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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Cher Guy Sorman,

arrivez-vous à m'expliquer pourquoi la Suisse avec un taux de croissance annuel entre 1,5 et 2 % reste l'un des pays les plus compétitif, un marché de l'emploi sain, 2,5 % de chômage, un des taux d'actifs le plus élevé du monde, une fiscalité des entreprises très concurrentielle et un bilan positif, les comptes de la confédération et de la plupart des cantons ?.

Même s'il est vrai que la bonne conjoncture en Suisse l'est en bonne partie par la croissance mondiale.

D.J

Effectivement, tout reste à faire. Mais pensez-vous vraiment que les Français auraient soutenu "le choix collectif pour la croissance?" J’en doute. C’est bien connu, les Français veulent le beurre et l’argent du beurre. Et pour l'instant, l’équipe Sarko continue de beurrer les tartines, et les Français, évidemment, sont ravis, sauf (quelle surprise!) en ce qui concerne la diminution du nombre de fonctionnaires... On fait la chasse aux clandestins, ces ignobles parasites sociaux, et l’on met en oeuvre une politique économique visant à accroître le pouvoir d’achat des ménages (le beurre sur la tartine): déductions fiscales sur les intérêts des emprunts immobiliers, bouclier fiscal, etc… Pour faire bonne mesure, on peste contre la BCE, bouc émissaire tout désigné, et on fait du jogging, preuve évidente d’un pouvoir dynamique et entreprenant.
Même ce brave Lepen tire son chapeau... on le comprend.

La Suisse.
Le succès de la Suisse tient à la mondialisation de ses activités ; ce qui est national , l'agriculture , n'est pas ce qui tire l'économie . Aussi , la concurrence entre cantons favorise la bonne gestion publique . Me semble-t-il.
Guy Sorman

Les Français ont inventé l'Etat providence afin de se la couler douce. Ensuite, ils ont inventé l'INSEE afin de fabriquer des statistiques mensongères d'efficacité. Cependant, le moindre étranger parcourant les rues désertes de la Capitale au mois d'août peut difficilement croire à la soit-disant hyper-efficacité des Français.

Je suis assez d'accord avec vous sur ce qui influence la croissance. Par contre, je suis étonné que vous ne mentionniez ni la consommation ni les investissements. La consommation tire la croissance française, c'est un fait indéniable. Ce qui va contre la croissance, à mon avis, ce n'est pas une mentalité tournée vers les loisirs car ça fait l'objet d'une consommation, mais l'épargne, le fameux bas de laine qui pénalise les investissements dans des entreprises nouvelles notamment les microentreprises, les PME..etc). Cela a été souvent mentionné par les candidats "sérieux" mais sans que cela fasse l'objet de mesures spécifiques.

Je suis assez d'accord avec vous mais je crois que vous avez fait un énorme oubli !

En effet, vous n'avez pas mentionné les délocalisations d'entreprises vers l'étranger.

Et vous n'avez pas parler des ces familles Françaises qui partent s'installer en Belgique, en Angleterre ou en Irlande.

Les propriétaires de Carrefour et de Auchan sont installés en Belgique.

Le patron de Business Object est installé en Belgique.

Celui qui a vendu e-Bazar est parti en Belgique....

Et il faut assi parler des autres entrepreneurs, les petits entrepreneurs, les débutants en création d'entreprise qui partent investir et créer ailleurs.

Et il faut aussi parler de ces milliers d'ingénieurs qui partent exercer leur talent à l'étranger... Car en France les départements en R&D n'investissent plus.

Et il faut aussi parler de ces étudiants Français brillants qui partent étudier aux Etats Unis, en Angleterre, au Canada.

Et combien de jeunes Français sont partis s'expatrier en Anglettre ?

Voila ce qu'il fallait dire ! Il fallait démontrer que la France dont nous parlons n'est plus tout à fait la France telle que nous l'avons connue.

Car quand la France se vide de toute sa substance Française (capitaux, entrepreneurs, experts, chercheurs, ingénieurs, étudiants, jeunes, etc) et que dans le même temps elle fait venir des cargos entier d'immigrés clandestins qui viennent s'échouer sur les cotes de l'Europe, on peut dire que la France se vide de SA richesse et accueille toute la misère du monde.

Alors à force d'accueillir la misère du monde, il ne faut pas s'étonner de voir la misère frapper à sa porte, circuler dans ses rues, et gangrener tous les systèmes sociaux !

Voila pourquoi la France devient pauvre ! Car à force de faire venir des gens du tiers monde, on se donne l'avenir d'un pays du tiers monde !

A bon entendeur !

de mon point de vue, la "libèrté de licencier" n'est pas un obstacle pour les boites lorsqu'elles veulent faire partir des salariés du bas .
ficher un salarié a la porte d'une manière ou d'une autre(le faire partir ) ?:tout le monde sait que c'est facile .
en revanche le délai de préavis est un sacré boullet pour l'employé ou l'ouvrier .lequel doit effectuer ce délai ou payer ?
cela se tradui par de bonnes occasions manquées pour aller voir ayeur ,lorsque la boite est puante?
il me semble que le salarié mécontant , doit d'abord se faire" virer" avant de pouvoir postuler ayeur :-D
enfin, c'est mon humble avis O_+

Mr Sorman,
Assez d'accord avec la majorité de vos assertions.
Ayant été pendant dix années à la pointe de la recherche mondiales dans un (tout petit) créneau, je me permet de vous dire qu'on ne peut pas faire plus stérile que la recherche d'état.
L'efficacité du CNRS est au dessous du niveau de la mer, c'est dans l'aide et l'incitation fiscale a la recherche privée qu'il faut se diriger.

