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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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« Le G20 enterre Keynes | Accueil | merci Madame Bettencourt »

Commentaires

Cela fait du bien de lire des choses qui ne correspondent pas aux crient de la meute (économiquement inculte) de journaliste qui suivent le G8/G20 : l'économie de marché n'est pas le système parfait mais le moins pire de tous et de loin.

Le G20 c'est de la vrai marde. Un complot!! On a accusé dimanche des centaines de manifestants de «conspiration envers les gouvernements»... est-ce que l'on a accuse les gouvernement de «complot envers la population»... et bien on le devrait!! Le G20 est un énorme complot, des décisions pris pour «notre» avenir sans consultation et en huis clos. C'est pas normale! Les criminels dans cette histoire ce sont les gouvernements pas les manifestants qui ne font que leur devoir de citoyens. En fait, ils essayent de faire leur devoir, mais les maudits cons de policiers s'en mêlent.

Je vais terminer en disant: « La seule solution, la révolution!!»

@Kévin
Les décisions du G20 n'engagent, il me semble, que les pays qui le composent, qui n'en font partie que volontairement, toujours d'après ce que j'ai compris. Donc révolution... contre qui? L'Arabie Saoudite? La Chine? Allez-y, on vous suit de loin...

Tout bonnement merci de ce billet, qui fera un bon billet sur mon blog sous peu. Car avant tout je vais rendre un hommage à Nicolas Hayek patron de Swatch Group décédé hier et qui fut l'homme qui sauva l'horlogerie suisse à la dérive dans les années 70.

D.J

Cher Guy, que pensez-vous des nouvelles réglementations bancaires outre Atlantique, notamment la limitation de la part des fonds propres des banques destinés aux opérations de pur trading pour compte propre ?
Bien à vous.

A Aurelien Veron: La limitation de la part de fonds propres des banques pour trading pour compte propre n'a de sens que rétrospectif . Si cette règle avait existé avant 2007 , les banques auraient pris moins de risques . On combat donc la dernière guerre pas la prochaine que l'on ne connait pas encore.Mieux vaudrait envisager des plans de sauvetage en cas de faillite - sans intervention des Etats - contingency planning , que de taxer ou réglementer au nom du passé.

J'aimerais tout de même que Guy Sorman nous dise quelque chose sur la situation belge, qui pourrait déboucher sur une crise en Europe.

J'aimerais qu'il le fasse sans épouser, mine de rien, et systématiquement, les thèses les plus flamingantes (je ne sais pas si ce sont des idées convenues, ou si c'est juste ma pomme qui lui inspire une sympathie toute particulière ; je fais confiance à son honnêteté et son discernement : il faut qu'il se réveille), genre :

1. Les francophones n'apprennent pas le néérlandais ; alors qu'ils s'y efforcent malgré le fait que le néerlandais soit utilisé comme moyen de discrimination entre les bons éléments et les mauvais.
2. Les flamands prennent une revanche historique contre les francophones ; alors que si les flamands ont été "opprimés" au XIXe par des francophones, il s'agissait de flamands et non de bruxellois ou de wallons. La culture et la langue wallone sont disparues, personne n'en fait un plat.
3. la Belgique aurait besoin d'autres institutions ; alors que la régionalisation a été poussée jusqu'à l'absurde, toujours au détriment des francophones et que les flamands ne souhaitent qu'enterriner leurs injustices et leur politique ultra-agressive et injuste vis-à-vis des francophones
Ce ne sont pas les institutions le problème, lorsque celles-ci ne servent de toute façon qu'à mener une guerre économique et culturelle contre une catégorie de citoyens.
4. La disparité Nord-Sud expliquerait l'éclatement du pays comme la chute des pommes; alors que la situation est bien plus complexe que cela, et que l'on pourrait invoquer, par exemple, le fait que, le sous-développement de la Wallonie s'explique pour une large part par 50 ans de sous-investissement de la part du fédéral dans les infrastructures wallones, et encore, le fait que la Flandre et la Wallonie vivent très largement sur le dos de Bruxelles, Capitale francophone (fait constamment nié et combattu en Flandre) de Flandre, de Belgique et de l'Europe, mise sous une tutelle fédérale (donc flamande) oppressive, poche de pauvreté invraisemblable au coeur de l'Europe, spoliée de ses droits les plus élémentaires et des financements qui en découleraient naturellement.

Intéressant billet, comme toujours, et toujours fort bien écrit.

Ce qui est navrant, c'est que l'on n'entend jamais cet autre son de cloche que vous GS, et quelques autres blogueurs, essayez de diffuser, ailleurs que sur la Toile.

