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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

"he indicts economists as a profession: they neglect to study depressions because they’re such rare events."

Ils ne prennent donc pas leur métier au sérieux?

Excellent article, merci.
Quelques remarques:
La dichotomie entre raison et émotion est une vieillerie qui nous vient de l'ami Descartes, et qui a été sévèrement mise à mal, non pas par les behaviorists, totalement démodés, mais par les neuropsychologues, Antonio Damasio en tête (je recommande "Descarte's Error", son excellent premier bouquin), depuis une quinzaine d'années. Il n'y a pas de "rationalité" et surtout de "bon sens", sans émotions. C'est donc un faux débat qui à mon avis, passe à côté de l'essentiel.
Il faut tirer les leçons de cette crise. La CIA financière semble être une bonne idée, car ce qui c'est passé n'est ni plus ni moins que du banditisme. Une arnaque de première, probablement la plus grande de l'histoire de l'humanité.
Raison, émotion, débattez tant que vous voulez autour de ce problème mal défini, mais en attendant, il faut:
1) Imposer par la loi la transparence et faire sortir de l'ombre le shadow banking system
2) Limiter la "taille" des institutions, de sorte qu'aucune ne puisse poser de risque systémique.
3) Limiter le leverage
4) Remonter fortement l'impot sur les plus-values financières, et les diminuer dans l'économis réelle, pour rendre moins alléchant le grand Casino boursier
5) Encadrer, voire interdire certains outils essentiellement voués à la spéculation, mais qui ont des effets néfastes dans l'économie réelle (cours du pétrole, etc).
6) Je vous laisse compléter la liste
Le problème étant la virtualité croissante de la finance par rapport à l'économie "réelle". Il faut que la flicaille s'adapte. Et elle beaucoup plus qu'une traction avant de retard.
On est très loin du compte, et vu que tout ce beau monde, finance, politique, and Co, fréquente les mêmes clubs (aux US, en tout cas), je ne me fais pas trop d'illusions.

@ETF

Résumer ce qui s'est passé par du banditisme relève d'un simplisme dont vous seul êtes capable.

Comme quoi "Raison" s'oppose encore et toujours à "Émotion".

Tant qu'à y être, ETF, pourquoi pas un Tribunal d'excetion pour juger vos bandits. Votre messie me semble tout à fait disposé à en entendre parler...LoooL

YG

PIB des Etats-Unis en 2008 : 14 264,6 milliards de dollars.

Dette publique des Etats-Unis au 14 mai 2009 : 11 270 547 397 564 dollars (soit 11 270 milliards, 547 millions, 397 564 dollars), soit 79 % du PIB.

http://www.treasurydirect.gov/NP/BPDLogin?application=np

Pour lire le montant de la dette totale (publique + privée) des Etats-Unis, il faut lire la page 15 :

http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1.pdf

Domestic nonfinancial sectors : 33 517,9 milliards de dollars.

Domestic financial sectors : 17 216,5 milliards de dollars.

Foreign : 1 858,3 milliards de dollars.

Dette totale (publique + privée) des Etats-Unis : 52 592,7 milliards de dollars, soit 368 % du PIB.

@YG:
Je savais que ça vous plairait. Selon que vous serez, puissant ou misérable... On reconnaît un arbre à ses fruits, disait l'autre. Je vous pose la question: y-a-t-il déjà eu plus grandiose et coûteuse arnaque? Plus grasse privatisation de gains pyramidaux et plus belle socialisation des pertes? Plus sublime greed and recklesness? Et plus grande impunité? Un modèle du genre dont on parlera encore dans 100 ans. Madoffland, titrait notre tôlier.
Ne jouez pas les offensés. Des crimes, il y en a de toutes sortes... Et si l'on parle de créer une CIA financière, c'est pas pour s'occuper d'enfants de choeur dans une cour de récréation. Et si l'on va écrire de nouvelles lois, c'est bien que la "déontologie, la Loi morale et sociétale" ont été violées.
Voyons ce que va nous pondre la commission parlementaire de type 9/11 (titre qu'elle se donne à elle-même, c'est pour dire) chargée d'examiner les causes de l'arnaque du siècle.

Pas étonnant, pour un juge de Cour D'appel, d'incriminer les politiques, plutôt que les simples citoyens, qu'ils soient économistes ou professionnels de la finance. Mais je trouve toujours limite le raisonnement qui consiste à dire que ce ne sont que les autorités qui sont, in fine, fautives. C'est contradictoire avec la foi, par ailleurs bien ancrée, en la primauté de la liberté de l'homme et de sa responsabilité individuelle, sur toute forme d'autorité incarnée le plus souvent par l'Etat. Passons.
J'aurais apprécié que vous citiez également, dans un souci d'objectivité, l'excellent petit "reminder" de jon Elster de princeton : "Reason and Rationality" (2009), qui cite aussi Greenspan, dont le débat sur les hyper-rationnels et les autres, est revisité à l'aune de la crise économique et financière. Il souligne les limites de la TCR et ferait un bon contradicteur ou détracteur de Posner. Harvard contre Princeton ?

Assez présomptueux que d'annoncer de quoi on parlera dans 100 ans.

Vous mettez dans la même phrase Madoff et impunité. J'avoue ne pas comprendre.

De plus, je comprends que Madoff représente, à vos yeux, une diversion de convenance. Ça évite de parler d'accès à la propriété pour tous, par exemple.

Votre préoccupation est davantage d'inventer un coupable que de trouver des solutions. Ah! dogmatisme, quand tu nouc tiens.