Mais comment faire parvenir le message à une société française de la pensée unique (grace, entre autre, à l'Université monolithique) et dont W. Lippman dirait "Lorsque tout le monde pense la même chose, c'est que personne ne pense beaucoup."

Je serais curieux de savoir (formulation non ironique) d'où vient le chiffre de 30% de travail en moins en France par rapport aux Etats-Unis, et comment on le calcule.

"Pas de choix collectif en France en faveur de la croissance" d'accord mais personne ne veut le dire clairement. Et pour parler d'une question qui me tient à coeur qui est celle de l'éveil des consciences, je dirais que la situation ne pourrait être pire: la droite au pouvoir semble rater (en grande partie) une occasion de bien faire et ceux d'en face -et oui, pourquoi ne pas raisonner à l'échelle des "trois à cinq ans"?- ne me semblent pas les mieux placés pour promouvoir ces quelques idées de bon sens... Le monde lui n'attend pas et c'est heureux car il faudra bien quelques pays aux reins solides pour financer les prêts que le FMI voudra bien nous accorder à terme car je ne vois pas trés bien comment l'Histoire nous permettrait de garder notre indépendance avec une vie économique si éloignée de la morale la plus élémentaire.


NB: "En France, la quantité de travail par rapport à la population active est de 30% inférieure aux Etats-Unis."
Autrement dit, aux Etat-Unis la quantité de travail par rapport à la population active est de plus de 40 % supérieure à la France ???

Quantité de travail aux Etats-Unis et en France . Quand , au cours d'une vie , un Américain entre l'âge de 16 ans et 65 ans travaille 100 , un Français travaille 70 . La productivité d'un Français est légérement supérieure à celle d'un Américain ; au total la production d'un US est à peu prés de 30% supérieure à celle d'un Français . Par ailleurs le fisc laisse 60% aux US contre 40% en France.
Source : OCDE.

il faut également préciser que le français est plus productif qu'un américain, c'est une productivité à l'heure, avec les 35 heures payées 39, les français doivent travailler plus vite, mais sur une année, toujours grâce aux 35 heures, le fait de travailler moins fait que la France passe de la 1ère place des pays les plus productifs à l'heure à là je crois environ à la 15ème place des pays les plus productifs par an.

La logique socialiste d'être plus payé en travaillant moins se répercute sur la croissance de façon négative.

D.J

« L’économie », ne sert-elle plus que les produits financiers ? (écrit le 26 juillet, avant la "crise")
Créé après la seconde guerre mondiale, fortement contesté depuis deux décennies, le Fonds monétaire international (FMI) espère redorer son blason en s’entrouvrant aux pays émergents dont les droits de vote vont légèrement augmenter.
Mais la multiplication des produits spéculatifs rend le système financier mondial quasiment incontrôlable.
Les crises succèdent aux crises, au point d’inquiéter les plus hauts dignitaires des organisations internationales. Non sans raison. A la mi-septembre, un gros fonds d’investissement américain, Amaranth Advisors, a perdu plus de la moitié de son capital en un week-end. En 1998, la désintégration d’un fonds de ce type, Long Term Capital Management, avait contraint la banque centrale à intervenir pour éviter un krach. Mais, depuis, les sommes en jeu se sont considérablement accrues. :
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2007/07/lconomie-ne-ser.html

@DJ
Mettons le SMIC à 3000 € ou triplons les charges sur les salaires et nous pourrons enfin retrouver le peloton de tête de la productivité...

Merci de ces explications, M. Sorman.

Certains lecteurs vont sûrement me prendre pour un idiot - ce que je suis peut-être - mais je voudrais être sûr de bien avoir compris le point n°5 de ce texte; l'américain se fait 30 % de plus que le français et il est imposé à 40 alors que le français l'est à 60 %. On a donc au depart un américain à 130 et un français à 100 et à l'arrivée un américain à 78 et un français à 40... L'améicain se retrouve donc avec le double du français de revenu disponible ? Enfin, ce ne serait pas si mal, après-tout les Etats-Unis sont un pays développé...

Au fait, qu'est-ce qu'il y a entre "pays en voie de développement" et "pays développé"?

A toutes les raisons que j'ai évoquées je voudrai aussi rajouter la baisse du niveau de l'education dans les écoles Françaises.

Mais cela est un corollaire de ce que j'ai expliqué plus haut. En effet, avec des classes ethniquement hétérogènes, culturellement hétérogènes, avec une majorité d'enfants dont la langue maternelle des parents n'est pas le Français, et beaucoup de cas sociaux dont la majeure partie de l'éducation se fait dans la rue, il ne faut pas s'étonner de la baisse du niveau de l'enseignement en France.

Or sachant que c'est dans les écoles que se joue l'avenir de la France, il ne faut pas s'attendre à un avenir radieux pour la France.

Pour moi l'avenir de la France se devine en regardant des pays comme le Brésil, la Colombie, le Liban, les pays sous-développées Africains, et les pays Arabase gangrénés par la fanatisme religieux.... Voila en gros à quel bordel va ressembler la France.

