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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Trop étrange votre article : il y a plein de contradictions ! Pourquoi écrivez-vous "le rebond américain décevra les hommes d’Etat" ? Vous vous contredisez vous-même : comment un éventuel rebond américain pourrait-il décevoir les hommes d'état si vous considérez le progrès de l'Amérique fait progresser les autres parties du monde ? Ces hommes d'état devraient se réjouir, non ?

Autre chose : il ne faut pas croire que c'est l'innovation qui a permis aux Américains de dominer. Ils ont bénéficient de deux situations qui les ont propulsés au rang de première puissance : les deux guerres mondiales. N'ayant pas connu de destruction chez eux et ayant volé les cerveaux, ils ont imposé au reste du monde un système financier dont ils sont au centre du système. Quelque soit la nature d'une innovation, il faut que l'offre répond à un besoin. Les Américains sont tellement innovateurs qu'ils ont inventés des produits financiers toxiques qui ne répondent plus à la demande. La crise vient de là. Parfois, le succès américain vient aussi du mensonge. Et souvent l’énormité d’un mensonge est un facteur de crédibilité. On a vu ce phénomène dans la chute d'ENRON, une des plus grandes entreprises américaine qui a fait faillite à cause de ses mensonges.

Une dernière chose : avant l'existence des USA, les autres pays ont bien réussi à vivre. Votre croyance à la nécessité des Etats-Unis pour le progrès de l'humanité est une aberration. Si les USA venaient de chuter, une autre grande puissance prendrait la relève.

Bonne analyse dans l'ensemble... mais je suis un peu choqué du rapprochement, pour ne pas dire l'amalgame entre Marx et Keynes... Il n'y a pas de comparaison possible entre une vision archaique de l'économie conçue au 19eme siècle qui a conduit au communisme et celle d'un Etat ayant une action plus importante sur l'économie que celle que vous voudriez qu'il ait... Un peu plus de discernement SVP !

@T Mcbrown : il faut lire les phrases en entier avant de noter

Concernant les Etats-Unis :

Si les internautes en ont marre de lire des billets répétant en boucle "Tout va très bien, madame la marquise", ils peuvent aller lire les billets du site :

criseusa.blog.lemonde.fr

Par exemple, le billet intitulé "La Fed et l'administration de la dette fédérale des USA".

http://criseusa.blog.lemonde.fr/2010/12/11/la-fed-et-ladministration-de-la-dette-federale-des-usa/

Bon, évidemment, ce n'est plus du tout la même musique : ce site ne pratique pas la méthode Coué utilisée par Guy Sorman depuis 30 ans.

"La croissance fondée sur l’innovation réduit l’accès au marché du travail pour les candidats non spécialisés : ils sont pris en étau entre les immigrants non qualifiés et les diplômés".

C'est bien là le problème. Innovation et mondialisation ont généré un chômage structurel, de masse, dont on ne sort pas.

L'éducation comme remède ?

Je commenterai ce post le 21 décembre 2011...Promis...

à Empereur , les Américains "voleurs de cerveaux" ? L' immigration vers les Etats-Unis me semble plutôt spontanée , non ?
Quant au décollage de l'économie américaine , il est antérieur aux guerres mondiales ( auxquelles les US ont un peu participé...): la PIB par habitant reconstituée indique que les Américains vivent mieux que les Français à partir des années 1830. La mécanisation et la standardisation en sont des raisons acceptées , dues sans doute à l'esprit démocratique et au manque de main d'oeuvre.

à Emmanuel : le chômage structurel des jeunes non qualifiés exigerait une réflexion 1/ Sur l'éducation 2/ Sur le Droit du travail , Smic , obstacles à l'entrée et à la sortie du marché, RMI ou RSA , 3/ Sur la ré-industrialisation , que rendrait possible et viable la nanotechnologie.

Et bien entendu, rien de cette reprise somme toutes rapide ne sera mis sur le compte de l'intervention de l'état.
Avec Sorman (mais il n'est pas le seul), pile il gagne, face tu perds.
Si ça va mal, c'est de la faute de "Keynes", si ça va mieux, "Keynes" n'y est pour rien. C'est ce qui différencie les idéologues des scientifiques. C'est très embêtant d'être "dans un camp", d'appartenir à une école, à une idéologie, et d'être connu pour cela. Cela interdit l'honnêteté intellectuelle.
C'est con.

