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  • Parution le 15 mars 2012

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    Paru le 2 novembre 2009

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Commentaires

Ce que vous écrivez là sur les Etats-Unis, pouvez-vous l'appliquer à la Chine :

"S'abstenir de comparer et par suite de juger"

Encore une fois, je demande des preuves quand Guy Sorman affirme ceci : " la plupart des Américains la connaissent sinon par coeur, du moins pour l'essentiel"

La "plupart", c'est combien de en pourcentage ? Selon l'AFP, la plupart des Américains connaissent mieux les Simpsons que la constitution des Etats-Unis :

"Les Américains connaissent mieux la famille Simpson que le Premier amendement de leur Constitution, selon un récent sondage.

Un Américain sur quatre seulement peut citer plus d'une des libertés garanties par cet amendement (libre exercice d'une religion, liberté de parole, de la presse, d'assemblée et d'adresser des pétitions au gouvernement), d'après cette enquête réalisée pour le compte du Musée de la Liberté.

En revanche, la moitié des personnes interrogées peuvent nommer au moins deux membres de la célèbre série télévisée, caricature de la famille américaine moyenne. Et près d'un quart des Américains sont capables de citer les cinq membres de la famille Simpson: le père Homer, la mère Marge, le fils Bart, sa soeur Lisa et la petite dernière, Maggie.

Par comparaison, une seule des 1000 personnes interrogées a pu citer correctement les cinq libertés du Premier amendement. D'autres, montre le sondage, ne savent pas très bien ce que recouvrent le texte: une personne sur cinq pensait ainsi que le Premier amendement protégeait le droit à posséder un animal domestique..."

"Aux Etats-Unis, la presse est vraiment un quatrième Pouvoir."

La grande presse américaine a participé à l'exercice de propagande autour de l'affaire des armes de destruction massive en Irak, c'est ça le quatrième pouvoir ?

Pour connaître l'état de l'opinion américaine, la meilleure source est Pew , pas l' AFP. La Constitution est enseignée à l'école, pas les Simpson, ou pas encore.

"Pour ma part, libéral en France, je suis aux Etats-Unis plus proche des liberals que des Conservative." Non?! Sorman un "democrat", dans le camp d'Obama?! Welcome, brother! Il était temps! faut dire que les politicards républicains sont devenu tellement clownesques, stupides, tartuffes, corrompus, d'une religiosité visqueuse arborée en bandoulière, à fair vomir même Christine Boutin, que n'importe-quel descendant conscient des lumières, quelle que soit sa religion économique, ne peut plus en être.
S'abstenir de comparer les US et la France ? Et au nom de quoi. Qu'est-ce que cet obscur dogme auquel vous avez l'air tant attaché ?
La presse, quatrième pouvoir ? De moins en moins, puisqu'elle est financièrement exangue, presque en voie de disparition. Maintenue en vie par Corporate America qui est loin d'être sans influence. Echec total, d'ailleurs, lors de la vente de la guerre d'Irak aux américains. Tout le monde est rentré dans le rang! Rappelez-vous de Judith Miller (remerciée depuis), relayant dans les colonnes du Times la propagande des néocons.
C'est le Huffington Post, sur Internet, que j'ai suivi depuis le jour même de sa création, qui a été la première voix dissonante, et a osé (enfin!) contredire
la soupe officielle! Le Huffington Post devenu, pendant un temps, la seule opposition dans les médias US (bien lui en a pris, quoique je n'aime plus aujourd'hui).
Par ailleurs, la presse d'opinion est tout aussi répandue qu'en France, voire plus. Où Murdoch détient-t-il le plus de médias, ici (aux US) ou en France ?
Et que dire de Mediapart? Qu'on apprécie ou non, voilà un journalisme d'investigation qui secoue le cocotier et qui réveille le reste de la presse française, soudain concurrencée par plus dynamique, plus entreprenant.
Non, le contraste n'est pas si simple. Je dirais même qu'il a tendance à s'estomper, sous les coups de boutoir d'Internet...

"Pour comprendre, surtout ne pas comparer." Laissez, cher taulier, tomber cette devise obscure qui se contredit elle-même.