Pendant les 30 glorieuses la France n'avait cessé de progresser. Maintenant c'est le processus inverse. La France va regresser... mais pas pour 30 seulement... mais bien pour d'avantage...

C'est pas avec cette nouvelle population qui hante les rues de France qu'on va aller loin... je vous le dis !

Cher Nizan,
Le calcul est plus complexe.
D'une part, je pense que GS parle de temps passé au travail, et non de revenus. Effectivement, aux US, on est à 40 heures + par semaine, avec des vacances au lance-pierre (2 semaines par an en standard). Ensuite, l'imposition des classes moyennes reste assez forte aux US, même si elle varie un peu selon les états. Le mieux étant d'être dans la posture d'un Warren Buffet qui a payé l'an dernier 13% d'impôts (il s’en est d’ailleurs plaint lui-même, comme étant un taux bien trop faible compte tenu des difficultés budgétaires américaines). Par exemple, un salarié américain ne paie la sécu que sur ses 80.000 premiers dollars annuels, et pas au-delà. Bref, aux US, mieux vaut être riche, mais ça vous le saviez déjà. Ensuite, on ne peut pas comparer les revenus seuls, sachant qu’aux US, il faut financer soi-même (en partie ou entièrement) sa retraite, les études exorbitantes de ses enfants, souvent son assurance médicale ou au moins certaines primes, plus des soins et médicaments exorbitants et peu remboursés, etc, etc, etc. D’un autre côté, la TVA et l’essence sont moins chères. Bref, quand on veut comparer, il faut tout prendre son compte, et tout compte fait, je ne suis pas certain que l’Américain moyen soit en meilleure posture que le Français moyen.

ETF,

comparer la posture d'un américain moyen ou d'un français moyen, faudrait également comparer entre ceux qui travaillent et ceux qui vivent de l'assistance.

Je ne serais pas étonné que le français moyen assisté soit en meilleure posture que l'américain moyen qui travaille.

Comme apparemment beaucoup de français préfèrent l'assistana + travail au noir que de travailler normalement.

C'est apparemment ce que disait Chirac dans la fameuse chanson du groupe Zebda "Le bruit et l'odeur".

D.J

Cher DJ,
Je ne compte pas parmi les Français moyens, ceux qui vivent de l'assistance (à moins d’y inclure les retraités de 55 ans). Quant au travail au noir, croyez-moi, ce n'est pas la panacée de la France. Et je ne parle même pas de l'emploi de travailleurs en situation illégale. La France a besoin de libéralisation, les USA d’un peu plus de justice sociale et d’une meilleure répartition de la richesse.

Cher ETF,

je veux faire une petite mise au point, mon commentaire traitait de votre commentaire et non de votre personne, seul le débat m'intéresse avec vous et non votre statut social.

D.J

Cher DJ,
Je n'ai en rien parlé de mon statut social, ni de ma personne.
Il y a erreur d'interprétation.

Les comparaisons entre USA et France sont périlleuses. Je me contente de noter la relation entre temps de travail , global , et taux de croissance . Les USA et la France ayant à peu prés la même efficacité , le temps de travail explique la différence globale des taux de croissance . Cette théorie que l'on doit à Ed Prescott , prix Nobel 2005 , est acceptée par tous les économistes. Savoir si les US sont plus heureux ou pas est une autre affaire qui ne relève pas de l'économie. Mais si on veut augmenter le taux de croissance ( le 1% qui nous manque , selon Sarkozy ) , cela semble impossible sans augmentation de la quantité totale de temps de travail dans la population productive active. C'est à dire , plus d'heures , la retraite plus tard , moins d'allocations chômage , moins de fonctionnaires. L'alternative est de ne rien changer au modèle français . Mais il faut choisir; on ne peut pas rien changer et souhaiter plus de croissance.

"ben là ça chauffe aujourd'hui mon pote !!!":-D
bon, si vous considérez le statut de la France ,avec ses "assistés"et ses "èsclaves du boulot" , je crois que vous ne devrez pas oublier que les vieux dont je fais parti ont cotisés en leur temps!!!! (temps meilleurs qui pèmétaient de faire des bénèfs sur les travailleurs qui bossaient )
calcul simple :
vous mettez le pays (gaule ) en faillite ,ce qui vous pèrmétra de cesser ou de réduir drastiquement le paiement des retraites et du rèste d'ayeur ,et vous vous placez sous la houlette du bon FMI qui vous tiendra par le bout du nez ?
bon, c'est un schémat tres grossier ,digne d'un ignard de mon èspèce , mais tout de meme , il faut bien reconaitre qu'il n'est pas irréaliste :-D

Je pense qu'entre ne rien changer, et passer à un modèle à l'Américaine, il y a de quoi trouver un juste milieu. D'ailleurs, si l'on en croit de récents sondages, les Américains sont en forte demande de social. Ils sont probablement un peu fatigués du rêve de richesse qui ne se réalise jamais, et de devoir vivre souvent si difficilement dans le pays le plus riche au monde.
Donc il faut arrêter de bassiner les Français avec de fausses alternatives: « le système américain ou rien », tout comme on bassine ici les Américains avec « le système américain ou le communisme ». Il faut définir et vendre un « libéralisme social » à l’Européenne. Je suis certains que les clients seraient très nombreux.