A part ça, et plus sérieusement, la Mollahcratie Iranienne condamne un grand cinéaste (Jafar Panahi) à 6 ans de prison et 20 ans d'interdiction de filmer. Je pleure pour lui et pour mes amis Iraniens (notamment ces millions de jeunes si pleins de talent et d'énergie), pris sous le joug de cette dictature cynique et puante.

Comment réindustrialiser quand on plaide par ailleurs pour une non-intervention de l'Etat dans l'économie ?

Car les "politiques indistrielles" ont toujours eu des bases interventionnistes.

Il y a toujours pire :

http://www.bernard-henri-levy.com/pourquoi-sakineh-est-un-symbole-le-point-16122010-12787.html

"Bon, évidemment, ce n'est plus du tout la même musique : ce site ne pratique pas la méthode Coué utilisée par Guy Sorman depuis 30 ans."

Il me semble que depuis 30 ans les USA nous ont amené l'informatique, les téléphones mobiles, internet, le cinéma 3D, les jeux vidéos, et qu'ils achèvent aujourd'hui de mettre au point la voiture qui se conduit toute seule.

La méthode Coué américaine a l'air plus productive que la méthode Coué soviétique.

"Une dernière chose : avant l'existence des USA, les autres pays ont bien réussi à vivre. Votre croyance à la nécessité des Etats-Unis pour le progrès de l'humanité est une aberration. Si les USA venaient de chuter, une autre grande puissance prendrait la relève. "

Les choses sont beaucoup plus compliquées. Une puissance comme celle des USA ne se remplace pas en un clin d'oeil. Les USA ne sont pas seulement le noeud économique du réseau mondial actuel, ils garantissent aussi par leur puissance militaire, un fardeau très coûteux, la sécurité de toutes les voies de communication. Si les USA disparaissaient demain, toutes les grandes routes maritimes seraient livrées à la piraterie. Le réseau mondial serait littéralement démembré. La disparition de l'US Navy serait pour le monde un cataclysme bien plus grand que n'importe quel crack de Wall Street, car une partie de poker menteur peut ne pas déboucher sur l'empoignade générale du moment que le plus gros joueur a un flingue pour obliger tout le monde à rester assis calmement.
On peut haïr les grandes puissances pacificatrices pour leur arrogance, leur pratique de la loi du plus fort. Mais si vous voulez avoir une idée d'un monde sans la force des USA (avec ses travers criticables) regardez le pourtour méditerranéen aux Ve-VIe siècle après la chute de Rome. On a mis mille ans à s'en remettre.

"Dans notre monde tel qu’il sera en 2011- en 2100 je ne sais pas- ce sommet, je parie que les Etats-Unis l'occuperont toujours."

Cher monsieur Sorman, moi je crois humblement être capable de me prononcer sur les grands traits de ce monde en 2100.

Je pense que dans un siècle, l'emprise des USA sur le monde sera plus grande qu'aujourd'hui, et plus "intégrée" au sens institutionnel de ce mot. L'ambition chinoise et ce qui reste d'opposition russe auront été domptées (je ne puis dire précisément comment). L'ordre mondial sera très américain mais aussi plus élitiste et moins démocratique, malgré des apparences souvent conservées.
Je pense que cet état du monde ne sera pas permanent, parce que le régime global aura tendance à évoluer vers l'autoritarisme, ce qui est étouffant pour l'innovation, et qu'un cercle vicieux se créera par la suite d'étatisme visant à maintenir au même niveau une économie moins innovante, et d'autant moins innovante qu'elle est plus contrôlée. Mouvement étatiste qui à terme devrait mener, peut-être encore un siècle plus tard, à la fin de l'ordre américain mondial (ou à peu près mondial) et à des temps agités (comme suivant la chute de Rome).

Comme je l'ai déjà expliqué dans une autre discussion, j'arrive à cette conclusion en extrapolant sur une observation assez simple : l'Amérique suit pas à pas exactement la même trajectoire que Rome, laquelle suivait celle de la civilisation mycénienne ; de la même façon que l'Europe a évolué (dans tous les domaines) sur le modèle de la Grèce, qui reproduisait elle-même le modèle archaïque de la civilisation minoenne.
Pour ceux que cela intéresse, j'explique tout cela sur mon site http://mafuturologie.free.fr

Désolé pour le "moi je" du début de mon commentaire précédent, je n'ai relu qu'après coup.

