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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Excellent ! C'est exactement le sentiment que provoque chez moi cette frénésie d'intervention tous azimuts, en dehors de toute cohérence économique.

Oui l'Etat n'est jamais parti. Et il se renforce à chaque occasion...

Cher GS, vous écrivez "le marché fait des bulles et les Etats font la guerre"
Dans la crise que nous traversons, il me semble toutefois que l'Etat, avec le Community Reinvestment Act et la politique de la FED, a engendré la part la plus importante de la bulle.

Tout à fait d'accord. L'Etat devrait être à 30 %.
Le nombre de fonctionnaire augmente parce que la fonction publique refuse de se moderniser et de s'informatiser de façon cohérente.
Plutôt qu'un problème idéologique, j'y vois un problème technique et un manque de volonté et de clairvoyance politique.
Ce qui manque à la fonction publique française, ce sont des managers modernes, avec une vision cohérente de leur mission, des objectifs exprimés sous formes de SLA, des techniciens issus de l'industrie des services.
Ce qui manque à la politique française, ce sont des engagements précis en matière de réduction de poste, avec un objectif global pour TOUTE la fonction publique et un rééquilibrage en faveur des services aux personnes (Privilégier l'enseignement effectif à la place de l'effectif de l'enseignement).
L'inflation législative procède de la même logique : la reproduction statutaire de solutions dépassées, en l'occurence un façon de se positionner par rapport à tout et à n'importe quoi en faisant du législatif (le fameux désir de pénal décrit par Philippe Murray). A cet égard, Ségolène et Nicolas forment un couple infernal, une alternative qui a tout d'un dilemne.
Plus d'évènement qui n'ai droit à sa loi de circonstance (ou dans le meilleur des cas à l'annonce d'une loi).
Tous les faits divers accèdent désormais à l'immortalité par le biais des Codes.

Excellent article!!
Je tiens toutefois à corriger quelque chose : le marché fait des bulles, certes, mais à cause de l'ingérence de l'état. Par exemple les bulles immobilières sont dircetment liées à la réglementation publique sur le foncier et l'immobilier.

C'est la luuuutte finaaale (bis repetitae)

Violentes manifestation dans une usine de jouets chinoise
LEMONDE.FR avec AFP | 26.11.08 | 08h50 • Mis à jour le 26.11.08 | 09h05

Chine : affrontements entre paysans et policiers sur fond de crise sociale
LE MONDE | 21.11.08 | 15h49 • Mis à jour le 21.11.08 | 17h45

Des émeutes dispersées par la police dans le nord-ouest de la Chine
LEMONDE.FR : Article publié le 19.11.08

Non seulement l'Etat n'est jamais parti, mais il met nos économies en danger. Il est paradoxal d'entendre Nicolas Sarkozy critiquer les effets de levier des banques alors qu'il constitue un hedge fund de 20 Mds d'euros dans lequel il va demander à des technocrates d'emprunter pour acheter des actions.

Voici que certains gros fonds d'investissements affirment que des Etats membres de l'euro (Autriche, Italie, Grèce) ont des difficultés à se finaancer. Le risque de faillite d'un pays de l'UE n'est plus à exclure. Car les Etats ont été les premiers à faire des bêtises et à se surendetter.

Qui va payer ? L'Etat ? Je vous laisse deviner qui se cache derrière lui...

Non seulement l'Etat n'est jamais parti, mais il met nos économies en danger. Il est paradoxal d'entendre Nicolas Sarkozy critiquer les effets de levier des banques alors qu'il constitue un hedge fund de 20 Mds d'euros dans lequel il va demander à des technocrates d'emprunter pour acheter des actions.

Voici que certains gros fonds d'investissements affirment que des Etats membres de l'euro (Autriche, Italie, Grèce) ont des difficultés à se finaancer. Le risque de faillite d'un pays de l'UE n'est plus à exclure. Car les Etats ont été les premiers à faire des bêtises et à se surendetter.

Qui va payer ? L'Etat ? Je vous laisse deviner qui se cache derrière lui...

Etats-Unis : 7 400 milliards de dollars d’engagements du Trésor et de la Fed pour sauver le système.

L’agence Bloomberg a fait le compte de l’ensemble des sommes garanties, prêtées ou dépensées par l’administration Bush depuis le début de la crise : 7 400 milliards de dollars, soit 50 % du PIB américain.

Et ce total ne prend pas en compte les mesures de ces trois derniers jours, qui augmentent de plus de 1 000 milliards de dollars la facture potentielle des interventions de l’Etat, avec le renflouement de la banque Citi Group, et l’annonce d’un nouveau programme d’acquisition d’obligations et de titres destiné à soutenir les crédits à la consommation, d’un montant de 800 milliards de dollars.

Les 7 400 milliards de dollars recensés par Bloomberg se répartissent ainsi :
Réserve Fédérale : 4 400 milliards – 60 % du total.
FDIC, l’organisme de garantie des dépots bancaires : 1 500 milliards – 21 % du total.
Trésor : 1 100 milliards : 15 % du total.
Federal Housing Administration, une agence publique du logement : 300 milliards – 4 % du total.

