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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Désolé pour mon chauvinisme. Mais les électeurs suisses ont approuvé il y a une dizaine d'année une loi " pour un frein à l'endettement " qui est inscrit dans la constitution. Loi bien évidemment qui fut à l'époque combattu par les socialistes. La Suisse aujourd'hui accuse une dette d'un peu plus de 40% et un excédent budgétaire de plus de 2% du PIB.

Ma question est: ne devrait pas-t-on comme la suggéré un jour Louis Pauwels? arrimer non pas la Suisse à l'UE; mais arrimer l'UE à la Suisse?

D.J

Je n'ai jamais entendu quelque chose aussi absurde que de constitutionnaliser l'interdit d'endettement. D'une part, c'est très anti-démocratique car une constitution sert à fixer les règles du jeu, pas pour imposer une politique particulière à la nation ! Si la Suisse connaît croissance, ce n'est pas à cause des déficits, mais c'est parce qu'elle est en dehors de la zone euro et qu'elle garde l'entièrement souveraineté sur les taux d'intérêts, alors que le taux d'intérêts des pays dans la zone euro est fixé par le marché. Quand la spéculation attaque, ça fait mal ! L'Allemagne sera attaquée à son tour, vous verrez. Le seul moyen pour la France de retrouver croissance est de sortir de l'euro !

Il faut rappeler que les déficits sont nécessaires en période de récession, ça joue un rôle stabilisateur. On peut citer le Japon ou les Etats-Unis qui sont bien plus endettés que la France, mais ils gardent souveraineté sur les taux d'intérêts.

Emp..ur: C'est quoi la "speculation" dont vous parlez?

"la convergence vers un plafond unique devrait être progressive, en commençant par un gel de la dépense, la première année."
D'accord, mais comment allez vous empêcher ou tout au moins freiner l'envolée des taux d'intérêts sur la dette?
Je ne vois pas, dans vos propositions, de réponse à cette question pour le moins critique.

@ Avidollars

Un spéculateur sur les monnaies a pour objectif d’emprunter une partie des réserves de la monnaie faible pour la placer dans une monnaie forte. Comme l'euro est une monnaie forte, il est très difficile de spéculer sur ce monnaie. Le spéculateur va alors attaquer aux dettes des états à l’aide des Crédits Défault Swaps. Ces fameux CDS permettent à leurs souscripteurs d’investir en pure perte, mais d’obtenir un large dédommagement si les états font défaut. Plus y a d’ouvertures de CDS en un pays et plus la crédibilité en sa capacité de remboursement est affaiblie, le marché va en déduire que ce dernier n’est plus digne de confiance. Les agences de notation financières vont alors baisser la note de confiance du pays, ce qui aggrave encore davantage les difficultés rencontrées.

La crise actuelle va prendre la forme d’une succession d’attaques spéculatives contre divers pays. Tant que l’on ne décrètera pas un contrôle sur les mouvements des capitaux à court terme, les capacités à résister à de telles attaques sont des plus limitées.

Em..ur:
Vous pensez vraiment qu'il n'y a que des speculateurs? Et que les investisseurs n'existent pas?

Av....laid:

Il y a une différence entre investissement et spéculation. Lorsqu'une personne investit elle détermine son achat en fonction d'un revenu réaliste. Lorsqu'une personne spécule elle détermine son achat en fonction de revenus futurs imaginaires. La spéculation est basée sur des rêves de gain facile sans tenir compte des réalités économiques.

Dans les pays arabes, 17 pays arabes ne peuvent pas avoir la même monnaie.
En Océanie, 17 pays océaniens ne peuvent pas avoir la même monnaie.
En Amérique, 17 pays américains ne peuvent pas avoir la même monnaie.
En Afrique, 17 pays africains ne peuvent pas avoir la même monnaie.
En Asie, 17 pays asiatiques ne peuvent pas avoir la même monnaie.
En Europe, 17 pays européens ne peuvent pas avoir la même monnaie.
C'est pourquoi la zone euro va exploser.

Nulle part, dans aucun autre continent, nulle part on n'a vu 17 Etats sacrifier leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

Nulle part.

En clair :

- il n'existe pas de solidarité supranationale ;

- le cadre national est le cadre maximal du consentement à l'impot ;

- les Etats européens riches ne veulent pas payer pour sauver de la faillite les Etats européens pauvres ;

- la zone euro finira comme toutes les constructions supranationales en Europe ont toujours fini : la zone euro finira par un lamentable effondrement.

Bonjour M. Sorman,

je n'ai pas trouvé le moyen de vous contacter directement. Pourriez-vous m'écrire (mon courriel est normalement affiché) ? Nous aimerions organiser un café-débat à Strasbourg avec vous.

@ Empereur,

La constitution suisse n' interdire pas l'endettement publique; mais oblige l'état fédéral de la maîtriser pour justement éviter le scénario qui se passe actuellement dans le zone Euro.

Quand à dire que la Suisse s'en tire à bon compte parce qu'elle est en dehors de la zone euro n'est que partiellement vrai. L'Autriche et les Pays-bas membres de la zone Euro sont pas très loin du bilan helvétique en matière d'endettement publique, de chômage et des fiances publiques en général.

Et ce n'est pas antidémocratique vu que la constitution helvétique reste entièrement dans les mains des citoyens. Impossible de la modifier sans l'accord des électeurs suisses.

D.J

Quoique pour les pays bas c'est quand même un peu plus élevé que la Suisse; 64% contre 38 pour la Suisse et 70% pour l'Autriche. Les autres pays de la zone euro font bien plus pire.

Mais ces deux pays sont les moins touché par la crise de la zone euro. Surtout la Hollande.

D.J

@ Empereur,

" La spéculation est basée sur des rêves de gain facile sans tenir compte des réalités économiques. "

Les bulles internet et ceux lié à la téléphonie mobile à ces débuts de la libéralisation ont été de la spéculation non pas sur des rêves et de la non réalité économique mais sur du concret.

La spéculation peut aussi donner de la valeur sur un nouveau produit innovant. Les investisseurs trouvent par la suite des gains de ventes importantes pour eux.

D.J

Juste pour rectifier une erreur de BA sur les monnaies communes:
-l'Union économique et monétaire ouest-africaine compte actuellement 8 membres.
-La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale compte 6 membres.

-questionnement d'une Union monétaire en Asie avec les membres de l'ASEAN+3 soit 13 membres

-On pourrait aussi parler de la monnaie romaine ayant la même valeur sur l'ensemble de l'empire avec des territoires aussi contrastés que Rome, l'Anatolie ou la Gaulle.

-Sans mentionner les zones monétaires datant des colonies avec la zone franc et la zone sterling.

Bref, juste pour dire que la notion de monnaie commune est vieille comme le monde. Le chiffre de 17 utilisé comme épouvantail n'est pas à prendre comme tel: l'Estonie ou la Slovénie n'ont que des poids infimes dans la zone.

Loin de moi l'idée de dire que ces zones dans leur fonctionnement sont équivalentes à celles de l'UEM, mais le partage de la monnaie pour des zones économiques contrastées est lui vieux comme le monde.

"On pourrait aussi parler de la monnaie romaine ayant la même valeur sur l'ensemble de l'empire avec des territoires aussi contrastés que Rome, l'Anatolie ou la Gaulle."

Tu parle! C'est parce que les Gaulois n'avaient pas le choix! Ils se sont fait imposer les sesterces à coups de glaives. Et d'ailleurs cette fameuse "monnaie commune" a provoquer tellement d'inflation et de révoltes qu'elle a fini par détruire l'empire romain. Mais les problèmes de l'Euro proviennent bien plus du socialisme excessif de certains états membre que de l'union économique (excellente en soi) européenne. Que l'Europe se débarrasse de ses poids morts sans essayé de les sauver avec des bailouts à la con et l'euro est sauvé.