La presse US inclut évidemment internet! Huffington Post est une collection de blogs, engagés , pas très fiables.

Non, le Huff Post (récemment racheté par AOL) a depuis embauché de vrais journalistes et est en passe de devenir un véritable organe de presse.
http://www.capitalnewyork.com/article/media/2011/11/4169557/road-ahead-huffington-post-nine-months-and-merger-later-capital-j-jour?page=all

Moi, ce que je préfère à NY (mais aussi à travers les US), c'est les caissières qui vous appellent "Honey" (chéri).
Rien que pour ça, il faut émigrer.

Analyses intéressantes même si l'on sent un coeur balançant plus du côté américain. Pascal Baudry explique l'horizontalité de la société US par la jeunesse de sa nation. 300M d'habitants en moins de 400 ans, il faut que tout le monde s'entende, d'où une société avec une communication très explicite et des règles claires et respectées. La France avec 60M et plus de 2000 ans d'histoire a eu le temps de construire des strates, et chacun se distingue par son habileté à contourner les règles... (comme l'Inde ou la Chine d'ailleurs...).

Huffington Post: le meilleur est à venir puisque Anne Sinclair devrait créer une édition française . Ariana Huffington a d'ailleurs un parcours comparable à celui de Mme Strauss-Kahn.

"Moi, ce que je préfère à NY (mais aussi à travers les US), c'est les caissières qui vous appellent "Honey" (chéri).
Rien que pour ça, il faut émigrer."

Au Canada anglais aussi, beaucoup de caissière le font.

"Pour ma part, libéral en France, je suis aux Etats-Unis plus proche des liberals que des Conservative."

Il me semblait, aussi...

La traduction de "liberal" en français est simple. "Liberal" veut dire de gauche. C'est donc exactement le contraire d'un libéral en français.

Cela dit, les libéraux français sont souvent des Degauche qui ont adopté le libéralisme parce que c'est quand même plus cool. Le marxisme commence à sentir un peu la naphtaline. Et puis être libéral, c'est mieux pour faire du pognon.

Le vrai libéralisme est évidemment conservateur et de droite.

"Claude Guéant a annoncé jeudi à l'AFP qu'il comptait briguer un siège de député à Boulogne-Billancourt"
Cher taulier, je vous souhaite bien du courage, parce que ce Monsieur n'est pas, à mon humble avis, ce qui se fait de mieux... A part dans la stigmatisation constante des immigrés, quitte à mentir publiquement sur les stats, et (donc) le racolage éhonté des électeurs du FN. Le genre de personnage qui vous dégoûte de la politique.

@ Marchenoir,

" Le vrai libéralisme est évidemment conservateur et de droite ".

Pour F-A Hayek le libéralisme était par principe ni de droite ni de gauche. C'était pour lui les personnes ou les partis politiques de gauche ou de droite qui épousaient ou non le libéralisme. Hayek défendait les idées libéral qu'elle soit de gauche ou de droite.

Hakek toujours; se rangeait en général de côte de la droite politique non pas parce que cette dernière était par principe libéral; ( vu que pour lui la droite surtout quand elle gouvernait devenait trop interventionniste ) mais pour faire barrage au socialisme.

De plus ( ça c'est moi que le dit ) que le terme de conservateur est trop vaste pour le coller automatiquement au libéralisme. Moi je me sens libéral au sens européens mais non conservateur à l'anglo-Saxon.

Par contre paradoxalement contrairement à Sorman; aux USA je me sentirait plus proche du GOP que les libéraux aux sens US tout en me sentant plus proche de la pensée libéral de Guy Sorman que celle des conservateurs US.

Tout comme c'est paradoxale que G.Sorman aux USA se sent plus proche des liberals que des conservatis et que son maître d'économie est Milton Friedman.

D.J

Concernant le clivage gauche/droite dont parlent les commentaires, je tiens a signaler que des idees situees a droite aujourd'hui peuvent tres bien devenir des idees situees a gauche dans le futur et vis versa.