La chute de rome est due au christianisme qui a ramolli le cerveaux des Romains. Lire Nietzsche l' Antéchrist : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/nietzsche-friedrich-lantechrist.html
Le Coran part contre a crée de toute pièce la civilisation arabe et en l' espace de quelques décennies , un empire a été créé de toute pièce à partir du Coran, tandis que le monde chrétien s' enlisait dans la barbarie et le Moyen Age.Ce fut la redécouverte des philosophes grecs grace aux arabes et les inventions chinoise qui ont été à l' origine de la renaissance: http://www.gavinmenzies.net/pages/evidence-1434/view-chapter.asp?EvidenceID=24

"La chute de rome est due au christianisme qui a ramolli le cerveaux des Romains. "

C'est une grosse erreur que l'on traîne depuis Gibbon. Vision dépassée, notamment rejetée par (l'immense) Paul Veyne.

Je suis d' accord avec le fait que les USAs vont dominer le 21 ième siècle moins en terme de production(dépassés par les Chinois marxistes) mais en terme de technologies. Les USAs vont au moins dominer militairement : http://www.reopen911.info/uploads/document/fichier/pnac-reconstruire-les-defenses-de-l-amerique.pdf ce qui est le plus important pour eux.Le principal concurrent est la Chine, mais les USAs et l' Europe imposent un embargo sur les armes.Du coup, les Chinois copient l' armement russe avec plus ou moins de succès( voir le système anti missiles FD 2000/HQ 9 et HQ 19 qui ressemble plus à un patriot inéfficace qu' à un S 300, l' incapacité des chinois à copier les moteurs d' avions russes, le J 11B copie chinoise de sukhoi Su 27 SK).D' autant plus que L' armement russe est dépassé dans de nombreux domaines.Il est vrai que l' armement chinois à la fin des années 90 était dérivée de la technologie soviétique des années 50, la Chine était alors moins puissante que l' Irak.Les USAs ont une entente avec le Japon pour ne pas leur vendre de supercalculateurs aux Russes et Chinois.Et les USAs ne construisent pas en Chine de fab au delà d' une certaine finesse de gravure, contrairement à Taïwan, Malaisie , Corée , ce qui a permis aux Coréens et Taïwanais de concurrencer les occidentaux( Samsung , LG, TSMC, ...).Même une politique industrielle sur le long terme impulsée par l' état genre MITI ne suffira pas.D' années en années, dans le domaine de l' électronique, le fossé entre la Chine et l' Occident/Japon se creuse.Par contre, je pense que le développement de l' amérique latine est une pure illusion.Dans les années 50, 60, 70, le Brésil égalait la Corée en terme de croissance, puis flancha plus tard.On produit rien au Brésil à part Embraer , sa richesse vient du sous sol.L' Argentine a régréssé même surtout le libéralisme sous le général Videla et Carlos Menem.

"le monde chrétien s' enlisait dans la barbarie et le Moyen Age.Ce fut la redécouverte des philosophes grecs grace aux arabes et les inventions chinoise qui ont été à l' origine de la renaissance"

Au Moyen Age, on traduisait Aristote au Mont Saint Michel.
Si l'Occident s'est enfoncé dans la barbarie au Moyen-Age c'est parce qu'il a subi de plein fouet les invasions barbares que les Grecs détournaient constamment vers l'Ouest. En outre, la civilisation à l'Ouest n'était sous l'Empire qu'un vernis, alors que l'Orient était civilisé depuis des siècles par les Grecs. Les arabes, quant à eux, ont durant des siècles bénéficié de l'héritage gréco-romain de l'Orient, ont fait de grands progrès dans les mathématiques, science pure éloignée des considérations risquant d'entrer en contradiction avec la religion, mais ils n'ont pas su faire leurs l'humanisme gréco-romain, l'amour de la raison, qui ont permis le boum occidental.

Pour en revenir à l'Occident, la vraie cause de la renaissance c'est la construction de l'Etat, laquelle doit son succès à deux choses : le maintien d'un droit scientifique dans l'Eglise (droit canonique) qui a permis la redécouverte du droit romain (sans passer par les arabes).

"Ce fut la redécouverte des philosophes grecs grace aux arabes et les inventions chinoise qui ont été à l' origine de la renaissance"

Et la mémoire de l'eau, elle existe ?