La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) est un établissement international africain régi par la convention instituant l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), la Convention de Coopération Monétaire passée entre la France et les six Etats membre de cette Union : République du Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, République Gabonaise, République de Guinée Equatoriale et République du Tchad.

http://www.beac.int/index.php?option=com_content&view=article&id=109:article-phare-1&catid=53:articles-phares&Itemid=56

Six Etats d'Afrique Centrale ont la même langue.

Six Etats d'Afrique Centrale avaient été colonisés par la France.

Six Etats d'Afrique Centrale ont aujourd'hui une monnaie unique : le franc CFA.

Vous osez comparer :

1- Ces six Etats d'Afrique Centrale, qui parlent la même langue.

2- Et les 17 Etats membres de la zone euro.

Ridicule.

Le lien sur le G20 qui perd gagne ne passait pas chez moi. j'ai pu enfin l'écouter sur le site " Contrepoint "

C'était du bon Guy Sorman comme d'habitude.

D.J

en ce qui concerne la France , les faits sont extremement simples et connus de toute la classe politique : la France vit au-dessus de ses moyens depuis le 10 mai 1981 en raison d'une démagogie sociale et économique infernale qui ne peut conduire le pays qu'à la ruine. je rappelle des données essentielles :
* retraite à 60 ans totalement suicidaire, intenable et dont la réforme Woerth est totalement insuffisante. l'espérance de vie en augmentation ne peut conduire qu'à un relevement à 65 voir 67 ans, sauf à geler les pensions et augmenter les cotisations sociales. est-ce que les français veulent la retraite à 62 ans avec pour les smicards 400 euros de pension mensuelle et une augmentation des charges sociales donc une baisse du salaire net ? si oui faudra assumer les gars...
* durée hebdomadaire à 39 puis 35 heures depuis Jospin/Aubry, là encore mesure absurde intenable qui non seulement dégrade notre compétitivité mais représente un poids infernal. là encore le retour à 40 heures hebdo est inévitable et souhaitable au plus vite, ou alors les emplois les moins qualifiés vont continuer à disparaitre.
* secteur public totalement boursouflé, non réformé en raison de la lacheté generalisée devant des syndicats archaiques.
* structure administrative qui n'est qu'un empilement de strates digne d'un mille-feuille à la creme fouettée avariée, la décentralisation n'est qu'une libération généralisée de l'incompétence et de la complexité au profit d'une seule politique : le clientélisme.
* périmètre d'intervention de l'Etat digne du 19ème siècle avec des ministères inutiles et couteux. en quoi la Culture, les Sports regardent l'Etat ? que l'Etat s'occupe de défense, de justice et de l'intérieur ! 577 députés alors que 350/400 suffiraient largement ! et la cerise qui va tourner au cauchemar : mayotte département français ! on croit rever!
* choix économiques suicidaires, comme par exemple le rafale, invendable et qui n'est qu'un doublon avec l'Eurofighter. la encore l'etat a baissé sa culotte devant les interets privés de Dassault alors que la logique économique et politique devait conduire à la participation de la France au programme Efa européen. pendant que la marine fait joujou avec son rafale, le deuxième porte-avions nucléaire absolument indispensable n'est pas pret de naviguer.
on marche sur la tete depuis le dimanche 10 mai 1981. et nous allons en payer le prix fort fin janvier 2012 quand nous serons officiellement dégradés, avec la carbonisation immédiate de Sarkozy et la libération immédiate d'un espace politique pour les extremes. un gouvernement technocratique pour la France ? impossible, sauf à trouver un nouveau Raymond Barre.
moi (modestement) j'ai la solution politico-technocratique : Valéry Giscard d'Estaing à Matignon dès janvier 2012. ou alors Juppé à Matignon, mais avec toutes les garanties pour resister contrairement à l'automne 1995.

Non non, la France ne vit pas au dessus de ses moyens ! Un agent économique vit au-dessus de ses moyens quand il consomme plus qu’il ne gagne. Un pays vit au-dessus de ses moyens si son taux d’épargne domestique est négatif. Si l’on s’en tient aux chiffres de l’OCDE, la France avec une épargne nationale de l’ordre de 19 % de son produit national brut est loin de consommer plus qu’elle ne produit.

1°) C’est agaçant de voir que le service public doit toujours se justifier alors qu’aucuns des responsables de la crise n’ont été inquiétés ! Le service public, comme il porte son nom sert la population, garantie un accé gratuit aux soins, à l’éducation… Ce qu’il faut regarder c’est l’ensemble des coupes budgétaires qui ont été faites par rapport aux besoins REELS de ces services.

2°) Avec les 35 heures, la France figure même parmi les pays ayant créé le plus d’emplois depuis le début du processus ! Et oui, il faut lire les stats au lieu de raconter n'importe quoi ! Plus que les 35 heures, il faut regarder les chiffres qui donnent la situation réelle : on travaille 41 heures de travail hebdomadaire en France contre 41,7 en Allemagne.

Empereur
@Avidollar

Concernant les spéculateurs et les investisseurs, permettez de vous donner mes définitions :

Tout d’abord, l’un est l’autre sont animés par la recherche du profit, cependant une différence essentielle les séparent :

L’investisseur place son argent dans la création, développement d’un projet, d’une entreprise etc… Il permet de créer des richesses réelles : ayant des retombées concrètes : produits, services… avec embauche de main d’œuvre… Les résultats sont généralement à moyen et long terme. Il participe ainsi à la croissance économique. Son rôle est donc bénéfique pour l’Humanité.

Le spéculateur place son argent dans la finance en jouant sur les variations de prix (matières premières) ou de monnaies. Seule l’accumulation du capital compte : Les « richesses » créées sont fictives et ne participent pas concrètement à la croissance. Les résultats financiers attendus sont presque toujours à court terme. Son rôle économique est parasite et s’apparente plus souvent à celui d’un prédateur. Son rôle est donc négatif pour l’Humanité.

WMB: Merci de votre message.

Une question: comment appelez vous les differents fonds de pension et autres "mutual funds" (ce qui en France je crois s'appelle SICAV et FCP - Fonds Commun de Placemens) qui investissent l'argent qui leur est confie dans les obligations souveraines europeennes et qui en ce moment en achetent moins ou meme vendent partie de leur portefeuille?

Ce sont des "speculateurs" si je vous comprends bien?

Vraiment?

Avidollar

Merci pour votre intervention.

En réponse, les SICAV et FCP sont plutôt, par rapport à mes définitions, des investisseurs car ils rendent des services en finançant les entreprises, ou permettent le développement des économies des pays... Le fait que ces pays se soient endettés n'est pas une découverte... Cela dure depuis 30 ans... Ces fonds investissaient dans le obligations souveraines en connaissance de cause... Ils n’ont jamais agi pour empêcher la poursuite de cette situation… parce qu’ils y trouvaient leur compte !… toujours le fameux justificatif : "too big to fail"... Rappelons qu’en France, le remboursement de la dette existante représente la quasi totalité des recettes par l'impôt sur le revenu... Bref, ils ont toujours été remboursés rubis sur l'ongle avec gros intérêts en plus… Permettez donc de ne pas m'apitoyer sur eux.... par rapport aux millions de salariés dont les salaires sont encadrés… Ils perdent de l'argent aujourd'hui, certes, mais ils en ont participé à l’aveuglement collectif et en ont beaucoup gagné !!! Mais, après tout, le risque fait partie du capitalisme... On ne peut pas toujours gagner... Encore que le risque soit réduit par les fameux CDS (qui ont failli faire capoter l’économie mondiale en 2008…) N’oublions pas non plus que les profits sont privés et les pertes toujours collectives !!!… On fait ainsi « porter le chapeau » aux peuples par des restrictions budgétaires insensées… en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal, bientôt en France (cela commence…) en pratiquant, comme les médecins de Molière, des "saignées" dans un corps déjà "anémié", avec le risque majeur de récession, pire encore : de dépression…. Tout droit vers le défaut de paiement ! Drôle de médecine pour nos économies !…

" Avec les 35 heures, la France figure même parmi les pays ayant créé le plus d’emplois depuis le début du processus ! Et oui, il faut lire les stats au lieu de raconter n'importe quoi ! "

Ce sont surtout des emplois crées par l'état comme les emplois jeunes et non par les entrepreneurs. Cela ne sert à rien de se vanter d'avoir créer des emplois si le taux de chômage reste toujours très élevés. Les 35 heures fut un promesse socialiste pour revenir à un plein emploi qui n'est jamais arrivé.