Par exemple, le nationalisme fut une idee totalement de gauche aux alentours de 1789 avant de devenir une idee de droite sous Maurras.

De meme, si on va plus loin, les idees des neo-conservateurs americains, qui sont considerees comme etant des idees de droite aujourd'hui, peuvent etre considerees comme etant des idees situees a gauche hier, et peuvent tres bien redevenir des idees de gauche dans le futur.


Pour ma part, je n'ai jamais trouve une definition parfaite de ce qu'est la droite. A la gauche, on retrouve cependant une constante tout au long de l'Histoire qu'est le mythe de l'egalite.

NB : pour preciser mon commentaire ci-dessus, je tiens a signaler une similitude entre le discours des neo-conservateurs americains d'aujourd'hui (bousculer l'ordre etablit dans le monde par la violence si necessaire pour propager les Droits de l'Homme) et les idees de la gauche francaise au temps de la colonisation (coloniser l'Afrique pour apporter la civilisation aux Africains).

merci pour des infos

@ EnDirectDeChine,

Pour votre avant dernier commentaire; je suis cette fois d'accord avec votre analyse.

Pour le second aussi. Sauf que pour les néocons la similitude avec le colonialisme est la même mais sans la colonie.

D.J

Très bel article, je suis justement en train de lire "La solution libéral" de ce même auteur.

Par contre petite correction :

" En France, les prélèvements publics sont de l’ordre de 54% de la richesse nationale, de 30% aux États-Unis "

En France on tourne plus tot à environ 45% de prélévements obligatoires et 55% de dépensse publique, avec un déficit de l'ordre de 7% du PIB.
Aux USA je pensse que les prélévements corespondent, par contre les dépensses atteignent 40% du PIB, contrairement à l'idée reçu.

Enfin "Libertarian" ne se traduit pas par "anarcho-capitaliste", mais par libertarien, qui peut être pour un état minimum, comme Friedman, et d'ailleurs je trouve étrange que Guy Sorman ne se définisse pas ainsi.

Les chiffres de Maurice: correspondent assez bien à ceux que j'ai trouvé.

D.J

DJ et En direct de Chine :

L'une des différences les plus fondamentales entre la gauche et la droite, au bout du bout du compte, c'est que la gauche croit en la vertu de l'intervention étatique, et que la droite fait passer en priorité la responsabilité individuelle.

Il y a bien sûr des arguments pour soutenir que la division libéraux / étatistes ne recoupe pas la division droite / gauche, mais il existe tout de même deux tempéraments fondamentaux, deux façons totalement opposées de concevoir la vie politique, qui sont ceux-là.

Evidemment, il ne faut pas se focaliser sur la "droite" française pour définir ce genre de concepts. La droite française est étatiste et de gauche comme 95 % de la société. Quelles que soient les étiquettes politiques.

La notion de conservatisme est plus ambigüe. En France, un libéral est, à strictement parler, un révolutionnaire, puisque ce qu'il prône aboutirait à mettre à bas l'essentiel des structures politiques du pays, et à contrarier les convictions les plus profondes de la plupart de ses concitoyens.

Mais tandis qu'un Degauche (un "liberal" en anglais) est révolutionnaire par principe et par tempérament, en ce sens qu'il va toujours chercher à subvertir l'ordre social quel qu'il soit, un homme de droite croit en la vertu d'un ordre hérité de la tradition, c'est à dire de ce que les hommes ont spontanément testé et approuvé depuis des millénaires, parce que l'expérience a montré que cela marche.

Ce qui est un principe typiquement libéral.

L'ordre social que le libéral-conservateur appelle de ses voeux est celui qui s'établirait spontanément, grosso modo, si un Etat obèse, interventionniste et socialiste ne se mêlait pas de contrecarrer sans cesse les initiatives individuelles et l'organisation collective spontanée de la société (j'aide mon voisin par soldiarité naturelle, et non parce qu'un fonctionnaire édicte une loi à cet effet ; je m'entends avec mon prochain sur des règles de fonctionnement communes, sur un contrat librement consenti, et non parce que l'Etat se mêle de diriger ma vie à ma place).