Jamais on n'entend par exemple sur BFM (le seul média économique en France) de remise en question des plans de relance, jamais on n'expose une autre façon de faire que dépenser encore et toujours plus d'argent public, pour soit-disant "ne pas casser la croissance", "ne pas casser la reprise" (quelle reprise, où avez-vous vu une reprise ??), empêcher une "montée du chômage", ne surtout pas couper les dépenses sociales (le fameux "matelas" social qui nous protège si bien, qu'on a parfois l'impression d'étouffer sous un édredon). Lorsque parfois les animateurs radios évoquent le remboursement de la dette publique, leur seul vibrant appel est pour une augmentation des impôts qu'ils jugent inéluctables. A peine envisagent-ils prudemment une circonscription vague du périmètre de l'État.

Les seuls "experts" ont pour noms M. Fiorentino, dont les chroniques matinales abondent en lamentations sur l'absence d'efficacité des G (8, 20...) pour "encadrer", "réguler" les banques et l'odieuse finance mondiale.

Bref, l'absence de discours non consensuel finit par être vraiment pesante dans ce foutu pays...

Le roi des Belges au Congo. Jeo, changez-vous les idées.

Car les divisions flamands - wallons sont soudain relativisées par le poids de l'histoire. Les puissances coloniales sont parties d'Afrique du jour au lendemain, elles ont enclenché quelque chose mais ne sont pas allées jusqu'au bout. Le résultat est dramatique.

Mais les belges se sont surpassés, reconnaissons-le. A peine partent-ils, en 1960, et c'est la guerre civile, qui débouche sur Mobutu. Ce pays est un scandale géologique, il devrait être le plus riche du monde, et il est l'un des plus pauvres.

A croire qu'on aurait du achever le travail ou ne jamais y aller. Pourquoi n'avons-nous pas achever le travail, afin de donner à ces pays les moyens d'être réellement indépendants ? A cause du communisme ? Des idées "progressistes" et tiers-mondistes ?

Il est vrai que l'Afrique du Sud est encore un pays riche, le seul d'Afrique a avoir ignoré les crises alimentaires graves et les tueries inter-ethniques. Grâce aux blancs ?

Pardon pour cette diversion, mais ça nous change du G 20 (qui ne décide rien, comme nous l'explique avec raison GS) et des affaires en France (rien de neuf sous le soleil).

Espagne : Moody's envisage une "possible dégradation" de la note souveraine.

L'agence de notation financière Moody's a indiqué mercredi 30 juin qu'elle avait mis "sous revue" la note souveraine de l'Espagne en vue "d'une possible dégradation", en raison de la faiblesse des perspectives de croissance de sa fragile économie.

http://www.romandie.com/ats/news/100630183926.0kyprmv4.asp

Le Congo est grand et la Belgique est toute petite

Sur le Congo, aujourd'hui, émission "mon grand-père, ce héros" sur la RTBF("au delà du grand-père le temps est sans défense", pique pour Guy Sorman qui ne me répond pas) sur l'ancien gouverneur du Congo, ami de Léopold III, un Rijkmans d'Anvers (de la famille de Simon Leys), Lévi-Straussien avant la lettre. Il fut aussi gouverneur du Rwanda-Urundi, royaume échu à la Belgique au lendemain de la première guerre mondiale, et, à ce titre, un des principaux émancipateurs des serfs hutus : l'enfer est pavé de bonnes intentions.

Matongué (anciennement Lumumba-ville) est un quartier de Bruxelles ; nous (les francophones de Belgique) avons tous un (dans mon cas, plusieurs) oncles, frères ou cousins coloniaux ou coopérants au Congo.

En ce moment, j'écoute une émission sur l'assassinat au Congo du fils de Prigogine, vrai penseur de notre temps depuis un certain temps.

Vive le Congo libre et indépendant.

"Le Congo est grand et la Belgique est toute petite".

La grandeur ne se mesure pas à la taille géographique et démographique. Le congo était la propriété personnelle du roi des Belges (un seul homme pour ce territoire : l'Europe savait être forte à une époque) et Spaak, ministre du petit état belge, a beaucoup fait pour l'Europe.

Cela ne résout pas la question belge. Francophones, allez-vous vous décider à quitter le navire ? Pour l'instant, wallons et flamands ne divorcent pas à cause des enfants. Mais les enfants de couples qui se détestent sont encore plus malheureux que les enfants de divorcés. Au moins eux peuvent tourner la page.