" Non non, la France ne vit pas au dessus de ses moyens ! "

Un pays comme la France qui dépense plus par rapport à ses recettes disponibles et qui fini par emprunter pour les rembourser sans y parvenir; vous appelez ça comment?

Il y a pas besoin d'avoir fait HEC pour comprendre cela.

D.J

" Le spéculateur place son argent dans la finance en jouant sur les variations de prix (matières premières) ou de monnaies. "

Le spéculateur parie aussi sur les nouvelles technologies; comme je l'ai indiqué plus haut. ( internet, téléphonie mobile etc... ) qui en cas de succès commercial; cette spéculation augmente la valeur du produit qui fait aussi profiter à celui qui innove qui crée des emplois et de la richesse.

Toujours réduire la spéculation uniquement sur la finance et la monnaie n'est que tromperie.

D.J

WMB: Merci de votre precision.

Ma question, un peu ironique il est vrai, venait du fait que l'on entend beaucoup de gens mettre la crise europenne actuelle sur le dos des "speculateurs", ce qui me semble pour le moins une fantaisie.

La crise actuelle est le fait de deux acteurs, les pays endettes d'un cote et les preteurs de l'autre. Ces preteurs qui, dans leur grande majorite, ne sont pas des speculateurs mais bien des investisseurs. Banques. SICAV en France. Mutual funds ailleurs. Fonds de pension. Etc... Des investisseurs qui aujourd'hui se posent des questions sur le bien fonde de leur investissements.

"La Commission européenne entend proposer, mercredi, la création d'euro-obligations, un mécanisme perçu par ses promoteurs comme un moyen de régler durablement la crise de la dette, mais qui divise les Européens et aura pour corollaire un renforcement de la discipline budgétaire.
Berlin a clairement pris ses distances lundi avec l'initiative de la Commission. "Le gouvernement allemand partage l'opinion très répandue que des euro-obligations ne seraient pas aujourd'hui un remède miracle", a déclaré, lundi 21 novembre, Steffen Seibert lors d'une conférence de presse."

Et voilà. Mieux vaut tard que jamais.
Les Allemands finiront par céder, ou alors c'est fini.
Dire que les eurobonds n'est "pas un remède miracle" est une ruse rhétorique. Les eurobonds ne sont pas là pour permettre à tout le monde de poursuivre sur la voie de l'endettement, mais pour permettre au malade euro de survivre le temps que les mesures nécessaires soient mises en place. Pas un remède, mais une mesure de maintien en vie.

C'est comme en médecine. Lorsqu'un accidenté arrive aux urgence, la question n'est pas de savoir quel régime ou quel traitement il devra suivre une fois l'urgence passée, ou comment il devra changer son mode de vie, mais de faire le nécessaire pour qu'il survive jusque là.

Lundi 21 novembre 2011 :

Allemagne : la Bourse de Francfort finit en baisse de 3,35 %.

L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a fini lundi en baisse de 3,35 %, après des déclarations venues d'Allemagne montrant que Berlin reste sur une ligne dure face à la crise de la dette.

Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a ainsi balayé lundi les propositions sur un rôle accru de la BCE, ou sur l'émission d'euro-obligations, en estimant qu'il ne s'agissait pas d'un remède miracle.

France : la Bourse de Paris s'enfonce de 3,41 %.

La Bourse de Paris a terminé lundi sur un recul de 3,41 %, passant sous la barre des 2.900 points, dans un marché en totale perte de confiance, paniqué par les risques de contagion de la crise de la dette.

Espagne : la Bourse de Madrid chute de 3,48 % à la clôture.

La Bourse de Madrid a clôturé lundi en chute de 3,48 % à 8.021 points, au lendemain d'élections législatives qui ont porté la droite au pouvoir, dans un climat général de panique sur les places européennes face à la crise de la dette.

Les valeurs bancaires ont notamment été pénalisées : Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation boursière, a perdu 3,45 % à 5,38 euros, BBVA a baissé de 3,48 % à 5,716 euros, et CaixaBank a glissé de 4,47 % à 3,63 euros.

Italie : la Bourse de Milan clôture sur une chute de 4,74 %.

La Bourse de Milan a clôturé lundi sur une chute de 4,74 % à 14.510 points, paniquée comme les autres places financières par les problèmes de dette publique dans la zone euro.

D.J. confond état et nation. Pour savoir si la France est endettée, il ne faut pas regarder le rapport « dette de l'Etat / PIB ». Ce qu'il faut regarder, c'est la dette de la France tous acteurs réunis et donc en additionnant la dette des entreprises, des ménages et de l’État envers des acteurs situés hors de nos frontières.

La banque de France publique chaque année le « compte des transactions courantes ». Et si on l'examine de près, le solde de ce compte montre que la France n'est pas endettée, du moins pour l'instant...

@ Empereur,

Quand on évoque le gros problème de l'endettement de la France:

" ON PARLE D'UNE CRISE DE L'ENDETTEMENT PUBLIQUE " L'état qui dépense plus de ce qu'il peut avoir.

faut vous l'écrire en quelle langue pour que vous pigiez quelque chose?

D.J

En Belgique, il n'y a plus de gouvernement et le pays tourne toujours, eux ils ont peut-être trouvé la solution à la dette ... .

Tout ça me dépasse même si l'avis de mon père ancien directeur financier recoupe celui de Empereur concernant les attaques de marchés contre l'euro.
Ah c'est peut-être plus la crise des états auquel on est en train d'assister

On parle d'énorme endettement de la Grèce alors qu'apparemment c'est peanuts pour un financier ...

Les chiffres ne veulent plus rien dire surtout quand on apprend que l'Allemagne s'est gourré de quelques milliards sur sa dette. Les journalistes s'essayent à nous expliquer l'économie alors qu'ils nous pondent par moment des tableaux complètement faux.
La France est croulé de dette mais les maisons poussent comme des champignons en Bretagne. Empereur à raison de rappeler qu'il ne faut mélanger nation et état.

En attendant des enfants n'ont pas de Noël chaque année (du vécu auprès de gens) et pour ma part j'ai encore l'image d'une gamine Mahoraise haute comme mon pied à Pamandzi avec un iPhone4 dans les mains.

Mon dieu le monde ne tourne pas rond !

@DJ

Nous n’attribuons pas le même sens au mot spéculateur… Nous sommes donc confrontés tous les deux à un simple problème sémantique...

Le cas que vous évoquez : « spéculateur pariant sur les nouvelles technologies » est l’exemple type de celui d'un « investisseur » selon ma définition que je rappelle ci-dessous (raccourcie à l’essentiel):
"L’investisseur place son argent dans la création, développement d’un projet, d’une entreprise etc… Il permet de créer des richesses réelles : ayant des retombées concrètes : produits, services… avec embauche de main d’œuvre…".

J'en déduis que nous sommes d'accord sur ce point...