Nul, à ma connaissance , n' jamais proposé de coller un modèle américain sur la société française. Mais il existe des logiques économiques qui s'appliquent aussi en France . Donc , la quantité de travail détermine le taux de croissance en France comme aux US . Ensuite , les choix politiques restent libres. Mais on ne peut promettre plus de croissance sans travailler plus : c'est tout.Le problème français participe en partie du moins , d'un incroyable retard de la connaissance économique; les titres de la presse du jour en France , en témoignent qui tous demandent une intervention de l'Etat parce que les cours mondiaux de la Bourse baissent . Quand ils montent , on ne demande rien à l'Etat. Tout ceci , alors qu'il est démontré que toutes les grandes crises ( de 1930 à 1973 ) ont toujours été aggravées par les interventions publiques à contre-marché.

Pour ce qui est de la bourse, vous auriez dû voir hier sur CNBC la tronche déconfite des papes du laisser-faire, genre Larry Kudlow and co, qui demandaient à corps et à cris une intervention de la FED… qu’ils ont obtenu, bien entendu, et ce n’est pas fini. Vous savez bien qu’il n’y a pas qu’en France qu’on appelle au secours l’autorité publique. Wall-Street sait pertinemment que maman FED sera toujours là, ce qui, tel un enfant gâté, incite à faire des excès sans trop d’hésitation. Bien entendu, maman FED aide ses bons amis à Wall-Street, mais les emprunteurs lambda, imprudents ou floués, et qui perdent aujourd’hui leur maison n’ont que leurs yeux pour pleurer.
Mais je m’égare.
Je disais simplement qu’il est important que les Français comprennent que ce n’est pas « les US ou rien ». C’est en tout cas la perception de nombre d’entre eux, entretenue par les médias (comme aux US dans l’autre sens) et le très mauvais marketing des libéraux (à mon humble avis). Je suis d’accord, il y a un gros déficit d’explication.

Il me semble que seuls les gauchistes disent: c'est l'Amérique ou le MSF (modèle social français).

Gauchistes étant un terme large qui englobe de la LCR à Jacques Chirac.

Seuls les gauchistes croient à un "modèle social" clés en mains qu'on achète comme un iPod dans sa boîte, à un régime politique idéal des lendemains qui chantent.

Tous les autres disent: le MSF ne marche pas, il faut y injecter une bonne dose de libéralisme, voir ce qui marche aux Etats-Unis et s'en inspirer, mais aussi dans les autres pays développés du monde (Irlande, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Angleterre, Suède, Finlande, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal...).

Les gauchistes utilisent les Etats-Unis comme épouvantail pour ne rien avoir à changer dans les petites habitudes qui leur profitent directement et exclusivement.

Si vous dites: les Américains travaillent plus, et il est prouvé que c'est de là qu'ils tirent leur croissance supérieure, ils vous diront: ah mais regardez le nombre de Noirs en prison, est-ce que c'est ça que vous voulez.

Sans s'apercevoir, ni que cela n'a rien à voir, ni que le nombre de Maghrébins dans les prisons françaises n'est pas moins préoccupant... mais de celui-là, il est interdit de parler, puisqu'il est interdit de les compter!

Le vrai, le gros problème est la force du lobby des fonctionnaires et des syndicats en France.

On n'arrivera à rien sans briser les reins à ce lobby.

Mr Sorman,
Ce n'est pas le modèle Américain qui est en cause, mais la Mondialisation fascisant qu'il induit, comme le suggère le contrôleur général US David Walker lui même:

"La chute de la République Romaine est due à de nombreuses raisons, mais trois d’entre elles valent la peine que l’on s’en souviennent: Déclin des valeurs morales et politiques de la cité, excès de confiance et excès de dispersion des forces militaires de conquêtes et irresponsabilité fiscale du gouvernement central. Ça vous semble familier ? De mon point de vue, il est temps d’apprendre les leçons de l’histoire et de prendre les mesures pour s’assure que la République Américaine soit la première à faire face au test de l’histoire."

Cher Robert,
Je ne sais pas ce qu'en dirait GS, mais je ne pense pas que l'esprit gauchiste, tel que vous le caractérisez, se cantonne à la gauche. Je ne sais pas s’il existe un équivalent ailleurs en Europe, à cette culture « sociale » à la Française. La Suède, peut-être ? Encore une fois, Sarko, par exemple, n’a pas été élu sur un projet économique vraiment libéralisant (rappelez-vous ses discours enflammés sur la mondialisation sauvage et l’état protecteur). Il a été élu, comme le montraient les sondages, essentiellement sur un désir sécuritaire. Sécurité, voilà le maître mot. L’opposée du risque. « Les Français » (il y a, bien entendu, des exceptions), n’aiment pas prendre des risques, se mettre en danger. Ils veulent être protégé de tout, et il y a là un dangereux cercle vicieux. Moins on prend de risques, plus on a peur d’en prendre, plus on est demandeur de sécurité, plus on a peur, etc. Et quand ça va mal, on fait l’autruche, et l’on se crispe encore plus sur ses « acquis », et contre des alternatives plus réalistes.
Comme l’Amérique reste un peu le grand Satan, il faut absolument dissocier dans les discours, la libéralisation de l’économie du système « américain ». Non, on ne va pas remettre en cause les congés payés. Mais oui, il va falloir assouplir le marché du travail, car il est immoral d’exclure à ce point la jeunesse de l’accès à l’emploi. Un peu plus de risque, mais un peu plus d’emploi, ça vaut le coup. Non on ne va pas supprimer la sécurité sociale, mais oui, il va falloir que les contributions augmentent, d’une manière ou d’une autre. Et si les contributions augmentent, un des moyens de les payer est de travailler plus. C’est le prix à payer pour la santé, et c’est la vie. Oui il va falloir rendre les universités plus sélectives et plus performantes. La concurrence, la compétition, c’est nécessaire à la performance, c’est la vie, et ça n’a pas que des inconvénients. Oui, il va falloir augmenter radicalement l’âge de la retraite. L’espérance de vie et la structure démographique l’exigent. C’est la vie. Il doit quand même y avoir moyen d’expliquer tout ça aux Français de manière posée et raisonnée, non dogmatique, non partisane, non?