Ceci n'est pas mon affaire, c'est juste un conseil qui ne vaut probablement pas grand chose. Mais je sais qu'avec leur tempérament, les français auraient provoqué un clash depuis longtemps.

Pour Jeo, le problème c'est Bruxelles...

Bruxelles est francophone, et doit donc être annexée par les francophones. Par referendum, la question peut être réglée, me semble-t-il.

"Mais je sais qu'avec leur tempérament, les français auraient provoqué un clash depuis longtemps."

C'est ce que disent la plupart des français, première communauté immigrée de Belgique.

Que voulez-vous : nous sommes des vils belges, français, espagnols, autrichiens, français encore, hollandais, belges enfin, nous n'avons pas la fibre nationaliste (cette blague), pour la plupart.

"Mais les enfants de couples qui se détestent sont encore plus malheureux que les enfants de divorcés."

Les enfants (Bruxelles) aimeraient suivre le parent francophone (la Wallonie) malgré le fait que c'est l'autre (la Flandre) qui a les sous(les caures, en wallon).

Mais le juge (l'état fédéral) n'est pas prêt à laisser faire : il est de mèche avec le parent néerlandophone.

"Le congo était la propriété personnelle du roi des Belges"

Léopold II était un aventurier sans foi ni loi, bigger than life. Encore un peu, et la Chine était colonie belge.

Dieu merci, le roi actuel n'est pas le descendant de ce Roi-là (comme on peut le lire aujourd'hui dans la presse belge).

En effet, Albert II, le roi chevalier, qui a donné son nom a tant de squares et rond-point français, malgré le fait que l'on sache aujourd'hui qu'il a essayé pendant la première guerre mondiale de négocier une paix séparée avec l'Autriche, entre gens civilisés, est le neveu de Léopold II, et pas son fils.

Albert I, Albert II, c'est le roi actuel.

Philippe I, le roi de demain, est absolument brûlé en Flandre, où il est un objet permanent de moquerie et d'humiliation permanent. Il a pourtant fait Harvard et passé son brevet de pilote de chasse. Cela n'empêche pas la presse flamande de le faire passer pour un demeuré.

"Mais le juge (l'état fédéral) n'est pas prêt à laisser faire : il est de mèche avec le parent néerlandophone."
Comme souvent dans les affaires de divorce, la stabilité matérielle de l'enfant l'emporte. Pourtant, au diable l'argent, les francophones arriveront bien à se relever, quitte à se mettre à bosser (ce sera dur, je sais ; en France, on est fâché avec la "valeur-travail" aussi).

Ou alors, on ne bosse pas plus, mais on vit avec moins (les écolos ont peut-être raison après tout).

Sur la fibre nationaliste, c'est un mystère pour les français. Car en France aussi, on est mêlé (catalans, nordistes, bretons, blacks, beurs, espagnols, italiens, corses... une vraie salade niçoise) mais on est quand même français.

Cela dit, le "compromis à la belge" est la plus mesurée des solutions. Une préfiguration de ce à quoi ressemblera l'Europe de demain ?

Mythe ou réalité ?

"Après tout c'est un belge, c'est un allié."

Citation hyper-condescendante de Proust que l'on retrouve telle quelle sous la plume de Paul Morand, cet affreux antisémite*.

* Si je spécifie que Paul Morand est antisémite, c'est parce qu'il fait chuter Milady là où les quatre fils Aymon (Renaud, Guichard, Alard et Richardet) de la Légende arthurienne prennent leur envol sur le dos de Bayard : un salopard sans nom, ce Morand.


Proust faisait surtout parler les autres, en particulier les snobinards de son temps. Il est possible qu'il ait en fait dénoncer cette condescendance.

Mais je ne connais pas cette parole de Proust, sans doute le plus grand écrivain français du XXe siècle avec Céline.


"Après tout c'est un belge"... "une non-nation". Certains en France considèrent que la Belgique francophone n'est au fond que la 23e région française qui s'ignore.

Condescendance et arrogance, sans doute. On ne se refait pas.

"Proust faisait surtout parler les autres, en particulier les snobinards de son temps."

Il n'était pas mal non plus, comme snob.(et moi, donc, et Guy Sorman, qui connait son monde)

Question : Faut-il mieux vivre en catholique et mourir en juif (comme le cousin de Proust, Bergson)ou vivre en juif, et mourir en catholique, comme Proust ?
De toute façon, il faut nous souhaiter du courage (Proust).

Et oui, que voulez-vous, en compagnie d'un catholique, on est toujours comme une jeune fille en compagnie d'un vieux monsieur qui aurait des intentions (Gide - spéciale dédicace à ETF) ? Preuve qu'on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui.