« Toujours réduire la spéculation uniquement sur la finance et la monnaie n'est que tromperie »

Encore un problème de vocabulaire !... Par objectivité et pour nous départager, faisons appel à une référence incontestable : le dictionnaire Larousse… Celui-ci donne la définition du verbe : spéculer : « Faire des opérations financières ou commerciales sur des choses négociables afin de tirer profit des variations de leur cours »… Avouez que cela ressemble beaucoup à ma définition… et correspond bien à ce que l’on constate dans les secteurs indiqués…

Vous abordez dans un 2eme post les emplois jeunes et les 35h. Vous avez, à long terme économiquement raison., Le gouvernement socialiste a tenté de résorber le chômage en se substituant au secteur privé qui réduisait les embauches pour privilégier les délocalisations vers les pays à main d’œuvre bon marché. Il l’a fait pour remplacer ces emplois manquants en créant ou favorisant l’insertion dans le monde du travail d’une génération qui aurait été sinon sacrifiée. Ces emplois manquants… ont été financés par le contribuable… à une époque où l’activité économique avait bien repris (1995-2001). Ce sont évidemment des « solutions » socialistes qui ont par la suite lourdement pesé sur le budget… et la compétitivité… je ne l’ai jamais contesté…

Cette prise de position devrait aussi convaincre ceux qui me traitent avec ETF de gauchiste…

@Guy Sorman

Je suis en grande partie d’accord sur votre analyse quant aux conséquences de la crise de l’Euro sur les politiciens grecs, italiens, on peut aujourd’hui aussi ajouter le vote des espagnols… la remontée de Sarkozy en France… Cependant, on retrouve toujours le même ronron d’une analyse orientée par vos convictions dogmatiques qui ne varient pas d’un iota… qui devraient pourtant être fortement ébranlées par ce que nous vivons…

Vous partez toujours de la situation actuelle, en l’occurrence les conséquences sur les politiciens des pays de l’Europe du Sud dans la tourmente monétaire… Leur délit ? Avoir pratiqué une politique que l’on trouve aujourd’hui critiquable… Cela ne l’a pas toujours été… je me souviens de certains discours de Christine Lagarde ou de Eric Worth assez révélateurs à ce sujet… Mon principal reproche : vous vous attachez aux conséquences, mais vous voulez ignorer les causes de cette crise…

Commençons par une vérité de La Palice : s’il a dette, c’est que les recettes ne couvrent pas les dépenses…

Les recettes
Sur ce point, vous êtes peu locace… C’est essentiellement les impôts de toutes sortes (revenus, TVA, taxes diverses, etc… pour qu’il y ait recette il faut que les agents économiques (ménages, entreprises, etc…) soient correctement et également imposés en vue de l’équilibre… or la logique économique ultralibérale réduit les impôts des plus riches pour attirer les investisseurs… ces mêmes riches qui transfèrent leurs gains dans les paradis fiscaux. La logique économique ultralibérale a aussi provoqué les délocalisations et le chômage qui en résulte, un blocage des salaires, augmentant considérablement la masse des pauvres qui ne paient pas l’impôt au détriment de la classe moyenne dont l’effectif se réduit de plus en plus.


Les dépenses
Là, vous insistez sur les dépenses qui se sont accrues notamment avec les coûts de santé et des retraites d’une population vieillissante, fulminant contre les bienfaits de l’Etat providence… La faute à qui ? Au choix délibéré des pays occidentaux de la logique ultralibérale… qui a déplacé la production des richesses dans les pays à main d’œuvre bon marché et donc réduit considérablement une des sources de recette fiscale : impôts sur le revenu des travailleurs (faibles individuellement mais importants par la masse due au nombre) amplifiant aussi la « charge » par le chômage créé. Ceci a permis à certains pays de se développer… jusqu’à nous concurrencer… et bientôt nous dominer… (voir mon post à DJ). Juste retour des choses après des décennies de pillage et d’exploitation de leurs ressources et de leur main d’oeuvre… Le vent de l’Histoire est entrain de tourner… mais pas dans le sens que vous attendiez… le boomerang de l’économie est de retour produisant des ravages…

Pour finir, je pense que vous avez du lire mes 3 commentaires adressés à DJ sur la Chine… Je suis étonné, vous si prompt à prendre la défense des opposants (c’est très louable !!) de votre manque de réaction…

« Qui ne dit rien consent » dit-on ?

Mardi 22 novembre 2011 : aujourd'hui, l'Espagne a lancé un emprunt à 3 mois, et aussi un emprunt à 6 mois.

Résultat : l'Espagne a dû payer un taux d'intérêt exorbitant.

- Pour l'emprunt à 3 mois, le taux d'intérêt a atteint 5,22 % (contre 2,35 % lors de la précédente émission en octobre 2011).

- Pour l'emprunt à 6 mois, le taux d'intérêt a atteint 5,328 % (contre 3,35 % lors de la précédente émission en octobre 2011).

http://www.publico.es/dinero/408334/espana-coloca-letras-del-tesoro-a-un-interes-superior-al-5

Bien qu’internet soit une source d’information sans pareil, il est bon de lire quelques livres, média qui reste encore très utilisé, ne serait-ce que pour des synthèses.

Voici quelque uns des ouvrages parmi les récents interessants

La France sans ses usines
• Auteur(s) : Patrick Artus , Marie-Paule Virard
• Editeur : Fayard
• Nombre de pages : 176 pages
• Date de parution : 26/10/2011

Petit cours d'autodéfense en économie (L'abc du capitalisme)
• Auteur(s) : Jim Stanford , Charb
• Editeur : Lux
• Nombre de pages : 496 pages
• Date de parution : 14/11/2011

Quelles réformes pour sauver l'Etat ?
• Auteur(s) : Jean-Paul Betbèze , Benoît Coeuré , Le cercle des économistes
• Editeur : PUF
• Nombre de pages : 150 pages
• Date de parution : 08/06/2011

Mondialisation et délocalisation des entreprises
• Auteur(s) : El Mouhoub Mouhoud
• Editeur : La Découverte
• Nombre de pages : 128 pages
• Date de parution : 21/07/2011 (3e édition)


La dignité de penser
• Auteur(s) : Roland Gori
• Editeur : Les liens qui libèrent
• Nombre de pages : 150 pages
• Date de parution : 02/11/2011

Introduction à l'économie
• Auteur(s) : Collectif Pearson Education
• Editeur : Pearson Education
• Nombre de pages : 256 pages
• Date de parution : 07/11/2011

La décompression (Des solutions après le krach)
• Auteur(s) : Philippe Dessertine
• Editeur : Anne Carrière
• Nombre de pages : 494 pages
• Date de parution : 28/10/2011

L'autre finance (Existe-t-il des alternatives à la banque capitaliste ?)
• Auteur(s) : Daniel Bachet , Philippe Naszályi
• Editeur : Editions du Croquant
• Nombre de pages : 323 pages
• Date de parution : 20/10/2011

La finance durable (Une nouvelle finance pour le XXIe siècle ?)
• Auteur(s) : Pascal Grandin , Dhafer Saïdane
• Editeur : Revue Banque
• Nombre de pages : 188 pages
• Date de parution : 20/10/2011

Anticipation : ce que des chercheurs en prospective pensaient début 2010…

Le krach de la dette publique (L'économie de surépargne)
• Auteur(s) : Sebastien Groyer
• Editeur : Editions du Cygne
• Nombre de pages : 164 pages
• Date de parution : 01/05/2010

Le risque systémique - Volume 2 - Repenser la supervision
Revue d'économie financière n° 101, mars 2011
• Auteur(s) : Collectif - Association d'Economie Financière (AEF)
• Editeur : Association d'économie financière (AEF)
• Nombre de pages : 304 pages
• Date de parution : 21/04/2011

Ci-dessous, un must !!! pour vous M. Sorman !)

Ces entreprises qui font la Chine
• Auteur(s) : Dominique Jolly
• Editeur : Editions d'Organisation
• Nombre de pages : 259 pages
• Date de parution : 13/10/2011

Aussi :

Finance chinoise - Les enjeux de la modernisation
Revue d'économie financière n° 102, juin 2011
• Auteur(s) : Collectif - Association d'Economie Financière (AEF) , Michel Aglietta , Patrick Artus , Isabelle Bouillot , Gaëlle Brillant , Jean-Pierre Cabannes
• Editeur : Association d'économie financière (AEF)
• Nombre de pages : 300 pages
• Date de parution : 30/06/2011

En complément d’information sur la stratégie chinoise...
:
L'art de la guerre (Nouvelle traduction)
• Auteur(s) : Zi Sun , Tzu Sun
• Editeur : Trédaniel
• Nombre de pages : 96 pages
• Date de parution : 09/11/2011

Je ne parviens pas à comprendre comment peut-on qualifier d'ultra libérale , la politique d'Etats qui prélévent 52% de la richesse nationale ?