Et, bien entendu, pour aborder à un nouveau un thème fort polémique ici comme ailleurs, dans toute société libre, l'ordre spontané consiste à protéger ses frontières, privilégier les nationaux par rapport aux étrangers, et certainement pas à prôner une idéologie de l'immigration de masse en provenance de cultures fondamentalement différentes, qui serait vertueuse par principe.

% des prélévements publics: l'important est de comparer des statistique homogénes. Les miennes proviennent de l'OCDE. Elles sont de toute manière trompeuses puisqu'elles n'incorporent pas les mêmes services publics. En France , école et santé sont inclus, aux Etats-Unis , pas en totalité. La différence , comme le soulignait Milton Friedman, tient à la liberté du choix , plus qu'au coût des services.

@ Marchenoir,

Merci de votre réponse. Votre commentaire est bien instructif.

D.J

DJ , Marchenoir, pardon de me mêler de votre conversation, mais les Etats n'existent pas par hasard! Ne sont-ils pas le résultat spontané, lui aussi, d'une demande d'ordre? Penser la société exige de comprendre ceux qui ne pensent pas comme vous et moi.

@ Guy,

Bien sur et c'est ce qu'on appel l'état garant d'une société libre. Les hommes ont aussi le besoin de ne pas vivre dans le désordre. ( venant d'un Suisse ça doit pas vous étonner ).

Et comprendre ceux qui ne pensent pas comme vous et moi; c'est aussi ce dire que ceux qui ne pensent pas comme vous et moi peuvent aussi avoir raison.

C'est bien pour cela que les démocraties se construisent plus vite et mieux que les régimes non démocratiques autoritaires et totalitaires. Il y a plus de possibilité d'idées constructives.

D.J

Tien bizare mon commentaire n'est pas passé.
Je disais qu'en France avec 56% de dépensse publique en % du PIB, et 7% de déficit, les recettes de l'état, prélévements obligatoirs compris, ne peuvent logiquement pas atteindre 54% du PIB comme mentioné dans l'article.

Aux USA effectivement les chiffres peuvent être trompeur, car dans certains états, et bientôt à l'echelle nationale si le plan d'Obama rentre effectivement en application, le gouvernement force les citoyens à prendre une assurance privé, ce qui est souvent couplé à des amendes pour les entreprises qui ne fournissent pas d'assurance à leurs employés non assurés.
Ceci n'est pas comptabilisé comme une forme d'impot, et pourant le procédé et le résultat sont les même.

"Les Etats n'existent pas par hasard! Ne sont-ils pas le résultat spontané, lui aussi, d'une demande d'ordre ?" (Guy Sorman)

Bien entendu. Mais j'avoue ne pas voir le pourquoi de cette remarque. Ce n'est pas contradictoire avec ce que j'ai pu écrire.

Les libéraux ne sont pas opposés à l'existence de l'Etat (sauf les anar-cap', mais même eux reconnaissent que leur dogme est plus un jeu intellectuel qu'un objectif politique). Les libéraux contestent l'extension excessive de l'Etat.

Non, la différence fondamentale entre gauche et droite, c'est que l'une pense que l'égalitarisme et la redistribution sont des vertus, et que l'état en est le garant et l'intermédiaire, l'autre pas. Tout découle de là, me semble-t-il.
L'Europe est viscéralement égalitariste et redistributive (et donc, étatique), c'est pour cette raison que, vu des US, il n'y a qu'un parti en Europe: les démocrates.
Aux US, c'est bien plus compliqué, à "droite", notamment. Ron Paul et Santorum, par exemple, sont aux antipodes sur tout un tas de choses. Sans même parler des foldinguos de Palin et Bachman à côté desquelles Marine et Christine font figure de luminaires. "Only in America" (and in North Korea) peut-on envisager un seul instant de mettre des clowns, des vrais, au pouvoir.
Si bien que la distinction est essentiellement la suivante: les candidats rationnels, laïcs et éduqués (Obama, Romney, Paul et Gingrinch jusqu'à un certain point), et les allumés, religieux (hypocrites, comme le sont les Mollahs) et/ou cons comme leurs pieds (Palin, Bachman, Santorum, Perry etc).
L'Amérique des lumières contre celle des clowns et tartuffes pseudo-illuminés.