Un plan de relance européen de 200 milliards d'euros
LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 26.11.08 | 11h33 • Mis à jour le 26.11.08 | 14h23

Qui dit mieux ? Tous ces chiffres que l'ont se lance à la tête ont un effet tout à fait débilitant.
Un million, un milliard, un trilliard, un zilliard, un googliard ...
Pendant que l'esprit humain est fasciné par la possibilité d'un rapport entre un tel chiffre et le monde qui l'entoure, il en oublie qu'il existe et, quand il s'en souvient, serait presque honteux d'être aussi seul.

BA, il ne faut pas mélanger :
- la liquidité mise à disposition par la Fed contre des garanties, cela permet d'augmenter la masse monétaire, avec un risque inflationniste dans la durée
- les garanties d'emprunts bancaires par le Trésor. L'Etat n'avance rien mais est garant de dette au cas où la banque ferait faillite
- les investissements de l'Etat dans les fonds propres des banques contre titre (action, obligation subordonnée) cessible à terme

L'Etat américain augmente son exposition au risque dans des proportions jamais connues. Si nous rentrons dans une grave récession, il saute. Est-ce bien raisonnable ?

"Le marché fait des bulles mais les Etats font la guerre."

Argument très étrange venant d'un libéral, dans la mesure où la guerre est bien l'un des seuls pouvoir que les libéraux concèdent à l'état (un des fameux "régaliens"...).
Dans un système totalement libéral, les états n'auraient ni plus ni moins de latitudes pour faire la guerre.

A moins de considérer que les plans de relance évoqués ces temps çi, outre le fait qu'ils donnent l'impression d'un concours Lépine, visent in fine à financer de nouvelles guerres. Un tel point de vue mériterait qulques arguments...

Reste enfin la question de savoir si, sans état du tout, les guerres disparaitraient d'elles même.
J'en doute fort, dans la mesure où les générations spontanées de mouvements armés aux alentours des sources de matières premières obéissent à un mécanisme de marché.

George W. Bush, Henry Paulson, Ben Bernanke, etc. ne sont pas raisonnables ?

Ils devraient laisser les banques privées faire faillite ?

Ils devraient laisser les entreprises privées (General Motors, Ford, Chrysler, etc.) faire faillite ?

@BA, sans réagir avec dogmatisme, il faut envisager chaque cas isolément. Les EU laissent les banques et mutuelles faire faillite chaque année. Le cas de Lehman a déclenché un raz-de-marée parce que cette banque mettait l'ensemble du système bancaire en danger. Et que la faillite de l'ensemble des banques mettraint l'ensemble de l'économie en faillite à son tour. Donc un gouvernement doit accepter la faillite de grosses entreprises lorsque le risque systémique est limité, oui.

Bernanke a cautionné le laxisme monétaire de Greenspan qui a alimenté la bulle du crédit, Bush a plombé la dette publique que Clinton était parvenu à réduire considérablement. Paulson semble avoir réagi dans la précipitation, le plan de sauvetage actuel n'ayant plus rien à voir avec le plan initial. L'équipe est réactive, pragmatique, mais pas très raisonnable, non.

Lecture passionante dans le dernier "New Yorker" sur Ben Bernanke.
Article tres long (pas surprenant avec le "New Yorker"...) mais aussi, un article de fond, tres fouille, tres travaille et une mine d'informations.
On y apprends beaucoup et cela remets quelques pendules a l'heure...

Voici le lien:

http://www.newyorker.com/reporting/2008/12/01/081201fa_fact_cassidy

Ceux qui ont un Kindle, donnez moi votre email Kindle et je peux vous l'envoyer direct dans le Kindle...

Faux, le taux de prélèvements obligatoires en France est inférieur à 50%, aux alentours de 43-44 % du PIB (http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATTEF08308)

L'argumentaire qui vise à dire que, peu ou prou, il y a toujours eu autant d'Etat et que ce retour de l'Etat est seulement un "désir de stabilité", "d'égalité dans la pauvreté" est complétement bancale... D'une part il y a bien eu un recul de l'Etat dans le cadre du développement des marchés financiers depuis les années 1980 et d'autre part, il faudra un jour nous expliquer comment les Etats-Unis ont été, pendant les Trentes Glorieuses, à la fois l'économie la plus dynamique du monde et la plus égalitaire du monde (en se référant aux travaux de véritables économistes, notamment Emmanuel Saez et Thomas Piketty, mondialement reconnus, avant d'être de gauche) ?

L'article de Guy Sorman sur l'état omniprésent dans la société française et le rêve des socialistes suisses.Heureusement que la gauche au nivaux national n'a jamais eu le pouvoir en 150 ans de démocratie et que le peuple vote par réferendum et par les initiatives populaires à 70% du côté de la droite économique depuis l'introduction de ce systhème électoral.

@ Pierre A.