On m'expliquera comment les philosophes grecs nous sont parvenus par les musulmans dans leur langue originale. Peut-être qu'il convient de remercier plutôt ces barbares de moines copistes ?

C'est le pire (et le plus intéressé) des mensonges tiers-mondistes.

L'Islam est la religion DU Livre. Les autres religions tendent à la pluralité ...

Enfin, Shakespeare était égyptien. Le Christ, éthiopien. Etc, etc, ... On y croit !

J'aime beaucoup Nietzsche.

Il faut tout de même rappeller que ce surhomme a passé l'essentiel de sa vie adulte dans des sous-pentes et des pensions de famille. Qu'il a fini sous la coupe de sa mère et de sa soeur (abominables). Que le seul cas connu de ses rapports (non rémunérés) éffarouchés avec la gent féminine se limite à un baiser éventuel avec Lou Andréas-Salomé.

Si vous voulez mon opinion, une véritable figure christique, ce Friedrich.

@Philippe Fabry

Il me semble excessif de dire que les Etats-Unis jouent un rôle pacificateur. Les Etats-Unis se sont d’abord construits sur un génocide de 9 millions d’indiens. Ce pays est devenu riche grâce à l’asservissement de millions d’africains, au pillage et à la guerre.

Le lobby du complexe militaro-industriel aux Etats-Unis se comporte comme un monstre prédateur. Il va inciter les différentes administrations américaines à multiplier les expéditions militaires hasardeuses sous couvert idéologique, mais dont le but ultime est de décupler leurs profits.

Mais il y a un paradoxe : les vassaux et les ennemies des Etats-Unis n’auront aucun intérêt à voir les Etats-Unis perdre de la puissance. Ils vont mettre à sa disposition tous les moyens dont ils disposent en achetant les bons du trésor etc.

à Emmanuel, sur la ré-industrialisation : celle-ci se fera si elle est économiquement justifiée, pas en fonction d'une politique industrielle ( encore que les baisses d'impôt et moins de contraintes écologiques auraient leur utilité). Je suis frappé de la réouverture aux Etats-Unis , d'usines par General Electric. Moyen d'échapper au piratage , reverse engineering , chinois et avec des coûts de production abaissée par la nanotechnologie? Signe des temps?

"Les USA ont une entente avec le Japon pour ne pas leur vendre de supercalculateurs aux Russes et Chinois."

Ironie de l'histoire, l'ordinateur le plus puissant du monde est chinois.

3Ce pays est devenu riche grâce à l’asservissement de millions d’africains, au pillage et à la guerre. "

Rien pour l'innovation et le travail ?

"Il va inciter les différentes administrations américaines à multiplier les expéditions militaires hasardeuses sous couvert idéologique, mais dont le but ultime est de décupler leurs profits. "

L'isolationisme américain qu a prévalu jusqu'au premier conflit mondial fut l'occasion pour les américains de faire la morale à tout le monde. Il semblerait que cela soit notre tour. Il faudrait relire Nietzsche, en somme.

Mais de là à vouloir faire des américains un peuple de Viking ... même Eric le Rouge se gondole dans son drakkar.

Bluetooth

à Empereur :

"Ubi solitudinem faciunt, pacem appellant" disait Horace en critique de son propre peuple romain : "où ils font un désert, ils disent qu'ils ont apporté la paix". J'ai déjà expliqué les similitudes entre Rome et Amérique (pour plus, voir mon site).

Cela dit, il y a des erreurs et des excès dans ce que vous dites. D'abord dire que la richesse américaine s'est construite sur l'esclavage des noirs est faux. Quand la guerre de Sécession a éclaté, le Sud esclavagiste était bien moins puissant que le Nord industrialisé.
Ensuite il ne faut pas mésestimer une sincérité dans le messianisme américain, et ne pas oublier la philosophie protestante du capitalisme américain : la réussite économique est la marque d'une bénédiction. Tirer profit de guerres victorieuses participe de cet état d'esprit. On peut trouver ça idiot, mais pas faire des américains des gens uniquement pervers et rapaces, parce que c'est faux.