Bon, j'avoue, j'ai deux bouteilles dans le coco(je post quand mes invités ont le dos tourné). Je vais dormir. Une dure journée de travail m'attend demain.

It is all about whether we believe that we cannot spend more that we earn or rather we cannot earn more than we spend, as one put this, maybe even Keynes. If we believe that we cannot earn more than we spend, then stimulating demand is the obvious solution. Although flawed by ideology, Krugman's questions are sometimes legitimate, e.g. when he says: what shall we do when conventional monetary policy does not work against zero bound? The main weakness of Alesina's paper is that he does not make distinction between countries with high/low debt, flexible/pegged exchange rate, low/high interest rates etc. Apart from that, yes, certainly no decisions is better that irresponsible decisions.

"Par referendum, la question peut être réglée, me semble-t-il."

Le référendum est interdit en Belgique.
Et le droit de vote est une farce :
- du fait de la proportionnelle, cela fait longtemps que nous sommes passé de régime démocratique à régime particratique.
Avec 30 %, les socialistes sont les rois incontestables de la partie francophone. Même en cas de scandalite aigüe, on n'arrive pas à les faire descendre en dessous des 20 %, ce qui leur suffit pour maintenir leur main-mise sur l'appareil d'état, avec l'aide de leurs clients, le parti croupion démocrate-humaniste (sociaux-chrétiens) et le parti écologiste (les pastèques). Sans compter la somme des petites lâchetés individuelles, chacun sachant qu'un jour ou l'autre, il sera à la merci des socialistes.
- le suffrage universel, qui a mis tant de temps à s'imposer en Belgique, n'a pas fait long feu. Mon pays, qui refuse de signer la convention européenne de protection des minorités, en s'appuyant sur l'exemple français, est pourtant très soucieux d'assurer un représentation équitable aux flamands de Bruxelles : une voix flamande y vaut neuf francophones. Ce n'est pourtant pas suffisant pour rassurer les flamands : ils veulent abolir les communes de Bruxelles (mon pays de villes libres !) pour soumettre les francophones à une tutelle politique flamande absolue.

Se révolter contre les flamands : la corde au cou

Les wallons (les namurois), au cours de leur histoire millénaire avec les flamands, se sont révolté une seule fois contre la Flandre. Mal leur en a pris. Défaits militairement, ils ont du se rendre à la justice du Comte de Flandre, la corde au cou.

Le comte de Flandre leur ayant promis qu'ils seraient pendus même si ils imploraient son pardon, dès qu'il les verrait arriver "à pied ou à cheval", ils sauvèrent leur tête en se présentant à lui montés sur des échasses*.

C'est une légende bien sûr. La vérité, c'est qu'ils furent pendus.

A la suite de quoi, le seul exemple de révolte contre les flamands qui me viennnent à l'esprit, c'est le fait que les namurois ont brisé leurs armes (le fameux vlaamse leeuw) au lendemain de la bataille des éperons d'or**, pour signifier au monde entier qu'ils ne voulaient plus être confondus avec les psychopathes de Flandre.

* Sport très populaire à N., au XIXe siècle, bataille rangée de bandes de plusieurs centaines d'échassiers, avec morts sur le pavé, régulièrement interdit par les autorités éclésiastiques, aujourd'hui, castagne folklorique avec deux équipes : les Avresses et les Mélans

** grande victoire de la cavalerie légère namuroise sur la chevalerie française, fête nationale flamande, 11 juillet, Saint Coupe-Jarret

Plus les jours passent, plus l’Espagne emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

Dernier exemple en date : l’Espagne lance un emprunt à 5 ans.

En mars 2010, l’Espagne devait payer un taux d’intérêt de 2,62 %. Trois mois plus tard, le jeudi 1er juillet 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,657 % !

Plus les jours passent, plus les taux d’intérêt de l’Espagne explosent.

L’Espagne est en train de se surendetter.

Voici le graphique pour un emprunt de l’Espagne à 5 ans :

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG5YR%3AIND

"Le référendum est interdit en Belgique."
En France, il est autorisé dans des conditions très précises. De Gaulle a violé la constitution pour son referendum sur l'élection du président au suffrage direct, en 1962. Le referendum de 1969 était aussi contestable.

Mais les francophones ne veulent peut-être pas de leur indépendance (questions d'argent, absence d'esprit nationaliste). Dans ce cas, il faudra bien passer un nouveau "compromis à la belge".