YG

Cher GS,

Il est frappant de constater que l’imagination en terme de scénario catastrophe s’avère très souvent bien en deçà de la réalité. L’histoire nous en fournit de nombreux exemples des anciens et des récents qui sont encore gravés dans notre mémoire.

Je partage l’analyse qui consiste à considérer l’économie réelle logiquement prédictible tandis que l’économie financière serait imprédictible et sauvage voire féroce ! L’idée qui consiste à juger devant le tribunal mondial les mis en examen, supposés responsables de la crise est intéressante.

Mes conclusions ne seraient pas aussi indulgentes que celles de l’auteur pour un certain nombre de protagonistes, en particulier les responsabilités politiques (le trésor), et les responsabilités des régulateurs (SEC & Fed).

Que les régulateurs aient une responsabilité directe du désastre est indéniable, à cet égard les auditions des responsables Cox et Greenspan devant la commission du Sénat étaient édifiantes ! Oui disaient-ils cela marchait depuis quarante ans ! Il y avait une faille ! On n’imaginait pas… !
Eh oui ils n’imaginaient pas que cette soi-disant régulation du marché se révèlerait impuissante.

Mais l’auteur qui est un juriste, en appelant à une agence financière de type CIA comme outil de détection, oublie en la justifiant par l’échec du renseignement lors de l’attaque de Pearl Harbour que la CIA était depuis longtemps informée des menaces islamiques avant l’attaque du 11 septembre 2001.

La même CIA fut encore à l’origine d’informations douteuses menant à la seconde guerre d’Irak ! Quelles raisons à ces « échecs » de la CIA ?
- Pour le 11 septembre, le manque probable d’imagination qu’un tel scénario d’attaques coordonnées sur les tours de Manhattan soit possible… !
- Pour l’Irak, des certitudes (idéologiques), l’imprécision ou la manipulation, les trois probablement !

Permettez-moi de douter de l’efficacité réelle d’un tel dispositif, sans compter que la traque financière de l’argent des mafias et des terroristes (vrais ou supposés) fait déjà partie des missions de l’agence actuelle.

Au banc des accusés il est un Absent qui n’a pas été relevé par l’auteur ou par GS, c’est de mon point de vue un mal qui est commun, à la racine de plusieurs des grandes crises financières de Wall Street et dont MadoffLand est, je crains, la parfaite illustration.

Je ne parle pas cet appât du gain immodéré du trader ou du banquier (après tout c’est leur boulot de faire de l’argent) ; je veux parler de ces nombreuses enquêtes sur Madoff qui n’ont pas abouti de la part de la SEC. Pour moi cela ne fait aucun doute, les protections, les connivences (corruption) sont évidentes.

Des voix de mise en garde s’étaient élevées, au sein du congrès (politique) et au sein de la SEC (régulateur), pour s'inquiéter des conséquences de la bulle immobilière; Avertissements aussitôt classés sans suite !

Cet absent en forme de délit, est le plus scandaleux puisqu’il met en cause l’éthique même de nombreuses organisations au cœur du marché.

Comment par ailleurs ne pas constater combien, même le Président Obama aura peiné pour trouver des ministres intègres ayant normalement payé leurs impôts, même Tim Geitner (trésor) !

Le FBI était supposé enquêter sur les mouvements de fonds (JP Morgan) ayant entrainé la chute de Lehman Brothers, des nouvelles ?
Alain

D'accord avec M Soler,

Selon moi, cette idée reviendrait à créer une SEC par dessus la SEC.

Plus de bureaucratie, plus de vénalité, bref, une bête qui aura une existence propre et qui développera un instinct de survie.

YG

Apparemment beaucoup d'analyse psychologique dans ce livre mais rien sur le rôle déterminant de la FED; à noter l'ironie des considérations de Greespan sur sa surestimation de la capacité du marché à se corriger alors qu'il a lui-même rendu impossible ce processus d'auto-régulation en innondant le système de liquidités, empêchant ainsi le fonctionnement normal du marché.

Ces distinctions entre décisions rationnelles et autres me paraissent hautement fantaisistes.
La réalité me semble plutôt que tout le monde a été emporté par la bulle, car chacun y avait intérêt, y compris les agences de notation. Lorsque l'argent coule à flot, raison et éthique perdent tout sens. La cupidité, passion humaine bien connue depuis la nuit des temps, emporte tout sur son passage, telle un tsunami.
Quant à cette histoire de CIA financière, c'est carrément farfelu! L'actuelle CIA est suffisamment "notorious" pour que l'on ne cherche pas à rééditer de nouvelles catastrophes...

Je transmets à Posner tout ce qui précède : cela l'interessera au plus haut point.

De même que l'on accroît les taxes sur les produits nusibles pour la santé, tabac, produits trop sucrés, etc, pour financer les services de santé, l'on devrait taxer les transactions et/ou les bénéfices sur les transactions financières plus fortement, pour être à même de financer un organisme de contrôle financier digne de ce nom, avec des analystes compétents et bien payés, et des outils de pointe. Les agences de notation devraient aussi être financées par le public et par cet impôt, pour éviter la collusion que l'on a vu ces dernières années entre agences de notation et sociétés dont les produits étaient notés. Le système entier est bâti, pour l'instant, pour encourager la corruption. Les solutions sont simples, contrairement au mythe qu'aime à colporter le monde de la finance (et un certain monde politique, tous partis confondus, grassement rémunéré par mon premier), pour tenter de décourager toute initiative sérieuse.
Mais, comme disait l'ami Cabrel, "est-ce que ce monde est sérieux".
Il semble bien que la réponse soit "non".

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