Les USA,tirent leus compétitivités et leurs dynamismes grâce entre autre à leurs capacité d'innové par un parténaria des entreprises privées et les universités.Malgré un budget de la recherche supérieur en France par rapport au Etats-unis,les américains sont devant eux car en France les politiques et les syndicats d'étudiants se méfient du privé comme de la peste et refusent ces collaborations entre leurs universités et les privé.

D.J

D.J

Oui merci, et je vous ferai remarquer que c'est un économiste dit "de gauche" (Thomas Piketty, encore lui) qui défend cette idée pour rénover l'université française, à l'appui de son expérience avec la Paris School of Economics...

Mais ce que je faisais remarquer c'est que l'argument anti-égalitariste est contredit par les faits, que ce soit en France, comme aux Etats-Unis, ou même dans les pays scandinaves où effectivement le taux de PO flirtent avec les 55% du PIB.

@ Pierre A.
La définition officielle des PO ne prend pas en compte certaines données.
Le taux officiel des dépenses publiques (PO + emprunts) en France tourne autour de 54 % (45% en Allemagne).

Pardonnez moi mais... ce que vous appelez "PO" représente les dépenses publiques totales (enfin si je comprends bien, puisque vous voulez compter l'emprunt nécessaire au financement de la différence entre les dépenses publiques et les recettes fiscales). Ce n'est donc pas la définition officielle qui est mauvaise, mais votre connaissance du thême qui est légèrement defficiente... Car entre prélèvements obligatoires et dépenses publiques, il y a quand une sacrée différence... utilisée ici, et par toute une pseudo-intelligentsia économique, à des fins idéologiques.

@Pierre A;
Les prélèvements obligatoires sont inférieurs à 50%.

Cependant Guy Sorman a raison car il parle de "taux de prélèvement public" (rapport de la recette publique/PIB).

En consultant ce document

http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/PLF2008/REF08_2.pdf
Tableau VI.5 p.54

vous pourrez constater que le taux de prélèvement public (recette publique/PIB) dépasse les 50% pour les dernières données disponible.

PS : il est quand même curieux de voir qu'il existe ce concept de prélèvements obligatoires qui ne recouvre pas l'ensemble de l'imposition et celui de recette publique, et que le second soit toujours occulté par le premier.

Pour poursuivre, http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=16&sous_theme=6

Les recettes publiques comprennent également les dividendes que l'Etat perçoit de ses placements divers et variés, donc absolument pas d'un prélèvement obligatoire (ou sinon vous allez m'expliquer que tous les investisseurs qui perçoivent des dividendes et des intérêts vont peser un impôt ?), et leur taux est de 49,7%.

En France, on vénère l'Etat comme un être supérieur et qui, pour une raison inexpliquée, serait omniscient.

Rappelons qu'il n'y aucune raison qu'un fonctionnaire soit plus compétent que, disons, un banquier.

Or, l'Etat ne crée pas de richesses, il prend (ou emprunte) aux uns pour donner aux autres (et gaspille une bonne partie du flux dans le processus). Il fait de l'allocation de ressources.

C'est ce à quoi nous assistons aujourd'hui à une échelle délirante.

Comme je n'ai toujours pas compris pourquoi l'Etat serait supérieur dans l'allocation des ressources à l'économie libre et que j'ai même de très sérieuses raisons de penser qu'il est largement inférieur, je ne peux que trouver ce qui se passe actuellement comme étant fou, irresponsable, et porteur de catastrophes.

Les mesures actuelles prolonge et approfondisse la crise en empêchant l'élimination rapide des sociétés non viables.

C'est compréhensible : l'Etat prélève des ressources sur l'économie libre, où il y a des bons et des mauvais gestionnaires, pour le donner aux plus mauvaises boites, celles qui sont en faillite.

L'Etat prend l'argent de tous pour le donner aux plus nuls, et, après, on dit que c'est le marché qui est fou ?


Et quand les Etats se seront ruinés à sauver des canards boiteux, que se passera-t-il ? Banqueroute ou inflation galopante ?

D.J.

Je trouve ennuyeux de lire fréquemment sur ce blog des affirmations aussi grossièrement fausses, et néanmoins pleines de certitudes, sur la recherche francaise.
Cette remarque s'applique aux commentaires mais aussi parfois aux articles de G.S. (qui prétendait récemment que les laboratoires européens n'étaient pas ouverts aux chercheurs étrangers, suite à quoi je l'invitais à venir visiter mon propre laboratoire).

Après lecture de votre contribution, je pense qu'il faut rétablir quelques vérités.

Vous dites :
-"Les USA,tirent leus compétitivités et leurs dynamismes grâce entre autre à leurs capacité d'innové par un parténaria des entreprises privées et les universités."

Vous oubliez de préciser que les entreprises US sont elles-même subventionnées par l'état lorsqu'elle passent des contrats de recherche avec des laboratoires.
Pourcentage des dépenses de R&D des entreprises financé par l'état :
France : 9%
US : 13.1%

"Malgré un budget de la recherche supérieur en France par rapport au Etats-unis,les américains sont devant eux"

Faux, financement public de la recherche :
- France : 0.85% du PIB
- US : 0.9% du PIB

"car en France les politiques et les syndicats d'étudiants se méfient du privé comme de la peste et refusent ces collaborations entre leurs universités et les privé."