@ Jeo

Longtemps, les Etats-Unis se sont comportés comme des sauvages en matière de propriété intellectuelle. Ils considéraient que les oeuvres provenant d’Europe n’avaient pas à être soumises au copyrigth. En revanche, tout produit local l’était. Idem en matière de brevet. Quand, au début du siècle dernier, l’industrie américaine se sentit assez forte pour affronter l’Europe, elle accepta de généraliser le système de copyrigth. On pourrait de même rappeler à tous ceux qui, en France, défendent la propriété intellectuelle et la création qu’elle rattrapa largement son retard technique sur les Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale, en copiant sans vergogne tous ses produits. Le Japon fut un grand copiste, avant de devenir la nation qui, eu regard à sa population, déposa le plus de brevets dans le monde. La Corée du Sud aussi. Tous les pays qui surent construire une industrie furent des admirateurs, des plagiaires, des voleurs d’idées, des copieurs et aussi des inventeurs : des pays peuplés d’humains, autrement dit.

@ Philippe Fabry

J'ai un exagéré en tirant sur les traits, mais on ne peut pas dire que les Américains sont uniquement pacificateurs. Depuis 45, ils sont également devenus guerriers. Et l'épée américaine sur la tête de l'Europe n'a rien de pacificateur.

PS : qu'en pensez-vous de cet article sur le déclin américain à l'horizon 2100 ?

http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-rex/131210/la-disparition-des-etats-unis-en-tant-que-superpuissance-mondiale-la-fin-d

Je me suis trompé, les Russes ont achetés des supercalculateurs chez IBM.Les Chinois marxistes sont en bonne position dans le secteur des nanotechnologies :
http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/02/06/01008-20090206ARTFIG00419-l-irresistible-ascension-de-la-recherche-chinoise-.php
"Une étude récente montre que dans le secteur des nanotechnologies les chercheurs chinois publient déjà plus que les américains (Scientometrics, janvier 2009). C'était déjà vrai pour la chimie.«Les nanosciences chinoises ont tiré profit des programmes spatiaux lancés dans les années 1970 par le régime communiste. Ils ont créé récemment d'immenses pôles de recherche (des «laboratoires clé » selon la terminologie chinoise). Ils ont su se montrer modestes et ont invité à prix d'or les meilleurs scientifiques américains et européens pour former leurs propres chercheurs , explique Vincent Mangematin, du laboratoire d'économie appliquée de Grenoble (Inra-université de Grenoble). Aujourd'hui, l'élève dépasse le maître, les Occidentaux se font peu à peu virer.» Dans les années à venir, une nouvelle étape devrait rapidement être franchie. Les chercheurs chinois vont investir massivement les différentes communautés scientifiques et ils seront alors en mesure de changer à leur profit les institutions scientifiques, actuellement entre les mains des américains. « Ils vont réussir ce que les Européens ne sont pas parvenus à faire » , estime Vincent Mangematin, qui anime un observatoire des nanosciences et publie une lettre mensuelle (www.nanotrendchart.com)."

"PS : qu'en pensez-vous de cet article sur le déclin américain à l'horizon 2100 ?

http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-rex/131210/la-disparition-des-etats-unis-en-tant-que-superpuissance-mondiale-la-fin-d"

Je n'y crois pas.
Comme je l'ai dit, les USA suivent la trajectoire romaine. Rome a eu des hauts et des bas, mais elle n'a commencé à décliner qu'après avoir éliminé tous ses rivaux.

Je ne crois pas au dépassement chinois. On a cru au dépassement japonais, jadis, qui n'est jamais arrivé.
Or la Chine traîne un boulet énorme par rapport au Japon : le double problème social et politique. Je suis convaincu que d'une manière ou d'une autre, la Chine va trébucher sur ces deux choses dans les deux décennies à venir et que l'Amérique n'aura qu'à ramasser les morceaux. Peut-être en jouant les uns contre les autres et en utilisant l'atout Taïwanais.

Bref cet article de Mediapart me paraît arriver à de mauvaises conclusions, des conclusions de courte vue qui ne tiennent pas compte de l'ensemble de la dynamique.

Cela me rappelle qu'il y a quelques années, à la bibliothèque de l'université, je suis tombé sur le bouquin d'un américain, datant des années 80, dans lequel l'auteur expliquait par A+B pourquoi les USA étaient mal barrés face à l'URSS.

On a vu.

@Philippe Fabry

Oui, mais les prévisions sur un effondrement de la Chine ont également tous échoué. La question c'est : pourquoi se trompent-ils toujours alors que les faits rapportés sont exacts (inflation en Chine, bulle immobilier, etc ) ? Qu’il s’agissait d’un possible et même d’un probable… Je ne sais plus dans quelle analyse j’ai lu que la Chine si on prenait isolément chacun de ses atouts n’offrait pas les meilleures opportunités mais ce qui comptait c’était le cumul, l’ensemble…

@Phillipe Fabry

Et la question de la dette américaine, est-ce que ça suit le chemin romain ?