"Mais les francophones ne veulent peut-être pas de leur indépendance"

Ce qui est clair, c'est que personne ne sait exatement ce que "le peuple" veut, y compris "le peuple", et que "le peuple" a le sentiment de devoir laisser les politiques décider pour lui.

Il y a des aveux d'impuissance et d'ignorance qui sont, en fait, des renoncements, des abandons purs et simples.

On a les politiques qu'on mérite, en les choisissant, ou en se déclarant incapable de choisir.

"(questions d'argent, absence d'esprit nationaliste)."

Des deux, je préférerais quand même la deuxième raison. Il faut tout de même laisser aux vils belges le bénéfice du doute.

Mon ex beau-père : petit pays, petite mentalité
Guy Sorman : les français sont 65 millions
Moi : surtout pris individuellement


Si le référendum est interdit en Belgique, il reste plus qu'a décider le sort du pays par un match de foot. Les meilleurs joueurs sécessionnistes contre les meilleurs joueurs pour l'unité du pays. Ceux qui gagnent, décident de l'avenir belge.

D.J


Le laisser-faire érigé en vertu

Franchement il faut une sévère dose d’amnésie négationniste pour nous servir ce type de banalité du siècle passé : « Alors que la vertu en économie est souvent de ne pas agir et de laisser les mécanismes spontanés du marché »

Qu’a-t-on fait tout au long de l’année de juillet 2007 à juillet 2009 –rien ! Dans l’attente du miracle des marchés salvateurs, rien !

Rien, nous dira Greenspan bouleversé devant les ruines fumantes, bouleversé de constater devant les sénateurs qu’il y avait une faille dans son comportement idéologique… !

Alors le G20, de Washington à Londres:
- du sauvetage du capitalisme financier,
- puis de la relance économique mondiale - encadrée et temporaire,
- en passant par la régulation mondiale, les bonus, les parachutes dorés, les règlements comptables Bâle II & III, le triplement des moyens d’actions du FMI,
- la lutte contre les paradis fiscaux … la liste est longue et plutôt fructueuse.

Je n’en veux pour preuve que l’actualité médiatique autour des écoutes clandestines au domicile de LB.
Au cœur de l’effervescence contre l’ancien ministre du budget EW il y a le fait qu’il ait pu être informé et couvrir la fraude fiscale -reconnue aujourd’hui - d’anciens comptes bancaires non déclarés en Suisse.

Or que disent les retransmissions : on entend le gestionnaire de fonds expliquer à LB qu’ils ne pouvaient laisser les comptes en Suisse plus longtemps à cause des nouvelles lois de leur "ami" EW, puisque dorénavant l’administration fiscale française pouvait obtenir la coopération des autorités suisses ; il étudiait différentes possibilités… peut-être les déplacer à Singapour où… !
Le gestionnaire sachant que sa cliente est - comme toutes les grosses fortunes- vérifiée sur une base triennale ne veut pas perdre de temps devant la nouvelle législation sur les paradis fiscaux non coopératifs.

Ainsi dans la lutte contre la fraude fiscale c’est bien l’action d’EW et de NS qui grâce au levier du G20 aura débusqué le gestionnaire et sa cliente –fraudeurs- Combien sont-ils dans cette situation en train d'évaluer cette nouvelle situation, le coût d'une régularisation où la recherche de plus en plus risquée de lieux non coopératifs? Le G20 de Corée reviendra sur ce sujet.

Sans cette action de nos dirigeants, tous les comptes en suisse ou ailleurs dormiraient tranquilles sans histoire donc sans risque d’être divulguer même à la faveur d’écoutes sauvages.

La vertu est plus souvent chez ceux qui agissent, rarement chez ceux qui laisse-faire !
Alain

" Français et Allemands très professeurs de morale quand il s’agit d’argent."
Sorman, le professeur de morale dés qu'il ne s'agit pas d'argent.