Fantasmatique.
La réalité : les politiques ne sont prêts à co-financer des projets de recherche qu'à condition qu'un ou plusieurs industriels soient aussi partenaires du projet (ce qui à mon avis est idiot, il devrait y avoir d'un côté la recherche privé financée et pilotée par le privé, pour des intérêts privés, et de l'autre la recherche publique, financée par l'état pour des intérêts publiques, mais passons... c'est quand même l'exact contraire de ce que vous affirmez).

Les syndicats étudiants, eux, n'ont strictement rien à voir avec le problème. Ils ne décident en rien du financement de la recherche. Il ne faut pas confondre laboratoires de recherche et universités, les étudiants de 1er et 2nd cycle que vous voyez manifestez de temps à autres n'ont pas la moindre idée de ce qu'est la recherche, ils revendiquent en temps qu'étudiants (bourses, logements étudiants, frais d'inscriptions, diplômes, etc) et n'ont aucun avis sur la réforme du CNRS ou ce genre de truc, voyez?

En définitive, il ne reste plus grand chose de votre paragraphe...
Mais je ne doute pas qu'au fond de vous même vous resterez convaincu que tout çà, c'est la faute des politiques-ces-gôchistes-qui-n'aiment-pas-les-entreprises, et des syndicats.

Evidemment, les industriels, ces petits gestionnaires sans envergure qui n'osent pas lancer des programmes de recherche ambitieux - au contraire de leurs confrères trans-atlantiques - ne seront jamais la cible de votre couroux...

http://cisad.adc.education.fr/reperes/telechar/ni/ni0047.pdf


ulti-nationaux que les labo américains pas le lieu

Pardon pour ce morceau de phrase sans queue-ni tête à la fin de mon post. Ignorez le.

Et en France (comme ailleurs) c'est à cause de gens qui pensent comme vous qu'on ne peut pas débattre intelligemment du libéralisme...

Mon commentaire s'adressait à Franck Boizard.

Au fait, prenons l'exemple des Etats-Unis :

" Les mesures actuelles prolonge et approfondisse la crise en empêchant l'élimination rapide des sociétés non viables. "

Imaginons que l'administration Bush change d'avis demain. Imaginons que l'administration Bush annule toutes les mesures qu'elle a prises depuis début septembre 2008.

Imaginons que l'administration Bush regarde en simple spectatrice l'élimination rapide des sociétés non viables : Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Citigroup Inc, Morgan Stanley, General Motors, Ford, Chrysler, etc.

Imaginons.

@Franck Boizard

"Comme je n'ai toujours pas compris pourquoi l'Etat serait supérieur dans l'allocation des ressources à l'économie libre"

Je vais vous délivrer de ce questionnement existentiel : l'état est supérieur au marché lorsqu'il s'agit d'allouer des ressources dans des domaines où l'investissement n'est pas rentable à court terme, ou à la rentabilité incertaine, ou pas rentable du tout.

"Or, l'Etat ne crée pas de richesses"

Tiens donc! Pourriez-vous m'expliquer celà? En quoi la SNCF crée t'elle moins de richesse que les compagnies de chemin de fer britaniques?
Pourriez-vous m'expliquer en quoi les investissements des états en matière d'infrastructures ne sont pas créateurs de richesse?


"Les mesures actuelles prolonge et approfondisse la crise en empêchant l'élimination rapide des sociétés non viables."

Expliquez moi en quoi ces mesures empêchent l'éliminations des secteurs non-viables :
- la baisse de la TVA et l'augmentation des impôts pour les plus riches (RU)
- le financement de la recherche sur les énergies propres, notamment dans l'automobile (UE/US)
- les crédits d'impôts et aides directes aux ménages (US)
- les aides à la formation professionelle et à la reconversion des salariés des domaines en difficulté (UE)
- les grands travaux d'infrastructures (UE).


http://www.dni.gov/nic/PDF_2025/2025_Global_Trends_Final_Report.pdf La fin du libéralisme: "For the most part, China, India, and Russia are not following the Western liberal model for selfdevelopment
but instead are using a different model, “state capitalism.” State capitalism is a
loose term used to describe a system of economic management that gives a prominent role to the
state. Other rising powers—South Korea, Taiwan, and Singapore—also used state capitalism to
develop their economies. However, the impact of Russia, and particularly China, following this
path is potentially much greater owing to their size and approach to “democratization.” We
remain optimistic about the long-term prospects for greater democratization, even though
advances are likely to be slow and globalization is subjecting many recently democratized
countries to increasing social and economic pressures with the potential to undermine liberal
institutions." L' URSS sous Staline , grâce au collectivisme et l' industrialisation sous la férule d' oncle Jo , est passé du statut de pays du Tiers Monde au rang de superpuissance. Aucun pays libéral n' est passé du Tiers Monde au développement, même le Chili ou la ville épouvantable qu' est Hong Kong.

