiter la question de la répartition ; la gauche se soucie de répartition, mais est encore largement convaincue que c'est à l'Etat de créer des emplois et que les entreprises prennent un malin plaisir à en détruire.

Bref, nous sommes gouvernés par des gens qui appréhendent la réalité sur le mode binaire du "ou" (ou la création de richesse, ou sa répartition ; ou satisfaire le besoin de liberté ou celui de sécurité), quand il faudrait rentrer à bras le corps dans le monde du "et".

Tâche ardue, car quand un candidat s'essaie à cet équilibre, et tente de proposer une vision conciliatrice, il lui est reproché par les tenants de l'ancien modèle (ie une grande partie des journalistes, qui ont soif de choses simples) de gommer les frontières entre droite et gauche, et donc de "faire le jeu de l'extrême droite". Etonnant paradoxe, quand on sait que l'extrême-droite se nourrit de la difficulté des équipes au pouvoir, toutes couleurs confondues, à apporter des réspones efficaces et durables aux problèmes concrets qui se posent aux gens : emploi, école, sécurité, logement...

La seule question théorique qui marche, c'est : est-ce que ça marche ou pas ? (cf. "La crise de l'intelligence" de Crozier). Pour ma part, les solutions proposées par l'animateur de ce blog me semblent avoir déjà été tentées. Mais les réactions des lecteurs me font penser qu'il est bien difficile d'abandonner ses lunettes (et je m'inclue dans cette difficulté), et que Bateson et Watzlawick ont eu une intuition de génie en repérant dans la répétion des mêmes solutions une de causes principales d'échec des changements.

Cher ETF,

En réaction de votre dernier article me concernant, je vous suggère si c'est pas encore fait (je sais que vous n'y allez plus), de consulter le blog Drzz, vous y verrez 2 sondages, un du Sunday Time (GB) et un autre du World Public Opinion, vous y verrez des résultats moins désastreux.

Concernant le climat, toujours chez Drzz où il repris (grâce à moi), un article du 24 Heures (Suisse) concernant un documentaire de Channel Four sur l'imposture du réchauffement climatique. Sur ce bonne lecture.

Cordialement.

D.J

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