Je regrette la disparition de l' URSS.Elle avait plein d' atouts, elle formait 33% des ingénieurs et chercheurs dans le monde.Sa production industrielle égalait celle des USAs, 20% de la production mondiale à l' apogée de sa puissance.Elle possédait 44000 têtes nucléaires dans les années 80, des SNLEs class Typhoon capable chacun de détruire les USAs,un équivalent du HAARP américain, le Glonass équivalent du GPS américain, la navette Bourane, le S 300 nec plus ultra de défense anti missiles.Premier producteur d' acier, de ciment.Logements quasi gratuits, transports gratuits, pas de chomage même manque de mains d' oeuvre (j' ai des cousins qui ont immigrés en Allemagne de l' est pour servir de mains d' oeuvre).L' URSS finançaient la Corée du Nord, Cuba , le Vietnam,... L' URSS constituat un contrepoids aux USAs.A mon sens, hélas, l' URSS manquait d' audace, ils auraient installer plus de bases militaires, en Egypte, en Syrie, au Chili d' Allende,ils auraient du plus s' impliquer au proche orient face aux américanos sionistes, ils auraient du opposer leur véto contre la création d' Israel.

Cher Empereur, je réponds à ceci :
"@Phillipe Fabry

Et la question de la dette américaine, est-ce que ça suit le chemin romain ?"

Par cela :


« Le budget devrait être équilibré, les finances publiques devraient être
comblées, la dette publique devrait être réduite, l'arrogance de
l'administration devrait être abolie et contrôlée, et l'aide aux pays étrangers
devrait être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. Les gens doivent
apprendre à travailler, au lieu de vivre sur l'aide publique. »

Marcus Tullius Cicero, 55 avant J.-C.

Cher Kim Jong

"L' URSS constituat un contrepoids aux USAs.A mon sens, hélas, l' URSS manquait d' audace, ils auraient installer plus de bases militaires, en Egypte, en Syrie, au Chili d' Allende,ils auraient du plus s' impliquer au proche orient face aux américanos sionistes, ils auraient du opposer leur véto contre la création d' Israel."

L'URSS ne manquait pas d'audace, mais avait simplement la mauvaise nature. C'était une puissance continentale, condamnée à l'échec face à la thalassocratie américaine.
Et pour ce qui est de la vie en URSS, il est aberrant de la voir encore présentée comme souhaitable.
L'autre soir, ils repassaient à la télé le très drôle "Twist again à Moscou". Essayez de le voir.

J' ai vu ce film, ils disent n' importe quoi, comparer les juifs en URSS avec les noirs aux USAs , foutage de gueule. Tiens , un film anti libéral:La stratégie du choc de Naomi Klein
http://www.megaupload.com/?d=A58JZLNN
"En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du choc. Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976.Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc".En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister."

Naomi Klein vit dans un monde de fantaisie: elle refuse tout débat par crainte de révéler son incompétence.

" Il me semble excessif de dire que les Etats-Unis jouent un rôle pacificateur. Les Etats-Unis se sont d’abord construits sur un génocide de 9 millions d’indiens. Ce pays est devenu riche grâce à l’asservissement de millions d’africains, au pillage et à la guerre. "

Empereur oublie que les massacres d'indiens ont commencé par les colons européens, quand les USA n'existaient pas encore. Et de plus la mortalité fut entre-autre du aux maladies importées par les colons.

Quand à l'enrichissement par l'esclavagisme; elle peut l'avoir été, mais surtout à cette époque. Cela fait deux siècle que c'est officiellement abolis. Et pourquoi le Brésil qui lui aussi a été esclavagiste, émerge seulement maintenant?

Du reste je ne voit pas en quoi Microsoft ou la NASA seraient issues de l'esclavagisme.

D.J

"celle-ci se fera si elle est économiquement justifiée".

Cette justification, le marché seul peut-il en décider ? Car celui-ci n'investira que s'il voit des perspectives de profit.

La réindustrialisation est-elle suffisamment rentable pour attirer les investisseurs et les entrepreneurs ?

""celle-ci se fera si elle est économiquement justifiée".