Zone euro : les investisseurs internationaux n'ont plus confiance dans six Etats européens.

Pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5 %.
Belgique : 5,075 %.
Espagne : 6,605 %.
Italie : 6,820 %
Irlande : 8,207 %.
Portugal : 11,277 %.
Grèce : 28,860 %.

Qu'est-ce qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
Qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
Réponse :

http://www.youtube.com/watch?v=W2ZmTMzN5NY

Mercredi 23 novembre 2011 :

Maintenant, ce n’est plus seulement la périphérie de la zone euro qui est touchée par l’explosion des taux d’intérêt.
Maintenant, le cœur de la zone euro lui-même est touché : le cœur de la zone euro voit ses taux d’intérêt devenir exorbitants.
Les investisseurs internationaux n’ont plus confiance dans six Etats européens.
Pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5 %.

Belgique : 5,483 %.
Espagne : 6,646 %.
Italie : 6,969 %
Irlande : 8,207 %.
Portugal : 11,313 %.
Grèce : 29,041 %.

Aujourd'hui, il n'y a plus que trois personnes qui peuvent empêcher l'explosion de la zone euro.

Qui sont les trois personnes qui peuvent empêcher l'explosion de la zone euro ?

1- Dieu.
2- Le petit papa Noël.
3- Chuck Norris.

http://www.chucknorrisfacts.fr/index.php?p=parcourir&tri=top&PHPSESSID=ee239d05568fdf808501c20f016f45d7

Pour M. Guy Sorman, une saine lecture... :

Introduction à John Kenneth Galbraith

Auteur(s) : Stéphanie Laguérodie
Editeur : La Découverte
Nombre de pages : 126 pages
Date de parution : 07/11/2011

Jeudi 24 novembre 2011 :

"Trois mois maximum avant la fin de la zone euro" selon Olivier Sarkozy, banquier à New York.

A propos d’Olivier Sarkozy, le demi frère du Président, et l’un des dirigeants de Carlyle (l'un des plus gros fonds d'investissement du monde) qui, cité par la chaine américaine CNBC, déclare aujourd’hui que la zone euro est à moins de trois mois de son effondrement, selon le chef de la recherche économique chez Axa : "les marchés évaluent le risque d'éclatement de la zone euro entre 50 et 60 %".

http://fr.news.yahoo.com/3-mois-maximum-avant-fin-zone-euro-selon-182239932.html

Oui, il y aura éclatement. Out la Grèce et probablement le portugal. Des économies qui ne pourront pas s'en sortir en restant dans l'euro.
Ensuite, émission d'eurobdonds et autorité centrale de contrôle des budgets, réformes drastiques puis fédéralisation.
Sinon, l'euro, c'est terminé.
Mais la démocratie étant ce qu'elle est, il y de fortes chances qu'un des peuples (ou plusieurs) fasse capoter l'édifice. Tant que l'argent (à crédit) coulait à flots, ça allait à peu "prêt".
Mais on le sait, les crises économiques font ressurgir les nationalismes, les régionalismes, les villagismes.
Been there, done that. La nature humaine ne change pas aussi vite que n'évolue le monde.
Sans compter le renforcement sans précédents des inégalités, grave échec du libéralisme mode mondialisée. L'argent existe pour renflouer les budgets. Il est dans la poche d'une toute petite minorité qui préfèrera, on la comprend, la stocker dans des paradis fiscaux que la partager au nom de l'effort national, voire européen.
Voilà où nous mènent le chacun pour soi, les marchés soi-disant rationnels. La roue tourne et tout recommence...

Jeudi 24 novembre 2011 :

Aujourd'hui, le mini-sommet Merkel-Sarkozy-Monti n'a pas du tout rassuré les investisseurs internationaux : pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5,7 %.

Les deux Etats les plus en danger sont la Belgique et l'Italie : leurs taux explosent.

Belgique : 5,737 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBGB10YR:IND

Espagne : 6,627 %.

Italie : 7,107 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

Irlande : 8,207 %.
Portugal : 12,211 %.
Grèce : 29,875 %.

Vendredi 25 novembre 2011 :

Londres se prépare à la fin de la zone euro, mais les "plans" sont flous.

Les autorités britanniques évoquent désormais ouvertement des "plans" pour faire face à un démantèlement de la zone euro, demandant en particulier aux banques de s'organiser en conséquence, mais les mesures envisagées restent à ce stade particulièrement floues.

Un responsable de l'Autorité des services financiers (FSA), le superviseur des marchés britanniques, a relancé les spéculations en affirmant jeudi que les banques du pays avaient été priées de se tenir prêtes à affronter tous les scénarios, y compris les "pires".

"Nous ne pouvons pas ignorer l'éventualité d'une sortie désordonnée de certains pays de la zone euro", a expliqué Andrew Bailey lors d'une conférence à Londres.

Le ministre des Finances George Osborne avait été le premier à dire, début novembre, que Londres "préparait des plans" en cas d'éclatement de la monnaie unique.

"Ici, hors de l'euro, il faut nous préparer à toutes les éventualités et c'est exactement ce que nous faisons", avait renchéri un peu plus tard devant des hommes d'affaires le Premier ministre David Cameron, sans donner lui non plus le moindre détail.

Une crise totale conduisant à la mort de la monnaie européenne est envisagée avec une certaine délectation par une presse largement eurosceptique. Elle est en revanche redoutée par les milieux économiques qui craignent un impact dévastateur sur le Royaume-Uni, qui réalise plus de 40% de ses échanges commerciaux avec ses voisins.

Du côté du secteur financier, les banques ont déjà largement réduit leur exposition aux pays périphériques de la zone euro, Grèce et Portugal en tête, comme l'ont montré leurs récents résultats trimestriels.

Mais le degré d'inquiétude est monté de plusieurs crans lorsque l'Italie s'est retrouvée à son tour dans la ligne de mire des marchés : selon les estimations de la presse, les quatre principales banques britanniques détiennent encore pour quelque 40 milliards de livres (46 milliards d'euros) de dette italienne. L'onde de choc d'une faillite de l'Etat italien atteindrait donc rapidement le Royaume-Uni.

Hormis la vente de ces actifs devenus risqués, les banques devraient être incitées à se constituer un matelas de capitaux supplémentaires en revoyant à la baisse bonus et dividendes.

Au-delà de ces mesures relativement classiques et attendues, le "plan de protection" britannique reste mystérieux.

http://www.romandie.com/news/n/CRISELondres_se_prepare_a_la_fin_de_la_zone_euro_mais_les_plans_sont_flous251120111511.asp

Vendredi 25 novembre 2011 :

Le Trésor italien au bord de la rupture.

L'effet « Mario Monti » a fait long feu et l'Italie est de nouveau sous très forte pression pour financer sa dette. Au lendemain du sommet ayant réuni jeudi à Strasbourg le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le nouveau président du Conseil italien, le Trésor transalpin a dû concéder ce vendredi un taux record de 7,81 % pour placer 8 milliards d'euros de dette à deux ans, soit plus de 3 points de pourcentage de plus que lors de l'émission réalisée le 26 octobre.

Rome a également payé un taux record de 6,5 % pour émettre 2 milliards d'euros d'obligations à 6 mois.

Les marchés ont sans surprise très mal réagi au résultat de ces deux adjudications. En début d'après-midi, le taux référence à 10 ans grimpait de 21 points de base, à 7,32 %.

La différence de taux avec l'Allemagne, appelée prime de risque ou « spread », est repassée au-dessus des 500 points de base dans le sillage de l'opération pour la première fois depuis le 16 novembre. Signe de l'inquiétude des marchés, la Bourse de Milan a creusé ses pertes après cette émission et cédait 1,84 %. Sur le marché des changes, l'euro est tombé jusqu'à 1,3225 dollar, son plus bas niveau depuis début octobre.