Le principe libanais de la dissuasion navale.
http://moyen-orient.over-blog.com/article-le-principe-libanais-de-la-dissuasion-navale-51251113.html
"La réponse à un éventuel embargo sur les ports du Liban, sera de la même nature que l'agression: «tous les navires militaires, civils et commerciaux en provenance ou en départ vers les ports méditerranéens d'Israël sont à portée des missiles anti-navire de la résistance islamique »""Il assuré que la prochaine agression israélienne sera la dernière car Israël sera totalement défait. Toutes les installations d'importance, les ports, aéroports, raffineries, et infrastructures civiles et militaires seront bombardés dans la prochaines confrontation.""Mais une certitude quant au potentiel de la Résistance est avérée. C'est que cette dernière aligne assez de batteries de missiles anti-surface pour imposer un embargo total sur la navigation israélienne.""Le Hezbollah qui est aujourd'hui bien plus puissant que dans le passé, possède trois vecteurs lui permettant de couler tous navires dans les eaux territoriales israéliennes, ce sont les missiles anti-navires C-801 et C-802 de facture chinoise, ainsi que probablement des missiles Nour de fabrication iranienne. Des rumeurs prétendent également que l'organisation paramilitaire libanaise posséderait des torpilles à réacteur de conception iranienne, une armes sous-marine révolutionnaire grâce à sa vitesse d'impact, mais dont le rayon d'action n'excède point les 10 km.""Le potentiel de nuisance du Hezbollah est énorme, il peut effectivement imposer un blocus maritime à Israël en visant tous ses navires en Méditerranée. Même si les navires navigant dans la Mer Rouge, sont actuellement hors portée des missiles sol-mer, le port d'Eilat sur le petit litoral de la Mer Rouge, est par contre dans le rayon d'action de nouveaux missiles M-600 de fabrication syrienne et Fateh-110 made in Iran. Ces engins ont une précision hectométrique, permettant de cribler les installations portuaires."

« De Gaulle a violé la constitution pour son referendum sur l'élection du président au suffrage direct, en 1962. »

Au nom de l’article 3 de la constitution qui leur était proposée: « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum », les français ont adopté la constitution de 1958 par référendum, puis toujours par référendum ont adopté l’autodétermination et l’indépendance algérienne (61-62).

C’est naturellement par référendum que furent proposées l’élection au suffrage universelle du Président de la République en 1962 (succès) puis la réforme du Sénat de 1969 (échec), les deux projets de loi au nom des articles 3 & 11 en particulier.

Ne pouvant se prévaloir d’une majorité au Congrès le passage par les 3/5 et l’article 89 ne pouvait être porteur, seul le référendum, également considéré dans l’article 89, pouvait autoriser l’espérance d’un succès.

Le conseil constitutionnel fut saisi par les oppositions sans pouvoir censuré ni le texte et les références de la loi et décret ni bien sûr le résultat –expression du peuple, par définition-

De Gaulle n’a pas violé la constitution, il en fut l’inspirateur actif, dont tous les partis aujourd’hui encensent l’action et l’exemplarité après l’avoir tant combattu à l’époque.
Alain

Tous les juristes ne sont pas d'accord avec vous, Alain, il n'est pas sûr que De Gaulle pourrait faire ces référendums aujourd'hui.

Mais pour lui, la légitimité (le pouvoir du peuple) comptait plus que la légalité. En 1940 aussi, il n'était pas dans la légalité.

Lundi 10 mai 2010, les Etats européens et le FMI annonçaient qu’ils mettaient 750 milliards d’euros sur la table.
750 milliards d’euros !
Selon eux, c’était pour stabiliser l’euro, rassurer les marchés internationaux, et donc pour faire baisser les taux d’intérêt que doivent payer les Etats d’Europe du sud et l’Irlande.
Cette annonce tonitruante a aussitôt fonctionné : lundi 10 mai 2010, les taux d’intérêt des Etats d’Europe du sud et de l’Irlande se sont effondrés.
Mais ensuite ?
Ensuite, les investisseurs internationaux ont compris que ces 750 milliards d’euros n’existaient pas. Ce plan complètement pipeau consistait en ceci : les Etats européens, déjà surendettés, devraient s’endetter encore plus pour pouvoir aider d’autres Etats européens en faillite.
Conséquence : depuis le 12 mai 2010, les taux d’intérêt sont repartis à la hausse. Les taux d’intérêt deviennent exorbitants.

Dernier exemple en date : l’Espagne.

- Emprunt à 30 ans :
Jeudi 18 mars 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 30 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 4,768 %. Trois mois plus tard, jeudi 17 juin 2010, l’Espagne a de nouveau lancé un emprunt à 30 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de … 5,937 % !

- Emprunt à 10 ans :
En mars 2010, l’Espagne devait payer un taux d’intérêt de 3,8 %. Jeudi 17 juin 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 4,911 % !

- Emprunt à 5 ans :
En mars 2010, l’Espagne devait payer un taux d’intérêt de 2,62 %. Trois mois plus tard, le jeudi 1er juillet 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,657 % !

- Emprunt à 3 ans :
Mardi 13 avril 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 2,04 %. Deux mois plus tard, jeudi 10 juin 2010, l’Espagne a de nouveau lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de … 3,39 % !

Plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette.
La situation de l’Espagne est intenable.
L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.

BA

Je n'y comprend rien, mais il me semble que le succès de l'emprunt espagnol a eu une influence positive sur la valeur de l'euro, hier.

Oncles et neveux

Une rectification : le neveu de Prigogine a été assassiné à Goma, pas son fils. Un zéro pointé pour la presse belge qui m'a induit en erreur et qui présentait Albert II comme étant le descendant de Léopold II, ce mardi.

Un morceau du Katanga sur la tête de Nagasaki - I like Ike, mais il exagère

Le Ryckmans d'Anvers, gouverneur du Congo, et résistant de la première heure, s'est personnellement occupé, à la demande de Churchill, de fournir de l'uranium du Katanga qui allait permettre aux américains de balancer deux bombes atomiques sur le Japon.

Les américains ont joué un rôle de premier ordre dans la campagne de presse contre l'ogre Léopold II (qui a abouti au "don" du Congo à la Belgique et à la fin des exactions les plus criantes). L'anticolonialisme américain (grands consommateurs de caoutchouc, les américains n'avaient peu ou pas de colonies, sortaient d'une guerre anti-esclavagiste et poursuivaient une "expansion" au détriment du Mexique et des indiens, qui avait tout d'une guerre de prédation, et, dans leur histoire, avaient été traités comme une colonie, ce qui ne leur avait pas plu) a fait là ses premières armes.

Les problèmes lors de la déconolisation sont tous venus de la "sécurité civile", les forces armées que la Belgique avait hérités de Léopold II et qui ont été transmises au Congo, lors de son indépendance.

Les officiers, exclusivement blancs, ont été renversés par leurs soldats, ce qui a conduit à une anarchie, qui a pris fin lorsque la CIA, avec la bénédiction de la Belgique, a propulsé Mombutu au premier plan.

Le Congo a alors connu une période relative de calme et de prospérité, jusqu'à ce que Mombutu se lance dans une espèce de révolution culturelle (la campagne en faveur de l'authenticité, probablement d'inspiration flamande ou maoiste ;) )qui a de nouveau produit un chaos extraordinaire et a conduit les expats à retourner définitivement cette fois en Belgique.

En Belgique, nous avions l'habitude d'héberger ces oncles et cousins qui devaient soudain fuir le pays qu'ils aimaient et qui rêvaient toujours d'y retourner.

La colonisation belge n'a pas laissé que des mauvais souvenirs au Congolais, qui restent assez imperméables au Tiers-mondisme, et assez amitieux, comme on dit en Wallon, pour appeller les francophones de Belgique noko : "oncle", ce qui frise le paternalisme.

Bwana Kitoko*
Beau jeune homme blanc : surnom de Beau-douin I, roi des Belges
"Notre ferme résolution est de conduire, sans atermoiements funestes, mais sans précipitation inconsidérée, les populations congolaises à l'indépendance dans la prospérité et la paix". Baudoin, 13 janvier 1951

Je retire : "La colonisation belge n'a pas laissé que des mauvais souvenirs au Congolais"

Je devrais dire plutôt : "La présence belge n'a pas laissé que des mauvais souvenirs au Congolais"

Je n'y comprend toujours rien.

Selon Reynders, il y a trois phases dans l'évolution récente du capitalisme mondial.

Il n'y a pas dix ans, les banquiers vendaient des produits qu'ils comprenaient à des gens qui comprennaient ce qu'ils achetaient.
Ensuite, nous sommes passés dans un système où les banquiers vendaient des produits qu'ils comprenaient à des gens qui ne comprenaient plus.
Récemment, et nous y sommes encore, les banquiers vendent des produits qu'ils ne comprennent pas à des gens qui ne les comprennent pas plus.

La pensée magique, appuyée sur le modèle mathématique, dont personne n'est capable de comprendre la portée et la limite en ce qui concerne la part de risque.

Quant à "faire la morale", Reynders pense que la réforme la plus efficace de la finance internationale, serait une réforme du système hypothécaire aux Etats-Unis.

On attend toujours que ce pays qui vaporise ses ennuis dans l'athmosphère comme des poussières cancérigènes adopte les réformes de bon sens qui découle des leçons que nous aurions du tirer de la crise.

Toujours selon Reynders, un des facteurs déclenchant de la crise, c'est l'appat du gain : l'exigence de rendement de plus en plus élevés a généré une offre de produits de plus en plus risqués.

Les rapports entre la morale et l'argent sont compliqués.