" mais même eux reconnaissent que leur dogme est plus un jeu intellectuel qu'un objectif politique "

ha non pas moi :-)

ETF : je dirais plus tot que les hypocrites sont Obama, Romney et Gingrish.
Romney et Gingrish ont défendus la mise en place par exemple d'un "individual mandate" de type Obamacare, pour en suite se faire passer pour des défensseurs du libre marché.
Perry, Santorum, Palin et Bachman sont cohérant et ont des programes qui n'ont rien de farfelu.

Les anarcho-capitalistes sont la branche extrémiste du libertarianisme (pas d'Etat du tout), les minarchistes la branche modérée (Etat réduit à ses fonctions régaliennes).

Tous les libertariens ont en commun une horreur du moralisme évangélique. Ils sont en général isolationnistes, défendent le droit de brûler le drapeau US et de refuser le concept même de patriotisme. Ils sont souvent partisan de légaliser la drogue et la prostitution, etc...

L'idéal anarcho-capitaliste est certainement un "jeu intellectuel". On aurait tort cependant de n'y voir que cela.
En Grande-Bretagne, le nombre de vigiles privés est plus important que celui des policiers d'Etat : l'idée que des prestataires privés peuvent assurer les fonctions de police n'est plus taboue, elle se développe. Or, remplacer les policiers par des entreprises privées de sécurité est une antienne anarcho-capitaliste typique, avec la privatisation des trottoirs et de l'armée...

Reste qu'il sera intéressant d'observer comment Ron Paul le libertarien va pouvoir réconcilier ses idées avec celles de la droite religieuse US.


"Non, la différence fondamentale entre gauche et droite, c'est que l'une pense que l'égalitarisme et la redistribution sont des vertus, et que l'état en est le garant et l'intermédiaire, l'autre pas." (ETF)

Le non est de trop. Les deux sont vrais et vont ensemble.

Non je suis désolé je connais aux Etats Unis des libertariens très croyants, il ne s'agit pas de s'opposer à la morale, mais à l'étatisation de la morale (par exemple interdire les drogues), laisser à la famille et aux individus leur role d'auto régulaiton dans ce domaine.

Effectivement nos propositions sont très concrétes et tout à fait réalistes.

Ron Paul est lui même très croyant et il s'oppose à l'avortement.

"Non je suis désolé je connais aux Etats Unis des libertariens très croyants"
Evidemment. Mais tous les libertariens s'opposent à la morale religieuse obligatoire, c'est ce que je voulais souligner.

"Ron Paul est lui même très croyant et il s'oppose à l'avortement."
Et qu'est-ce la croyance a à voir aver l'avortement?

@ Emmanuel,

" Les anarcho-capitalistes sont la branche extrémiste du libertarianisme (pas d'Etat du tout), les minarchistes la branche modérée (Etat réduit à ses fonctions régaliennes). "

Je ne croit pas que Milton friedaman était un adepte d'absence totale d'état.

" Ils sont souvent partisan de légaliser la drogue et la prostitution, etc... "

Il y a bien des libéraux classics qui défendent cela. Guy Sorman et moi-même somme assez proche du principe de l'égalisation des drogues.

" L'idéal anarcho-capitaliste est certainement un "jeu intellectuel". On aurait tort cependant de n'y voir que cela.
En Grande-Bretagne, le nombre de vigiles privés est plus important que celui des policiers d'Etat : l'idée que des prestataires privés peuvent assurer les fonctions de police n'est plus taboue, elle se développe. Or, remplacer les policiers par des entreprises privées de sécurité est une antienne anarcho-capitaliste typique, avec la privatisation des trottoirs et de l'armée... "

Il y a du bon à prendre dans cette conception. Mais pas totalement. La police publique est nécessaire pour beaucoup de raisons; mais l'important est que la justice reste dans les mains de l'état à 100%. comme pour l'armée.