Outre le fait que ces taux d'emprunt sont jugés insoutenables sur la durée pour la péninsule, dont l'encours de dette atteint 1.900 milliards d'euros, soit environ 120% de son PIB, l'Italie n'a attiré qu'une demande relativement modeste des investisseurs malgré ces rémunérations très attractives. Les intervenants n'ont proposé que 11,7 milliards d'euros sur l'opération à deux ans et 3,2 milliards sur la souche à 6 mois, soit des ratios de couverture respectifs de 1,47 et 1,59.

Pour l'heure, cela a suffi pour que le Trésor italien emprunte le maximum de 10 milliards d'euros qu'il escomptait ce vendredi, mais les marchés craignent qu'une crise de liquidité empêche à terme Rome de refinancer sa dette, même à des coûts astronomiques. Un phénomène de très mauvais augure alors que se profile lundi et mardi des adjudications à long terme.

Dans ce contexte de tensions extrêmes, la chancelière allemande a réaffirmé jeudi son opposition aux euro-obligations, jugées par bon nombre de spécialistes comme l'une des clefs de sortie de crise. Autre piste souvent mise en avant, la monétisation des dettes par la BCE, via une création monétaire illimitée, est également au point mort. L'Allemagne et la BCE y sont en effet farouchement opposées, même si l'institution de Francfort a déjà acheté pour plus de 190 milliards d'euros d'obligations périphériques depuis le début de la crise.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20111125trib000666768/le-tresor-italien-au-bord-de-la-rupture.html

TOO BIG TO FAIL ! NON !
TOO BIG TO PAID !

Il me souvient qu’en 1988, un an seulement avant la chute du Mur de Berlin, Georges Marchais paradait dans les médias, y répétant en boucle sa formule, prononcée pour la première fois en 1979, « le bilan des pays communistes est globalement positif ». C’est-à-dire qu’au moment où tous les signes de l’effondrement du bloc soviétique étaient manifestes, lui se murait dans ses certitudes.

Nous en sommes-là, aujourd’hui, avec le système capitaliste, mais ses thuriféraires n’en veulent rien voir. Parmi ceux-là, notre émouvant Guy Sorman. Tant d’aveuglement confine à l’héroïsme, s’il est involontaire.

La crise que vit le capitalisme est irrésistible. Que les keynésiens, les ultralibéraux ou les sociaux-démocrates se penchent à son chevet, rien n’empêchera la décomposition du capitalisme à l’échelle mondiale.

Il lui arrive ce que Karl Marx, pourtant son plus remarquable analyste, ne pouvait prévoir : sa mondialisation accélérée par les moyens surpuissants de l’informatisation, le rend totalement incontrôlable.

L’effondrement du capitalisme est inéluctable, mais son agonie risque d’être longue, pour le malheur des peuples.

Les banques, les spéculateurs ont pris le contrôle du monde. Au point qu’en dépit de leurs innombrables turpitudes, rien ne peut être fait contre eux, du moins quand on est libéral et que, délibérément, on a abdiqué toute volonté politique de les combattre.

Pour traduire cet état d’esprit démissionnaire, les anglo-saxons ont forgé une formule lapidaire : too big to fail, trop gros pour tomber. Sous-entendu, les banques en faillite sont tellement grosses, que, si les Etats ne les secouraient pas, elles pourraient entraîner la chute du système capitaliste.

Il n’est pas venu à l’esprit de nos chers politiciens et économistes libéraux, stipendiés ou pas par les officines libérales, que cette formule pouvait être retournée comme un gant, et permettre de faire l’inverse de ce qu’ils font.

Que pensez-vous de ces formules : too big to paid, trop grand pour payer ? Ou bien encore : too many to paid, trop nombreux pour payer ? Ou mieux encore : too strong to paid, trop fort pour payer ?

Les peuples islandais (320 000 habitants, 103 000 km²) et argentin (41 millions d’habitants, 2 766 000 km²) ont parfaitement intégré ces formules. Après avoir subi le joug, pendant des années, des créanciers étrangers, des exigences toujours plus scandaleuses du FMI, ils ont décidé un beau jour de dire merde à tous ces malhonnêtes et de s’asseoir sur leurs dettes, fruits d’attaques spéculatives.

Aujourd’hui, ces pays sont en plein renouveau économique, après s’être pourtant mis en faillite.

Je ne sache pas qu’il y ait eu la moindre expédition militaire de la part de la Grande Bretagne, le principal créancier de l’Islande, contre ce minuscule peuple. Ni contre l’Argentine.

Moins radicalement, le peuple brésilien a, lui aussi, décidé de prendre le taureau par les cornes. Les investisseurs étrangers qui s’établissent au Brésil doivent y réinvestir 99 % des profits qu’ils réalisent dans ce pays, par exemple.

Ces trois pays sont parfaitement démocratiques.

Je préconise que la France, au moins, s’inspire de l’exemple de ces pays. Il est clair que la fameuse dette de 1 700 milliards d’euros, dont on nous rebat les oreilles, est pour une bonne part illégitime. C’est-à-dire qu’elle est une dette uniquement destinée à engraisser les spéculateurs.

Au lieu de quoi, notre cher Guy Sorman et ses amis libéraux en sont toujours à mouliner sempiternellement leurs mantras.

Leur obsession c’est la dépense publique. Par paresse d’esprit, à moins que ce ne soit par volonté délibérée de dépouiller le peuple des bienfaits de l’Etat, ils ne veulent pas aborder le thème des recettes publiques. Ils ont une vision hémiplégique de l’économie.

Les dirigeants politiques
successifs de l’Etat (l’Etat est à la fois une entité administrative impersonnelle reposant sur les fonctionnaires, et une entité politique entièrement dépendante des orientations des élus politiques placés à sa tête – si bien que depuis une bonne vingtaine d’années les chefs de l’Etat français ont pour objectif de le démanteler, pour pouvoir justifier ensuite les privatisations) ont volontairement appauvri l’Etat à coup d’exonérations fiscales, subventions, niches fiscales toujours accordées aux segments les plus fortunés de notre pays. Ils l’ont aussi appauvri en privatisant, entre autres, les banques et en bradant les autoroutes au secteur privé. Les énormes profits réalisés par tous ces secteurs nouvellement privatisés échappent à l’Etat. Or, l’Etat c’est nous, le peuple !

Donc, avant de songer à réduire les dépenses publiques, il est incontournable de rétablir la justice fiscale, d’autant plus que, contrairement à ce que les propagandistes de l’acabit de Guy Sorman affirment, notre pays n’a jamais été aussi riche. En soixante ans, la production de richesses a été multipliée par cinq par tête d’habitant ou par sept en valeur absolue.

Seuls, le creusement des inégalités dans la répartition des richesses et l’appauvrissement volontaire de l’Etat donnent l’impression que les caisses sont vides.

Par exemple, la fiscalité frappant les revenus du travail est de 42 %, celle frappant les revenus du capital est de 18 %.
L’alignement sur les revenus du travail apporterait une centaine de milliards à l’Etat. Enfin, pourquoi les subventions accordées aux entreprises le sont sans contrôle ni contrepartie ? Alors que des entrepreneurs indélicats, parfois étrangers, après avoir empoché l’argent, s’empressent, trois ou quatre ans après, de délocaliser leur entreprise, sans être contraints de rembourser.

Ce qui creuse les déficits, ce ne sont pas la multiplication des promesses électorales et la création d’emplois publics, comme le dit Guy Sorman, mais ce sont toutes ces injustices sociales et fiscales, sans compter les fraudes et l’évasion fiscales, de très loin supérieures aux fraudes sociales.

A toutes fins utiles, comme je n’ai pas qu’une vision hémiplégique de l’économie, je me permets de dire qu’un emploi public ce n’est pas qu’un coût, mais ça rapporte par le travail fait et par la consommation de l’employé et de sa famille. C’est dans tous les cas beaucoup moins cher que de devoir payer des indemnités de chômage à ce même employé, si son emploi public n’avait pas été créé.

Il se trouve qu’avant mes trente années de journalisme, j’ai été pendant dix ans comptable dans le secteur privé et j’ai appris à avoir une vision globale et en miroir de l’ensemble des postes de recettes et de dépenses.