Cette justification, le marché seul peut-il en décider ? Car celui-ci n'investira que s'il voit des perspectives de profit.

La réindustrialisation est-elle suffisamment rentable pour attirer les investisseurs et les entrepreneurs ?"

Question liée et fondamentale : une réindustrialisation non suffisamment rentable pourrait-elle être viable ?

GS : « Au total, La Grande Crise n’a pas eu lieu et la réforme du capitalisme n’aura pas lieu non plus : »

GS qui se moque avec raison des négationnistes comploteurs du 11 septembre 2001, saute sans état d’âme dans leurs gros sabots, en niant une nouvelle fois la crise systémique engagée

et refusant toujours de vouloir considérer les 5000 Mds$ injectés par les membres du G20 ces amortisseurs de la crise et moteurs de la reprise.

Il voudrait également oublier l’action du G20 et de ses réformes structurantes de la régulation financière.

Mais la période est propice à l’introspection avec la diffusion anticipée du rapport préliminaire (Bill Thomas) sur l’analyse de la crise financière par la commission d’enquête du congrès américain (10 membres) dont le rapport complet devrait être remis au Président Obama le 15 janvier prochain. http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE6BF00I20101216

En France la récente publication de la commission d’enquête parlementaire sur les mécanismes de spéculation affectant le fonctionnement de l’économie offre une référence didactique doublée de propositions.

Lire dans ce rapport d’Henri Emmanuelli, Président de la commission d’enquête : « qu’un large consensus sur l’utilité, voire la nécessité, de la spéculation dans une économie de marché » vaut son pesant de cacahuètes pour qui connait le personnage.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-enq/r3034.pdf

PS : En parlant d’Henri, le crane d’Henri IV (momifié) retrouvé ; manipulé et comparé aux toiles et références du roi des français assassiné – assez stupéfiant –


Guy nous invite à la spécialisation que faut-il penser des expériences européennes de spécialisation :

l’Islande, L’Irlande, le Royaume-Uni voire l’Espagne avec l’immobilier… ?

Ces expériences ne montrent-elles pas au contraire tout le danger de la spécialisation quand la conjoncture se retourne !

L’exemple du Royaume-Uni est édifiant avec une situation économique de croissance extra molle malgré une dévaluation de 25 % dés le début de la crise avec un endettement et un déficit qui nécessitent des mesures drastiques.

Comme pour les bons gestionnaires de portefeuilles, qui voudrait mettre tous ses œufs dans le même panier ?

Sur Henri IV,

Dans le Point de cette semaine, article assez convaincant qui démontre qu'Henri IV fut le père de l'absolutisme royal qui culmina avec son petit-fils Louis XIV.

La main d’œuvre chinoise bon marché, mais pas seulement

Certes les coûts de main d’œuvre furent et sont toujours bien plus bas en Asie qu’en Occident, pour autant je ne pense pas que ce soit aujourd’hui le principal paramètre justifiant des délocalisations.

Si ce n’était pas le cas lors des premières phases de délocalisations massives des années 1990, depuis la plupart des industries de grandes consommations sont ultra robotisés avec des process complexes de production et de distributions automatisées, la part de main d’œuvre ne cesse de diminuer.

L'environnement: coût des locaux, du foncier industriel, des taxes, main d'oeuvre spécialisée... sont autant de paramètres qui pèseront pour un temps encore en faveur de l'Asie pourtant:

Il apparait que la présence d’un marché domestique en forte croissance est devenu un facteur prépondérant de pérennité – je lis que l’an prochain PSA fabriquera en Chine plus de véhicules pour le marché chinois qu’il n’en produira en Europe pour le marché français (+400 000 véhicules).

Guy nous le confirmait dans un précédent billet, l’Asie devenue usine du monde s’est dotée de complexes de productions de masse qu’on serait bien en peine de reproduire si aisément ailleurs.

Sur ce constat toutes les usines délocalisées qui ne trouveront pas leurs clients localement pour une part importante de leurs productions auront vocation à se relocaliser sous brève échéance.

Alain

Production mixte

Le véritable danger, c'est que l'automatisation et la nouvelle mécanisation se fasse là où sont les petites mains. Surtout si ces pays sont capables de fournir un main-d'oeuvre plus qualifiée.