Je maintiens l'intégralité de ce que j'ai écrit : la gestion étatique n'a jamais brillé par sa qualité. Pour une bête raison, l'Etat n'est pas fait pour cela.

Est-il nécessaire que je vous rappelle la pénible énumération : Concorde, le plan calcul, le Crédit Lyonnais, la sidérurgie, et tant d'autres ?

Quant à citer le SNCF, qui fait les deux tiers de son CA en subventions, comme exemple de création de richesses, est-ce bien sérieux ?

[/mode.drunk.ON]
C'est ça vous avez raison, y'a qu'les bonnes entreprises privées qui font payer quelque chose qui produisent des richesses... La santé publique, l'éducation, l'administration, le gouvernement, la justice, etc. que des conneries inutiles. La preuve ! à quoi bon payer des enseignants ? Vous voyez bien quand dans les pays les moins avancés ils n'ont pas d'école et pourtant ils ne sont pas analphabètes ! (Ben oui ils le sont majoritairement, alors pourquoi les compter...)

Bon dieu ! Vive l'anarcho-capitalisme ! [/mode.drunk.OFF]

Et sinon vous prenez des trucs pour raconter des inepties pareil

Franck Boizard écrit : " La gestion étatique n'a jamais brillé par sa qualité. "

La gestion privée n'a jamais brillé par sa qualité.

Est-il nécessaire que je vous rappelle les 11 000 faillites d'entreprises privées au Japon en 2007 ?

les 18 500 faillites d'entreprises privées aux Etats-Unis en 2007 ?

les 27 500 faillites d'entreprises privées en Allemagne en 2007 ?

les 42 700 faillites d'entreprises privées en France en 2007 ?

Mais au fond... à quoi sert l'Etat ?

N'y a t-il pas d'autres systèmes d'organisation sociale ?

Voici, en rapport étroit avec le sujet, un appel du collectif "Sauvons la recherche" émis hier soir à 23h, qui montre l'Etat (français) dans son rôle de destruction.
A chacun d'apprécier si elle est créatrice !

**********************
Cet après-midi, la direction du CNRS a indiqué que le CA prévu demain matin, qui normalement se tient au siège du CNRS, se tiendrait très probablement au Ministère de la Recherche et de l'Enseignement
Supérieur. Plus tard, nous apprenions que ce CA aurait peut-être
finalement lieu au siège du CNRS, et que la décision définitive ne
serait connue que dans la soirée !

Ces *manipulations de dernière minute* visent à empêcher le blocage
annoncé par SLR et les principaux syndicats et associations. Mais nous
ne nous laisserons pas prendre à contre-pied. Nous nous rendrons où il
le faut, quel que soit le lieu. (...)

Ces pathétiques manoeuvres ont au moins le mérite d'indiquer de façon
limpide que les décisions importantes concernant le CNRS ne sont plus prises au siège du CNRS. La prise en main politique de l'activité de recherche n'a plus de limite, et la direction du CNRS s'y soumet.

Nous ne pouvons souligner assez l'enjeu de ce blocage. Le CA prévu
demain est supposé entériner la baisse de plus de 20% des embauches en 2009, et voter le découpage du CNRS en 9 Instituts et 3 pôles
disciplinaires, nouvelle étape décisive de son démantèlement.
(...)
****************************

Voici, sans rapport avec le sujet, le dernier rebondissement de l'affaire Sarko-Dalaï Lama.

"Pékin avait mis en garde l’Europe et la France en particulier. Depuis plusieurs semaines déjà, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et la presse chinoise se faisaient l’écho de cette colère montante des dirigeants chinois.

La Chine a donc exprimé sa très vive opposition à ces rencontres avec le Dalaï Lama : « Nous demandons à Nicolas Sarkozy de ne pas heurter la sensibilité de la Chine et de promouvoir un développement sans problème et des relations stables sino-françaises et sino-européennes ».

Des mises en garde répétées jusqu’à l’annonce, ce soir, de l’annulation du sommet de Lyon. Une réaction sans commune mesure avec celles qui ont suivi les rencontres de dirigeants américains et allemands avec le leader tibétain.

S’agissant en particulier du président américain, George Bush a, non seulement, reçu le Dalaï Lama à la Maison Blanche, mais il a surtout participé à la remise de la médaille du Congrès au chef spirituel tibétain, et cela devant les caméras du monde entier."

Les chinois ont bien compris que Sarkozy était une carpette...
Sarkozy va t'il changer un énième fois de pied?
Je prends les paris...

http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_75326.asp

"Est-il nécessaire que je vous rappelle les 11 000 faillites d'entreprises privées au Japon en 2007 ?

les 18 500 faillites d'entreprises privées aux Etats-Unis en 2007 ?

les 27 500 faillites d'entreprises privées en Allemagne en 2007 ?

les 42 700 faillites d'entreprises privées en France en 2007 ?"