Manifestement, les libéraux n’ont pas cette vision interactive. Oh, ça ne fait pas de moi un économiste, mais au moins un gestionnaire.

L’hémiplégie économique de Guy Sorman, et des libéraux, se double d’une contradiction terrible. Lui le libéral intransigeant, voilà qu’il se dit favorable à une « interdiction constitutionnelle qui devrait être générale dans l’Union européenne » en matière de maîtrise de la dépense publique. J’ai encore dans les oreilles ses vigoureuses protestations contre la manière autoritaire, selon lui, avec laquelle les 35 heures ont été imposées dans toutes les entreprises françaises par le gouvernement de la gauche plurielle. Tout cela au nom des particularités de chaque entreprise. Au passage, laissez-moi dire que les libéraux ont fustigé cette loi en la travestissant volontairement.

Il se trouve que dans mon activité de syndicaliste-juriste, j’analyse les deux lois Aubry quasi quotidiennement. Je mets les libéraux au défi d’y trouver le moindre accent autoritaire.
Cela dit, je trouve ces deux lois critiquables, mais pour de toutes autres raisons que les leurs.

Entre autres, je n’oublie pas que les employeurs n’ont pas eu à souffrir de la mise en œuvre des 35 heures, puisqu’ils bénéficient toujours d’exonérations sociales spécifiques, qu’ils en ont aussi profité pour développer la flexibilité et même bloquer la progression des salaires dans bien des entreprises pendant deux ou trois ans. Si ces mesures de compensations ont pu, à la limite, être admissibles pendant les trois, quatre premières années, leur maintien, aujourd’hui, est parfaitement scandaleux. En revanche, je suis toujours pour le maintien des 35 heures.

Mais je reviens à l’Europe. Comme si les Etats européens n’avaient pas de particularités. Notez que cela ne fera que la seconde fois que leur libéralisme s’arrête là où commence l’intérêt suprême des capitalistes. La création d’un euro identique dans tous les pays de la zone euro, sans tenir compte de leur état de développement économique respectif, a rencontré leur adhésion. Aujourd’hui, cette manière militaire d’imposer un euro à parité unique à toute la zone euro produit des dégâts considérables, le mettant en péril.

Au point que même Nicolas Sarkozy en vient, maintenant, à faire pression, sans succès, sur Angela Merkel, pour que la BCE prête directement aux Etats membres de la zone euro, au même taux que celui qu’elle consent aux banques privées. Ce que le traité de Lisbonne interdit formellement.

Aujourd’hui, traité de Lisbonne oblige, les banques privées prêtent l’argent aux Etats en souffrance à des taux prohibitifs.

Je prends l’évolution de Nicolas Sarkozy pour un hommage à la lucidité de Jean-Luc Mélenchon qui, depuis 2008, fait de cette possibilité d’action de la BCE un moyen d’enrayer la spéculation.

Jean-Luc Mélenchon tient un autre raisonnement particulièrement pertinent. Il dit que l’énormité de la dette publique est fabriquée de toute pièce par les gouvernements libéraux de droite comme de gauche, à travers l’Europe.

En France, la dette publique s’élève à 1700 milliards d’euros. Les libéraux rapportent cette dette à une seule année de production de richesses, environ 2000 milliards. Or, cette dette va être remboursée sur 7 ans et 31 jours. Mélenchon considère donc, à juste titre, que pour apprécier le poids de notre dette, il faut la diviser par un peu plus de 7 (7,08). Dans ces conditions, le poids de notre dette n’est plus de 85 % du PIB d’une année, mais de 12 %.

Jean-Luc Mélenchon poursuit son raisonnement par un exemple judicieux. Il compare l’approche qu’ont les libéraux de la dette publique de celle que les gens censés ont de la dette des ménages. Quand un couple de Français moyens achète une maison, il s’endette lourdement pour quinze à trente ans. Si l’on rapportait la dette totale que ce couple va rembourser en 15, 20 ou 30 ans, à une seule année de revenus de ce couple, son taux d’endettement serait astronomique.

Heureusement, les prêteurs divisent cette dette par 15, 20 ou 30 pour mesurer le taux d’endettement annuel de notre famille. S’il n’en était pas ainsi, l’économie serait complètement bloquée. Le raisonnement vaut pour l’endettement des entreprises. Il doit valoir aussi pour l’endettement de l’Etat.

Rappelons que pour les particuliers, le taux d’endettement considéré comme viable est de l’ordre de 33 % des revenus.

Un taux d’endettement de 12 % pour l’Etat français c’est strictement rien. Toutes les entreprises et tous les couples signeraient pour n’être pas plus endettés.

La réalité, c’est que les libéraux, à commencer par vous Guy Sorman, dramatisent le poids de la dette publique pour pouvoir justifier le détricotage de tous les droits sociaux conquis par les peuples. Les libéraux, dont Guy Sorman,font sciemment de la propagande mensongère.

Nous ne les laisserons pas faire.

Je conclus sur l’hostilité ardente des libéraux au protectionnisme, qui signifierait immédiatement, disent-ils, la misère pour les plus pauvres, par le surenchérissement de leurs achats qu’il engendrerait.

Les partisans du socialisme démocratique, dont je suis, par définition antilibéraux et internationalistes, ne sont pas pour le protectionnisme, mais pour des échanges internationaux fondés sur la réciprocité des règles d’importations et d’exportations, prenant en compte les règles sociales, fiscales et environnementales.

Il n’en reste pas moins que ce débat fait encore la démonstration de la vision hémiplégique qu’ont les libéraux de l’économie. Pendant qu’ils essaient de faire croire au peuple que la misère s’abattrait sur eux, ils oublient de dire, volontairement, que le respect des règles de réciprocité aurait pour avantage considérable de redonner du travail à des dizaines de milliers, voire à des centaines de milliers de travailleurs français, aujourd’hui au chômage et dans la misère à cause des délocalisations compétitives.

"L’effondrement du capitalisme est inéluctable, mais son agonie risque d’être longue, pour le malheur des peuples. "


" Aujourd’hui, ces pays sont en plein renouveau économique, après s’être pourtant mis en faillite.

Je ne sache pas qu’il y ait eu la moindre expédition militaire de la part de la Grande Bretagne, le principal créancier de l’Islande, contre ce minuscule peuple. Ni contre l’Argentine.

Moins radicalement, le peuple brésilien a, lui aussi, décidé de prendre le taureau par les cornes. Les investisseurs étrangers qui s’établissent au Brésil doivent y réinvestir 99 % des profits qu’ils réalisent dans ce pays, par exemple. "

Toujours est-il que ces pays n'ont pas renoncé au capitalisme. C'est surtout par la voie de l'économie de marché et du capitalisme qu'ils peuvent redémarrer.

Les anticapitalistes nous ressortent toujours la même rengaine sur la fin du capitalisme lors de chaque crise.

On attend toujours.

" Jean-Luc Mélenchon poursuit son raisonnement par un exemple judicieux. Il compare l’approche qu’ont les libéraux de la dette publique de celle que les gens censés ont de la dette des ménages. Quand un couple de Français moyens achète une maison, il s’endette lourdement pour quinze à trente ans. Si l’on rapportait la dette totale que ce couple va rembourser en 15, 20 ou 30 ans, à une seule année de revenus de ce couple, son taux d’endettement serait astronomique. "

Mélenchon devrait prendre des cour de comptabilité. Surtout sur les ratios.

( les ratios je le rappel: sont les liquidités disponibles par rapport aux créances. Et un fort capital positif dans un bilan comptable ne garanti en rien de la faillite si les liquidités disponibles sont très insuffisantes pour honorer les créanciers )

Les états se sont sur-endettés quand ils avaient déjà plus de liquidités disponibles pour rembourser leurs dettes. Elle est là la crise de l'endettement publique qui tue l'économie.

Tandis que le couple qui s'endette pour acheter une maison arrive souvent à la rembourser grâce aux revenu du ménage ( liquidité disponible ) tout en ne s'endettant pas plus pour d'autres dépenses trop onéreuses. C'est également le cas de l'entrepreneur qui s'endette pour investir dans des nouveaux mode de production. Du moment qu'il dispose des liquidités disponibles son affaire peut tourner malgré un endettement.