OZenfant,

je ne crois pas que l'on puisse comparer politiquement, géographiquement et sociologiquement l'empire romain et les USA. Pour Rome l'immensité de son empire les moyens de communication très lents, (une légion romaine mettait plusieurs semaines pour traverser une partie de l'Europe, alors que l'armée US en quelques jours voir quelques heures peut se trouver à n'importe quel point du globe).

Les USA sont une démocratie tandis que l'empire romain post Jules César est passé de république à une sorte de dictature éclairée.

L'empire romain était sans cesse à des divisions internes guerres civiles, à se demander comment ils ont tenus 8 siècles.

Sur ce je vous invite si ce n'est pas fait de lire un article intéressant dans "le Point" sur les invasions barbares à la fin de l'empire romain.

D.J

La mondialisation fascisante c'est ce que nous promettait l'URSS, contrairement à la mondialisation libérale dominée par les USA, vecteur de croissance de richesse qui profite toujours plus à plus de monde.

Heureusement, qu'on a pas eu à choisir entre le 1er et le second.

D.J

Comme le dit André Gide
"Celui qui agit comme tout le monde s'irrite nécessairement contre celui qui n'agit pas comme lui."
Ce n'est pas le cas de David Walker, le "Comptroller General" des USA:

Le signe le plus convaincant de cette situation de cloisonnement et d’aveuglement volontaires devant la connexion générale de toutes les crises, c’est le peu d’effets, de réactions, de commentaires qu’ont suscité les déclarations explosives de David Walker, faisant un parallèle entre les USA et la situation de l’empire romain en train de s’effondrer. Toujours la même réaction de la crainte de soulever le pansement, — parce que Walker, lui, ne recule pas devant l’assimilation intime de toutes les crises en cours, dans ce cas pour les USA, comme signes divers d’un même mal : «The Roman Republic fell for many reasons, but three reasons are worth remembering: declining moral values and political civility at home, an overconfident and overextended military in foreign lands, and fiscal irresponsibility by the central government. Sound familiar? In my view, it’s time to learn from history and take steps to ensure the American Republic is the first to stand the test of time.»

Les retraites Américaines sont gérées par des fonds de pansion ! Si jamais ces fonds font faillite ! Alors les salariés américains qui ont cotisés pendant 40 ans, perdent l'intégratlité de leur placement. Ce qui n'est pas mieux !

Ho! bin ça alors !
Et qui don, dans ce cas, seraient les vedettes de "Cocoon" ?

"Les retraites Américaines sont gérées par des fonds de pansion ! Si jamais ces fonds font faillite ! Alors les salariés américains qui ont cotisés pendant 40 ans, perdent l'intégratlité de leur placement. Ce qui n'est pas mieux !"

Les Etats font faillite, eux aussi. C'est le cas actuellement de l'Etat français (2300 milliards d'euros de dette publique dont 1000 milliards de retraites). Je trouve donc le modèle de retraite français pire que le modèle américain car il est totalement hypocrite : on vous fait croire que la retraite est garantie en France alors que l'argent des cotisations des salariés du privé est tout bonnement distribué aux retraités existants ! D'autre part, les fonctionnaires ne cotisant pas (cf. La Grande Duperie de Pascal Gobry), nous allons en plus devoir payer la retraite des fonctionnaires !

Guy Sorman a raison sur plusieurs points :
- la créativité
- l'innovation
- la prise de risque
ne sont pas des caractéristiques française. La preuve ? Ou se trouvent les Microsoft, les YouTube, Apple, Typepad ... français. Allez voir un banquier pour vous faire prêter si vous ne vous pas Nicolas et sans amis riches ?

Quant à la culture économique française, elle est nulle et elle se résume trop souvent à deux idioties
- délires lénifiants et marxisants d'un côté
- libéralisme mal compris et forcené de l'autre qui fait rire même les plus fervents libéraux us

bref, le monde est moins binaire que le pensent nos sacrés "penseurs" français souvent épris de fainéantise.

(lire ci-dessous :)

La main invisible de l'Oncle Sam
BOURSE. Le «Plunge Protection Team» serait intervenu jeudi soir.

Rinny Gremaud
Samedi 18 août 2007

Jeudi, les bourses étaient au bord du gouffre. Les turbulences estivales semblaient avoir atteint leur paroxysme et on évoquait à demi-mot le krach. Et puis le démenti est arrivé, fulgurant, du marché américain. Au cours des 45 dernières minutes d'échanges, le Dow Jones a pris plus de 300 points pour clôturer près de son niveau d'ouverture. Un mouvement surprenant par son ampleur et sa rapidité, même dans le contexte très volatil que connaissent les marchés.