"l'exigence de rendement de plus en plus élevés a généré une offre de produits de plus en plus risqués" ....
et la prise de risque inconsidéré a été facilitée par le fait qu'il était quasiment impossible de déterminer le risque associé au produit vendu

toujours au rayon des réformes nécessaires si nous ne voulons pas pâtir

- la réintroduction d'un cloisonement au sein du secteur bancaire : l'immense majorité des gens (plus de 90 % en occident) qui ont un livret d'épargne, un compte courant, un prêt hypothécaire, une carte de crédit (Mais PAS de portefeuille d'action) et qui doivent suivre tout cela, n'ont pas à s'inquiéter des risques que leur banque prend en jouant en bourse.

Sinon, le capitalisme devient un système obligatoire, la liberté diminue d'autant et les économies personnelles sont réquisitionnées (de quel droit ?) pour le grand Casino.

- le contigency planning obligatoire dans le secteur bancaire et obligation de provisionnement pour ne pas passer à chaque crise par la poche du contribuable (sinon il vont y prendre goût, à ce racket)

"Tous les juristes ne sont pas d'accord avec vous"

Emmanuel, j’espère pour vous que le fait - banal - que tous les juristes ne soient pas d’accord entre eux et accessoirement avec moi, n’est pas une découverte.

Le juge suprême en termes de constitutionnalité est le Conseil Constitutionnel. Saisi, si ce dernier ne censure pas une loi - personne ne peut prétendre qu’une loi n’était pas constitutionnelle -

Quant à l’utilisation du référendum il est clairement exposé dans la constitution comme expression du peuple (articles 3, 11 & 89 de la constitution originale de 1958).

Aujourd’hui un président pourrait parfaitement modifier la constitution par référendum (en référence aux articles précités et à la jurisprudence) - c’est bien ce que souhaitaient les nonistes de 2005 pour le traité de Lisbonne ratifié par le congrès début 2008 – par contre oserait-il s’y risquer ? L’expression populaire n’est jamais acquise (De Gaulle & Chirac ne pourraient me démentir).

Pétain signant un armistice séparé, Le premier des français libres s’est révolté contre la trahison de la parole donnée. Condamné à mort, De Gaulle le fut par le régime de Vichy sous l’autorité de Philippe Pétain autoproclamé Chef de l’Etat français qui scella la fin de la 3ième République en portant un régime dictatorial de collaboration avec les nazis.

Pétain dénoncé et jugé pour haute trahison par les autorités légales de la République française en 1945, restaurée par De Gaulle et le conseil de la résistance – la loi d’un vainqueur et d’un républicain démocrate qui ne badinait ni avec la légitimité ni avec la légalité.

Charles de Gaulle incarna la continuité d’une France fidèle à la République et aux alliances aux cotés des britanniques.
Not too bad!

"Le juge suprême en termes de constitutionnalité est le Conseil Constitutionnel. Saisi, si ce dernier ne censure pas une loi - personne ne peut prétendre qu’une loi n’était pas constitutionnelle" -

Le CC à cette époque était une coquille vide. Cela n'a rien à voir avc le CC d'aujourd'hui, encore moins avec la Cour suprême US. Le CC était une concession à l'air du temps dans l'esprit du général, mais celui-ci méprisait ce genre d'institutions.

La légitimité du référendum de 1962 est plus que contestable, je le maintiens, sans m'en offusquer plus que cela. Mais c'est un fait historique. Aujourd'hui, il serait impossible à un chef d'Etat de prendre autant de légèreté avec la Constitution.

"Philippe Pétain autoproclamé Chef de l’Etat français". Quand il a signé l'armistice, Pétain était le représentant légal de la République française (pas encore Chef de l'Etat), fait incontestable (nommé à ce poste par le président de la République, la constitution de l'époque n'exigeait pas d'investiture, comme maintenant d'ailleurs). Il avait le droit de signer l'armistice.
D'un point de vue légal, De Gaulle a désobéi gravement et devait donc être condamné à mort. C'est aussi un fait historique.

De Gaule a prétendu que les lois de Vichy étaient "nulle et non avenues", il a prétendu incarner la légalité française. c'est une farce.

Cela ne m'empêche pas, évidemment,d'être "gaulliste" et de vomir ce que Pétain a incarné.

"Charles de Gaulle incarna la continuité d’une France fidèle à la République et aux alliances aux cotés des britanniques." Plus que cela : il a incarné la France, bien au-delà de la République.

En toute légitimité.

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Excellent M. Sorman!
Heureusement ici en Argentine nous reste à peine un an de caudillisme. De toute façon, la lutte continue...

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