Les états s'endettent par le gaspillage sans en avoir les moyens. C'est cela qui est grave.

D.J

@ DJ

Mon article soulève des questions très concrètes, vous n’y répondez pas.

Niez-vous que l’endettement des Etats soit rapporté au PIB d’une seule année, alors qu’en France, par exemple, les dettes sont en moyenne remboursées en 7 ans et 31 jours ?

Niez-vous que le taux d’endettement, mensuel ou annuel, des familles et des entreprises soit calculé en prenant en compte la durée de remboursement des crédits ?

Jean-Luc Mélenchon, comme l’ancien comptable que je suis, n’ont pas besoin de prendre des cours de comptabilité. De plus, pour votre gouverne, sachez que dans mon activité bénévole de syndicaliste-juriste, j’instruis de nombreux dossiers juridiques en contestation de licenciements économiques, que me confient les salariés. A ces occasions, j’accède automatiquement aux bilans et comptes de résultat de trois exercices, au moins, des entreprises concernées. Je me fais un plaisir de les décortiquer, en de multiples ratios. Mes découvertes sont nombreuses. C’est un régal !

Donc JLM et moi sommes scandalisés que le taux de la dette des Etats ne soit pas calculé de la même façon que pour les familles et les entreprises.

Le taux d’endettement des Etats est donc un chiffrage éminemment politique, totalement étranger à la réalité.

Vous voilà rassuré que l’Islande, l’Argentine et le Brésil demeurent des pays capitalistes. Je vous en donne acte. Mais pour moi, l’information principale est que ces pays aient décidé de tourner le dos à l’orthodoxie libérale, faisant la démonstration qu’il n’y a pas qu’une seule manière d’affronter la crise. Les Merkel, Sarkozy, Cameron, Zapatero,… Hollande, veulent nous faire croire le contraire.

Je ne suis pas un adepte du tout ou rien. Entre le capitalisme ultralibéral dominant le monde et le socialisme démocratique que je souhaite, je suis conscient qu’il y aura des étapes à franchir. La voie capitaliste antilibérale choisie par certains pays me paraît un progrès.

Cela dit, je vous confirme que le capitalisme mondial ultralibéral est à l’agonie et qu’il ne sortira plus de son agonie jusqu’à sa mort.

Niez-vous que les gouvernements français des vingt dernières années aient volontairement appauvri l’Etat ?

Niez-vous que les moyennes et grandes entreprises françaises aient reçu et reçoivent toujours d’importantes compensations à la mise en œuvre des 35 heures ?

Niez-vous qu’un emploi public ce n’est pas qu’un coût, mais aussi un vecteur de recettes (travail fait, consommation, impôts payés, moindre dépense pour Pôle Emploi) ?

Il n’est point besoin d’entrer dans des raisonnements abstrus pour répondre à ces questions. C’est pourtant votre sport favori. Il est vrai que ce qui ne se conçoit pas bien, ne s’énonce pas clairement.

@ Guy Sorman

Me voilà édifié. Jusque-là, je louais votre respect de la liberté d’expression, ce qui vient de se passer à propos de l’article que j’ai intitulé « Too big to fail ! Non ! Too big to paid ! » me détrompe.

J’ai fait sept ou huit tentatives pour le mettre sur votre blog.

Chaque fois, il était dûment enregistré, mais n’était pas publié. Je vous ai signalé le fait sur votre messagerie, une première fois le vendredi 25 novembre, mettant cela sur le compte d’un possible dysfonctionnement de votre blog. Sans réaction de votre part.

Ce que voyant, j’ai poursuivi mes tentatives. Toujours sans résultat, mais en constatant que votre blog fonctionnait bien, puisqu’il s’abondait de nouvelles contributions de blogueurs. J’ai donc résolu de vous envoyer un second courriel, ce dimanche.

Mais là, j’ai évoqué la possibilité d’une censure de votre part, et j’ai ajouté que, si ma crainte se confirmait au terme d’une période de huit jours, je me verrais contraint de publier l’article en cause sur un certain nombre de sites, dont Médiapart et Marianne 2, auxquels je suis abonné, sous le surtitre « Article censuré par Guy Sorman ».

Aussitôt après la réception de ce second courriel et, comme par hasard, vous avez enfin publié mon article. La raison a enfin repris le dessus.

" Niez-vous que l’endettement des Etats soit rapporté au PIB d’une seule année, alors qu’en France, par exemple, les dettes sont en moyenne remboursées en 7 ans et 31 jours ?

Niez-vous que le taux d’endettement, mensuel ou annuel, des familles et des entreprises soit calculé en prenant en compte la durée de remboursement des crédits ? "

cela ne change le problème tant pour le privé, le particulier ou l'état.

Quand on s'endette et que l'on a plus les moyens de rembourser c'est la faillite. Mais le pire ce sont les états qui continue à emprunter pour se désendetter en creusant encore plus la dette. Au lieu de faire des économies ou freiner les dépenses. On a faire à une irresponsabilité des pouvoirs politiques en matière de gestion. Il est là le problème de la crise de l'endettement. Il n'y a que les socialistes comme vous qui sont aveuglé par cette réalité.

C'est la différence avec le privé et les ménages qui n'ont pas une vache à lait appelé contribuable.

" Niez-vous que les gouvernements français des vingt dernières années aient volontairement appauvri l’Etat ? "

Ils ne l'ont pas fait volontairement; ils ont raisonné comme vous comme quoi l'état est la solution et que les dépenses publiques et les emplois jeunes allait sortir la France de sa panne économique.

" La voie capitaliste antilibérale choisie par certains pays me paraît un progrès. "

C'est ce que faisait la nazisme et les dictatures fascistes en général et c'est ce que fait la Chine. Qui cette dernière à certes a sorti 300 millions de Chinois de la misère mais qui en laisse 900 millions d'autres.

C'est mieux que le maoïsme. Mais c'est loin d'avoir les mêmes résultats positifs que le capitalisme libéral.

il est beau votre modèle.

D.J

@ Mascarelle,

"J’ai fait sept ou huit tentatives pour le mettre sur votre blog.

Chaque fois, il était dûment enregistré, mais n’était pas publié. Je vous ai signalé le fait sur votre messagerie, une première fois le vendredi 25 novembre, mettant cela sur le compte d’un possible dysfonctionnement de votre blog. Sans réaction de votre part. "

Cela m'arrive aussi de temps en temps. Surtout quand je met un lien. Sorman n'y est pour rien. Il ne censure pas pour un oui pour un non. Quand j'écris des tartines j'en fait un copié-collé avant de le publier au cas où 4a passe pas.

D.J

@ DJ

Un taux d'endettement de 12 %, c'est un taux ridiculement bas. Que ce soit pour l'Etat, les entreprises ou les ménages.

Or, je confirme que le taux d'endettement de l'Etat français est bien de 12 % et non de 85 %.

Vous pourrez tourner les chiffres dans tous les sens, c'est ainsi.

Vous avez raison Mascarell et tout les économistes, les banques centrales, les politique etc... ont tous tort sur le taux de l'endettement publique qui est selon vous de 12% et non de 85%.

D.J

Je vous le confirme, tous les économistes libéraux ont tort, et ils le savent.

Leur mode de calcul est politique. Il est destiné à faire admettre au peuple que la dette de la France est tellement énorme qu'on ne peut pas faire autrement que de sabrer dans les dépenses sociales. Ce mode de calcul prévaut dans tous les pays libéraux. Il n'en est pas moins ridicule.

Malheureusement, les incultes économiques de votre genre sont nombreux. Ils ne voient pas la ficelle grosse comme un câble.

Mais attention au réveil !

Il est parfaitement inique de rapporter la dette totale de la France, remboursable en 7 ans et 31 jours, à une seule année de PIB.

Si les entreprises faisaient de même, elles auraient toutes des taux d'endettement astronomiques.

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