Qui a donc bien pu se jeter, dans des volumes aussi importants, sur les actions américaines? Vendredi matin, sur les marchés financiers, on n'hésitait pas à évoquer une intervention du très furtif, très officieux mais non moins très gouvernemental «Plunge Prevention Team», en français «groupe de prévention en cas de plongeon». Autrement dit, la main invisible de l'Etat américain.

Ce groupe serait le prolongement informel du «Working Group on Financial Markets» (groupe de travail sur les marchés financiers) institué en 1988 par le président américain Ronald Reagan, en écho au «Black Monday» du 19 octobre 1987. Ce dernier réunit le secrétaire d'Etat au Trésor, le président de la Réserve fédérale et des représentants des autorités de surveillance des marchés (SEC et CFTC). Au «PPT» participeraient en outre les dirigeants des bourses de New York (NYSE) et du Nasdaq ainsi que des grandes banques d'investissement et autres brokers de Wall Street.

Théorie du complot?
Comme son nom l'indique, la fonction du «PPT» serait d'intervenir sur le marché des actions pour limiter les dégâts en cas de ventes paniques. Son mode d'action: le rachat massif des titres mis en vente par les fonds et autres acteurs institutionnels en mal de liquidités.

Au pays du libéralisme, le marché boursier réputé parfaitement transparent et libre ferait donc l'objet d'interventions téléguidées par l'Etat. Depuis la crise de 1987 en tout cas, les actions imputées au «PPT» auraient permis de limiter l'écroulement des marchés après la débâcle du fonds LTCM, les attentats de 2001 et la guerre en Irak.

Théorie du complot? Un rapport détaillé publié en 2005 par Sprott Asset Management cite des proches du gouvernement et détaille les modes opératoires du «PPT». «Les autorités américaines ne confirmeront jamais l'existence d'un tel groupe. Cela reviendrait à donner un blanc-seing aux spéculateurs agressifs, avec l'assurance d'un filet de sauvetage», déclare un gérant de fonds genevois. Et d'ajouter: «Il n'y a rien qui pourrait expliquer des achats aussi massifs jeudi soir, sauf une intervention pour soutenir le marché.»

Avec l'intercession supposée du gouvernement américain, ce n'est plus le marché qui s'effondre, mais bien son mythe, celui du dernier bastion où se rencontrent l'offre et la demande par la magie de la main invisible.

bon, le sénario de la faillite vous semble plosible ?
"maintenant il faut réfléchir pour anticiper les manoeuvres de ceux qui chèrchent un sortie au blème .
que feraient ceux qui ont le pouvoir du fric pour se débarasser des retaités ?
a mon avis le coup parfait consisterait a effacer ces vieux et leur piquer leurs bien en plus .(comme l'oncle Adolph)
faire une guerre nucléaire bien propre avec les machins modèrnes ?(pas ses vieilles bombes pourries qui poluent ,mais un truc qui est tout propre !)
ils peuvent essayer la famine qui par effet boule de neige met le feu aux poudre de la guerre civile sans fin dans les états ?
il y a plein d'autres options, mais je n'ose pas les écrir :-(
allez salut a vous !

ETF, je suis d'accord avec vous: quand je parle de gauchisme, je ne désigne pas seulement l'extrême-gauche, mais une idéologie qui se retrouve un peu partout, y compris à droite.

J'avoue ne pas avoir trouvé de meilleur terme pour la désigner.

L'étatisme est certainement l'une de ses composantes. Une autre est la croyance que plus les fonctionnaires et les syndicats auront de pouvoir, mieux cela vaudra pour tout le monde.

Enfin, l'assistanat et son pendant, la victimisation, jouent un rôle important dans cette idéologie.

Abdel: ce que vous soulignez, à savoir la coexistence en France d'un délire marxisant et d'un libéralisme extrémiste et naïf, me paraît très important, et rarement souligné.

C'est, par exemple, la stupidité de la hiérarchie de la poste, qui impose à ses agents de pousser le moindre usager venu chercher un simple timbre à acheter d'autres "produits". Et qui encombre les bureaux de poste de présentoirs moches pour vendre de la papeterie de firmes privées.

C'est sûrement comme ça qu'on rendra la poste française compétitive avec la poste allemande, suisse ou hollandaise, en effet...

Quant au privé, il a très bien compris le côté marketing du libéralisme... mais un peu moins les notions de concurrence, de responsabilité et de service au client.

Extrémisme et naïveté des nouveaux convertis.

En attendant, on a les inconvénients de l'étatisme et ceux du libéralisme, sans les avantages du second; quant aux avantages de l'étatisme (qui existent, soyons honnêtes), ils disparaissent à vue d'oeil...

Bref, on se fait avoir de tous les côtés.

Les incovénients des deux cotés ?

Effectivement, dans le système libérale on a une protection sociale à la hauteur de ce que l'on investit.

Dans le système étatique on est remboursé alors que l'on cotise peu (par rapport au système libérale) mais cela crée des déficits colossaux qui mettent, à terme, le système en péril.