Ron Paul n'est pas non plus libértarien à 100%. Autrement il ne serait pas candidat à la tête d'un état. Mais c'est le seul candidat qui représente le mieux les libertariens.

@ ETF,

" Et qu'est-ce la croyance a à voir aver l'avortement? "

ça aide à être contre.

D.J

Ha ok.

" Et qu'est-ce la croyance a à voir aver l'avortement? "

En général les croyants américains sont extrément opposés aux droits à l'avortement, car ils conssidérent que la vie est un cadeau de dieu et qu'intérompre une grosséce est contraire à ca volonté.

D.J :

Je confirme, il défendait même l'éxistence dans certaines condition d'une banque centrale publique et était opposé à un systéme de monaie privé (basé sur l'or par exemple).

En revanche son fils a écrit "vers une société sans état".

Il y a différentes tendances, RP c'est présenté pour le parti libertarien dans le passé.

Oula, la volonté de Dieu... Tout un programme. Il me semble bien, dans ce cas, que non seulement le Christ n'a jamais rien dit au sujet de l'avortement, mais qu'en revanche, il était fermement opposé au mélange des genres, religion et politique.
Que disent donc nos politiciens à ce sujet, eux qui dégoulinent de religiosité à la moindre occasion ? Tartuffes.

Non mais je ne le défend pas, simplement c'est un fait qu'il y a un rapport politique fort entre l'opposition au droit à l'avortement et la croyance en Dieu aux Etats Unis.

"son fils a écrit "vers une société sans état" (Maurice).

C'est un livre passionnant mais effrayant. DF défend l'idée que des sociétés de sécurité privées peuvent se substituer entièrement à la police, chacun souscrivant librement, pour sa sécurité, à une société de son choix.
Naturellement, libre à ceux qui le veulent de s'armer et de s'auto-défendre. Les litiges éventuels entre sociétés de sécurité concurrentes pourraient être réglées devant des tribunaux...privés.
Intéressant, mais dans un tel ordre, de sociétés puissantes, au service de maffias, contrôleraient rapidement le "marché" de la sécurité, au bénéfice de malfrats.
Pur jeu intellectuel en effet.

Oui, qu'est ce que cela a d'effrayant ?

Si tu as aimé David Friedman, je te conseil Rothbard (l'ethique de la liberté) et Spencer (le droit d'ignorer l'état).

Accusation économiquement totalement infondé.
Aucune société ne serait "puissante", pas plus que les sociétés actuelles de sécurité ne le sont, elles ne peuvent forcer personne à payer pour leurs services, et chacun serait libre de défendre ces droits contre une entité cherchant à les lui retirer, sachant que les citoyens sont libre de s'associer pour avoir les moyens suffisants pour lutter contre la minorité de criminels violents.

Emmanuel "DF défend l'idée que des sociétés de sécurité privées peuvent se substituer entièrement à la police, chacun souscrivant librement, pour sa sécurité, à une société de son choix.
Naturellement, libre à ceux qui le veulent de s'armer et de s'auto-défendre. Les litiges éventuels entre sociétés de sécurité concurrentes pourraient être réglées devant des tribunaux...privés.
Intéressant, mais dans un tel ordre, de sociétés puissantes, au service de maffias, contrôleraient rapidement le "marché" de la sécurité, au bénéfice de malfrats.
Pur jeu intellectuel en effet."


Je pense que ce genre de societe, ou meme la police, les rues et la justice seraient privees, peut marcher a la seule condition que le peuple soit assez mur et vertueux.

Si on extrapole, une societe a besoin d'une certaine maturite pour appliquer parfaitement les regles de la democratie. Saint Augustin disait, je cite de memoire, que si le peuple est vertueux et mur, il est dans l'ordre des choses de lui conferer son libre arbitre dans le choix de ses magistrats. Mais s'il est trop deprave, il est alors un devoir de lui enlever ses droits dans ce libre choix.

Pour revenir au debat, je pense que si le peuple est assez mur et ayant une haute conscience du bien commun, il peut parfaitement faire fonctionner la societe ou meme la police et la justice seraient prives.