Je vous rappel que l'état sans les privés ne serait rien.Les caisses publics ne sont remplis que par les impôts payés par le privé ( personnes physiques et entreprises).Il existe de plus en plus d'entreprises publics,qui inclue une gestion calqué sur le privé comme on le voit de plus en plus en Europe avec la poste ou les télécoms.Où ne sert plus un utilisateur,mais un client.

Un état en "faillite" coûte très cher à la collectivité,tandis qu'une entreprise privé qui fait faillite et compensé par les nouvelles venues sur le marché.

D.J

Et le marché sans institutions (Etat, Justice, Education et recherche, Police, Armée, Travaux publiques & infrastructures) ne serait pas grand chose non plus...

En réalité l'impôt est, entre autres, le prix des externalités positives dont bénéficie l'ensembles des agents économiques.

"Les syndicats étudiants, eux, n'ont strictement rien à voir avec le problème. Ils ne décident en rien du financement de la recherche. Il ne faut pas confondre laboratoires de recherche et universités, les étudiants de 1er et 2nd cycle que vous voyez manifestez de temps à autres n'ont pas la moindre idée de ce qu'est la recherche, ils revendiquent en temps qu'étudiants (bourses, logements étudiants, frais d'inscriptions, diplômes, etc) et n'ont aucun avis sur la réforme du CNRS ou ce genre de truc, voyez?"

Mais ils sont assez agressifs pour tout bloquer avec des grêves et des menaces sur ceux qu'ils veulent continuer d'étudiés.C'est cette incapacité de réformer qui plombe l'économie et la recherche en France par à port aux USA.Non pas que la France n'innove pas,bien au contraire,la preuve avec le médical,Air bus,le TGV,le chasseur Rafale,Ariane espace,concorde etc...même si certain exemple sont européens,c'est souvant la France qui est à l'origine de ces initiatives.Mais le problème,vous avez une classe politique qui fout tout par-terre le génie français.Elle fait foutre le camp des chercheurs de premier ordre à cause d'une réglementation sur l'age de la retraite qui interdit de travailler au delà de la limite d'age.

Merci de rectifier sur les budjets de la recherche en France et aux USA.J'avais d'autre source.J'aurai du dire "il parait que" En tout cas celà semble être des taux presque pareil
pour un résultat qui fait pas photo.

D.J

"Et le marché sans institutions (Etat, Justice, Education et recherche, Police, Armée, Travaux publiques & infrastructures) ne serait pas grand chose non plus..."

Je vous rappel que le commerce est plus ancien que l'état.Le marché est la plus ancienne activité de l'homme.Peut-être ormis la chasse.Mais de toute façons à l'origine des institutions public,ce sont le financement par nos impôts.L'etat ne peut pas s'autofinancer.

D.J

Et quelle thèse scientifique affirme ceci ?
Les formes d'institutions, de communautés humaines dans un sens dérivé, sont-elles postérieures au marché ? J'en doute... Du moins ce n'est pas ce que nous apprend l'archéologie sur les premières formes de communautés humaines...

Prenons un exemple connu : les sociétés dites "primitives" étudiées par Mauss ou Lévi-Strauss... Ces deux ethnologues montrent très bien que les échanges reposent sur des lois informelles, donc sur des institutions au sens large. (Allez lire Essai sur le don de Marcel Mauss) On conclue de ces travaux qu'il est largement erroné de dire qu'il s'agit de sociétés sans Etat...

Et même si vous refusez d'admettre ceci (qui est le fruit d'une science positive, que vous le vouliez ou non), on peut toujours vous faire remarquer que la soit-disant antériorité du marché sur l'Etat n'ajoute rien au débat... Justement, le libéralisme total et la réduction de l'Etat à ses simples prérogatives régaliennes (l'Etat minimum) n'a pas très bien fonctionné... enfin sauf pour une classe sociale extrêmmement réduite. Belle preuve d'efficacité en somme !

Non en réalité, vous essayez d'argumenter mais votre raisonnement est creux, vous ne savez pas de quoi vous parlez : le marché ne peut se passer de l'Etat, en théorie comme en pratique... et même la théorie néoclassique dominante ne le nie absolument pas. Allons, offrez-vous un manuel d'économie politique (un vrai, reconnu comme tel par la communauté scientifique), je précise...), et soyez honnête avec vous-même...

Les sarcasmes et l'ironie amusent celui les profère et ses supporters, mais ça ne répond pas aux questions.

Je pose donc à nouveau cette question simple (même si la réponse ne l'est pas forcément ) :

Qu'est-ce qui vous permet de supposer (raisonnement théorique, exemples historiques, etc ...) que l'Etat est plus efficace dans l'allocation des ressources que l'économie libre ?

Je ne demande pas une démonstration ponctuelle (à tel lieu, à telle date, dans tel domaine, l'Etat a été plus efficace), je demande une démonstration générale, puisque les sommes des différents plans «de sauvetage» sont à l'échelle de pays, voire de continents, pour longtemps et touchent tous les secteurs.