Mais maintenant nous allons payer de plus en plus, pour être remboursés de moins en moins. Donc on va se faire avoir des 2 cotés !

avant la débandade, je n'avais pas fait la différance entre ces deux systèmes ,(etatisme /libéralisme )que cèrtains connaissent parfaitement et jouent de ruse pour louvoyer entre eux au gres des vents .
il semble en effet qu'au gres des circonstances, "on " vous sèrt l'un ou l'autre pour vous gruger "en toute bonne morale " .
c'est une situation bien confortable ce truc de faux naif.
un peu comme en russie ou d'un coté, il y a l'état qui réprime la populasse et de l'autre les mafias qui font comme ça les arrangent,la main dans la main avec les gros bonnets :
le tout est de faire un max de fric au black pour l'invèstire ou bon leur semble ,et oublier leurs engagements auprés de leurs populations ?
en gros les institutions sont fictives ,ici comme ayeur?(mais ça calme les angoisses des enfants tout en leurs plaçant la muselière )
libèrté pour les industries lorsque ça arrange, et strict main mise sur le rèste en toute bonne "conscience "(puissancee )
je crois bien que c'est chacun pour choi

"Dans le système étatique on est remboursé alors que l'on cotise peu."

Je ne crois pas que l'on puisse dire cela, Quimboiseur. Vous avez l'impression de cotiser peu parce que c'est obligatoire et caché.

Si les Français recevaient l'intégralité de laur salaire brut augmenté des cotisations sociales dites patronales, et devaient payer eux-mêmes leurs cotisations à la Sécurité sociale, il y aurait la révolution demain. Le salaire réel, celui que les salariés ne voient jamais, est pratiquement amputé de moitié pour payer la Sécu.

Le budget de la Sécurité sociale est supérieur à celui de l'Etat, ce qui en soi semble déjà aberrant.

Et l'on ne compte pas encore là-dedans les cotisations facultatives aux mutuelles, alors que l'écrasante majorité des Français y cotisent... ce qui ne les empêche pas de devoir payer de leur poche une part importante de leurs dépenses de santé.

Le rapport qualité/prix du système d'assurance-maladie français me paraît désastreux.

Etatisme/libéralisme, 2 choix de société, 4 possibilités, 2 possibilités cohérentes, 2 possibilités absurdes.

1) Payer peu et recevoir peu
C'est le système américain

2) Payer beaucoup et recevoir beaucoup.
C'est le système danois, suédois, norvégien.

3) Payer peu et recevoir beaucoup...
c'est ce que prétends le système Français

4) Payer beaucoup et recevoir peu
C'est la réalité du système Français. Car 50% du salaire réel est versé à l'assurance maladie... qui trouve encore le moyen d'être déficitaire.

Mais où va l'argent cotisé par les Français ?

"Où va l'argent cotisé par les Français ?"

A l'entropie sociale. Au gaspillage.

A payer des personnes, des organismes, qui sont peu efficaces, peu utiles, voire empêchent les autres de travailler, l'économie de fonctionner et le progrès social de se faire: fonctionnaires, organismes étatiques, commissions, collectivités publiques, associations subventionnées, syndicats...

En gros, on paye beaucoup de monde à creuser des trous qui ne servent à rien, puis à les remplir.

Ca peut occuper beaucoup de monde très longtemps.

Je ne peux qu'inviter Robert Marchenoir, Quimboiseur et compagnie à se documenter un peu sur le système d'assurance maladie français et sur des comparaisons avec ce qui se fait à l'étranger, notamment aux US et au RU, vous verrez qu'il est très enviable, aussi bien en terme de coûts que d'efficacité.

Puisque je vous imagine mal aller voir Sicko, de Maichael Moore, vous pouvez par exemple lire l'édito du Boston Globe sur le système d'assurance maladie français, qui est non seulement positif dans sa tonalité, mais remarquablement bien documenté:
http://www.boston.com/news/globe/editorial_opinion/oped/articles/2007/08/11/frances_model_healthcare_system/

Il y a d'ailleurs une tendance assez forte dans les médias américains, y compris les moins francophiles et les moins étatophiles, comme le Wall Street Journal, à saluer nombre de réussites françaises dans des domaines où l'Etat français a été très présent, comme dans le nucléaire (merci Areva), l'internet haut-débit (merci France Télécom), les trains à grande vitesse (merci la SNCF et Alstom) et plus récemment, dans une actualité dramatique, les infrastructure routières et les ponts.

Enfin, un petit mot sur le deficit de la Sécu:
pourquoi parle-t-on toujours de ce fameux “trou” en valeur absolue, alors que le deficit du budget de l’Etat s'emprime toujours en pourcentage ?

Exprimer un deficit en pourcentage est bien plus intelligent et intelligible, puisqu'on mesure plus précisément ce qui nous sépare de l'équilibre.

La Sécu, c'est 300 milliards de budget pour 2007, 12 milliards de besoin de financement manquait. C’est donc… 4% de déficit.

Le déficit du budget de l’Etat français en 2006, c’est 42 milliards d’euros sur 334 milliards, donc… 12,5%. Trois fois plus que le budget de la Sécu.

De quoi faire réfléchir, non ?

John.reed,

vos exemples de réussite française sont exacts, la société civile française en matière d'innovation technologique, scientifique, ils n'ont rien à envier à personne.

vous trouvez normal qu'un pays comme la France soit bon dans beaucoup de domaines et soient jamais premier dans les classements de performances économiques, alors que les USA sont pratiquement premier partout.