Article de 2003 :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/quelles-priorites-pour-l-education_492265.html

extrait :
" J'ajoute que, dans le monde ouvert dans lequel nous entrons, la vraie comparaison est dans l'espace et non plus dans le temps: l'important n'est pas de savoir si, en France, la production de connaissances est meilleure qu'il y a vingt ans, mais de savoir si le système éducatif français est aussi performant, moins performant ou plus performant que celui des autres pays. Les générations d'aujourd'hui et de demain seront en concurrence, en compétition, avec des générations formées dans d'autres systèmes éducatifs et non pas avec les générations précédentes, formées comme moi dans les années 1960."

L'éducation, important défi pour GS, en France comme aux USA. Le JT de saint-Pujadas nous apprend la chute dramatique du nombre de jeunes souhaitant devenir prof (jusqu'à - 50 %).

Les syndicats accusent les réformes comptables du gouvernement. Mais le problème est bien plus profond. Et mériterait qu'on s'y intéresse enfin.

Olivier Delamarche parle pendant seulement 5 minutes 55, mais il met les points sur les i.

Une analyse audio à écouter très attentivement :

http://www.youtube.com/watch?v=CdICmKQXGrs&feature=player_embedded

"Sur Henri IV,

Dans le Point de cette semaine, article assez convaincant qui démontre qu'Henri IV fut le père de l'absolutisme royal qui culmina avec son petit-fils Louis XIV."

On peut dire ça comme ça. Mais on peut aussi remonter la chaîne en disant que François Ier l'était, ou Louis XI, ou Charles VII, etc...
C'est l'histoire d'une construction.
Ce qui est certain, c'est qu'Henri IV, arrivant après les guerres de religion, trouve un terrain favorable. Tout comme Henri VII Tudor le trouva au sortir de la guerre des Deux Roses, et permit l'absolutisme d'Henri VIII et Elisabeth I, un siècle plus tôt qu'en France. C'est d'ailleurs pourquoi l'Angleterre fit sa révolution (la même, ne nous y trompons pas) un siècle avant la France, laquelle avait cent ans de retard depuis la guerre de même durée.

Pas besoin d'aller en 2100. Le déclin américain est visible depuis plusieurs décennies :

- récession économique

- perte de ses propres valeurs

La CIA a même publié un rapport intitulé: "Le monde en 2025". Et pour la première fois, elle reconnaît qu'en 2025 les Etats-Unis ne seront plus les maîtres du monde et que le pouvoir économique glisse de l'Occident vers l'Orient. Notons que les Américains voient les Européens comme des alliés subalternes. Pour eux, l'Europe n'existe pas.

Philippe Fabry a écrit : "la Chine va trébucher sur ces deux choses dans les deux décennies à venir et que l'Amérique n'aura qu'à ramasser les morceaux".

Et fait ce sont les USA qui voient la Chine comme concurrent, pas la Chine qui se fiche pas des mal des provocations américaines. La Chine cherche à s’affirmer sur le plan politique mondial, mais elle n’a aucune ambition de contrecarrer ou d’affaiblir systématiquement la puissance américaine. Sa priorité est de sécuriser son territoire, son accès aux ressources énergétiques et au marché américain. Or, en dehors des questions de Taïwan et du Tibet qui sont à ses yeux politiquement non négociables, aucun de ces objectifs n’implique une confrontation directe avec les États-Unis. Il existe bien évidemment toute une série de sujets sur lesquels les divergences fortes existent entre les États-Unis et la Chine (changement climatique, respect de la propriété intellectuelle, droits de l’homme, politique monétaire). Mais cela n’implique pas forcément de confrontation politique majeure entre les deux pays. La Chine a besoin de stabilité et tant que les États-Unis pourront y pourvoir ils n’ont aucune raison de vouloir y faire obstacle.

Le déclin américain est inscrit dans les chiffres, une dette nationale représentant 94% du PIB, une dette totale égale à 3,7 fois le PIB, 15 millions de chômeurs officiels, 25 millions réels, 43 millions de food stamp recipients, un million et demi de faillites cette année, un million de saisies immobilières, chiffre modéré par l'arrêt des procédures, 157 faillites de banques depuis janvier.
Comment la consommation pourrait-elle reprendre alors que l'endettement des ménages est l'un des postes les plus lourds de l'endettement total?
La réponse de Guy Sorman à ce panorama catastrophique est l'abondance des liquidités et les innovations qui sont dans les cartons. On verra dans un an si cela aura changé la donne...
http://www.usdebtclock.org/

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