Enfin, j'ai soulevé une autre objection : prendre de l'argent sur l'économie libre, par l'intermédiaire des impots et de l'emprunt, pour en faire cadeau aux acteurs économiques les moins efficaces (ceux qui sont en faillite) est totalement illogique.

Il m'a été répondu que les mesures prises dans l'urgence ne répondent pas toutes à cette logique illogique.

Certes, mais il n'empêche que bien des milliards ont tout de même été dépensés dans cette logique folle.

Si c'est, à la limite, explicable pour les banques (risque systémique), je ne vois pas ce qui justifie ces interventions pour les autres secteurs.

L'automobile ne présente pas un risque systémique, ni l'assurance, ni le batiment. Quant à la relance de la consommation, on l'a assez pratiquée en France pour savoir qu'elle ne relance que les déficits publics et les importations (Ah, les fameux magnétoscopes japonais arrêtés à Poitiers, vieille histoire).

Je ne vois que deux explications : le clientélisme et l'incompétence.

L'inclination initiale d'Angela Merkel était d'intervenir au minimum. Elle a été moquée pour cela par les journaux français, comparant l'activisme, à leurs yeux positif, de Nicolas sarkozy et la prudence, à leurs yeux négative, d'Angela Merkel.

Mais une telle crise ne se règle pas en quelques jours (1), on ne voit pas les résultats immédiatement. Nous en reparlerons vers 2011-2012. A ce moment, il se pourrait bien que les perspectives soient inversées, que la prudence allemande se révèle plus payante que l'activisme français.

(1) : jusqu'à mi-2008, j'ai fait une erreur d'analyse, j'ai cru que cette crise se résoudrait très rapidement.

Ecoutez, la démonstration que vous exigez tient en des centaines de pages... Suivez un cours de (micro)économie dans n'importe quelle faculté et vous verrez bien.

Juste un élément de réponse... Le marché se charge assez bien d'allouer les ressources "optimalement" (et encore, si l'on se cantonne à la théorie standard, il y a déjà des nuances assez nettes : l'existence par exemple d'une multitude d'optima de Pareto, ou la question des allocations initiales...) sauf dans des cas de figures particuliers : biens publics, externalités, défaillances du marché (notamment parce que les hypothèses sur lesquelles se basent la théorie pure de l'équilibre général sont extrêmmement lourdes et irréalistes : justement la théorie pure ne se soucie pas vraiment du réalisme des hypothèses mais de bâtir des bases de raisonnement... mais c'est une autre histoire)...

Bref le sujet est trop vaste.

Quand à :
"Enfin, j'ai soulevé une autre objection : prendre de l'argent sur l'économie libre, par l'intermédiaire des impots et de l'emprunt, pour en faire cadeau aux acteurs économiques les moins efficaces (ceux qui sont en faillite) est totalement illogique."

Pour le coup vous vous référez à des cas particuliers non-représentatifs... et entre autres, vous ne semblez pas entendre qu'il y a d'autres logiques que la rentabilité économique (justement parce la mesure de la richesse économiquement parlant est légèrement limitée, c'est peu dire... quand on sait qu'une catastrophe naturelle ou qu'une guerre est source de croissance). Plus communément, il est normal que pour certains services et bien publics, la fixation des prix ne se fassent pas en fonction d'une logique purement gestionnaire (sans pour autant financer un programme à pertes, sans bénéfice social, tout économiste vous l'accordera... bien qu'une telle situation ne fasse pas, et de loin, loi).

@D.J.
"Merci de rectifier sur les budjets de la recherche en France et aux USA.J'avais d'autre source.J'aurai du dire "il parait que" En tout cas celà semble être des taux presque pareil
pour un résultat qui fait pas photo."

C'est normal : le financement étatique est équivalent mais le financement privé est beaucoup plus important aux EU. Et le résultat est évidemment à la hauteur de la somme des deux... bien plus que du talent des politiciens à tout gâcher.

Ce qui vous a fait croire que le financement publique est plus faible aux EU, c'est probablement que certains se plaisent à parler en pourcentage du budget global.
Comme les financements privés sont plus importants aux EU (en % du PIB), le financement publique est, en proportion du total, plus faible.

Je vous laisse apprécier la bonne foi de ceux qui utilisent les chiffres de cette façon. Je ne vise bien-sûr aucun membre du gouvernement actuel.

Au passage, retirer les financements publiques ne fera pas venir plus d'industriels vers les labo francais, mais réduira le financement global (et éliminera toute recherche d'intérêt non-commercial et/ou fondamental).
Qui peut-être assez naïf pour croire que ça rendra les chercheurs plus performants?


@Franck Boizard
"Quant à la relance de la consommation, on l'a assez pratiquée en France pour savoir qu'elle ne relance que les déficits publics et les importations (Ah, les fameux magnétoscopes japonais arrêtés à Poitiers, vieille histoire)."

Justement...
Il se trouve que, cette fois, le Japon fait un peu la même chose au même moment...
J'avoue être assez curieux du résultat.

Le retour de l'Etat ?
Il est de plus en plus présent et carnassier.
Cela va finir mal !