Votre postulat, Maurice, est rousseauiste : l'homme est naturellement bon, on peut donc parier sur la vertu innée de l'homme.

Hélas, nous ne vivons pas les bisousnours.


Premiérement c'est aussi le postulat de ceux qui défendent la démocratie, ce qui est très certainement votre cas (enfin j'espére) :-)

Deuxiément, si vous pensez que l'homme est mauvais par nature, alors raison de plus pour ne pas donner à certains d'entre eux un monopol de la violence (soit disant légitime) et un pouvoir par nature corupteur.

Dans l'argumentaire anarcho-capitaliste, revient en boucle l'arbitrage par les tribunaux si l'individu n'est pas satisfait de l'exécution de son "contrat".

C'est oublier que dans une société normale, les gens n'ont pas envie de recourir à la justice tous les quatre matins. En fait, pour l'immense majorité des gens, moins ils ont recours aux tribunaux, mieux ils se portent.

Le but d'un système politique est la paix et l'harmonie, pas la multiplication des conflits, suivie d'un recours incessant aux tribunaux.

A chaque fois que vous vous faites enfler par un individu, une entreprise privée ou un organisme public, vous mobilisez un avocat et les tribunaux, vous ?

Hum...pourtant les contrats sont biens supposés être protégés par le fait qu'en cas de non respect il est possible de passer devant un tribunal d'état, donc libre choix de l'arbitre ou monopol d'état sur la justice je ne vois pas la différence de ce point de vue.

Non, en quoi est ce un argument contre le passage d'un monopol d'état sur l'arbitrage à un systéme concurenciel ?

De toute façon, c'est une discussion un peu théorique, car créer des tribunaux ou une police privée pour régler tous les conflits est une chimère.

La présence de limites, de bornes, bref d'une autorité suffisemment puissante pour susciter la peur du gendarme est hélas nécessaire pour vivre dans une société civilisée.

C'est vrai pour les enfants, les élèves, les délinquants.
C'est vrai aussi pour les marchés financiers.

Quand un gamin fait une crise, la réaction d'un parent normal n'est pas de négocier un "contrat", c'est de dire stop, point final. Cela s'appelle l'autorité.
Ce serait merveuilleux si nous vivions dans un monde de gens "libres et responsables" en toute circonstance.
Ce n'est pas le cas.

Ca c'est ta vision des choses.
Et ca ne justifie même pas le monopol d'état actuel, puisqu'on peut très bien privatiser entiérement la justice et la police, tout en conservant une police des police financé par l'état, et une cour de cassation d'état, régulant ainsi les activités de ces sociétés privés.

Aucun rapport, les citoyens ne sont pas plus des gamins que les hommes d'état, et une société anarcho-capitaliste ne repose pas plus sur des accords contractuels que la société actuel, il s'agit simplement d'ouvrir à la concurence les domaines où l'arbitrage d'état est déjà la régle.

Raison de plus pour ne pas laisser autant de pouvoirs aux hommes de l'état.

Enfin, la sécurité est déjà très largement assuré par le privé, et non la police nationale, surtout occupé à poursuivre les dealer et les automobilistes.
La privatisation des zones résidentielles en copropriété permétrait aux citoyens de financer directement via la copropriété une force locale de sécurité, tout comme dans un centre commercial privé ou un aéroport, ca n'a rien d'utopique.


Aux USA il y a déjà des dizaines de milliers d'arbitre privé professionels.

" La privatisation des zones résidentielles en copropriété permettrait aux citoyens de financer directement via la copropriété une force locale de sécurité, tout comme dans un centre commercial privé ou un aéroport, ca n'a rien d'utopique ".

c'est une bonne chose du moment que cela reste encadré par les autorités publiques. Des polices privées dans des quartiers résidentielles permettrait de faire baisser les cambriolages et redonnerais un certain sentiment de sécurité. Mais en cas de flagrant délit les polices privées doivent après leur intervention obligatoirement faire venir la police publique.

C'est ce que se fait du reste dans les centres commerciaux ou aéroports.

D.J

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