D.J

Mais tout dépend de ce que mesure la performance économique. Les Etats-Unis sont très en retard en terme de taux de pénétration du haut-débit et de vitesse de connexion, par exemple, est-ce digne d'un pays qui est premier partout ?

Je ne peux pas remettre ces classements en cause, car je n'ai pas les connaissances suffisante pour critiquer, le cas échéant, les critères retenus. Je ne dis pas non plus que tout est parfait en France, qu'il ne faut surtout rien changer, je dis simplement que les discours que tiennent les deux participants que j'ai cité pour décrire la France comme un pays quasiment du tiers-monde, qui serait la risée du monde entiers sont archifaux.

Ce n'est pas une position très en vogue en ce moment, mais ça a toujours été la mienne et je continue à la défendre, la présence de l'Etat, voire son monopole a des effets très positifs sur beaucoup de domaines et son absence ou son désengagement peut avoir des effets délétères (voir les grande pannes d'électricité dans les pays ou la distribution d'énergie est privée, les délais de livraison dans les pays où la Poste est privatisée, l'état des chemins de fer là où des opérateurs privés contrôle le marché, etc...)

L'efficacité économique se fait souvent au détriment de la qualité du service, c'est une constante que bizarrement le discours très répandu sur la prétendue supériorité du privé sur le public a bien du mal à intégrer.

Qu'un pays traditionnellement méfiant voire totalement hostile à l'ingérence de l'Etat, comme les Etats-Unis, s'en rende compte, est un signe fort.

L'un des derniers exemples en date, la fin du 12 remplacé par les 118 XXX en est une novuelle illustration.

Au final, la rupture vers une société plus ouverte pourrait tout autant concerné l'espèce de capitalisme familial d'un autre âge qui a cours en France, et qui a quasiment disparu ailleurs, le manque de valorisation de prifls atypiques dans les recrutements (je ne parle pas de postes à responsabilité, mais énormément de jeunes anglais en fin d'études font des voyages d'un an autour du monde. Ce qui est considéré comme une expérience enrichissante, qui contribue à faire mûrir, à ouvrir et enrichir l'esprit là-bas est vu en France comme une sorte de parcours de bohémien pas très sérieux).

C'est marrant, quand on parle de changer la façon dont l'économie fonctionne en France, on parle très souvent de ce que les salariés doivent faire comme effort et comme sacrifice, et très peu, pour ne pas dire jamais, de l'immobilisme ou de la frilosité des dirigeants d'entreprise.

je ne connais evidement rien a l'économie et a la finace, mais je crois que les beux systèmes français (sécu, ptt,elèctricité,poste etc...)dépendent beaucoup des rentrées financières (contributions salariales,patronales et out ce qu'il y a autour ) qui les font tourner .
les salariés (principaux cotisans de mon point de vue puisqu'ils font le boulot sans lequel ,il n'y aurait rien )font aussi marcher la santé qui sans cela ne ferait peut etre pas autant de fric ,les transports qui font déplacer les objets et les gens ,l'élèctricité qui fait tourner les machines et le rèste ..............
sans cela il n'y aurait rien qui tournerait ,et les gens se débrouilleraient comme ils pourraient comme avant l'industrie ?
je pense qu'il faut rèster sur terre, et comprendre que les exclus ne sont en rien une chose digne d'une société qui se rèspècte ,puisqu'elle renvoie sur les exclus en tout genre ce qu'elle ne peut plus gérer faut de travail rentable, puisque les entrepreneurs peuvent librement faire leurs affaire dans le pays de leur choix ?
c'est vraiment se foutre de la figure des gens que de parler de fatalité !!!!!!!!!!

John.reed,

En Suisse les socialistes font tout pour freiner la libéralisation des Télécoms, par exemple que Swisscom (publique) garde le monopole du dernier kilomètre (raccordement chez le client) et s'oppose également à sa privatisation totale, résultat des courses la pénétration du haut débit et la vitesse de connection est la plus lente d'Europe.

Pour l'électricité, si vous prenez l'exemple californien, sachez que seul la production fût privatisée. La distribution est restée en mains publics en fournissant des prix inférieurs à ce que ferait le marché.

A chaque augmentation de la production, sans pouvoir répercuter les prix, les producteurs tombaient en faillite d'où les coupures d'électricité.

Si vous prenez l'exemple des chemins de fer britanniques sachez que les privés ont hérités d'un réseau délabré dû à des décennies de sous investissements publics.

D.J

je n'ai surement rien compris au truc, mais se demander ou vat l'argent des cotisants est une mauvaise quèstion si nous ne prenons pas en compte que cet argent depuis peut vat aller ayeur qu'en gaule ou ne europe .
ainsi avant la libèralisation mondiale du fric ,la plupart de ce fric rèstait ici pour lubrifier peu ou prou en circuit fèrmé le système gaulois.
il sèrvait, il me semble autant a vivifier les activités des gens , qu'a retourner en cotisation nourri d'autres citoyens .
mais depuis un "cèrtain temps", le fric sèrt beaucoup, il me semble a acheter ayeur,ce qui se fabriquait ici(bon, je sais que cèrtains bondissent lorsque une telle évidence est avancèe ,puisqu'il y a une forte spèculation qui cache la chose pour un cèrtain temps ? )
je suis pret a parier 3 roupies que les spéculateurs voudraient bien ne plus avoir a payer les taxes qui gavent les bouches des gaulois :-(

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