@ Pierre A.
La question de Franck Boizard ( qu'est-ce qui permet de supposer que l'État est plus efficace dans l'allocation des ressources que l'économie libre ? ) est une pierre angulaire de la compréhension de la position des uns et des autres.
Et vous répondez "Suivez un cours de (micro)économie dans n'importe quelle faculté et vous verrez bien."
Cette manière de ne pas répondre et de considérer qu'un contradicteur pense ce qu'il pense par ignorance est assez étonnante, et en tous les cas absolument pas convaincante.
Vous dites que la faculté vous soutient, comme si la science était de votre coté (vous ne le prouvez pas), ce raisonnement est proche, par définition, de l'idéologie.
C'est dommage on aimerait savoir sur quoi repose une position aussi certaine.

"Bref le sujet est trop vaste". Et vous n'avez pas un ou quelques exemples historiques dans vos cours de faculté pour étayer vos propos ?

Je voudrais juste rappeler un chiffre. Si on fait la somme des plans de sauvetage US, on tourne autour de 20 % du PIB.

Autrement dit, l'Etat n'intervient pas ponctuellement, il se substitue à des pans entiers de l'économie.

Il est donc essentiel de savoir si l'Etat alloue correctement les ressources.

Je ne vais pas jouer au chat et à la souris. Ma réponse est négative, je m'explique :

> pour des raisons historiques : on a l'expérience des interventions étatiques. La règle, c'est que l'économie étatisée (appelez là comme vous voulez dirigée, planifiée, mixte), ça ne marche jamais. Tous les pays (sauf Cuba et la Corée du Nord) qui ont adopté ce genre de systèmes ont été obligés de les abandonner, même la Suède.

De plus, ces malheureuses expériences étatistes ne sont qu'une parenthèse de trente à quarante ans dans nos trois siècles de développement, développement qui n'a eu besoin de l'Etat que dans ses rôles normaux (défense, police, justice).

> Pour des raisons théoriques. Je rejoins l'argumentation d'Hayek. L'Etat est inapte à diriger l'économie tout simplement parce qu'il n'a pas les informations adéquates.

Les millions de transactions de l'économie expriment chaque jour des millions de choix, d'arbitrages, de goûts, de préférences. Les prix expriment cet ordre des préférences : 1 kg de caviar vaut une voiture d'occasion.

A coté de cette richesse d'informations, les quelques centaines de statistiques utilisées par les hommes de l'Etat sont d'une extrême pauvreté.

Ecoutez. Je ne vais pas vous faire un copier coller d'un texte issu d'un manuel d'économie politique ? Le blog n'est pas le bon endroit pour démontrer cela. On a besoin d'un tableau, d'une craie ; ensuite on trace des modèles, on écrit quelques équations... on en tire des conclusions. On analyse les hypothèses des modèles et on en déduit des applications.

Je mantiens que le sujet est trop vaste pour être traité comme ça, en deux mots ! Appelez ça de l'idéologie si vous voulez, mais ce que vous ne comprennez pas c'est que la science économique est autre chose qu'un discours de café du commerce.

Et au passage, j'ai donné quand même deux points d'argumentation qui approchent la réponse : Le marché se charge assez bien d'allouer les ressources "optimalement" (et encore, si l'on se cantonne à la théorie standard, il y a déjà des nuances assez nettes : l'existence par exemple d'une multitude d'optima de Pareto, ou la question des allocations initiales...) sauf dans des cas de figures particuliers : biens publics, externalités, défaillances du marché (notamment parce que les hypothèses sur lesquelles se basent la théorie pure de l'équilibre général sont extrêmmement lourdes et irréalistes : justement la théorie pure ne se soucie pas vraiment du réalisme des hypothèses mais de bâtir des bases de raisonnement... mais c'est une autre histoire)...

Voilà ce que vous trouveriez dans un sommaire d'un manuel d'économie standard, donc la théorie "de base", qui n'est plus discutée (mais qui ne dit rien de très précis non plus... c'est seulement à partir d'elle qu'on développe, pour juger de cas précis).

Retenez seulement ça si vous voulez : externalités (positives et négatives), biens publics, concurrence imparfaite, existence de monopoles naturels avec rendements décroissants, débat autout des brevet d'innovation, etc... Ce sont des cas où le marché est insuffisant pour fonctionner optimalement.

Franck Boizrad écrit : " L'Etat est inapte à diriger l'économie tout simplement parce qu'il n'a pas les informations adéquates. "

Le marché est inapte à diriger l'économie car que se passerait-il si l'Etat n'intervenait pas AUJOURD'HUI aux Etats-Unis ?

Que se passerait-il si l'Etat se contentait de laisser faire le marché AUJOURD'HUI aux Etats-Unis ?

Que se passerait-il AUJOURD'HUI si l'administration Bush regardait en simple spectatrice l'élimination rapide des sociétés non viables : Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Citigroup Inc, Morgan Stanley, General Motors, Ford, Chrysler, etc ?

Vous imaginez ?

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